Quelques-uns s’apprivoisent et sont susceptiblesiide
quelque éducation.
S IV. RECHERCHE DU SIÈGE DES FACULTÉS DÉPARTIES AUX ) L st REPTILES.
Le premier fait qui frappe l'attention, quand on compare l'encéphale des poissons à celui des reptiles, c’est la multiplicité et le balancement des parties qui composent le premier, et la tendance à Lunité du second. Dans les poissons, beaucoup de ganglions inégaux, en nombre variable, et ganglion cérébral souvent inférieur, quant à son volume, à tous les autres ganglions; dans les reptiles, nombre de ganglions plus restreint, le même chez tous les animaux de cette classe, grande prédominance du ganglion cérébral, infériorité relative des ganglions optiques et ténuité du cervelet. Ce dernier organe est si peu développé qu’il consiste seulement en une petite bandelette placée en travers de la moelle, chez le crapaud (1), la grenouille (2), la sala= mandre, le menobranchus(3), presque tous leslézards, la couleuvre (4), la vipère, le trigonocéphale (5), l’'amphisbène (6), et le plus grand nombre des serpens; il est plus développé chez le ménopoma (7), le crocodile, le boa (8), où il forme un véritable ganglion, mais toujours d’un petit volume et constamment dépourvu de circonvolutions. J'ai sous les yeux un encéphale de crocodile vulgaire dont le cervelet est plus
(1) Desmoulins, op. cit, pl. v,fig. 5.
(2) V. pl. x de l'Atlas ; et Carus, op. cit, pl, xx, fig. 5. (3) Maÿer, op. cit, pl. vu, fig. 6,
(4) V. l'Atlas, et Carus, »pl. xrr, fig. 4.
(5) Desmoulins, pl. v, fig. 7.
(6) Zd. id, fig. 6.
(7) Mayer, pl. var, fig. 5.
(8) Swan, op. cit, 5° part, pl. xvar, fig. 7.
gros, d’un tiérs environ, que l’un des lobes optiques. Quant à ces derniers; chez tous les reptiles, ils sont toujours d’un volume moindre que le cerveau en arrière duquebils se trouvent placés. ee
Le cerveau est de beaucoup la partie. la plus considérable de l’encéphale des reptiles : la forme de cet organe-varie; il est ovoide chez quelques-uns ; conique chez d’autres, constamment moins volumineux en avant qu’en arrière , et s'arrêtant au niveau des tubercules optiques ou s éréndant) jusqu'aux parties latérales de ces tubercules. Les reptiles les mieux partagés, sous le rapport du volume du cerveau,sont les serpens; les plus pauvres sont les grenouilles et les crapaudsS. Tous les reptiles appartenant à une même famille, n’ont pas le cerveau conformé d’une manière semblable. Ainsi, dans l’ordre des serpens il est pyriforme chez les couleuvres, les vipères, etc., tandis qu’il représente un cône allongé dans le serpent boa: On peut ramener à"trois 1ypes principaux la configuration du cerveau des reptiles : 1° celui des grenouilles, des crapauds ; 2° celui des couleuvres, des vipéres, des lézards, y: compris les crocodiles; 3° celuïdes tortues, auquel appartiennent le jee pie le LrÈoR et quelques autres. (1) MELUN de à
Le nombre, l’ étendue et la nature des facultés ne sont pas en rapport avec celte division. Que les grenouilles et les crapauds soient dans la même catégorie, rien de micux; mais les couleuvres etles crocodiles n’ont pas les mêmes inclinations ; les tortues et le serpent boa différent, sous ce rapport, autant qu'un animal puisse différer d'un autre animal.
Si la comparaison du cerveau des reptiles, considéré dans son ensemble, nous donne un semblable résultat," que trou-
oh
(1) Ges trois types sont exprimés dans l’Atlas, V. pl. 11,
| à 266 RECHERCHE) DU SIÈGE DES FAGULTÉS verons-nous en chéréhant : à localiser chacune des facultés, comme - ont prétendu le faire les phrénologistes ? ? Atoûs les reptiles ur amour physique très développé, à tous un cer2 veletrexcessivement petitset chez la plupart vraiment rudiméntaire. L'amour physique ést pour plusieurs: reptiles, la seule véritable passion, et cette passion aurait pour siège la partie de. l'encéphale qui est le moins développée! Cela n’est pas vrai, cela n’est pas possible.
Plusieurs autres facultés bien manifestes chédJes reptiles et localisées par les phrénologistes, méritent de fixer notre attention : ce sont le penchant à détruire, la ruse et l'instinct qui porte l'animal à Chercher le lieu qu’il doit habiter où habitativité. Gall admettait pour les animaux qui recherchent les hauteurs, une faculté spéciale qu'il comparait à lorgueil, à la hauteur dans l’espèce humaine, et il donnait pour siège à cette faculté, une partie du cerveau placée au-dessus de cé qu'il appelait la philogéniture (1). Spurzheim en à fait une faculté distincte ét lui a donné le nom mal sonnant d'habitativité ; il sentait tout ce qu'il y avait d’étrange dans le rapprochement fait par Gall entre la recherche d’un domicile sur les montagnes ou dans lès airs, et le sentiment de l'orgueil, mais il se conformait à l'opinion de son maitre, qui donnait à la faculté dont il s’agit, un domicile dans la région postérieure du crâne. M. Vimont aurait, dit-on, confirmé l'observation de Spurzheim, par la comparaison de sept cents crânes d'oiseaux, et Broussais regardait cette observation comme suffisamment démontrée. « Quelques phrénologistes, dit-il, révoquent en doute la position précise? de l’organe de l’habitativité; moi, jy crois. » (2).
"ie ". ' , é (1) Gall, sur les’ fonctions du cerveau, t, \v, p. 279. (2) Leçons de phrénologie, p. 2x.
DÉPARTTES AUX REPTILES, à ! 267 Je n'ai pas là foi de Broussais; je ne connais pas les sept cents Observations de M, Vimont; je sais trop combien Gall et Spurzheïm avaient négligé l'étude de l’anätomie compas rée du cerveau pour âdopter, sur paroles, lassertion qu'ils ont émise à cette occasion ;.je dirai seulement qu’ en bonne logique, cette assertion n’est pas admissible, et qu'en fait, elle n’est pas fondée. Si elle était fondée, la raïne verte qui se tient souvent sur les arbres, ‘le crapaud qui réste sur la terre ou qui se cache sous les pierres, la grenouille commune qui vit dans l'eau, auraient le cerveau différemment conformé, et cela n’est pas. La tortue de mer et la tortue qui grimpe sur lés montagnes n'auraient pasinon plus un cerveau par faitement semblable, ét pourtant on n’y aperçoit ni à l’un ni à l’autre, rien de particulier. Le cerveau, considéré dans cha cune de ces espèces, ne diffère en aucun point, il est dans la grenouille commune et dans la raine verte comme dans le crapaud; il est dans’ la tortue de mer comme dans la tortue terrestre. Ce qui diffère chez ces animaux, ce sont moins les appétits et les besoins, que les organes de progression. Les üns ont lés membres disposés pour nager, les autres pour sauter, les autres pour grimper; ils nâgent, sautent ou grimpént, afin de se procurer les moyens de vivre. Le principe est le même pour chacun d'eux; le mode d'exécution varie suivant la forme des instrumens qui exécutent. | L’assertion de Gall et Spurzheïm concernant l'organe “6 lhabitativité, n’est pas admissible. En effet, le. développement de cet organe ne doit pas étre en rapport avec le genre d'habitation, mais avéc le degré d'amour pour üne habitation quelle qu’elle soit, car $il fallait un organe pour les hauteurs, il en faudrait aussi un pour les plaines, un autre pour les eaux, un autre pour les profondeurs de la terre, et tous les animaux choisissant, pour l’habiter, le lieu qui leur
convient, il en résulterait que tous auraient l'organe de l’habitativité. Il n’y aurait d'exception que pour un petit nombre d'animaux qui paraissent vivre partout ou presque partout , encore, pour ces derniers , faudrait-il trouver un organe qui les rendît cosmopolites.
La ruse et la cruauté ontété placées par Gall sur les parties latérales du cerveau : si nous comparons le cerveau du crocodile à celui de la grenouille, nous trouvons une preuve en faveur de cette détermination ; mais si , pour élémens de comparaison , nous prenons le cerveau du serpent boa, qui est aussi féroce que le crocodile, nous trouvons une preuve toute contraire. Le cerveau du crocodile est élargi latéralement, celui du boa est allongé d'avant en arrière : d’où il faut conclure que la ruse et la cruauté peuvent venir d’un cerveau large comme d’un cerveau étroit.
Mais la différence de forme de ces cerveaux , d’où provient-elle? Est-ce, comme Je pensent les phrénologistes , d’une différence dans le développement des parties latérales des lobes cérébraux, ou bien du volume variable de quelque partie intérieure? Si l’on incise la lame cérébrale, on la trouve sensiblement aussi épaisse dans les cerveaux élargis que dans les cerveaux allongés ; ce qui diffère, c'est un organe sous-jacent, c'est le corps strié dont le volume et la forme ne sont pas les mêmes dans tous les reptiles, et notamment dans le boa et le crocodile que j'ai pris pour exemples. Ainsi, c’est au corps strié qu'il faut attribuer l’élargissement du céryeau chez le crocodile; c’est cet organe, et non un autre , qu’il faudrait, dans le cas dont il s'agit, considérer comme le siège de la ruse et de la cruauté, si toutefois, ce que je n’admets pas, il était convenable d’assigner pour siège à la ruse et à la cruauté , une portion déterminée du cerveau. |
RÉSUMÉ
d Dans les reptiles ; un amour physique très ardent se manifeste, quoique le cervelet soit plus petit dans cette classe d'animaux que dans, aucun autre vertébré.
2. La forme générale du cerveau est sensiblement la : même chez des reptiles dont les instincts sont différens.
3. L'habitativité n’a pas un siège distinct dans le cerveau des reptiles.
4. La ruse et la cruauté ne sont pas des facultés propres aux- reptiles qui ont le cerveau dÉxEloppe sur les : parties latérales.
5. Le développementlatéral du cerveau ne tient pas à une différence dans l'épaisseur de la lame cérébrale, mais au volume et à la forme du corps strié PRRERRE à cette membrane.
270 SYSTÈME : ÉenYaux GÉRÉBROrSRINAL si : si & 4 <+ vi ’ Ms : ap MN W de à CHAPITRE Vo. à LA . À ” ; Le ÿ M NS VESTE " # Lis % ; L'al l x Tale y #à PE 1 Une #w Va Fe sibaie.« à #ù | "SYSTÈME NERVEUX CÉREBROSPINAL DES oxsEAUx.
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L'étude À vertébrés nPétieurs nous à appris qu'ayec des ganglions encéphaliques très petits correspondaient des fa- CulLés peu nombreuses et applicables seulement à des objets garnie En avançant, nous allons Voir se dévélopper le ganglion cérébral, et, dans une prog ression analogue, s ’étendre lesi instincts, et se révéler des fandités d’un ordre supérieur. Est -ce le hasard. qui fait marcher ainsi de concert, deux ordres de “phénoniènes si différens les uns des autrés quant à leur nature, ou bien y a-t-il entre eux une relation nécessaire ? Peu de matière nerveuse, et des instinct$ bornés à l'alimentation, à la reproduction; quantité plus considérable de cette matière, et aux instincts viennent se joindre la cruauté et la ruse ; plus encore, et de la sociabilité, des passions fortes, de l'intelligence, des facultés morales, etc. Alliance bizarre ! Enigme éternelle que chaque génération veut. expliquer, et que, malgré ses efforts, elle laisse à la génération qui Suit, aussi incompréhensible qu’elle l’a reçue! .
Un seul point de cette question est abordable, c’est l’examen des conditions de développement, de forme et de structure du système nerveux qui coincident avec telles ou.telles facultés instinctives, intellectuelles et morales. Ce problème résolu, le fait principal restera tout aussi impénétrable qu’auparavant; On n’en saura pas mieux Comment l'organe produit
DES OISEAUX. . 27 le phénomène, ni même s il le-produit. Entre la notion d'intelligence et la notion de matière, il y'a tout un abîme, Que la matière soit cause et que l'intelligence soit l'effet, on peut le dire, mais non l'expliquer, ni le prouver, : LS
Nous voici arrivés à une classe, d'animaux de beaucoup supérieure pour l’organisation:et les faculiés aux poissons et aux reptiles. Les oiseaux n ont pas seulement une vie de nutrition et de reproduction, comme la plupart des vertébrés dont il a été question jusqu'ici ; ils viventensemble, construisent leurs habitations, se concertent pour agir, s'unissent dans un intérêt commun, se connaissent entre eux ; ; quelquesuns même connaissent l'homme, et ressentent pour tel ou tel homme en particulier, de l'affection ou de la haine.
Ampère a comparé les oiseaux aux insectes : il y a en effet beaucoup de rapports entre ces deux classes d'aninaté, Linné a dit du perroquet qu'il est le singe des oiseaux (1), Cite comparaison n’est pas non plussans fondement; le perroquet imite l'homme autantque la différence de son organisation lui permet de le faire, et nous trouverons entre l’organisation du cerveau du perroquet et celle dusinge, un point d’analogie dont il sera important d'examiner la valeur,
Coiter (2).a le premier donné une description succincte de l’encéphale des oiseaux; il a signalé, la non-existence de circonyolutions sur les lobes cérébraux de ces animaux, et le développement considérable du processus vermiforme de leur cervelet. Th. Willis (3) est entré dans de plus grands détails ; il à signalé l'absence de corps calleux, de voüteet de corps strié, décrit la commissure antérieure et la commiIssure pos -
(x) M, Virey adopte sur ce point l’opinion de Linné. Voyez Histoire des
mœurs et des instincts des animaux, 2 vol, in-8. Paris, 1722.
(2) Externarum et int, partium prince. Corps humani tabulæ. Norainb. 1575, in-fol.
(3) Cerebri anatome, cap. v, Lond.; 1664.
2x PA SYSTÈME NERVEUX CÉRÉPRO-SPINAL
térieure, l'énfundibulum, et les lobes optiques, dont ila découvert la cavité. Valentin (1), Collins (2) ont ajouté quelques détails à Ja description donnée par Willis. Haller (3) admet l'existence des corps striés; il a découvert dans le cerveau des oiseaux une partie restée inconnue à ses prédécesseurs, etil donne à cette partie le nom de corps strié. C’est un petit tubercule gris qui est un véritable rudiment de la ‘couche optique des mammifères. Le même auteur signale le volume considérable du cervelet comparé au cerveau, et il explique cefaitparla situation des couches optiques, qui dans l’homme et les quadrupèdes font partie du cerveau, tandis qu’elles sont placées en arrière de cet organe chez les oiseaux. D'après Vicq d’Azyr (4), l'encéphale des oiseaux manque de circonvolutions cérébrales, ou même des hémisphères cérébraux, de corps calleux, de voûte à trois piliers, de corne d'Ammon, de corps bordés, de bandelette demi circulaire, de tubercules quadrijumeaux, de glande pinéale, de masses latérales du cervelet, d'éminences mamillaires, de corps olivaires et de pyramides. Il regarde le lobe antérieur de l’encéphale des oiseaux comme l’analogue des COFPS striés. Sœmmering (5) appelle couches optiques les lobes optiques, ainsi que Harwood (6) et les frères Wenzel (7). Ebel(8) a comparé le volume du cerveau des oiseaux à celui des quadrupèdes. L'opi-
(x) Amplhitheatrumwootomicum , Gissæ, 1720, in-fol,
(2) 4 system of anatomy, relating of the body of man, beast, birds, insects and plants, Lond., 1685, 2 vol. in-fol.
(3) Op. cit.
(4) Hist, de l’Acad. des Sc. de Paris, ann, 1783, et œuvres, Paris, 1805.
(5) Fom Gehirn und Rückenmark, Mainz, 1752. d
(6) System der vergleichenden Anat. und Physiologie, etc., Berlin, 1799.
(7). Prodromus eines W. erkes über das Hirn der Menschen und Thiere, Tüb. 1306, in-4°. nie
(8) Obsemvat. nevrologicas ex anatome comparata :. script, nevrologici mie nores, Lips. 1793,
DES OISEAUX, 278 nion de Vicq d’Azyr sur la nature du premier ganglion encéphalique est partagéé par Cuvier (1), qui regarde le corps
cannelé ou strié comme formant à lui seul presque tout lPhémisphère. Cuvier appelle couches Optiqués les lobes optiques; il dit que, entré les couches optiques etes Corps cannelés, sont des éminences arrondies, qui se voient mieffk dans l'autruche que dans les autres animaux. Ces tubercules sont de petits, renflemens placés:sur.le trajet des pédoncules cérébraux, en avant des lobes optiques. On les voit très bien sur le pigeon, la pie, le geai, le perroquet, et même chez le vanneau, le pluvier, le combattant: ils forment par leur adossement le troisième ventricule. Ce ‘sont en réalité les couches optiques, ou plutôt un rudiment des couches optiques. Le corps calleux, refusé aux oiseaux par tous les auteurs, est admis par Malacarne, qui regarde comme tel ce que ses devanciers considéraient comme étant la commissure antérieure. M. Tiedemann combat cette-opinion ; il indique sur les lobes cérébraux un seul sillon : c’est la scissure de Sylvius. Il constate l'existence de la glande pinéale, décrit une large commissure qui réunit les'lobes optiques; il admet l'existence des corps striés, et nie celle des tubercules quadrijumeaux ; il compte au cervelet 15 lamelles dans le corbeau, 14 dans le faucon, et 13 dans l’oie. Gall ne parle @ en passant de l’encéphale des oiseaux ; il regarde comme étant les analogues de la paire antérieure des tubercules quadrijumeaux, les éminences qui donnent naissance aux nerfs optiques. Fr: Franke décrit la forme du Cerveau : « Les oies, dit-il, ont le cerveau de forme pyramidâle, tandis que les gallinacés, les corbeaux et les passereaux Pont de forme ovalaire. » Il trouve chez eux l’analogue de la voûte et duseptum lucidum, des corps mamillaires, des corps striés,
(1) Op, cit., te ,p. 162.
formant la plus grande partie du lobe cérébral, une glande pinéale et une glande pituitaire ; enfin, il compte au cervelèt 15 lamelles chez l'oie, 14 chez les gallinacés, 15 chez le corbeau, ét 17 chez les passeréaux. Suivant Meckel, il y a un rudiment du corps calleux chez les oiseaux. M. Carus (4) adopte cette obinfôn , et il compare l'organe dont il s’agit,.au genou du corps calleux des mammifères. Il appelle couches optiques les petits ganglions placés en‘avant des lobes optiques ; il indique des ganglions placés à l'origine des nerfs acoustiques, et compte au cervelet de 16 à 30 lamelles. Desmoulins , qui à donné une description plus complète que ses prédécesseurs de toutes les parties composant l’encéphale des oiseaux, paraît regarder les lobes cérébraux conime les analogues des corps striés; quant aux lobes qui donnent naissance aux nerfs optiques, il les appelle lobes optiques : il ne fait aucune mention des tubercules quadrijumeaux.
Une grande confusion règne, comme on le voit, dans là plupart de ces déterminations : cette confusion tient surtout à ce que l'on à voulu-Calquer, ainsi Que j'én ai déjà fait la remarque, des objets simples sur des objets multiples. En voici un exemple. Le nerf optique naît, chez les poissons, d'une lame très mince qui est un épanouissqgent des Cordons fulcraux de la moelle; lequel épanouissement forme une sorte d'enveloppe, de calotte à des organes sous-jacens : chez les reptiles, ce n’est plus une simple calotte, mais un petit
* Jobe creux; chez les oiseaux , c’est un lobe plus épais que dans les deux cas précédens, et il entre dans sa composition uñe quantité très notable de substance grise ; chez lés mammifères et chez l’homme , le nerf optique naît à-la-fois d'une triple éminence savoir, les deux tubercules quadrijumeaux
1) Op. Cite
# 7 DES OISEAUX, 275 et les/couches optiques. Sitla détermination de cés tubercules est faite d'après le mode d'insertion du, ] nerf optique, il est évident que lon ne pourra pas dire dans le cas où un seul de ces tubercules existera ," si c’est la couche optique , le tiberetilé testes ou le tubercule nates. Ce n’est pas une aûdition de parties nouvelles, plutôt qu’une division de la méme partie. Ceux qui soutiénnent l’une ou l’autre opinion n’ont ni complètement tort, ni complètement raison : il ÿ à du vrai et du faux dans les deux manières de voir. Ce qu’elles ont de mauvais, c’est, d’être exclusives. M. Serres a combattu , par des argumens très justes, ceux de ses devanciers qui ont appelé tuberculés mamillaires les tubercules optiques; il à également prouvé que ces tubercules ne sont pas les couches optiques. Mais il a été moins heureux quand il a voulu démontrer que ce sont les tubercules quadrijumeaux. Il n’y a pas identité entre ces tubercules considérés dans les mammifères , ét les lobes optiques des oiseaux , par exemple : il y à seulement analogie , et cetté analogie n'exclut pas les couches optiques de toute participation à la production du nerf optique. C’est pour n'avoir pas fait cette distinction, que Gall a été porté à regarder les tubercules quadrijumeaux de l'homme comme étant l'unique origine du nerf optique. fl s’est.dit : « Le nerf optique tire son origine, chez les vertébrés inférieurs et même chez les oiseaux, des lobes placés en avant du cervelet ; ces lobes ne sont autre chose que les représentans des tubercules quadrijumeaux des mammifères : donc , ce. sont. les: tubercules quadrijumeaux qui donnent naissarice au: nerf optique: » Mais un ‘organe à peine apercevable chez quelques reptiles, rudimentaireychez les oi-. SEaux , développé chez les mammifères et considérable chez l’homme, la- couche optique; ne concourt-elle pas aussi à donner naissance au nerf optique? L’inspection dit : oui; le
raisonnement de Gall dit : non. Non, car le nerf optique est formé par les tubercules quadrijumeaux ; etle nouvel organe surajouté aux autres, la Couche optique à unautre usage, c’est d'être un ganglion de renforcénient pour Jes pédoncules cérébraux. A cette assertion de Gall, j'opposerai d'abord le fait anatomique suivant : c'est que les fibres de la racine du nerf optique vont en partie s'épanouir à la surface postérieure de la couche optique , et que les raisonnemens ne peuvent rien pour empêcher cette disposition d'exister ; je dirai ensuite que cette insertion ne s'oppose nullement à ce que la couche optique ne soit en même temps, pour les pédoncules cérébraux, un organe de renforcement. Les couches optiques ont une double destination, et se montrer exclusif pour l’une ou pour l’autre, c’est être également loin de la vérité.