CIRCONVOLUTIONS DU RENARD
La figure 4 (pl.1v), représentant la face supérieure du cerveau du renard, montre le complément de la quatrième circonvolution, dont la fig. 3 montre la partie interne et postérieure P, «et que la figure 2 fait voir de côté seulement. Cette circonvolution présente , dans ses contours , des ondulations, et, à sa surface, des dépressions qui la caractérisent. A la partie antérieure surtout, à seize millimètres environ de la pointe du cerveau , se trouve une sorte de pli qui croise le : sillon antéro-postérieur du cerveau. C’est en avant de ce pli auquel je donne le nom de sillon crucial, que s’opère la réunion de la quatrième circonvolution , que l’on pourrait appeler aussi circonvolution supérieure, avec la circonvolution interne.
Les circonvolutions du loup (pl. iv) sont en même nombre que celles du renard , seulement elles ont des dépressions plus nombreuses et. un sillon très prolongé , sur la troisième circonvolution externe, dans le lieu où, chez le renard, il y a seulement un rudiment de dépression. J'ai examiné le cerveau de plusieurs loups et celui d’une louve, il s’y trouve à peine quelque légère différence dans le nombre et la profondeur des dépressions.
Auspremier coup-d'œil, on reconnaît que le cerveau du chien de berger, représenté au-dessus de celui du loup et du renard, est formé d’après le même type que ceux-ci; cependant les ondulations y sont assez amultipliées. La seconde circonvolution en présente une en haut et en arrière, qui n'existe pas chez le renard et le loup. Ce fait est exceptionnel, car la même dépression n'existe pas sur le 1obe gauche du chien, et je ne l’ai rencontrée ni sur une chienne de berger, ni sur d’autres chiens.
La troisième circonvolution est divisée en arrière plus que chez le renard et autant que chez le loup; j'ai vu un cas où
DU CHIEN ET DU LOUP. 377 cette division n'existait pas à la troisième circonvolution , mais.où elle était reportée à la quatrième.
Celle-ci présente des variations plus nombreuses que les autres. On voit sur la face supérieure du cerveau du renard (fig. 1), immédiatement derrière la ligne SS, un petit sillon qui existe à gauche sur la quatrième circonvolution , et qui manque à droite; le même sillon se rencontre tantôt à droite et tantôt à gauche, sur différentes espèces de chiens ; mais je n’ai rien trouvé de constant à cet égard.
J'ai comparé entre eux beaucoup de cerveaux de chiens appartenant à dés’espèces différentes ; chez tous, j'ai trouvé le même type , les mêmes circonvolutions; je n'ai vu de différence que dans le nombre de dépressions et l'étendue des ondulations; cette différence correspond au volume du cerveau: les plus gros cerveaux l’emportent en cela sur les plus petits. Je conserve le cerveau d’un gros chien dogue, excellent gardien, mais tellement féroce, qu'il s’attaquait même à la personne chargée de le nourrir. Toutes ses circonvolutions sont très grosses et très ondulées ; il s'y trouve des dépressions nombreuses , et la seconde circonvolution , au lieu de s’arrondir en haut et en arrière, comme chez le renard et le loup, présente un élargissement plus considérable que celle du chien de berger, qui, dans cet endroit, a une dépression très manifeste. Chez le chien dogue, la circonvolution dont il s’agit présente, au premier aspect, de lanalogie avec la circonvolution correspondante de la famille des chats. ‘
La circonvolution sus-orbitaire simple, chez le renard, se dédouble chez le loup; elle est simple chez le chien, seulement on y remarque parfois quelques légères dépressions. Dans tous les cas, elle à un sillon pour loger le nerf olfactif. |