DE LA GENETTE, ETC
Prolongez en avant et au-dessus de la scissure de Sylvius, le sillon qui se trouve en arrière de cette scissure, et vous aurez le cerveau du renard.
Une autre différence, mais qui n’est À que chez:la civette, la troisième circonvolution toujOürs bifurquée en arrière comme dans la famille, des renards, ne l’est jamais dans celle des ours. %
La genette forme une transition entre lé cerveau de la civette, et celui de la fouine. Le sillon postérieur qui divise la circonvolution située en arrière de la scissure de Sylvius de la civette, n'existe pas chez la genette; cette :circonvolution est simple dans toute son étendue, seulement, en arrière, elle est un peu plus grosse qu’en avant. Ainsi, dans les renards, quatre circonvolutions externes, chez la civette, trois circonvolutions dontl’une est bifurquée; chez la genette trois circonvolutions simples et sans aucune division.
Le coati n’a que trois circonvolutions externes. La première n’est pas à beaucoup près d'un égal volume dans tous les points de son étendue (pl. vi, fig, 2); en arrière de la scissure de Sylvius, elle est très élargie; parvenue au. haut de cette scissure, elle se rétrécit beaucoup en se recourbant et reste en partie au-dessous de la partie antérieure de la seconde circonvolution. La même disposition se.rencontre chez la fouine, la martre, la loutre (pl. vr, fig. 2) et même chez l'ours. | La seconde circonvolution est très remarquable; le volume
e, c'est
de sa partie antérieure est en raison inverse de celui de la première. Chez le furet, la fouine, le. coati, elle est plus grosse en avant qu’en arrière, mais sans aucune dépression; chez l'ours (pl. vr), le renflement est très considérable, et, en outre de ce renflement, on trouve une dépression; chez la loutre, le raton, la martre, le blaireau, le renflement est
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très considérable, et les dépressions très nombreuses. Voyez (pl. vi, fig. 8) le cerveau de la loutre. La ligne $ indique la scissure de Sylvius bordée par une circonvolution qui est plus miféé.et plus longue en avant qu'en arrière : au-dessus de celle-CT, on voit une seconde circonvolution qui, simple en arrière, se renfle considérablement après s'être recourbée
pour se porter en avant, et offre cinq dépressions dont quatre sont très marquées.
«Cette, conformation influe beaucoup sur l’ensemble du cerveau. Comme elle grossit la partie antérieure du cerveau, elle donne de l’obliquité à la scissure de Sylvius. Chez l'ours et le coati, cette obliquité est à-peu-près la même que chez le chien et le loup; chez la loutre, au contraire, elle est: très considérable. Le cerveau ainsi porté en arrière à cause du développement de sa partie antérieure, recouvre le cervelet dans une plus grande étendue chez la loutre que chez l'ours, circonstance très importante à noter, et qui montre combien il faut être en garde contre les inductionstirées de la forme du cràne, quand il s’agit de déterminer le développement relatif de telle ou telle circonvolution cérébrale. Le crâne de la loutre exprimerait un développement considérable des circonvolutions postérieures, l'étude du cerveau montre que c’est précisément le contraire qui a lieu. |
La seconde circonvolution est, chez la loutre, en communication avec la troisième : on voit cetté communication (fig. 3) un peu en avant de la ligne $, et l’on peut s'assurer qu’elle existe des deux côtés, en examinant la face supérieure du cerveau du même animal (fig. 1"). El existe à peine d’au- - tres exemples de ce fait.
La troisième circonvolution simple et régulière chez le furet, offre en arrière, chez la fouine, un sillon qui se répète des deux côtés; le coati à plusieurs dépressions, la loutre à
DE LA FOUINE, DE L'OURS, ETC. 383 comme des incisions assez profondes, et l'ours a des traces manifestes dela soudure de deux circonvolutions, surtout en arrière. Il y a sur le cerveau de l'ours, et surtout à sa partie antérieure, des ondulations dont l'aspect rappelle le cerveau de l’homme, et dont nous n'avons pas vu l’analogue dans les groupes précédemment étudiés.
En avant du cerveau vu par sa face supérieure, on trouve chez le furet, la fouine, le coati, le blaireau, le putois, un sillon transversal qui coupe crucialement le sillon médian ou antéro-postérieur du cerveau : ce sillon a une direction oblique d’arrière en avant et de dedans en dehors, où il représente une sorte de V. La circonvolution qui se trouve en avant de ce sillon, et qui forme la pointe antérieure du cerveau, n’est autre qu’une saillie de la circonvolution interne qui commence au lobe d'hippocampe (I, fig. 3, cerveau de la loutre), se porte en arrière, embrasse le Corps calleux, et s’enlève en avant, pour s'unir, comme on l’a vu pour le renard (pl. 1v, fig. 3), à la circonvolution supérieure.
Au-dessus de l'orbite est une dernière circonvolution, la circonvolution sus-orbitaire (O0 ours brun et O loutre, fig. 3), elle présente un sillon pour loger le nerf ou plutôt le lobe olfactif..
Les cerveaux du cinquième groupe forment une sorte de transition entre les renards et les moutons ; celui de l'ours surtout, porte le cachet des uns et des autres.
6° groupe. Les mangoustes seules comprises dans ce groupe, ont‘un cerveau qui se rapproche de celui de Ja civette et de. la genette, Leurs circonvolutions n’ont aucune ondulation, et leurs divisions présentent le même caractère. Je ne saurais dire s'il faut en compter, à l'extérieur, trois plutôt que cinq, en raison de la netteté et de la longueur des incisions qui les séparent. Elles ont une direction très appro-
98h CIRCONVOLUTIONS DE LA ROUSSETTE,
chant de la ligne droite, et sont placées dans le sens longitudinal, comme sont au reste la plupart des circonvolutions des mammifères. |
7 groupe. L'unau, l’aï, le tatou, le pangolin, le phascolome et le daman font partie de ce groupe, 'cé dernier est un pachyderme, les autres sont des édentés. Outre les circonvolutions orbitaire et interne qui n'offrent rien de particulier, si ce n’est que l’interne s'élève jusqu’à la face supérieure du cerveau dans la plus grande partie de son étendue, il y a trois circonvolutions externes qui vont sans interruption et même sans ondulations bien marquées, de la partie antérieure à la partie postérieure du cerveau. Elles ont, surtout chez l’unau : et l’aï, quelque ressemblance quant à leur direction, à celles du chat, tandis que chez le pangolin, elles se rapprocheraient davantage de celles de la genette. Mais dans aucun des animaux composant ce groupe, on ne rencontre le sillon crucial si constant à la partie antérieure et supérieure du cerveau, chez les renards, les chats, les ours et les martres.
8° groupe. La roussette, le kanguroo et l’oryétérope du Cap, se trouvent réunis par le nombre et la forme de leurs circonvolutions. Deux circonvolutions dirigées d'avant en arrière existent à la partie interne du cerveau de ces animaux, la première, celle qui circonscrit la scissure de Sylvius, est très ondulée; la secofide, l’est un peu moins et présente, chez le kanguroo, une légère trace de sous-division. Les circonvolutions de l’oryctérope sont plus uniformes, moins ondulées que celles du kanguroo; celles de la roussette sont encore plus régulières, elles rappellent la dépression que l’on voit sur le cerveau du lapin.
9° groupe. Le cerveau de la famille des moutons qui forme le 9° groupe, n’a en réalité que quatre circonvolutions, l’une interne, la seconde sus-orbitaire, les deux autres externes,