PARTIES ANTÉRIEURES, ETC
res cérébrales. « La voûte, dit avec raison M. Owen (1), par ses deux piliers postérieurs et par la masse médullaire intermédiaire qui porte le nom de lyre, met les deux grands hip- PORAIRES en communication entre eux et avec les plis postérieurs du corps calleux; par son pilier antérieur, elle établit la communication entre les hippocampes et les couches optiques; par le septum lucidum, les rapports qu’elle a avec le corps calleux se prolongent j jusqu'aux replis antérieurs de cet organe. ST
« La commissure des hippocampes, ajoute le même auteur, est la voûte; on peut s’en assurer particulièrement dans les animaux inférieurs où les hippocampes et les corps frangés qui en sont des appendices sont très considérables, tandis que le corps calleux est petit. Les corps frangés se prolongent en avant dans les couches optiques, dans les lobes antérieurs des hémisphères et dans le replis antérieur du corps calleux.»
D'accord en ce qui précède avec M. Owen, je ne le suis pas également quand il ajoute que la grande commissure qui unit entre elles les masses cérébrales super-ventriculaires du castor et autres animaux à développement placentaire, et qui est surajoutée à la commissure de l’'hippocämpe, manque dans le wombat, le grand kanguroo, le kanguroo oualabate, le phalanger renard, le dasyure de Maugé, le dasyure hérissé et le sarigue à oreilles tricolores. Je n’ai pas été assez heureux pour étudier le cerveau de chacun de ces animaux, mais j'ai étudié celui du grand kanguroo, et j'y ai vu bien manifestement un corps calleux, situé entre les deux lobes cérébraux, comme chez les autres mammifères. On sait d’ailleurs que le corps calleux n’est pas seulement une commissure pour les
{x} Structure du cerveau chez les marsupiaux : Transact. philosoph.,
année 1837, p.15 et Annales des sciences naturelles, t. vrxx, 1837,
CERVELET DES MAMMIFÈRES, UY 5) hémisphères cérébraux, et que les hémisphères fussent-ils très petits, le corps calleux n’en existerait pas moins; car il sert aussi de commissure à la portion céphalique de la moelle épinière ainsi que je l'ai précédemment établi.
Je dois encore’ noter ici le volume de la commissure molle ou commissure moyenne des lobes optiques qui est plus considérable dans les mammifères inférieurs que dans les singes: le développement de Ia glande pinéale et du corps pituitaire qui diminuent à mesure que les parties supérieures du cerveau se développent, et la réunion des deux piliers antérieurs de la voûte en un seul tubercule mamillaire, chez tous les mammifères, excepté chez le singe. | :
Cervelet®X\ recouvre la paire postérieure des tubercules quadrijumeaux, et il est lui-même en partie recouvert par l'extrémité postérieure des lobes cérébraux. D'avant en arrière, il est divisé de chaque côté par deux sillons principaux qui le partagent ainsi en trois lobes (1, 2, 3, pl. 1v, renard, fig. 2, elc.), savoir : un lobe moyen, ou ver du cervelet, dont l'extrémité qui s’'avance dans le quatriènie ventricule, à été appelée luette; un lobe latéral (2 même planche) moins saillant que le premier et formant une courbure ordinairement très prononcée, au niveau du bord postérieur‘du cervelet; enfin unlobetout-à-fait'externe (3, pl. rx, lapin, fig. 1°) qui en raison de sa forme a'été aussi appelé flocons, touffe lamineuse. |
Des Sillons plus ou moins nombreux coupent en travers ces trois lobes; parmi ces sillons les uns sont profonds, les autres superficiels; les premiers divisent la surface du cervelet en circonvolutions, ils s'étendent de droite à gauche dans toute.la largeur de l’organe, les seconds sont ordinairement bornés à un Jobe cuprésentent, dans leur trajet, de nombreuses sous-divisions : ce sont les lamelles du cervelet.
hih CERVELET. DES. MAMMIFÈRES.
Le nombre des circonvolutions et celui des lamelles n’est pas facile à déterminer, non que les cervelets diffèrent beaucoup les uns des autres Sous Ce. rapport, mais parce que.ces objets ne sont pas tellement isolés qu'on ne s'expose en les comptant, à prendre pour deux cinconvolufions ou pour deux lamelles, ce qu’un autre obseateur aura pris pour de simples sous-divisions. Malacarne (1) indique, pour la chèvre et le mouton, huit circonvolutions et cent douze lamelles. Si l’on examine Ja coupe du cervelet du mouton (pL ir, fig. 4), on y trouvera, en effet, huit principales divisions ou arborisations dont plusieurs sont elles-mêmes sous-divisées; quant au nombre de lamelles que présente la. même section, ilest de 75 seulement. La raison de cette dernière différence se voit de suite si l’on considère la déviation que présente le ver supétieur du cervelet (même pl., fig. 1°), dont les circonvolutions qui s’éloignent de Ja ligne médiane n’ont pu être comprises dans la section. i
La difficulté devient encore plus grande si l’on veut compter les lamelles du lobe moyen : d'abord parce qu’elles n'ont pas entre elles la même symétrie que les circonvolutions cérébrales, ensuiteparce que les contours qu’elles forment laissent quelquefois dans le. doute s’il faut les ranger parmi les lamelles du ver ou lobe moyen, ou parmi, celles du lobe latéral. Cependant; ces difficultés «toutes grandes qu'elles soient, s'opposent seulement à une numération exacte des circonvolutions et des lamelles cérébelleuses; mais nullement à une énumération approximative. Ainsi, comparez les unes êt les autres chez le renard (pl. 1v, fig. 3), et chez le chat (pl. v, fig. 3), vous ne les trouverez pas très dissemblables de celles du mouton (pl. vir, fig. 4). Comparez les mêmes parties
, # n(x) Op. cit p. 87.
CERVELET DES MAMMIFÈRES. A5 chez le mouton, le cheval et le bœuf (pl. 1%), l'analogie se conservera la même, seulement avec le volume du ervelet, augmentera le nombre de ses divisions. Les circonvolutions sont certainement plus multipliées chez le cheval que chez le bœuf, mais je ne saurais indiquer la différence qu'ily a, Sous ce rapport entre Ces deux animaux, parce qu’on ñe peut éviter un peu d'arbitraire en les comptant, parce qu'on ne peut distinguer nettement les divisions Drinonent des sous“divisions. ape, à |
En comparant la section du cervelet du cheval et celle du bœuf à celle du mouton, on voit que la division du cervelet, enun nombre déterminé de circonvolutions, n’est rien moins que rigoureuse : les chiffres placés à origine des circonvolutions (pl. 1x) auraient pu être plus multiphiés qu ‘ils ne le sont, surtout chez le cheval; cependant on reconnaît facilement que ces cervelets sont une sorte d'amplification de celui du mouton.
La section:du lobe moyen du cervelet m'a présenté le nom bre de lamelles ci-après, chez quelques mammifères :
Chauve-suuris . . . . 9Mamelles.
À Se ni AS TR À Lapin. L0 Ni 0
Chats 2... 12 06 Renard , 7. 0: 708 | di NLOUtON. |. . . -. - 17790
y LU, D Buts : ice 0107 475 Ghedlis ur at ist 108
Le nombre comparé des lamelles du ver ou lobe moyen et du lobe latéral du cervelet, est très différent, suivant que ces lobes sont relativenient, plus ou moins développés. Chez les rongeurs; les lamelles dé lobe moyen sont moins nombreuses que celles du lobe latéral; c’est le contraire qui a lieu dans le phoque, le marsouin, la baleine, le singe. '
Le cervelet est en communication avec la moelle allongée par trois ordres de fibres, savoir : celles du corps restiforme (pl. vu, fig. 2, c. r.), celles du pont de varole (mêmes pl. et fig., p. v.), celles des processus cerebelli ad testées; lune des circonvolutions, celle de la luette à laquelle Malacarne à donné le nom de linguetta laminosa, est en communication avec la grande valvule du cervelet ou valvule de Vieussens (pl. 1x, bœuf et cheval, fig. 1°, v. v.), par une lamelle très mince et presque transparente de substance nerveuse qui sert de pont à la partie postérieure de l'aqueduc de Sylvius, et au commencement du quatrième ventricule.
Le quatrième ventricule, ventricule du cervelet, est une petite cavité dont les parois sont formées par les processus cerebelli ad testes; la valvulé de Vieussens, la luette, l’extrémité inférieure et postérieure du vermis ou lobe-médian du cervelet, les pédoncules du cervelet, et la face supérieure de la moelle allongée. Deux petits sinus, un de chaquecôté, creusés dans la substance même du cervelet, font partie de ce ventricule. PE
I y à de si nombreux rapports entre la plupart des orga-nes dont je viens de parler, et ceux de l’encéphale de l’homme que je me borne à les indiquer ici, me réservant de les décrire avec soin dans le second volume de cet ouvrage : il en sera de même pour ce qui concerne la moelle allongée et la moelle épinière, j'éviterai par là d’inutiles répétitions-et je fatiguérai moins l'attention du lecteur.
Moëlle allongée. Les mammifères ont tous une moelle allongée plus compliquée que les oiseaux, et les plus élevés d’entre eux se rapprochent beaucoup}. "sous ce rapport, de l'espèce humaine. Les fibres transversales du cerv elet, devenues {rès nombreuses} et le volume des faisceaux longitudinaux ayant pas augmenté dans la ménie pr oportion, une
DU CERVEAU DES MAMMIFÈRES, h17 partie de ces fibres se trouve en saillie et forme une double commissure, l'une très large et placée immédiatemeut derrière l'origine du nerf moteur commun des yeux : c’est le pont de varole; l’autre plus étroite, placée comme une bande transversale au-dessous de la première, et qui semble servir de commissure aux nerfs faciaux. |
Je me contenterai de faire ici la simple énumération des parties qui constituent la moelle allongée, me réservant, ainsi que je l'ai dit tout-à-l’heure, de les décrire quand je parlerai de celles de l'homme. En procédant d’avant en arrière, on trouve à la face inférieure de la moelle allongée, les pédoncules cérébraux formés de fibres longitudinales et traversés par des linéamens que Gall à indiqués, et que Bailly de Blois à bien décrits : le pont de varole, la bande transversale qui lui est comme ajoutée, puis les éminences pyramidales et ies corps restiformes; au lieu Ge pyramides, on voit chez le marsouin, le dauphin et la baleine, ladrangulaire en dehors duquel naïis-
un très gros tubercule que sent les nerfs hypoglosses. Les singes ont en outre des éminences ovalaires; mais les autres espèces d'animaux en sont presque entièrement dépourvues.
A la face supérieure de la moelle allongée, existe unsillon longitudinal résultant de l’adossement des deux côtés de la moelle; ce sillon, appelé calamus scriptorius, se termine en bas par une extrémité effilée qui communique avec un canal creusé dans la longueur de la moelle épinière. ,
Un léger enfoncement piacé dans le quatrième ventricule, iout près de la naissance de la moelle épinière, tapissé par la pie-mère et recouvert par l'extrémité postérieure du ver du cervelet, à reçu un nom particulier : c'est le ventricule d'4rantius.
Pyramides postérieures. C'est le nom que quelques au-