RAPPORT DU DIAMÈTRE TRANSYERSE AU DIAMÈTRE
Tei la longueur relative du cerveau n'indique pas, comme chez les oiseaux, que cet organe recouvre plus ou moins les tubercules quaërijumeaux et le cervelet; il y a des cerveaux très allongés qui recouvrent peu le ceryelet, celui des ruminaps et des pachydermes se trouve dans ce cas; il y en a d’autres qui sont larges et courts et qui, en grande partie, reposent sur le cervelet, c’est ce qui a eu lieu chez la loutre, le phoque, la baleine, le marsouin. |
Le rapport du diamètre transverse au diamètre antéro-postérieur, À done moins de valeur chez les mammifères que chez les oiseaux, ce qui tient sans doute à la grande variété de forme du cerveau des mammifères, qui semblerait n'être pas construit D'ApES un plan unique, comme celui des Giscaux. ; | ,
Le plus grand diamètre transverse du cerveau correspond toujours à la moitié postérieure de cet organe; il est généralement moins long que le diamètre antéro-postérieur. Si je n'avais eu le soin de prendre les dimensions du ceryeau de l'éléphant, du marsouin, de la baleine et du phoque, j'aurais été porté à conclure que l’un des caractères propres aux mammifères dépourvus de circonvolutions, c’est d’avoir le cerveau plus développé en ‘largeur qu’en longueur, et en cela Je me serais trompé faute d’un nombre suffisant et d’une va- “riété assez grande d'observations. Si je m’en étais rapporté aux mesures que Lerpauk a données du cerveau de l'éléphant, et de qui ont été reproduites par M. Garus ebpar d’autres anato-
mistes, j'aurais rl gardé ce cerveau comme le plus développé
RAP EUER le. tons. ceux des mammifères, car Perrault dit ù quelle corveau de Yéléphant quil a disséqué avait huit pouces
de long. sur six de large, ce qui établirait un rappoñt de 1 à
,35 entre le diamètre trañsverse et Le diamètre antér ro-postérieur de cet érgane, mais ce que Lou à pas Compris, c'est que
| ANTÉRO-POSTÉRIEUR DU CERVEAU, 439 Perrault n'avait mesuré qu'un seul lobe, et n’avait par conséquent donné que la moitié de la largeur du cerveau. La mensuration du crâne de l'éléphant d'Afrique que Perrault'a disséqué, et celle d’un.autre éléphant qui avait des dimensions analogues:m’a empêché de partager cette erreur.
La largeur de la partie antérieure, ou frontale du cerveau est sujette à de plus grandes variations que celle de la partie postérieure de cet organe; mince, effilée’ chez le lapin, le lièvre, le loup, le chien,.etc:; ellé s’élargit chez les moutons, et devient «circulaire chez le castor, le phoque, le marsouin. Chez l'éléphant, presque toute la masse cérébrale est en arrière et sur les côtés; chez le porcÆpic, le‘castor, celte masse est presque aussi volumineuse en avant qu'en.arrière. sulhe
Faute de s'entendre sutyce que l’on doit appeler partie antérieure du cerveau, les phrénologistes ont Commis une,singulière méprise. Is ont vu que le front. .des animaux fuit en arrière au point de s’abaisser presque au niveau des os propres du nez, et ils ont conclu de cet dbaissement à la disparition de la partie antérieure du cerveau, sans considérer que, chez les.animaux, la cavité crânienne n’est pas au-dessus, mais bien en arrière des orbites, ce qui place le cerveau en arrière de la face et non au-dessus (1). Pour déterminer le volume relatif de la partie antérieure du cerveau chez les animaux, il faut non pas considérer la saillie du cerveau au-dessus, des os de la face, mais comparer les cerveaux entre eux, les circonvolutions entre elles, et choisir dans le cerveau lui-même, un point fixe qui serve de départ pour diviser chaque lobe, en partie antérieure et en partie postérieure. &
(x) J'ai déjà fait celte objectioh aux phrénologistes dansun noire publié en 1835 (Gazette médicale, P« 1°), et M. Bouvier Va ep en 1839, dans un Mémoire sur la forme générale du cräne dans ses rapports @vec le dé: veloppement de l'intelligence, imprimé dans Jes Bulletins de l’Académie royale
” . ’ x de médecine, pour l'année 183q... £