RAPPORT ÆNTRE LA HAUTEUR
Loutre. .
1 Id, LZ / [2
Martre femelle,
Ghat . .
Sanglier :
“Loup !.
Coati Porc-épic.
Ocelot 3 Lion du Cap Castor TE ‘L'AENE Blaireau Ours féroce Porc | 141%
Lionne. . .
Marmotte .
Porc-épic .
: Panthere .
. Cavia-paca, PRE |
Lapin .
Ours blanc. .
Singe Malbrouck.
Cheval .
Renpe. .
”Chamôis Cougouard.
Hyène. .
Pécari . < Moufflon :
Maki
Taupe . 4 Kangurôo à Agouti y.
Ane & a.
Jument}"” .
Kanguroo .
Chien :
Rat,
Kangurag LE,
ET LA LARGEUR DU CÉBNELET. hh5
Bétark. 5 id 34 #85 0,65 Copa. ut. 12% 18 0,66 Gazeller . ?,,. 94 34 0,70 Chèvre. . . . 96 36 0,72 Adjaoiniths (13/80 42 FRS Cochon-d’Inde. . 9 12 0,75 Chauve:souris, . . #7 9 0,77
D'où il résulte que la largeur moyenne du cervelet est à la hauteur de.cet organe, comme 1 est à 0,54.
Certains cervelets sont très aplatis, tandis que d’autres sont très élevés. L’élargissement de la partie moyenne est ordinairement en raison inverse de celui du lobe latéral. Ce dernier lobe est en effet très large chez le phoque, chez les singes, le marsouin, la loutre et la martre, tandis qu'il est presque nul chez le cochon-d’Inde et la chauve-souris qui, sous ce rapport comme sous plusieurs autres, se rapprochent beaucoup des oiseaux. .
Le lobe extérieur (les flocons) presque toujours très mince et allongé, surtout dans les rongeurs, donne au diamètre transverse du cervelet une étendue qui n’est pas en rapport avec la masse de cet organe, comparée à celle, des autres mammifères. J'aurais voulu déterminer exactement le volume de chacun des lobes du cervelet, en mesurant ou en pesant chacun d’eux; mais cela n’est pas possible parce que les limites qui séparent ces lobes n’ont rien de régulier ni de tranché. C’est un fait bien positif que les lobes du cervelet diffèrent beaucoup, quant à leur volume, chez les différens mammifères, mais je ne saurais indiquer les limites de leurs variations. Æ s
La plupart des TA. ou familles, dont se compose la classe des mammifères, se distinguent encore par d'autres caractères tirés de la configuration et du volume des parties secondaires de lencéphale. M. Tiedemann à établi que le
HG COMPARAISON DES CRRVEAUX
cerveau comparé à la moelle épinière, à la môelle allongée, aux pyramides antérieures, au pont de varole, aux tubercules quadrijumeaux, aux tubercules pisiformes, est plus volumineux chez les singes que chez le phoque, le lion, le chat, le maki, le coati, 16 ratoñ, l’unau, l’agouti,. le porc-épic, le castor, etc.; le même anatomiste à également démontré que plus on téeod dans la classe des mammifères, en prenant le singe pour le type de la perfection de cette classe, et plus là moelle allongée est volumineuse comparativement aux couches optiques et aux corps striés, organes qui appartiennent en propre au Cerveau.
L’encéphale du singe est surtout remàärquable par le développement relativement très grand de la partie postérieure du cerveau, l’absence presque complète de dépressions sur le lobe postérieur de cet organe, etle défaut de sinuosités, d’ondulations de ces circonvolutions, par l'absence des éminences mamillaires ou lobes ethmoïdaux, le développement d’une troisième cavité ou cavité ancyroïide dans les ventricules latéraux, le petit volume des tubercules quadrijumeaux, la saillie des éminéncesoolivaires, et la largeur du pont de varole correspondant à l'étendue très considérable des lobes latéraux du cervelet. |
Le cerveau des makis est formé d’après le même plan que celui des singes, mais il lui ressemble seulement comme une siple ébauche ressemble à un ouvrage achevé.
-Je ne connais bien de l’encéphale de l'éléphant, qu’un lobe cérébral; et je n 'ai vu de la moelle allongée de cet animal, et du cervelet, que des run détachées. Plusieurs auteurs ont parlé de l’encéphale. de l'éléphant ; ce sont
Blair (1), Stukeley, Perrault (2), Duvernoyÿ (3) et Camper.
(1) Mem. of the royal sociely, etc., vol. 5. p.305. (2) Mémoires, etc., p. 522.
. (3) Mém, de l'Acad, de Saint-Pétersbourg, t. 1v, année 1729.
DES MAMMIFÈRES.. ah7 Blair n’en à dit que peu de chose, il a remarqué pourtant que les circonvolutions cérébrales avaient dans leur aspect général de l’analogié avec celles de l'homme. Stukeley Ja vu également; les ventricules, le corps calleux, les Corps cannelés; lui ont paru d’unégrande perfection, et c'est à leur conformation délicate, dit P. Camper, que Stukeley attribue-la supériorité d'intelligence qui élève si avantageusement Îles éléphans au-dessus des autres quadrupèdes. D’après Perrault, les couches optiques et les corps striés sont très gros, tandis que les tubercules quadrijumeaux sont très petits: ces faits ont été vérifiés par Camper qui s’est assuré de leur exactitude; mais ce que dit Perrault de la position relative du cerveau et du cervelet, n’est pas exact. « Le cerveau, d’après Perrault, est couché sur le cervelet. »'Sil en était ainsi, le cerveau de l'éléphant serait Supérieur à celui du singe, et même à celui de l’homme, car ce qui met le cerveau de l’homme au-dessus de celui de l'éléphant, ce n’est ni le nombre, ni l'étendue, ni la profondeur des circonvolutions, mais bien le prolongement de cet organe au-dessus et même audelà du cervelet. À Camper a rectifié cette erreur de Perrault, en disant que « le cervelet de l'éléphant n’est pas couché au-dessous du cerveau, comme dans l’homme, ces deux organes étdiit Séparés l’un de l’autre par une cloison verticale qui divise la cavité du crâne en deux chambres, l'une antérieure et l’autre. postérieure, de sorte que le poids du cerveau ne peut comprimer le cervelet. » Le même ‘auteur dit qu il y a une grande res semblance entre les cavités du cerveau, duuplexus choroïde, des piliers de la voûte, des troisième et quatrième ventricu-
“les, de la glande pinéale, des tubercules quadrijumeaux de
l'éléphant, avec les parties. correspondantes du cerveau de l’homme, et il signale l’ample cavité qui se trouve dans les
LAS COMPARAISON DES CERVEAUX corps mamillaires ou lobes olfactifs. Mais ces faits, exprimés d’une manière générale, laissent beaucoup à désirer; par exemple nous restons dans l'incertitude sur l'existence de la cavité ancyroïde ou cavité postérieure des ventricules latéraux, dont la présence coïncide chez l’homme et chez le singe avec le prolongement en arrière du lobe Cérébral. .
En somme, l'encéphale de l'éléphant, par les circonvolutions du lobe cérébral est au-dessus de celui du singe, par les tubercules quadrijumeaux, il lui est égal, mais par la forme générale du cerveau, la longueur de son diamètre transverse, la présence des éminences olfactives, la position du cervelet, il descend au niveau de celui des mammifères inférieurs. ù
L’encéphale du marsouin, du dauphin et celui de la baleine, sont remarquables par leur grande largeur; au premier aspect, celui de la baleine paraît aussi riche en circonvolutions que celui de l’éléphant et celui de l’homme; mais, ainsi que je l'ai fait remarquer, il manque des circonvolutions supérieures; les tubércules quadrijumedäux en Sont, toute proportion gardée, plus considérables que ceux de l’homme, du singe et de l'éléphant; le ver ou lobe moyen du cervelet en est très rétréci, tandis que les lobes latéraux ont un grand développement. Le pont de varole, dont l'étendue est toujours en rapport avec celle des lobes moyens du cervelet, est aussi complet que chez l'homme. La plus grande largeur du cerveau de la baleine que j'ai étudié est de 200 millimètres; celle du cervelet est de 162; c’est, absolument parlant, beaucoup plus que l'hommeïdont le cervelet n’a guère plus de 100 millimètres de diamètre. Le pont de varole de la baleine est de 39 millimètres, et sa largeur prise entre la racine de la cinquième paire dun côté et celle du même nerf du côté opposé, est de 56 millimètres. Les dimensions correspondan-
DES MAMMIFÈRES. 49 tes chez l’homme, sont pour là première d'environ 25 millimètres, et pour la seconde, de 26 à 30: c’est donc et absolument et comparativement, une largeur beaucoup plus grande que chez l’homme,
Le pont de varole de la baleine w’a offert des fibres transversales ayant trois différens degrés de courbure, en conformité parfaite avec celles que Rolando a décrites dans l'espèce humaine : contrairement à ce qui a eu lieu chez l'éléphant et la plupart des mammifères, on ne trouve pas de lobe olfactif chez le marsouin, le dauphin et la baleine. |
Le développement en hauteur du cerveau du marsouin et du dauphin est extrêmement remarquable; comparativement au diamètre antéro-postérieur, il est plus considérable que le développement correspondant du singe, de l’éléphant, et de tous les autres mammifères. .
L’encéphale du phoque est large, aplati; le pourtour en est presque circulaire. Comme il est le.seul de sa famille, je n'ai pu le comparer qu’à ceux des familles voisines ; mais à voir le défaut de sinuosités desses circonvolutions cérébrales , on serait tenté de le prendre pour un rudiment d’un encéphale plus. considérable dont le perfectionnement consisterait à avoir un plus grand nombre de dépréssions et d’ondulations; si cet encéphale ayant le type de celui du phoque existait, le phoque serait pour l'animal auquel il appartiendrait, ce que le-renard: est pour le chien, le cochon-tonquin pour le sanglier; lé chevreuil pour le bœuf, le singe pour l'homme.
Les nerfs olfactifs du phoque sont très petits, moins rudimentaires cependant que ceux des cétacés. Le ver moyen du cervelet a de très nombreuses sous-divisions ainsi que le troisième lobe; quant au lobe latéral, 1l est plus-élargi que chez la plupart des mammifères, cependant sous ce rapport il est au-dessous de celui du marsouin. Le pont de varole est large
k50 COMPARAISON DES CERVEAUX
et aussi complet que celui des animaux précédens. Le volume des tubereules quadrijumeaux du phoque est moins considérable que celui des singes, ainsi que M. Tiedemann en a fait l'observation.
.PDa»sles dix premiers groupes ou familles de mammifères les nerfs olfactifs naissent comme celui de l'éléphant, par l'intermédiaire du lobe olfactif; le pont de varole est plus étroit que chez le phoque, le marsouin et le singe; le cerveau se prolongé d'autant moins sur les tubercules quadrijumeaux et sur le cervelet, que l’on descend davantage. Ainsi, chez le cochon, le mouton, le chat, l’ours, la mangouste, le kanguroo, le phascolome, etc. les tubércules quadrijumeaux sont entièrement recouverts; le cervelet l’est lui-même, au moins én partie , tandis que, dans lesrongeurs , l'ornithorinque et la chauve-souris, le cervelet est à découvert, et que l'on.aperçoit:même. chez quelques-uns de ces derniers animaux, la saillie des tubercules quadrijumeaux au fond d’un sillon qui sépare le cerveau du cervelet. L’unau et l’aï ont le lobe moyen du cervelet un peu déprimé, tous les autres l'ont au contraire saillant, surtout les rongeurs, le kanguroo et les moutons. Ce lobe‘est moins en'saillie chez le chat, le renard, le coati, la loutre, que chez les moutons et les rongeurs.
Ons est moqué avec raison de la désignation d’éminences nates et lates, donnée aux tubercules quadrijumeaux ; si l’on pouvait donner une raison, non pour justifier, mais pour expliquer comment on a été conduit à faire usage de ‘pareilles expressions, il faudrait ainsi querj'en ai,déjà fait la rèemarque, ne pas s’en tenir. à l'aspect gw'offrent les ,éminences dontje parle, dans l’encéphäle de l’homme. Il faudrait voir ce qu’elles sont. chez: les’ animaux et notamment dans la nombreuse famille des moutons. Là, leséminences anté- rieures, natess, Sont larges, hémisphériques et réunies par
DES MAMMIFÈRES. h51 une sorte de raphé, dont l'aspect rappelle, en effet, les nâtes dans l'espèce humaine. Quant aux #estes, c'est très gratuitement qu'on leur a donné ce nom.
Les nates sont plus considérables dans les herbivores que dans'les carnivores , leur aspect est grisâtre , tandis que celui des éestes est constamment blanc.
k. Moelle épinière des tn GER. |
La grande le qui existe entre la moelle épinière des mammifères et celle de l’homme m "oblige à remeltre au second Yolume de cet ouyrage, {out ce qui la concerne. C'est alors que j ’examinerai en détail, la conformation deda moelle épiuière, son volume relatif, l'origine des nerfs qu ’elle fournit,
sa structure anatomique el sa Structure an iesoseapique
éerater
1. Dans l'encéphale dessmammifères , le volume du cerveau l'emporte de beaucoup Sur celui du cervelet, et les tubercules Quadrijumeaux ne sont plus que des parties accessoires de l'encéphale. | |
2, Le cerveau de la plupart des mammifères est Pre de circonvolutions. | D
3. "Les mammifères qui manquent del circonvolutions cérébrales appartiennent tous aux ordres dont l'organisation € est le moins parfaite. " , * y
k. Les circonvolutions célébrales des mammifères sont toujours les mêmes chez le mêémé. animal. ss
8. On peufclasser les mammifères d'après la similitude dé leurs circonvolutions. ‘cérébräles. | |
9. Le classement établi d'après les circonvolutions ‘diffère en ee Mr points essentiels de celui qui a pour base LE
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