jPoids et volume fraporiiannelê de teneéphaie des
reptiles.
Je vais d'abord comparer le poids de l'encéphale au poids du corps; je comparerai ensuite le poids de l'encéphale au
(i) Op.cit.
IM POIDS BT YOIiUia norOETlOKRELS
volume de ceux des nerlis encéphaliques que j'ai pu mesurer exactement. Les pondérations dont les résultats sont oonsir gués dans le tableau suivant , ont été foites par Caldesi (1) j Guvier (2), M. Carus (5) et par moi « Je place en première li* gne , comme je l'ai feit pour les poissons (U) , les encéptiales comparativement les plus volumineux.
Le poids de Tencéphale est au poi^s du corps, chez les reptiles ci-dessous dénommés , dans la proportion suivante.
Lézard vert là 160
Grenouille 172
SaUunaodre tbO
Orsopuilto 414
Grenouille 600
Couleuvre à collier . . . 702
Couleuvre à collier. . . 1,680
To/tofi dt ten» , , • . 8,240
Tortue de mer. . • • e 6,680
Ce qui donne pour moyenne 1321.
Je dois prendre ici la même réserve que J*ai prise pour ce qui regarde le poids comparé de l'encépliale et du corps 4i06 poissons; un plus grand nombre de reptiles ou des reptiles différens de ceux qui ont fait le sujet de ces observations , eussent sans doute donné d'autres chiUres. Cependant on ne peut pas s*empécher d'être frappé de ta différenee qui se fait remarquer entre les deux moyennes, La première, celle qui est relative aux poissons, est de 5668, la seconde celle qui est relative aux reptiles, est de 1B2&, ce qui établit le rapport d'environ 1 à ft, et réduit, par conséquent, le volume de l'encéphale des poissons^ au qiiort de celui des reptiles.
(x) Qildesi cil^ p^r UaUer. Elém.phys. t. rt^ liv. lo, sect. i , $ S.
(a) Lee, <tanat, comp. t. a, p. i5a.
^3^ TVai/e^'ana/. £Ajiz0. Paria. xS35. tl I. D. 78.
(3) TYaiiéd'anat.comp^'PtiTÎSf xS35. t« i» p. 78.
On a vu plus haut là raison pour laquelle je n'ai pas pris la mesure des nerfs abducteur et pathétique des reptiles ; je vais donner la mesure des nerfs optique et moteur commun des yeux , et comparer le volume de ces nerfs au volume de
Tencëphale , chez le lézard et chez la grenouille.
lù€rd, ii'oieéphalfi pèse^ ..... (KOi fgnau
Son poids spécifique est de. • 1,03
Donc son Tolume est de. • • 48,64 miU. cubes.?
Le diamètre des nerfii suivans, qui sont drcultires , est
rioiv le n«rf optique ^. • » . . . 0,4MiIL cab. Pour le moteur oommnn des yeux, de 0,9
Donc le rapport entre ces nerfs et reiicëpbalê, ett
Pour le nerf optique, celui de là 380
Et pour le moteor eonmMm des yeux de • . là %%1
La moelle ëpinière^ mesurée au-dessous de la naissance des nerfs pneumo-gastriques ^ c'est-à-dire immédiatement après s'être rétrécie , a
-En hi^geur 1,2 jnill.
En épaisseur 1,0
Ce qui donne pour Toltime 1^2 mîll. cub.
Donc elle est, avec le volume de Tencéphale, dans le rapport de 1 à ftO.
GmriMMjf/c, L'^ibcéphale pè«e. •«..... 0,1 gim. SflO poids ^lécifi^ est de. * . . 1^ Donc son volume est de. ... « fi7,06 mill. cubes.
Le diawètre des nerfs suivns , qui «oat ârculaires , e»t
Pour lenerfopfiqQede ..••... 0,S nHI. Pour le «oteur conMin» des yem de . . 0^
Donc le rapport entre la section de ces nerfs et fencépfaale
est
2M POIDS XT VOLUMS PEOPO&TIOHlfSLS, STC.
Pour le nerf optique de . • là 404
Pour le moteur oommim des yeux de . . là 1,000
La moelle épinière de la grenouille , beaucoup moins longue que celle du lézard , est aussi beaucoup plus volumineuse que celle de cet animal -, elle ne se rétrécit que fort peu au* dessous da la naissance des nerfs pneumo-gastriqueSy à cause du voisinage des nerfs destinés à la paire de pattes antérieures ; mesurée à l'endroit que je viens d'indiquer, elle a
Eo largeor 3 mill.
Et en épaisMor. • • . • • %S
Donc y elle est, avec le volume de l'encéphale, dans le rapport de 1 à 13.
On peut faire , à cette manière de mesurer la moelle épinière ^ une objection très fondée, puisque les diamètres que l'on obtienti éprouvent de très grandes variations, suivant que les membres antérieiu^ se trouvent plus ou moins près de la tête. Une autre objection serait fournie par ce fait, que les diamètres de la moelle, pris à quelque endroit que ce soit, n'indiquent pas le volume total de cet organe, car la moelle peut être large à sa naissance et être très courte comme chez la baudroie, ou rester large dans une grande partie de son étendue, comme c*hez la grenouille. On obvie, au moins en partie, aux chances d'erreur que je viens de signaler, en comparant le poids total de l'encéphale, au poids total de la moelle épinière. Chez la grenouille M. Carus,a trouvé que le cerveau (je pense qu'il a voulu dire l'encéphale) pesait le tiers de la moelle épinière ; j'ai fait la même expérience, et j'ai obtenu des rapports un peu diiférens. Dans un cas, j'ai trouvé pour la moelle épinière de la grenouille 0,1 gram., et pour l'encéphale 0,1 gram. également; dans un autre cas, chez un animal de la même espace, j'ai eu pour la moelle épinière0,08 gram.,et pour l'encéphale 0,07 gram.; c'est donc la moitié ou à-peu-près'.
MOILUB tFIKliBB MS BIPTILES. SS7
Comme entre l'encéphale et la moelle ëpinière, il n'y a pas de démarcation organique tranchée , je dois dire dans quel lieu j'ai séparé ces parties j c'est immédiatement au-dessous de la naissance de la paire des nerfs pneumo-gastriques.
&. Moelle Minière des reptiles.
La moelle épinière des reptiles diffère beaucoup , quant à sa longueur ; chez les sauriens^et les ophidiens , elle est très longue , puisqu'elle s'étend d'un bout à l'autre de la colonne vertébrale; chez les chéloniens et les batraciens, elle est beaucoup plus courte. Les diamètres de sa section sont en rapport inverses de son développement dans le sens longitudinal. Elle n'est pas également développée dans tous ses points i son extrémité cépbalique l'emporte sur son extrémité caudale; et, chez les reptiles pourvus de membres , elle est un peu renflée à l'endroit où naissent les nerfs qui vont se rendre à ces parties.
Quatre sillons la parcourent dans toute sa longueur» ce sonty le sillon ftdcral, le sillon spinal, et les deux sillons latéraux. Le sillon fulcral, de même que chez les poissons, n'est interrompu dans aucune partie de son étendue par des fibres passant de l'un à l'autre côté de la moelle; il n'y a donc pas d'entrecroisement dans la moelle des reptiles. Le sillon spinal est plus profond que le précédent, il se continue, en avant, avec le quatrième ventricule qui est plus ou moins ouvert, suivant les reptiles. Chez les serpens, les couleuvres, on le voit à peine au-delà du cervelet; chez les crapauds et les grenouilles, il est largement ouvert. Une lame membraneuse pénètre dans ce sillon et permet d'arriver, sans effort, jusqu'à la partie intérieure de la moelle qui est creusée par on canal , comme celle des poissons. Ue chaque c6té« et tout près du sillon médian spinal , se trouve un sillon presque su-*
perftcid âftdft ieqiel pénètrent le» racine» spinale» de la moelle épinière el qui se tenailte en liauc ^ eu circonscrivant le» pyramide» postérieure» , placée» sur le» côté» du quatrième ventricule.
L'extérieur de la moelle épinière est, comme chez tous les vertébrés , composé de substance blanche ; Tintérieur est composé de substance grise qui s'y trouve en plus grande quantité que chez les poissons.
Les racines des nerfe sont double», c'est-à-dire supérieures ou spinale» et inférieures ou fulcrale» , ces dernières s'enfoncent dans le sillon latéral dont j'ai parlé tout-à-l'heure , les antres s'étalent à la surface de la moelle avec le» fibre» de laquelle elles se continuent directement.
La manière dont les racines des ner£s spinaux s'appliquent àla moelle ou plutôt s'insèrent dans la substance de cet organe^ rend complètement inutiles les prétendus renflemens que plusieurs anatomistes ont indiqués comme existant à l'origine de chacun des nerfs rachidiens. Même dans la théorie de ces anatomistes^ le» renflemens partiels qu'ils ont supposés à la moelle épinière, n'étaient aucunement nécessaires. En effet, les racines nerveuses n'entrent pas dans la moelle sans s'être auparavant divisée» en un grand nombre de filamen», et ce» filamen» eux-mêmes »6 divisent en fibres, de telle mantère que les fibres d'un nerf supérieur s'approchent constamment des ibres du nerf placé au-dessous de lui, et toutes ces fibres sont disposés par séries longitudinales , de BOftte qu'il n'en entre pas en plus grand nombre dans le point où correspond le nerf; qu'il n'en entre au-dessus ou au-dessous de ce point. La circonscription des dilTérentes parties de la moelle épt* nière en gangKons distincts , n'est donc pas vraie , et avec le isode d'origine bien confln des nerfs spmaux , elle n*est pas posailde.
AI» UVTIUS. 23ft
EÉSUHÉ.
i. L'eacépbale des reptiles se compose de trois ganglions principaux ^ réunis entre eux par des commissures.
2. Le ganglion le plus considérable de l'encéphale des reptiles , est le cei^eau.
3. Chez beaucoup de reptiles, le cervelet est à l'état rudimeutaire ^ chez aucun d'eux, il n^st sillonné par des lamelles.
h. Il existe, chez tous les animaux de cette classe, un corps strié, un commencement de couche optique , un corps calleux, une comn^issure antérieure, une commissure postérieure, une commissure inférieure^ une voûte, uninfundibulumj un aqueduc de Sylvius, un quatrième ventricule ; chez quelques-uns seulement , ce quatrième ventricule conserve la trace des ganglions postérieurs des poissons.
5. La moelle allongée ne se présente pas encore comme une partie distincte de l'encéphale; elle n'a pas de pont de Varole.
6. A l'exception de la paire des nerfs hypoglosses, tous les nerfs encéphaliques des hauts vertébrés existent chez lesi reptiles i cependant il existe un reptile qui paraît être dë«* pourvu de nerfs optiques «
7. La comparaison du poids de l'encéphale des reptiles ^ au poids du corps de ces animaux, a donné pour rapport 1 à Idâbi
8. Les nerfs optique et moteur commun des yeux^ compa^ rés au volume de l'enoéphaie, sont plus volamineux che% la grenouille que chea le lézard.
9. La moelle ëpinière de la grenouille a un poids à*pmr>> près ég^ à celui de l'encéphale*
10» La ftoelle ëpinière des reptiles H oompoie 4e qmttb
S&ft STBUCTVBS DU STSTÂn IinWITX
faisceaax, deux de chaque côté; elle a un canal central re* vêtu de substance grise.
11. Quand la moelle épÎDÎère des reptiles est très longue , elle est en même temps très ténue ; lorsqu'elle est grosse , elle est courte.
12. Elle présente des renflemens correspondant au dé?eloppement des membres , mais aucun indice de renflemens ganglionaires. ^
13. Les racines des nerfs spinaux sont doubles ^ comme chez tous les vertébrés.
S II. STEUCTUBB BIT STST&HB HBRVEUX CâAÉBEO-SPIKAL
nSS EBPTILBS.
Avant de parler de la structure de la substance nerveuse , je consignerai ici un fait d'observation microscopique que je ne cherchais pas et qui m'a beaucoup étonné. En examinant, à l'aide d'un très fort grossissement , une portion de moelle épinière d'une grenouille, pressée entre les deux lames du compresseur, j'ai vu de petites molécules s'agiter en différens sens et douées d'un mouvement spontané comme sont les monades. Cependant, réfléchissant que le tube intestinal des grenouilles est ordinairement rempli de monades, qu'il en existe également dans l'eau , où se trouvent des substances animales en putréfaction, je pensai que ces monades pouvaient provenir de l'eau dans laquelle la grenouille avait séjourné, ou de ses intestins. Dans une seconde expérience , les mêmes animalcules se montrèrent de nouveau ; dès-lors, mon attention étant fixée sur ce point, je voulus savoir au juste ce qu'il fallait penser du phénomène qui se présentait à moi. J'ouvris avec précaution le canal rachidien d'une grenouille, j'en fis sortir une gouttelette de
DES RBPTILKS. 141
liqaide, que je recneUlis avec un tube de verre, et que je plaçai sous la lentille du microscope. Cette gouttelette contenait un nombre infini de monades et de plus quelques autres animalcules microscopiques. Je recueillis une goutte du liquide contenu dans le crftne, et j'y trouvai les mêmes animalcules. Je répétai cette expérience sur d'autres grenouilles, je la fis sur des lézards verts, et chaque fois, je trouvai des monades vivantes. Ainsi , le liquide céphalo-rachidien n'est pas à l'abri des animaux parasites. Les monades se formentelles dans le liquide céphalo-rachidien ; ou bien y sont-elles amenées par la circulation qui les prendrait dans les intestins pour les y apporter ? C'est une question que je fais, sans avoir maintenant aucune donnée pour la résoudre.
J'ai suivi , dans l'étude microscopique du système nerveux céphalo-rachidien des reptiles , les mêmes procédés que pour celle des poissons , je ne décrirai donc pas de nouveau les détails de ces procédés ; je passe de suite aux résultats.