‹ Anatomie comparéeChapitre 14 sur 37 · MYOLOGIE DU BLAIREAU D'EUROPE · texte numérisé non relu

MYOLOGIE DU BLAIREAU D'EUROPE

(Ünsus mees L., Cuv., Règ. an., 1, 140.)

Planches 100 à 103, dessinées par M. Guvier.

Cet animal, que Linnée plaçait dans son genre ursus, a en effet, en petit, la physionomie et les allures des ours.

Le peaucier, pl. 400, fig. 1, n'offre rien d’extraordinaire; mais ce qu'il faut remarquer, cest qu'il y à iei un cinquième extenseur du coude; la portion scapulaire [t] du triceps, pl. 100, fig. 2, se divise en deux faisceaux, dont le postérieur [ +t] va se fixer à l'angle postérieur de l’omoplate. Par contre, le quatrième extenseur [ & ] est faible. |

Le blaireau est, comme on sait, un animal fouisseur, et la disposition de ce cinquième extenseur doit augmenter considérablement la force d'extension de lavant-bras. Dans l'ours, cette particularité n'existe pas; mais l’extenseur scapulaire [t], pl. 81-82, est très puissant et s'attache à presque tout le bord inférieur de l’omoplate.

Le sterno-trapèze [ab], pl. 401, fig. 4, avant la séparation des muscles par la dissection, recouvre le sterno-mastoidien et s’accole au cleido-trapèze [a |.

La première languette du grand dentelé [+g], pl. 100, fig. 2, et pl. 102 et 105, fig. 1, qui vient de l'atlas, s'attache à la face externe de l’omoplate, et pourrait être considérée comme un angulaire de l’omoplate qui s’est accolé, par son bord postérieur, au bord antérieur de la premiére languette du deltoide.

Le grand pectoral est semblable à celui de l'ours pour sa portion sternale, c'est-à-dire que cette portion forme deux museles, un antérieur [+j], pl. 101, fig. 2, plus petit que le postérieur; mais on ne trouve point de portion profonde dite petit pectoral. Dans l'ours, ce petit pectoral [| pl. 87-88, fig. 1, n’est, au reste, guère qu'une simple division de la portion costale, qui se porte en arrière jusque sur l'abdomen, à moins qu'on ne veuille voir dans la portion [+] 1] le véritable petit pectoral qui se serait avancé sur le sternum jusqu'au point de devenir externe.

Le grand dorsal [z}, pl. 102, fig. 2, donne une forte languette [+7] qui va se jomdre à la portion [j' ] du grand pectoral, tandis que dans l'ours, fig. 2, pl. 87-88, c'est au petit pectoral que cette même portion du grand dorsal va se Jomdre.

La portion moyenne du scalène [6], pl. 105, fig. 4, forme deux bandes musculaires, dont la supérieure vient de la quatrième, et l'inférieure, des cinquième et sixième côtes.

«Le fléchisseur sublime {x}, pl. 102, fig. 2, dit M. Cuvier dans une note, consiste en deux languettes naissant du profond et allant au médius et à l'annuaire. »

Il y a un second cubital interne indiqué [+ 8]. venant de l’olécrane, comme dans l'ours.

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