‹ Anatomie comparéeChapitre 16 sur 37 · MYOLOGIE DE LA FOUINE · texte numérisé non relu

MYOLOGIE DE LA FOUINE

(MusreLa roiNa L., Cuv., Reg. an., tome 1, p. 145.)

PI. 104 à 107, dessinées par M. LAURILLARD.

Après les carnivores plantigrades, représentés dans nos myologies par l'ours, le coati et le blaireau, viennent, dans le Règne animal de M. Cuvier, les digitisrades, formant la seconde tribu des carnivores, ceux qui marchent sur le bout des doigts; toutefois 11 y a dans cette tribu de petits carnassiers que l’on a nommés vermiformes, à cause de la longueur de leur corps et de la brièveté de leurs pieds, qui sont représentés, dans nos myologies, par la fouine et la loutre, et qui, lorsqu'ils rampent sur le ventre pour s'approcher de leur proie, appuient souvent toute la plante de leurs pieds sur le sol.

Toute la partie du trapèze de la fouine [a et ab], pl. 104, qui se rend, soit au rudiment de la clavicule, soit au sternum, est très forte. Le grand dorsal [11 est aussi un muscle puissant qui s'étend en arrière jusqu'à la douzième côte. À son attache à l'humérus, ce musele se partage en deux parties à peu près égales, dont l’une se rend au tendon du grand rond [0] et l’autre au grand pectoral [j'], pl. 406, fig. 4; et l’on voit de plus que, par son bord antérieur, le grand dorsal [1] s'accole au bord postérieur du trapèze du dos [à |.

Le sterno-trapèze [ ab}, pl. 105, se confond supérieurement et inférieurement avec le sternomastoidien | b]. Celui-ci est marqué comme se divisant en trois bandes, dont les deux externes sont très étroites. Cette division d'un muscle en deux ou plusieurs trousseaux fibreux se rencontre assez fréquemment, et peut-être est-elle ici le résultat de la dissection; la préparation anatomique qui a servi pour mes dessins avait été faite par un autre que par moi, et c’est en vain que récemment j'ai cherché cette division sur l'autre côté de l'animal conservé dans l'alcool.

Il ny à point de petit pectoral; mais la portion costale [j |, pl. 105, du grand pectoral semble formée par la réunion de deux faisceaux.

On trouve, comme dans le blaireau, un cmquième extenseur du bras [+t}, pl. 104, qui se rend à l'angle postérieur de l’'omoplate; l’extenseur interne | t], pl. 106, fig. 4, est lui-même divisé en deux muscles.

L'extenseur propre du petit doigt |e‘], pl. 104, fig. 4, donne, comme dans les plantigrades et dans la plupart des earnassiers digitigrades, un tendon à chacun des trois derniers doigts, tandis que dans les singes, ainsi qu'on l'a vu, et dans quelques autres animaux, 1l n’en donne qu'aux deux derniers doigts, et que dans l’homme 1l n'en donne qu’au seul petit doigt.

L’extenseur de l'index est ici réuni à celui du pouce [Ü |; mais dans le coati ils forment deux

muscles séparés.

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