MYOLOGIE DE LA LOUTRE
(MusreLa LUTRA L., Cuv., Règ. an., tome I, p. 147.)
PI. 108 à 117, dessinées par M. Cuvier et par M. LAURILLARD.
Le peaucier est très fort; il s'étend sur presque toute la cuisse, et la plus grande partie de sa portion latérale et ventrale s’épanouit sur l'aponévrose brachiale; un seul petit faisceau [5°] se rend au grand pectoral | j" 1, pl. 409, fig. 4°, et pl. 4H, fig. 1.
Îl n’y a pas, non plus que dans la foume, de petit pectoral.
Le grand dorsal [1], fig. 2, pl. 409, se divise, comme dans la fouine, en deux portions, à son attache à l’humérus, dont l’une se rend au grand rond fo, et l’autre au grand pectoral [j' 1.
Le cinquième extenseur du bras [+t], fig. 1 et 2, celui qui va à l'angle postérieur de l'omoplate, existe; mais le quatrième, celui qui devrait aller au grand dorsal, n'existe point.
Le cubital interne | 6 |, fig. 2, pl. 409, ne forme qu'un muscle, mais il reçoit cependant un faisceau de fibres qui viennent du condyle interne de l’humérus.
Le palmaire grêle [«]a été coupé. La fig. 3 de cette même planche nous offre une singulière disposition du ventre huméral | &'] du fléchisseur profond. Sa partie moyenne ne se réunit point au tendon commun, et forme un petit muscle à part [+p"] qui fournit trois minces tendons perforés pour les trois doigts intermédiaires. Serait-ce là le véritable fléchisseur sublime, et celui que M. Cuvier a indiqué sur son dessin comme tel [x], fig. 2, ne serait-11l qu'un second plan du palmaire grêle, dont le plan externe n’agirait par ses tendons que sur l’aponévrose palmaire? Nous sommes tentés de le croire, car nous verrons que dans le chien, où il n’y a pas de second plan du palmaire grêle, ce fléchisseur sublime naît aussi sur le fléchisseur profond. Dans ce cas, le fléchisseur sublime, au lieu de prendre naissance au condyle de l’humérus, irait s'implanter sur le fléchisseur profond, et le palmaire grêle serait divisé en deux muscles superposés, exemple assez fréquent pour tous les muscles des membres.
La fig. 4, pl. MO, montre un accessoire du biceps [+q}] qui, au lieu de s'épanouir sur l’aponévrose jambière, comme le biceps [q}, pl. 108, se réunit au gastrocnémien externe, et contribue à former le tendon d'Achille. Le biceps lui-même est très fort et descend jusqu'à la malléole externe, ce qui fait, pour ainsi dire, disparaître la jambe, et ce qui favorise sans doute les mouvements de natation de la loutre.
Nous ferons remarquer, pl. 411, fig. 2 et 5, l'étendue du muscle grand transversaire [D], dont on à voulu faire la suite pour le cou du grand dorsal [B]. Il est bien évident qu'iei c'est un
muscle à part, dont les attaches postérieures sont bien différentes de celles du long dorsal qui
(1) Ce muscle est marqué par erreur [6] sur la planche.