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IN H1NOI

MYOLOGIE DU CHIEN

( Canis FaMiLIARIS L., Cuv., Reg. an., tome I, p. 149.)

PI. 119 à 123, dessinées par M. LAURILLARD aux deux-cinquièmes de la grandeur naturelle.

L'espèce de chien qui a servi à notre myologie est un chien de chasse à museau court, peutêtre un chien d'arrêt ou un braque; toujours est-il que les muscles annoncent un animal taillé pour la course.

Les trapèzes, quoique très forts, n'ont point de portion sternale.

Les pectoraux sont partagés en cinq faisceaux ou muscles distincts; le pectoral sternal se divise en trois parties, deux externes [j], dont une antérieure et une postérieure, et une profonde [+J], pl. 118-119, très petite, rubanée, qui s'insère à l'extrémité antérieure de l’épisternum et à l’humérus au-dessus du pectoral costal [j']. Celui-ci a un faisceau externe [+Jj'] qui s'insére à l'humérus immédiatement au-dessous de lui. On peut voir, pour les attaches de ces muscles à l'humérus, outre la planche citée, la pl. 120, fig. 1, et pour les attaches au sternum, les pl. 112 à 117.

Le sterno-mastoidien [b], pl. M8 et 120, offre une particularité remarquable : 11 a un petit accessoire [| +b] qui s’épanouit sous la partie moyenne du sterno-hyoïdien.

Les extenseurs du bras offrent encore, comme dans la fouine, une de ces augmentations si communes dans le nombre des faisceaux des muscles généralement forts; la portion scapulaire [t] est presque divisée en deux muscles, du moins à sa face interne, pl. 120, fig. 2, et la portion humérale interne [t’] se trouve renforcée d'un faisceau accessoire [+E ], fig. 2 et 3. On trouve, comme dans l'ours et le blaireau, un second cubital interne [+ 6] qui vient du condyle Imterne de l’humérus.

Le fléchisseur commun profond, fig. 3, montre bien que ce muscle n'est que la réunion des fléchisseurs de chaque doigt qui se sont soudés ensemble. On voit un ventre [ À] qui vient du radius et qui est le fléchisseur du pouce; un ventre [ a” ] qui vient du cubitus et qui est le fléchisseur du petit doigt; le ventre ['], qui vient du condyle interne de l'humérus, se partage immédiatement en deux faisceaux, dont le plus petit, ou l’interne, est évidemment le fléchisseur de l'index, et dont le plus gros montre, par les aponévroses qui en séparent les fibres, qu'il est composé aussi de deux faisceaux réunis, c’est-à-dire des fléchisseurs du médius et de l’annulaire. Et en effet, dans un fœtus de chien, on voit que ce large tendon du fléchisseur commun est formé de cinq petits tendons accolés l'un à l'autre.

Le grand fessier est peu étendu, mais 1l à un accessoire profond [+a], pl. 414-115 et 16-17, qui s'attache d'une part au ligament sacro-sciatique et de l’autre au grand trochanter.

On trouve deux accessoires du-biceps [+ q}], mêmes planches, un antérieur et un postérieur;

MYOLOGIE DU CHIEN.

le premier s’amincit et confond ses fibres avec celles de la face interne du muscle; le second descend jusque sur la jambe, et commence à paraître en dehors, pl. 112-115, vers le milieu du bord postérieur du biceps.

PL. 116-117, fig. 5, au signe [+], se remarque un petit muscle qui s'attache au bord de la cavité cotyloïde et au milieu de la face interne du fémur, un peu au-dessous de son col, musele que nous n'avons point rencontré jusqu'ici et que nous retrouverons dans la panthère. M. Strauss, dans son anatomie du chat, l’a figuré sous le nom d'épiméral.

Le couturier offre aussi dans le chien une remarque à faire : nous avons vu ce muscle dans l'ours, et dans le coati, envelopper la rotule et la tête supérieure du tibia; mais on trouve ici deux muscles séparés, pl. 124, qui se superposent en parte près du bassin, l’un, antérieur [+{], qui s'attache inférieurement tout entier à la rotule et qui, à son extrémité supérieure, embrasse ou contourne l'angle antérieur de l'os des îles, de telle façon qu'une partie de son attache est à la face externe de cet os et l'autre à la face interne. Ce muscle doit aider puissamment à l’action des extenseurs de la jambe; l’autre muscle, c’est-à-dire le couturier interne [t], enveloppe seulement la tête du tibia, et, comme à l’ordinaire, est un des fléchisseurs de la jambe.

Quoiqu'il n'y ait point de pouce au pied de derrière dans le chien, cependant nous avons regardé comme extenseur du pouce le petit muscle [ £’], pl. 122, fig. 4, qui se porte sur le tendon interne de l’extenseur commun, c’est-à-dire sur le tendon qui se rend à l'index. Nous pouvons faire, au reste, sur cet extenseur commun la même réflexion que pour les fléchisseurs de la main,

c'est qu'il y à autant de ventres ou faisceaux qu'il y à de doigts.

Laurillard del.

Fig. 1.

Peaucier et muscles de la face.

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