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MYOLOGIE DE LA LIONNE

(Feus Leo FEMINA L., Cuv., Règ. an., tome I, p. 161.)

Planches 143 à 155, dessinées, au tiers de la grandeur naturelle, par M. LAURITLARD.

Une remarque générale à faire sur la myologie de la lionne, et sur celle de la panthère qui va suivre, c'est que tous les muscles y sont d’une force remarquable.

La partie claviculaire du deltoïde[+], fig. 1, pl. 143, 144,145, 146 et 147, descend comme dans la hyène, jusqu'à l’avant-bras et unit son tendon à celui du biceps et du brachial interne. Ainsi nous avons ici un muscle qui s'étend par son union avec le trapèze [a|, à l’endroit du rudiment de clavicule, depuis la crête occipitale jusqu'à la partie supérieure du radius. |

Tous les muscles de l’avant-bras sont enveloppés dans une forte aponévrose qui prend naissance ou au moins se fixe sur un fort ligament marqué [++++|, pl. 147, qui, du condyle interne de lhumérus, va à l'apophyse styloïde du radius.

Au gastrocnémien externe [c|, pl. 145, fig. x, il existe un second ventre [+4] qui va se fixer à la rotule.

Jusqu'à présent nous avons toujours vu le sacro-lombaire se porter jusqu’à l'os des iles, ou du moins aller se confondre entre les côtes et le bassin avec le long dorsal ; ici il n’en est plus de même, c'est à peine s’il atteint la dernière côte. Voyez [C], pl. 149, fig. 2, et 150, fig. x.

Il doit en résulter plus d'indépendance entre les lombes et le tronc, et par conséquent plus de souplesse dans l’épine dorsale.

La portion moyenne du scalène [6‘|, pl. 149, prend, au contraire, une étendue plus considérable; elle se fixe au bord antérieur de la neuvième côte. |

Après ces quelques remarques sur l’ensemble des muscles, nous arrivons aux muscles des mains et des pieds, que nous avons représentés de grandeur naturelle, et qui offrent un appareil sinon spécial, du moins plus développé que dans les autres carnassiers. |

La fig. 1, pl. 15r, représente la main gauche vue en dessus. La disposition des extenseurs, des fléchisseurs et des ligaments élastiques s’y montre complétement. L'extenseur commun [<] et l’extenseur du petit doigt [<'| fournissent un tendon à chacun des doigts qui suivent le pouce; l'extenseur propre de l'index en fournit un au pouce. Ainsi le pouce n’a qu'un long extenseur, l'index trois, et les trois autres doigts chacun deux. Ces extenseurs ordinaires ne suffiraient pas à des animaux qui ont besoin de conserver à leurs ongles leur pointe et leur tranchant. Comme auxiliaires de ces extenseurs, il existe des ligaments de couleur jaune et de tissu élastique qui ont pour fonction de tenir renversée en arrière la troisième phalange sur la seconde, de telle sorte que l’ongle ne porte point à terre pendant la marche, et de donner de la fixité à la position de ces deuxième et troisième phalanges, dans tous les mouvements de la main. De ces trois ligaments deux sont plats; celui du côté interne [x] est plus large que celui du côté externe [x |; ils se portent de chaque côté de l'extrémité postérieure de la deuxième phalange à la base du talon postérieur de la phalange onguéale ; ils ont pour usage de maintenir en situation l’ongle dans quelque position qu'il se trouve. Le troisième ligament, sous la forme d’un cordon cylindrique [x], est fixé d’une part à l'extrémité inférieure de la deuxième phalange, et de l’autre au dos de la phalange onguéale; par son élasticité, ce ligament renverse en arrière cette dernière phalange sur la seconde, lorsque le tendon du fléchisseur reste inactif. |

Dans notre dessin les ongles du pouce, du médian et du petit doigt sont en action; les fléchisseurs [y] s'étant contractés, ils ont fait tourner les phalanges onguéales autour de l'extrémité de la deuxième phalange

(cette extrémité est marquée + au doigt médian), malgré la résistance du ligament [x?]. Dans cette position, les

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