MYOLOGIE DE LA PANTHÈRE
(Feus parpus L., Guv., Règ. an., tome I, p. 162.)
Planches 156 à 168, dessinées, à moitié de la grandeur naturelle, par M. LAURILLARD.
Tous les animaux de la famille des chats ayant la plus grande ressemblance entre eux, les muscles de la panthère offrent, comme on doit s’y attendre, peu de différence avec ceux de la lionne; cependant nous n'avons point vu, soit qu'il nous ait échappé, soit qu'en effet il n'existe point dans cette dernière, un muscle qui vient de l’'apophyse mastoiïde et se rend sous la gorge en traversant le digastrique, et qui semble contmuer en arrière le mylo-hyoïdien. Peutêtre est-ce un stylo-hyoidien, dont les deux attaches seraient changées. Quoi qu'il en soit, nous l’indiquons par la lettre [°], pl. 162 et 165, fig. 4 et 2.
Le deltoïde claviculaire descend, comme chez la lionne, jusqu’au radius; il reçoit également, comme chez cette dernière, un faisceau de fibres du grand pectoral [j1, pl. 164, fig. 4, avant de s'unir au brachial mterne.
Le grand pectoral, pl. 162, 165, fig. 4, est divisé en cmq chefs ou faisceaux : le premier [+j| s'étend dans toute la moitié antérieure du sternum; on pourrait peut-être le considérer comme un peaucier; le second [j] descend déjà plus bas que le sternum; le troisième [j'] s'étend jusqu’à la moitié de l'abdomen; la quatrième est très forte aussi et se trouve partagée en deux muscles superposés [jet + j°], fig. 2, pl. 164, qui vont se fixer à la grosse tubérosité de l’humérus auprès du sus-épineux.
Le tendon du palmaire grêle donne une portion charnue transversale [=], qui fournit deux tendons, dont l’un est l’unique fléchisseur perforé du petit doigt, et l’autre va se réunir au fléchisseur sublime de l’annulaire.
Le fléchisseur sublime [x] donne des languettes aux trois doigts intermédiaires. Nous voyons encore ici les deux interosseux inférieurs | Ÿ] aussi bien que ceux du pied [7], pl. 165, fig. 4, qui sont des adducteurs de l'index et du petit doigt. |
La parte coccygienne du biceps [| q, fig. 4, pl. 155, 156 et 458, 159 ] est si forte et tellement séparée de la partie ischiatique [q], qu'elle pourrait être considérée comme un cruro ou fémoro- COCCygIen.
Nous retrouvons également, pl. 160, 461, fig. 4 et 3, l'accessoire du droit antérieur de la cuisse [ 9’ |; 1l est même plus fort que dans la hyène. Il existe probablement aussi chez la lionne; mais la dissection n'y a pas été poussée aussi loin que chez la panthère.
Le gastrocnémien externe a aussi deux chefs, dont l'un [æ] pl. 160, 161, fig. 4, se fixe, comme à l'ordinaire, au-dessus du condyle externe du fémur, et l’autre [ + «| s'attache à la rotule.
Le sacro-lombaire | C, pl.160, 161, fig. 1] se comporte ici comme dans la lionne; mais le scalène