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Anatomie comparée

l.'Anntomie comparée rsl rAnaluoiie prise le plus pii grand qu’il soit possible Fomtibbau*

L'anatomie est une science i|iii a pour objet la structure des êtres organisés, animaux ou végétaux.

L'anatomie de l'homme, des animaux ou des plantes, étudiée séparément, fournil les faits qui doivent servir de fondement à cette étude; ces faits généralisés constituent la science. On la désigne communément sous le nom d’anatomie comparée ou de zootomie, quand elle a les animaux pour objet.

L’anatomie descriptive d'une espèce quelconque ne présente pas les caractères d’une science, et toute anatomie qui a des animaux pour objet n’est pas de l’anatomie comparée. On peut étudier toutes les espèces animales, comme on étudie l’homme, sans faire de l’anatomie comparée.

Jusqu'à latin du siècle dernier, la structure del’homme a presque seule occupé les anatomistes; l’anatomie était considérée simplement comme une branche de l’art de guérir. Depuis lors toutes les classes du règne animal ont fourni leur con-

li ANATOMIE COMPARÉE.

tingent de faits, el la science anatomique est née; c’est un produit du xtxc siècle.

On peut bien connaître l’anatomie descriptive d’une espèce sans comprendre les organes ; car dans cette étude, on se borne et on doit se borner à leur description pure el simple avec l’indication des rapports qu’ils ont entre eux.

Il y a longtemps qu’on a dit au sujet de l'architecture: « Celui qui n’a vu qu’un monument n’en a pas vu ;» il en est de même de celui qui ne connaît que l’anatomie d’une espèce.

Si les animaux n’existaient pas, l'homme serait beaucoup plus incompréhensible, dit BulTon. C’est en effet par les animaux que l’on doit comprendre l'homme. Les organismes les plus simples, les êtres qui ne sont, pour ainsi dire, qu’un seul organe et qu’un seul tissu, sont ceux qui font le mieux comprendre la nature des organisations si diverses et si compliquées qui couronnent le règne animal.

U Anatomie comparée aura donc pour objet d’étudier les organes et les modifications qu’ils subissent dans les diverses classes du règne animal, de comparer les faits entre eux et d’arriver à la connaissance des lois qui président au développement et à la coordination des divers êtres de ce règne.

Au premier abord, cette science paraît d’uneétendue effrayante et inabordable pour ceux qui ne veulent pas en faire une élude spéciale; que l’on se rassure! Celui qui connaît l’organisation d’une espèce élevée, de l’homme surtout, connaît bien vite l’organisation des diverses classes; comme celui qui a étudié le style ogival en architecture apprend aisément à connaître les divers styles dont il dérive el qui l’ont précédé.

C’est aussi une erreur de croire qu’il est nécessaire de connaître d’abord l’anatomie de l’homme; cette connaissance est utile, mais elle n’est pas indispensable. On peut étudier les faits puisés dans l’observation de telle ou telle espèce, soit en commençant par le haut de l’échelle, l’homme par exemple, soit en prenant pour type un insecte ou un ver; on peut aussi bien procéder du simple au composé, que du composé au simple.

Voici la marche que nous allons suivre. Votre but est. disons-nous, d’étudier les divers organes ou appareils qui coin-

IlNTKODI CTiO.N

posent les animaux de toutes les classes; il nous faut donc d’abord connaître ces classes; il faut que nous ayons devant nous un tableau qui les représente dans leur ordre naturel; et, connue nous ne pouvons étudier tous les appareils à la fois, il faut aussi que nous les placions dans un certain ordre; c’est ce qui nous fait résumer, dans deux tableaux differents, le régne animal et les appareils anatomiques.

Voici le tableau du règne animal distribué en classes :

Maniuii fères u/i/'eu i.

vertébrés ^ Oiseaux (coq).

o|| Reptiles tortue).

u v pocoty i f.no> es. I Batraciens (grenouille).

Poissons (carpe).

VRTICCLÉS

ou

ÉPIl.OTY I.ÉROX KS.

Insectes (hanneton).

Myriapodes (scolopendre).

Arachnides (araignée).

Crustacés' (crabe).

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