‹ Anatomie de l'espace maxillo-amygdalien: Région sous-anglo-maxillaireChapitre 16 sur 22 · VE · texte numérisé non relu

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vroses des ptérygoïdiens et aponévrose inter-ptérygoïdienne (Juvara, 7h. Paris, A895). Les interstices celluleux sont perforés par des organes, échangés entre les deux régions postérieure et antérieure, spécialement par les artères et les nerfs qui, de la région parotidienne, gagnent, à des niveaux du reste variables, la région ptérygo-maxillaire.

Il est donc difficile de comprendre comment certains auteurs ont vu un ptérygoïdien externe, complètement différent au point de vue topographique du ptérygoïdien interne. Sans doute ces deux muscles n’ont point la même obliquité vers le maxillaire inférieur, mais, quand on évite de les désunir en disséquant les aponévroses et en les écartant en sens inverse, la dissection les montre, répétons-le, absolument confondus et formant un plan unique. C’est ce qu'a bien montré mon maître, M. Sebileau (Démonstrations d’Anat., 1892) dans son exposé de la région parotidienne, Il restait peut-être à le répéter à propos de la région ptérygo-maxillaire.

Ce point de vue a son importance, car il permet de renoncer à cette région imprécise, dite espace maxillo-pharyngien, qui ne pourrait que perpétuer des malentendus et à laquelle on doit tendre à renoncer, dans ces systématisations topographiques, qui, tout en restant parfaitement exactes, ont une rigueur schématique qui fait leur simplicité et leur supériorité pratique.

Et ceci nous conduit à un point spécial que nous avons en vue, à propos du ptérygoïdien interne, dans la région sousangulo-maxillaire. La partie extrême de ce muscle est incluse dans la région, par ses deux faces, par ses deux bords. A ce niveau on ne peut plus dire, comme précédemment, que ie ptéry-

goïdien interne est une cloison cervico-faciale entre la région

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parotidienne et la région ptérygo-maxillaire, C’est là le complément, le correctif, de ce qui précède, Ce point de vue justi-

fie, remarquons-le, l'isolement de ja région sous-angulaire,

2° Les muscles styliens.

Souvent on trouve les trois corps charnus classiques, mais ‘surplusieursdissections consécutives on peut ne pas rencontrer la disposition typique. Dans deux cas, on peut voir sur nos figures, un stylo-hyoïdien accessoire, intermédiaire, dans le sens transversal, au stylo-hyoïdien principal et au stylo-pharyngien, donc placé, dans le sens sagittal, derrière le styloglosse, le long du ligament stylo-hyoïdien, en dehors de lui. Sur une autre figure, apparaît un stylo-amygdalien allant se perdre sur la coque fibro-musculaire de l’amygdale.

I] s'agit, soit de muscles dissociables en plusieurs faisceaux, soit de véritables corps musculaires supplémentaires. On constate en somme, dans ces muscles de la partie haute du deuxième arc, la même variabilité que dans ceux de sa partie basse, les muscles de l'os hyoïde. Peut-être pourrait-on dire qu'il y a, moins trois muscles que trois groupes de fibres musculaires : groupe stylien-hyoïdien — auquel le digastrique postérieur doit être réuni — ; groupe stylien-lingual ; groupe stylien-pharyngien. Le groupe stylien-amygdalien est trop exceptionnel et trop peu important pour être rangé à part, il fait partie du groupe stylien-pharyngien. Ce point de vue peut présenter quelque intérêt pour l'étude des aponévroses ; nous

le retrouverons.

S 3. — Aponévroses.

La façon dont se comportent, au niveau de la région sousangulaire, les feuillets aponévrotiques de la face et du cou, présente quelque intérêt pour comprendre la disposition des loges cellulaires et par conséquent la localisation et la propagation des inflammations. Sans aucune discussion, historique ou critique, nous nous bornerons à exposer ce que la dissec-

tion nous a montré.

1° L'aponévrose superficielle.

L’aponévrose superficielle du cou s’arrête-t-elle entièrement au bord postérieur et au bord inférieur de l'angle maxillaire ? Ne passerait-elle pas, en totalité ou en partie, dans la face, où elle se perdrait peu à peu sous les peauciers ? C’est cette disposition qui parait la plus vraisemblable. Elle reste évidemment distincte du fascia massétérin.

Ce feuillet semble fixer Je bord du sterno-mastoïdien au coude du maxillaire. Cette bandelette angulo - maxillaire, fausse insertion faciale du sterno-mastoïdien, peut-être reliquat du chef maxillaire de certains animaux, peut-être aussi formée en partie par les éléments profonds du peaucier, n'appartient en tout cas à l’aponévrose superficielle que par ses plans de surface. Profondément elle se prolonge, mais en prenant une autre signification et une autre origine ; c'est donc une formation complexe.

20 L'aponévrose moyenne.

L'aponévrose moyenne, à laquelle le nom d’aponévrose pro-

fonde conviendrait bien mieux qu'au fascia des muscles pré-

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