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tés nombreuses de chacun de ses segments. On la voit naitre dans la région carotidienne, monter, disparaître sous le digastrique. Elle arrive dans la région sous-angulaire En arrière, on la retrouve faisant saillie dans la loge parotidienne ; on devine sa première flexure juxta-pharyngée sous le feuillet capsulaire. Devenue transversale et légèrement descendante, avec une très minime obliquité postérieure, elle tend à se porter en surface. C'est le segment qu'on voit surgir ici de la profondeur. S'étant rapprochée de la face profonde de l'angle maxillaire, elle présente bientôt une deuxième flexure. Elle devient postéro-antérieure, légèrement oblique en dehors, en restant dans le plan horizontal. Elle longe alors l'angle d'union des faces supérieure et externe de la glande sous -maxillaire, adossée à la glande, tendant à s'en dégager si plus en arrière elle s'était trouvée incluse dans sa masse. Au moment où elle quitte la région de l'angle, ou peu après, l'artère décrit enfin, brusquement, une double flexure. La première dans le plan frontal, après laquelle elle redevient transversale, oblique en dehors et en avant. La seconde, toujours dans le même plan, après laquelle elle apparaît dans la face, ascendante, presque verticale, un peu oblique en avant et en dedans.
Donc, l'artère faciale présente quatre flexures, quatre courbures à angles droits, à des niveaux très divers, toutes situées, mais les deux premières plus spécialement, derrière l'angle de la mâchoire. Une formule commode est la suivante. La faciale présente deux portions extrêmes verticales, lune cervicale et profonde, l'autre faciale et superticielle ; elles sont réunies par un segment sous-angulo-maxillaire disposé en Z ou en $ dans le plan horizontal. À ces courbures principales s'a-
joutent, dans chaque segment, des courbures de second ordre,
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qui. font varier, dans une très large mesure, la physionomie de cette artère.
Pour compléter ce plan supertficiel, 11 faut y placer, au-dessous du ptérygoïdien interne et sur ses bords, le pôle postérieur et supérieur de la glande sous-maxillaire, le pôle inférieur et antérieur de la glande parotide. Les deux glandes s’adossent, comblant tous les espaces vides.
Les deux gaines fibreuses glandulaires ont été représentées. En s'accolant, elles forment une sorte de cloison commune de séparation des deux loges glandulaires. C'est la partie profonde de la bandelette aponévrotique angulo-maxillaire, dont le plan superficiel a été déjà signalé. L'artère faciale passe dans cette cloison, mais avec une tendance marquée à s'enclaver plutôt dans la glande sous-maxillaire, ou tout au moins à y pousser
un certain nombre de coudes de court rayon.
2° Plan moyen stylo-musculaire.
Pour mettre à nu le deuxième plan, le plus important, le plus riche, il faut récliner en bas et en avant la glande sousmaxillaire, sectionner le nerf du mylo-hyoïdien, récliner en avant le nerf lingual, relever ou supprimer toute la portion inféro-externe, débordante, du ptérygoïdien interne,
Les organes de ce deuxième plan ne se dégagent pas d'emblée. À ce moment de la préparation, on n’aperçoit qu'une excavation dont le fond est complètement tapissé de lamelles conjonctives épaisses. Ce sont les parties profondes des deux gaines parotidienne et sous-maxillaire. C'est la partie basse de l'aponévrose ptérygoidienne. C’est la lame conjonctive qui noie, dans un feutrage plus où moins dense, les muscles
styliens.
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