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CONNEXIONS DES NERFS MOTEURS OCULAIRES

coupes 1 12 et 113 sur lesquelles se voient le facial (112) et une partie du nerf acoustique (113).

Nous ferons remarquer tout d'abord qu'au niveau de l'entrée ou émergence du facial apparaît une formation toute nouvelle : Volive supérieure {fig. 112, 0). Celle-ci est un feuillet plissé de substance grise qui offre de grandes ressemblances avec l'olive inférieure ou bulbaire en ce qui concerne sa structure et sa disposition (1). Elle commence au niveau de rentrée du facial et descend un peu plus bas que le bord inférieur de la protubérance. Elle paraît être plus développée chez les mammifères que chez l'homme, elle est notamment très-grande chez le cheval et les carnivores. Le feuillet gris se compose de petites cellules ganglionnaires tout à fait semblables à celles de l'olive inférieure.

Pour ce qui concerne leurs connexions deux points paraissent bien établis :

a. On voit manifestement, chez le chien, un faisceau venant du dehors et d'en haut; il semble provenir du cervelet et se dirige vers l'olive supérieure qu'il entoure tout au moins, pour ne pas dire qu'il s'unit aux cellules de cet organe.

Ce faisceau a été découvert pour la première fois par Meynert chez la souris sauteuse (Springmaus) ; on ne le connaît pas encore chez Thomme ; dans tous les cas on ne Ty connaît pas comme faisceau distinct, tel qu'il existe chez les animaux que nous venons de mentionner.

b. L'olive supérieure se trouve en connexion avec les fibres du champ moteur qui viennent d'en haut; celles-ci pénètrent dans l'olive et entrent en connexion avec les cellules de cet organe.

Ces deux points recevront plus loin des développements qui en montreront l'importance.

Dans la figure 112, on voit, en dehors de la racine émergente du facial, la coupé transversale de la grosse racine bulbaire du trijumeau, racine qui renferme dans sa concavité la substance gélatineuse de Rolando. Le facial pénètre dans la moelle allongée en dedans de

(1) Le nom ^*olives supérieures a été également donné par Luys aux noyaux rouges (développés sur le trajet des pédoncules cérébelleux supérieurs). Nous devons donc mettre ici le lecteur en garde contre la confusion qui pourrait résulter de ce double emploi d'une même dénomination : les véritables olives supérieures, celles que décrit ici Uuguenin, avaient dès longtemps été reconnues et ainsi dénommées par SchrOder van der Kolk : du reste leur structure, la nature de leurs éléments cellulaires, justifie leur nom^ c'est-à-dire les montre analogues aux olives inférieures ou bulbaires : ajoutons que dans la série des mammifères il nous a paru y avoir une sorte de balancement entre le développement relatif des olives supérieures et des olives inférieures.

206 OLIVES ET FIBUES ARGIFORMES.

cette grosse racine du trijumeau; le nerf acoustique, que nous allons étudier bientôt, passe en dehors.

Nous avons dit précédemment quelle était la situation du pédoncule cérébelleux supérieur dans cette région.

Il nous reste par contre encore à étudier les parties latérales de la coupe 113.

A la place du pédoncule cérébelleux supérieur, nous voyons ici deux faisceaux : Tun supérieur plus petit, à fascicules s^eondaires trèsétroits ; Tautre inférieur, plus grand et offrant des faisceaux secondaires plus gros. Le pédoncule cérébelleux supérieura complètement disparu, il est entré dans le cervelet^ et les deux nouY^Ues surfaces de section appartiennent au pédoncule cérébelleux inférieur. Ciomme nous Tavons déjà fait remarquer, celui-ci se divise en dettX'.partieS) une supérieure, le cordon cunéiforme et grôle, et une ittfàrieore, le corps restiforme proprement dit. : i. .

La figure 113 montre, outre rentrée du nerf acoustique»^ la racine ascendante (bulbaire) du trijumeau, et, entre te noyau dU'facialet le raphé, Tolive supérieure. Sur la figure 112 se voit en€k>ïe jies dem côtés du raphé le faisceau longitudinal postérieur; sur la figure 113, ce faisceau commence à perdre son aspect compact; bientdt il disparait de la région de la calotte. Nous verrons, au chapitrev eoncernant le nerf acoustique, quel est le sort probable de ce faisceau.

Nous voyons, dans les figures 112 et 113, le champ moteor traversé transversalement par une masse de faisceaux qui ont considér rablement augmenté de nombre, en comparaison de ce qui se voit sur les coupes précédentes. Nous avons déjà dit qu'il est bien établi que la plus grande partie de ces faisceaux provient du corps restiforme.

La figure 113 montre le passage d'un certain nombre de fibres arciformes du corps restiforme dans le champ moteur {p) ; ce passage du corps restiforme peut être observé avec beaucoup de , clarté dans toutes les coupes qui suivent ; par contre il est très-difficile d'établir la terminaison définitive de ces fibres transversales.

De fait c'est là encore Tun des points les plus obscurs de l'anatomie de la moelle allongée.

Enfin nous devons ajouter que l'on voit par-ci par-là dans tout le champ moteur des amas épars de cellules ganglionnaires de différentes grosseurs ; mais il est impossible de tirer une déduction quelconque de la situation très-variée de ces noyaux (1).

(1) Nous verrons ultérieurement que ces séries de petits noyaux doivent être considérées comme faisant suite à la substance grise de la tête de la corne anté-

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