NERF ACOUSTIQUE
fibres laissent cependant déjà un espace vide au-dessous d'elles^ (r). Dans la figure 116 enfin, les fibres de la protubérance ont complètement disparu, et le pédoncule cérébral devenu libre s*est transformé en pyramide antérieure du bulbe. — Le pédanctUe cérébelleux inférieur se montre sous le même aspect dans les trois figures (PC). Il est divisé, comme nous Tavons dit, en deux parties. — Des deux côlés du raphé se voit le champ moteur qui renferme {/ig. 113 et 115) Tolive supérieure ; cette dernière a disparu dans la figure 116; par contre la partie supérieure de rdive inférieure, olive bulbaire, apparaît entre le champ moteur et la pyramide antérieure. En dehors du champ moteur se trouve sur les trois coupes la racine ascendante bulbaire du trijumeau (o). Entre cette dernière et le pédoncule cérébelleux inférieur pénètre le nerf acoustique. Nous ne pouvons que répéter ici ce que nous avons dit plus haut, sur la disposition du champ moteur, sur ses rapports avec les cellules ganglionnaires, et les fibres arciformes qui le traversent; on voit notamment sur les trois figures la naissance de fibres arciformes dans le corps resliforme (/>).
Sur la figure 57, le noyau du nerf acoustique est marqué en o. Il est incontestable qu'une racine de ce nerf se termine dans ce point, mais Taire du noyau s'étend encore plus loin dans le triangle inférieur du sinus rhomboïdal. Stilling a placé le noyau du glossopharyngien dans le coin le plus extérieur du sinus ; nous avons' à faire pour ce noyau la même correction que celle que nous avons faite pour le noyau du facial. Le noyau du glossopharyngien de Stilling appartient au noyau de l'acoustique, c'est-à-dire que la région d'où partent des racines du nerf acoustique s'étend jusque dans le triangle compris entre le noyau du pneumogastrique et le pédoncule cérébelleux inférieur. Dans le sinus rhomboïdal, le noyau du nerf acoustique est divisé par conséquent en deux parties par les stries médullaires de l'acoustique.
Ces stries médullaires (bu barbes du calamus) sont, comme on sait, les racines du nerf acoustique qui contournent le pédoncule cérébelleux et disparaissent dans la profondeur sur la ligne médiane du plancher du quatrième ventricule.
Nous allons passer maintenant à l'étude des racines de l'acoustique ; nous verrons d'ailleurs que nous ne savons pas grand'chose sur ce nerf et sur ses connexions avec les centres supérieurs.
On décrit au nerf acoustique plusieurs amas de cellules dans lesquels on peut poursuivre des fibres de ce nerf :