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OUIGINES DU NERF ACOUSTIQUE

calotte (faisceau acoustique) se recourbait en dehors au niveau du noyau interne du nerf auditif, et pénétrait dans ce noyau. Il croyait pouvoir suivre le faisceau en haut jusque dans Técorce de Tinsula de Reil.

Meynert a modifié de lui-même cette manière de voir. Nous avons dit, plus haut, quelle était l'origine du faisceau (Voy. p. 144, ^\fig. 90) ; il reste encore bien des points douteux à ce sujet. Pour ce qui concerne sa terminaison, nous pouvons dire qu'il se résout en dernier lieu dans le champ moteur avec lequel il passe dans les cordons antéro-latéraux de la moelle épinière. Meynert lui-même est revenu à ces idées de Stilling.

Nous admettons donc que le champ moteur se compose :

Des faisceaux de la couche optique compris dans la calotte ;

Du faisceau superficiel du ruban de Reil;

Du faisceau profond du ruban de Reil ;

Du petit faisceau du pédoncule cérébral qui s'unit au champ moteur;

Du faisceau longitudinal postérieur.

Au point de vue physiologique il n'est plus possible de donner une interprétation de ce dernier faisceau. Les idées anciennes de Meynert permettaient, au contraire, des déductions physiologiques fort séduisantes sur le trajet du cordon acoustique. On voyait en lui le prolongement central du nerf auditif qui, de cette façon, était mis en communication directe avec Técorce de Tinsula. Il existait ainsi une voie de transmission directe des impressions périphériques du nerf auditif à un centre psychique.

Mais aujourd'hui il est reconnu que le faisceau longitudinal postérieur n'a pas de rapport avec le nerf auditif, et, comme on ne connaît point dans la moelle allongée de fibres allant de l'auditif aux centres psychiques, on est forcé de se ranger à l'opinion de Meynert qui veut que la plus grande partie du nerf acoustique se rende au cervelet, et que la connexion avec le cerveau se fasse exclusivement par l'intermédiaire de ce dernier organe. En acceptant cette manière de voir, nous verrons que les connexions peuvent s'établir par deux voies.

Nous avons déjà dit que, dans la protubérance annulaire, se détachent des fibres du pédoncule cérébral qui se recourbent en dehors et se rendent au cervelet avec le pédoncule cérébelleux moyen. A priori on ne peut pas affirmer qu'il n'y ait pas dans cette voie des fibres provenant du cervelet, qui soient en communication avec le nerf auditif et qui se joignent à la partie externe, sensible, du pédoncule cérébral^ laquelle se rend à Técorce du lobe occipital en

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