‹ Anatomie des centres nerveuxChapitre 129 sur 186 · MÉNINGES · texte numérisé non relu

MÉNINGES

exemple au sommet: de toutes les circonvolutions; au contraire, là oà se trouvent des vallées dans lesquelles la pie-mère se replie^ il existe.seulement un grand nombre de lamelles et de trabécules re« • liant les deux membranes.

De cette- façon, l'espace appelé ordinairement sous-^zracknoïdien se trouve former un système de petites lacunes divisées en de nombreux compartiments et anastomosées ensemble. L'arachnoïde n'a rien de commun avec le plexus choroïde (Henle). L'arachnoïde se compose d'un tissu cellulaire moins serré que celui de la dure^mère ; ses faisceaux s'entre-croisent en forme de réseau et sont également entremêlés de nombreuses fibres élastiques. Elle offre à sa face externe un épithélium tout à fait semblable à celui de la dure-mère ; mais la face interne de l'arachnoïde est complètement privée d'épi :^ thélium.

La pie-mère^ la membrane vasculaire proprement dite des auteurs,, est unie partout à Técorce du cerveau ; elle pénètre psa* conséquent dans les cavités et les dépressions de cette dernière.

Son adhérence avec les parties superficieUes du cerveau est très-variable ; sur certaines parties il est impossible de la détacher sans produire des lésions su^rficielles. Cela tient à la grande richesse de ces^ parties en vaisseaux sanguins. La pie*mère n'est pas directe* méat adhérente au plancher du quatrième ventricule. Elle est tendue au-dessus de lui et adhère seulement à ses Ixnrds.

La structure intime de la pie-mère est très-simple : eUe est comr posée d'un tissu ceUuiaire fin et peu serré, rarement réuni en fai^ oeaux distincts ; les fibres élastiques y manquent complètement. Le tissu cellulaire est par contre riche en cellules conjonctives dont un grand nombre sont pigmentées, d'après KcUiker.

Les vaisseaux de ces membranes offrent des différences nombreu-*^ ses. Le feuillet externe de la dure-mère est riche en vateseaux qui vienient tous des artères méningées et sont destinés aux parois du crâne. La dure-mère présente des sinus veineux situés entre les deux feuillete. et tapissés, par unépithéUum. L'arachnoïde ne renferme pas de vaisseaux.

La pieHmère par contre renferme un nombre considérable; de vaisseaux des calibres les plus différents. Cesvaisseaux apportent le sang à la pie^mère elle-même,, à l'écorce et aux parties les plus voisines de la couronne radiée. Ik pénétrât dans le caveau d'une façon toute particulière. Les petites artères,, qui n'offrent que des différencest de grandeur assez faibles, marchent un'certain espace entre la pie-

mère et la surface du cerveau, parallèles à cette dernière ; elles envoient ensuite à angle droit leurs rameaux dans le tissu de Técorce; la distrubution spéciale de ces vaisseaux sera exposée plus loin.

Nerfs des membranes,

La dure-mère. — Un rameau important (wen;w55joiwo5t/5,Luschka), vient de la troisième branche du trijumeau, le long de Tarière méningée moyenne. Les artères méningées antérieures et postérieures sont également accompagnées de nerfs, d'après Purkinje, mais on ne sait pas encore d'où ces nerfs proviennent. Un rameau nerveux de la seconde branche du trijumeau accompagne également l'artère méningée moyenne.

Le nerf de la tente du cervelet (Arnold) parcourt la tente jusque vers les sinus postérieurs et vient de la première branche du trijumeau.

Le nerf vague envoie un rameau récurrent à la tente du cervelet.

Arachnoïde. — D'après Kôlliker, cette membrane serait dépourvue de nerfs ; d'autres auteurs lui décrivent des nerfs, mais ils ne sont pas acceptés par Kôlliker.

La pie-mère. — La pie-mère renferme de nombreux rameaux nerveux, mais on n^en connaît pas la terminaison. Ils accompagnent, disposés en réseaux, les troncs vascul aires, et forment probablement en majeure partie des nerfs vaso-moteurs. Kôlliker a établi ce fait d'une grande importance, à savoir que les fibres nerveuses pénètrent dans l'écorce avec les vaisseaux. Ces plexus prennent leur origine pour la moelle dans les racines postérieures, pour la pie-mère cérébrale dans le plexus sympathique (plexus vertébral, carotidienj et enfin directement des nerfs cérébraux (Bochdaleck). Le trijumeau et le facial fournissent notamment de ces rameaux, mais surtout le nerf acoustique. D'après Bochdaleck des fibres viendraient directement de la protubérance, de la moelle allongée et du pédoncule cérébelleux inférieur. Dans tous les cas, il est certain que les vaisseaux de la pie-mère et de Técorce reçoivent des rameaux nerveux, dont le centre d'innervation se trouve placé très-haut dans le cerveau luimême.

Nous devons faire une mention spéciale des espaces périvasculaires que Robin et His ont décrits autour des vaisseaux de la pie-mère et de l'écorce du cerveau. Dans la pie-mère on connaît depuis longtemps des espaces lympathiques assez larges, et^qui entourent les vaisseaux comme une gaîne et les accompagnent jusqu'aux ouvertures crâniennes. Robin et His ont décritune disposition semblable des vaisseaux

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