ÉGORGE CÉRÉBRALE
régions, de la voûte à trois piliers et du faisceau longitudinal sousjacent à la circonvolution de l'ourlet, par Tintermédiaire de la substance réticulée du subiculum (page 133). Nous avons à exposer maintenant comment s'établit la connexion dé ces deux systèmes par l'intermédiaire de l'écorce de la corne d'Ammon. Les fibres de la substance réticulée du subiculum pénètrent dans l'angle formé par l'enroulement de l'écorce de la corne d'Ammon. De ce point, les fibres qui sont partout adossées à la surface extérieure de l'écorce, peuvent facilement pénétrer dans l'intérieur de l'écorce. La signification de ces fibres, comme système d'association, trouve sa confirmation dans ce fait que l'on rencontre beaucoup de cellules fusiformes dans ce feuillet de la corne d'Ammon.
L'écorce de la corne d'Ammon est totalement privée des noyaux dits éléments sensitifs; il n'y a guère que deux sortes de gros éléments nerveux ; ces deux sortes d'éléments nous sont déjà connus, ce sont les petites et les grosses cellules ganglionnaires pyramidales, par conséquent des éléments purement moteurs.
Dans l'écorce du subiculum, on ne rencontre que des éléments pyramidaux petits et grands; il n'y a plus de noyaux. Les prolongements du sommet de ces cellules sont dirigés vers le haut, et offrent des subdivisions des plus évidentes. Il n'est pas possible d'établir d'une façon bien précise comment s'effectuent les connexions de ces cellules avec les fibres du feuillet médullaire sus-jacent. Au moment où l'écorce s'enfonce dans la profondeur pour se recourber, elle perd aussi (Meynert) les petites cellules ganglionnaires et ne se compose plus alors que des grosses cellules motrices. Par contre cette partie enroulée de l'écorce offre, jusqu'au fascia dentata, quelques particularités. Dans le point où la substance réticulée pénètre dans le sinus, vient se joindre le stratum lacunosum de Meynert. Ce stratum lacunosum est constitué, d'après cet auteur, par un épais réseau d'espaces lymphatiques périvasculaires, disposés autour d'un lacis de capillaires qui pénètrent par en bas dans la corne inférieure du ventricule latéral. Plus en dedans on rencontre l'équivalent de la deuxième couche corticale (petites cellules pyramidales) ; mais comme ces dernières manquent, toute la couche reçoit des longs prolongements de la pointe des cellules pyramidales un aspect radié, stratum radiatum de Kupfer.
Plus en dedans, nous trouvons ensuite la couche nerveuse propre* ment dite, qui renferme les grosses cellules gangHonnaires. Ces cellules sont constituées d'après le schéma précédemment établi (cellules