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V. — L'écorce de la pointe de la circonvolution en crochet

L'écorce de cette région est particulièrement intéressante par ce fait que c'est dans ce point que pénètre la plus grande partie du tractus olfactif. Elle se différencie du type ordinaire de l'écorce

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par le nombre beaucoup plus grand d'éléments sensitifs qu'elle renferme. On peut suivre sans difficulté, sur une certaine longueur, les fibres qui pénètrent dans son intérieur. Elles échappent ensuite à la vue et on n'a pas encore pu établir pour elles de connexion avec les cellules. Nous n'avons pas le dessein de discuter ici des opinions encore indécises sur la structure intime de cette région ; il nous suffira de dire que cette slructiire est particulière. Le territoire de récorce qui sert à l'odorat n'occupe au reste chez les anima^^ux pas seulement cette petite place à la pointe de la circonvolution en crochet. Chez le porc-épic, elle s'étend au bord externe du tractus olfactif en avant, et l'on voit à l'œil nu d'épais faisceaux partir de ce point et disparaître dans Técorce avoisinante.

YI. — Du bulbe olfactif.

Nous considérons le bulbe olfactif comme le centre primaire sensoriel du nerf olfaclif ; à ce point de vue il est à placer au même rang que la partie postérieure de la substance grise de la moelle épinière (centre des nerfs périphériques sensitifs, centre de la douleur), que les ganglions oii vient aboutir le nerf optique (pulvinar, tubercules quadrijumeaux, corps genouillé externe) et que le noyau du glosso-pharyngien; nous ne connaissons pas d'équivalent pour le noyau de Tacoustique ; sa distribution dans la moelle allongée et le cervelet est tout à fait particulière, et dans tous les cas connue seulement dans sa plus petite partie.

Nous avons indiqué déjà à plusieurs reprises que nous ne saurions admettre des connexions entre la substance médullaire du bulbe olfactif et la substance blanche du lobe frontal, et notamment avec la commissure antérieure. Le bulbe olfactif est appliqué sous l'exlrémité antérieure du lobe frontal, et ses fibres médullaires se rendent à leur destination par Tintermédiaire du tractus olfactif. L'écorce située sous le bulbe olfactif est une formation rudimentaire, qui n'est connue encore que très-imparfaitement. Il n'est pas absolument démontré jusqu'ici que des fibres de la moelle du bulbe ne pénètrent pas dans Tintérieur de cette partie de l'écorce.

Le bulbe lui-même offre chez beaucoup d'animaux une écorce épaisse ; cette écorce est au contraire mince et pauvre en éléments chez l'homme, ce qui correspond à l'état rudimentaire de cet organe chez l'homme. Mais autant qu'il est actuellement possible de se rendre compte des faits, les parties élémentaires paraissent être

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