MASSES CENTRALES DES HÉMISPHÈRES
tréraité postérieure, c'est le tubercule postérieur^ pulvinar thalami optici (c, /ig. 49). Sur le bord libre des couches optiques, du côté du ventricule moyen se voient des fibres blanches venant de la profondeur. Ces fibres se réunissent et forment de chaque côté un cordon blanc qui se dirige en arrière pour aller rejoindre la glande pinéale. On donne à ces fibres le nom de pédoncules de la glande [pedunculi conarit) .
A la face inférieure du tubercule postérieur de la couche optique (pulvinar) se trouve une masse grise distincte qui reçoit une partie de l'extrémité de la bandelette optique, c'est le corps genouillé externe, corpus geniculatus externum [aeûssere Kniehoecker). Il n'y a donc qu'une partie de la face externe de la couche optique qui ait des connexions avec les portions avoisinantes du cerveau. L'extrémité postérieure de la couche optique proémine en arrière et en dehors de manière à faire saillie d'une part dans la corne postérieure, et de l'autre dans la corne inférieure du ventricule latéral. (Voir plus loin.)
Le ventricule moyen s'étend vers le bas entre les deux couches optiques ; il est fermé en bas par une lame de substance que nous étudierons plus loin avec soin. .A sa partie postérieure, immédiate* ment au-dessous du bord antérieur des tubercules quadri jumeaux, s'ouvre l'aqueduc de Sylvius.
Les venlricules latéraux ont une disposition fort compliquée; d'une façon générale ils représentent une fente horizontale dont le plancher est constitué par la partie supérieure des gros ganglions et la voûte par le corps calleux qui est étendu au-dessus de toute l'excavation antérieure du cerveau. Mais comme le ventricule offre des prolongements et des anfractuosités en avant, en bas et en arrière, sa conformation est de fait beaucoup plus compliquée.
Le moins important de ces prolongements est la corne antérieure {cornu anterius). Elle commence à la partie antérieure du corps strié, est limitée en dedans par le septum lucidum et ne pénètre que trèspeu en avant dans la substance blanche des hémisphères. Sa surface interne est tapissée par un épendyme lisse qui ne se distingue par aucune particularité.
La corne postérieure présente déjà un développement plus considérable. Ses dimensions varient un peu selon les sujets, elle s'étend en arrière dans la direction de l'axe longitudinal des venlricules latéraux dans la substance médullaire du lobe occipital et s'y termine par une pointe assez allongée. De même que le corps calleux se recourbe en bas d'une façon très-marquée dans la position naturelle du
VENTRICULES CâRËBRAUX. 6A
cerveau, de même la corne postérieure s'infléchit en bas et en arrière v en pénétrant dans la substance cérébrale. A la face interne de cette corne se voit une saillie fort variable dans sa forme et qui n'a pas w -^ une importance anatomique bien grande, le petit hippocampe {pes ^ hippocampi minor, calcar avis). Cette saillie est le relief interne du \/ , sillon de l'hippocampe (fissura calcarina), qui pénètre dans cette partie du cerveau et refoule la paroi interne de la corne postérieure. On peut ainsi se représenter très-nettement le point où est située dans l'intérieur de l'hémisphère la corne postérieure. Selon du reste que le sillon d'hippocampe est simple ou divisé en plusieurs branches, le petit hippocampe est formé par une ou plusieurs saillies.
Le plus important des prolongements du ventricule latéral est la corne inférieure. On se rendra facilement compte de sa posi-
Fig. 50. — Schéma if une coupe horizontate Fig. 51. — Schéma dune coupe verticale du cerveau {■). du cerveau (").
tien et de son aspect en se reportant à une figure schématique des parties de ia base du cerveau. Dans les figures 50 et Si en a,a sont figurés les gros ganglions cérébraux, en b,b l'ensemble des faisceaux qui viennent de la moelle épiiiière ; en c,c la couronne rayonnante, et enrfjrfl'écorce cérébrale. La coupe représentée fig. 50 est horizontale, et en x se trouve, derrière les gros ganglions, la place où la corne inférieure pénètre dans le lobe temporal. La coupe représentée fig. 51 est une coupe verticale ; a,a représentent les ganglions; b,b\es faisceaux médullaires ; c,c la couronne rayonnante. L'écorce se termine en p,^ par une formation particulière, que nous décrirons
(*) s, B, 1« gtnglioiii de li bue ; — b, b, eoianhle des faiuïtni bluicB qui Tiennent de U mofUe ;
dei Tenlrienlea littrani penëlre dsoi le lohe lemponl. I**) aa; btiecidd, comniedana la figure SO ; — ;, p, corne d'Ammou ; — ■ a, corne iottrieur^ comniuniqttnt ii<e reiMriïur ptr U (ente i"
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plus loin avec détails (corne d'Ammon, pes hippocampi major). Ainsi se trouve constitué l'espace a, qui prend naissance derrière la couche optique, se prolonge à travers tout le lobe temporal et formerait en f une fente complètement ouverte si la pie-mère ne la fermait pas à cet endroit. Cet espace est la corne inférieure (voir aussi /iff. 45), et la fente dont nous venons de parler est la parlie
Fig. 57. — Ventricules cérébraux mis au jour par l'ablation de la moilié supériturt des hémisphères et celle du corps calleux {*).
latérale de la scissure transverse du cerveau, par laquelle on pénètre, ainsi que nous l'avons établi plus haut, dans l'intérieur de la corne inférieure. Mais comme une traînée blanche de substance médullaire part de la corne inférieure pour aller former le trigone, il est nécessaire que nous décrivions d'abord la corne d'Ammon qui se trouve en rapport avec cette traînée blanche.
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