RUBAN DE REIL, CALOTTE, ETC
aplatis de liaut en bas. Ces cordons se glissent sous les tubercules quadrijumeaux et la partie postérieure de la couche optique et vont gagner la couronne rayonnante {jig. 55, d) ; par leur extrémité postérieure ils se rendent au cervelet ; ce sont les pédoncules cérébelleux supérieurs {crus cerebelli ad corpora quadrigemina, ou plus exactement crus cerebelli adcerebrum; Bindearme) ; les pédoncules cérébelleux supérieurs n'ont par conséquent aucun rapport de connexion avec les tubercules quadri jumeaux. A la surface des pédoncules cérébelleux supérieurs, vers leur bord externe, se trouve immédiatement derrière les tubercules quadrijumeaux une région triangulaire (fig. 54, M), qui a été nommée ruban de Reil^ Schleifenbattj lemniscus^ faisceau triangulaire de l'isthme (Cruveilhier). Ce ruban de Reil se compose de fibres qui descendent des tubercules quadri jumeaux obliquement en dehors et en bas. Un sillon plus ou moins apparent se voit à sa surface (S) et le divise en deux parties. La couche la plus superficielle du ruban de Reil est considérée comme motrice, la plus profonde comme sensitive. Mais c'est à tort qu'on a étabh cette distinction ; il est plus que probable que les deux parties ont des fonctions motrices. De chaque côté du ruban de Reil (en g, fig. 54) est un épais faisceau qui n'est autre chose que la partie la plus extérieure du pédoncule cérébral, l'ensemble des deux pédoncules formant une masse plus large que celle des tubercules quadrijumeaux et de la calotte. De la partie externe des tubercules quadrijumeaux émanent deux faisceaux de fibres qui paraissent établir une communication avec les couches optiques. Mais en réalité ces faisceaux (oetjo/îy. 54) passent sous la partie postérieure des couches optiques et se rendent à la couronne rayonnante comme les pédoncules cérébelleux supérieurs. Ce sont les faisceaux de la couronne rayonnante qui mettent les tubercules quadrijumeaux en rapport avec l'écorce : bras du tubercule quadrijumeau antérieur (o), bras du tubercule quadrijumeau postérieur (p). Le premier de ces faisceaux n'est du reste pas aussi
Fig. 55. — Coupe au travers de la région des tubercules quadrijumeaux postérieurs (*).
n a, étage inférieur ou pédoncule cérébral ; ' — b, étage moyen ou calotte (dans lequel sont les pédoncules cérébelleux supérieurs, â)] — c, étage supérieur, ou tubercules quadrijumeaux.