LOBE ET BULBE OLFACTIFS
Chez beaucoup d'animaux, et chez le fœtus, vôire même le nouveau-né, on peut démontrer qu'à sa base, en arrière, le lobe olfactif se divise en deux petites circonvolutions, les circonvolutions olfactives interne et externe, comme on les a appelées. Ces circonvolutions ont une structure semblable à celle de toutes les autres circonvolutions, elles renferment de la moelle et de l'écorce.
a. La circonvolution olfactive interne se continue avec l'extrémité frontale du gyrus fornicatus.
b. La circonvolution olfactive externe se continue avec l'extrémité temporale du gyrus fornicatus, c'est-à-dire avec la circonvolution en QXOç\iQ\.{circonvolution de V hippocampe) et le subiculum de la corne d'Âmmon .
La première connexion (avec l'extrémité frontale de la circonvolution de Tourlet) unit la moelle du lobe olfactif à la moelle de la circonvolution de l'ourlet ; nous avons cité ces connexions déjà à deux reprises. La seconde connexion unit de même la moelle du lobe olfactif à la moelle de la circonvolution de l'hippocampe et du subiculum de la corne d'Ammon, c'est-à-dire au système d'associati on sous-jacent à la circonvolution de l'ourlet.
II n'est pas non plus possible de donner à cetle dernière connexion une signification plus précise ; au moins nous ne pouvons pas la rattacher aux fonctions olfactives, même en tenant compte de ce fait établi par Meynert que le ganglion de l'avant-mur est en rapport avec le faisceau sous-jacent à la circonvolution olfactive externe. Par cette connexion la moelle de la circonvolution olfactive externe communiquerait avec le système d'association de l'insula.
Sur le lobe olfactif se trouve en bas et en avant le bulbe olfactif. Chez les animaux à organe olfactif très-développé, il est grand ; chez l'homme il est très-petit, mais offre de grandes analogies de forme et de structure. De la cavité intérieure du bulbe, part le tractus olfactif, qui se dirige en arrière, le long de la base du lobe olfactif. Ce tractus varie lui-même beaucoup selon les différents animaux. Chez le chien, il est large et épais, il occupe presque toute la face inférieure du lobe. Chez d'autres animaux il ne forme plus qu'un faisceau mince ressemblant déjà beaucoup à un cordon nerveux. Chez rhomme, il est réduit considérablement et n'est plus représenté que par un faisceau blanc étroit, à la face inférieure du lobe olfactif. La terminaison du tractus olfactif n'est pas encore établie d'une façon bien nette dans toutes ses parties, il semble y avoir sous ce rapport des différences nombreuses dans la série des animaux.
Chez le lièvre, on voit le tractus olfactif bien limité dans toute son étendue se diriger en arrière, traverser la scissure de Sylvius rudimentaire et se perdre dans l'écorce de la circonvolution de l'hippocampe. Mais sa terminaison définitive dans Técorce de cette circonvolution ne nous est pas encore connue. On voit une partie de ses fibres pénétrer et disparaître dans l'écorce, et une autre partie se prolonger à la face interne de la circonvolution de l'hippocampe sous forme d'un mince revêtement de substance médullaire.
On peut admettre avec assez de vraisemblance que cette partie de l'écorce est le centre de l'olfaction. On ignore si ces fibres ont des rapports avec le noyau amygdalien.
Chez le chien, le tractus se dirige en arrière, à la face inférieure du lobe olfactif, sous la forme d'un large faisceau, qui se divise en deux faisceaux secondaires. L'externe traverse la scissure de Sylvius, et se termine, de la façon précédemment décrite, dans la circonvolution de l'hippocampe. L'autre faisceau se dirige en dedans et gagne, appliqué à la surface de la circonvolution olfactive interne, l'extrémité frontale de la circonvolution de l'hippocampe (circonvolution de l'ourlet). Il est encore moins possible de dire quelque chose de précis sur ces fibres que sur les précédentes, et nous considérons comme très-problématique leur union avec les nerfs de Lancisi.
Chez Thomme, on voit le tractus olfactif se diviser en arrière en trois parties.
La racine externe se suit facilement; elle accompagne une circonvolution très-peu visible chez l'adulte (/« circonvolution olfactive externe) ; elle est recouverte par la partie la plus superficielle de l'écorce, passe au travers de la partie interne de la scissure de Sylvius, arrive à la circonvolution de l'hippocampe dans laquelle elle se perd de la même façon que chez le lièvre et le chien. On ne sait pas au juste si elle envoie des fibres à la substance réticulée^ autrement dit à la corne d'Ammon.
La racine interne suit la surface de la circonvolution olfcLctm interne^ ordinairement plus visible que la précédente, et se continue par son intermédiaire avec la partie frontale de la circonvolution de l'ourlet. A ce niveau elle se perd dans l'écorce, sans qu'on puisse préciser sa destination. Dans tous les cas, elle ne se continue pas simplement avec le nerf de Lancisi, comme l'admettait Foville.
Enfin, il existe une troisième racine, la racine moyenne, qui est quelquefois peu distincte, parce qu'elle disparait aussitôt après la