COMMISSURE POSTÉRIEURE
partie au moins des fibres s'enlre-croise antérieurement dans la commissure postérieure en q.
2. Dans la calotte descendent les prolongements des faisceaux que nous avons vus s'entre-croiser dans la couche optique avec les fibres de la couronne rayonnante et du nerf optique [fig. 92, p).
L'entre-croisement des fibres de la couronne rayonnante et du nerf optique avec ces lames médullaires [Laminx medullares) a du reste une signification très-importante. Entre les faisceaux se trouvent de tous côtés des masses grises renfermant des cellules à nombreux prolongements, et Ton ne peut se représenter le rôle de ces cellules autrement que comme servant d'organes intermédiaires entre les fibres de la couronne rayonnante et du nerf optique d'une part, et d'autre part les fibres qui se rendent à la calotte ; autrement dit, les fibres se recourbent par Tintermédiaire des cellules et se dirigent vers le bas. Cette seconde catégorie de fibres descend bien certainement dans la calotte sans avoir subi d'entre-croisement.
3. Il en est tout autrement de la troisième catégorie des fibres descendant dans la calotte. Ces fibres ne sont pas visibles sur des coupes transversales, mais on les voit sur le schéma 93. Lorsque, comme Meynert, on divise en deux la partie supérieure de la couche optique, en suivant une ligne qui commence derrière le bord externe du tubercule antérieur et se termine dans la région du ganglion del'habenula, on voit, dans la partie extérieure de la coupe, les faisceaux indiqués dans le paragraphe 2, et qui naissent des lames médullaires. Dans la partie interne de la coupe se trouvent les fibres dont nous allons parler maintenant. A cet effet, il faut nous reporter aux faisceaux de la couronne rayonnante, qui arrivent à la couche optique par les racines antérieures et inférieures. Ces fibres se dirigent en arrière ; on peut les suivre dans la substance grise de la couche optique, jusque dans la région du centre médian. Mais alors on voit partir des deux racines un nouveau système de fibres, qui se dirige en arrière vers la commissure postérieure et pénètre dans celle-ci sous forme d'une masse assez apparente. Dans la commissure postérieure les faisceaux des deux côtés s'entre-croisent, puis ils passent sous les tubercules quadrijumeaux et se mélangent aux faisceaux de la calotte.
Ces faisceaux sont les seules fibres de la commissure postérieure sur lesquelles on ait des données réellement précises. Arnold a décrit des fibres qui iraient d'une couche optique à l'autre, formant ce qu'on appelle une véritable commissure. On ne sait pas d'une ma-