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CHAPITRE SEPTIÈME

DU SYSTÈME DE PROJECTION DEPUIS LES TUBERCULES QUADRl- JUMEAUX jusqu'à LA NAISSANCE DE LA MOELLE ÉPJNIÈRE

ART. I'' — DISPOSITION DES FAISCEAUX BLANCS ET DE LA SUBSTANCE GRISli

Dans l'étude générale de la structure du cerveau, nous avons donné le nom de système de projection du deuxième ordre aux fibres qui vont des ganglions du cerveau à la substance grise de la moelle épinière. La substance grise de la moelle épinière présente, entre autres fonctions, celle de former un lieu d'interruption enlre les systèmes de projection du deuxième et du troisième ordre.

Par cette raison déjà on est autorisé à chercher dans la moelle allongée, d'où partent de nombreux nerfs, une substance grise correspondante. Cette substance grise se trouve répandue entre les différents faisceaux de la moelle allongée avec une abondance telle, que la substance grise de la moelle épinière n'est que peu de chose en proportion.Non-seulement nous pouvons différencier des masses grises spéciales pour chaque nerf qui émerge de la moelle allongée (^noyaux des nerfs)^ mais nous trouvons à peu près dans tous les points de cette région des amas de cellules ganglionnaires accompagnant les grands faisceaux de fibres, et pénétrant dans leur intérieur. On n'est pas encore bien fixé sur la signification et l'étendue de ces ama<^.

Il ressort de ces faits que les fibres du système de projection du deuxième ordre ont une longueur très-variable. Les unes se terminent déjà très-haut dans les noyaux des premiers nerfs crâniens; d'autres vont à travers toute la longueur de la moelle épinière jusque dans les racines des nerfs les plus inférieurs, ou plutôt dans leur substance grise. On ne peut par conséquent pas assigner à la moelle allongée le simple rôle d'un système de projection du deuxième ordre, et cela d'autant moins qu'elle renferme le pédoncule cérébelleux supérieur. Enfin, un peu plus bas, des faisceaux venant du cervelet se joignent à la moelle épinière et doivent, comme on le coaiprend, recevoir, eux aussi, une interprétation particulière.

Nous allons montrer, dans une série de schémas très-simples, le trajet des faisceaux [fig. 96) que l'on aperçoit sur une coupe transversale des tubercules quadrijumeaux. Nous nenousoccuperonscependant que des parties qui concourent plus bas à former la moelle épinière , et nous laisserons de côté toutes les autres, comme par exemple les racines nerveuses qui émergent à ce niveau de l'axecérébro-spinal. Les lignes de section sont indiquées dans la figure 97, les numéros correspon* dants permettront de se retrouver facilementn

La coupe I [fig. 98) représente une section passant par le tubercule quadrijumeau inférieur. Nous y voyons le ganglion du tubercule quadrijumeau postérieur coupé transversalement, et, en dehors, le bras de ce tubercule. Ce bras est coupé dans son trajet oblique en haut et en arrière. Il passe en partie au-dessus, en partie à travers le ganglion. Arrivé à la ligne médiane, il s'entre-croise avec celui du côté opposé, puis se dirige obliquement en bas et en dehors, pour se terminer par une section oblique. La partie extérieure de la coupe représente le faisceau superficiel (moteur) du ruban de Reil, c'est-àdire le prolongement du bras du tubercule quadrijumeau antérieur;

(*) Coupe I; c'eit-à-dire correspondant à la ligne I, de la figure 97 (ci-dessus, p. 159).

Fig. 98. — Coupe transversale au niveau des tubercules quadrijumeaux postérieurs (*).

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