‹ Anatomie des centres nerveux (volume 2)Chapitre 36 sur 85 · V1US · texte numérisé non relu

V1US

Notation : d'après Ecker :

S'" (Ha) rameau antérieur el. horizontal.

Pour éviter les confusions que peuvent créer S' S" S'", nous avons adopté dans nos figures la notation suivante :

S (p) rameau postérieur.

S (v) rameau vertical.

S (a) rameau antérieur horizontal.

scissure de Syi- La scissure de Sylvius (S) (fig. 150, 152, 153, 173), la plus profonde des scissures principales, se présente sur l'hémisphère recouvert de ses membranes, sous l'apparence d'une fente dirigée obliquement de bas en haut et d'avant en arrière; elle est en réalité très profonde, et sépare les lobes frontal et pariétal situés au-dessus, du lobe temporal situé au-dessous. Elle

origine, direction prend son origine à la base du cerveau (fig. 149), sur les parties latérales sciss'ure'de^yivius* de la substance perforée antérieure, qui s'étend un peu chez l'homme dans l'intérieur de la scissure, mais c'est la « racine » olfactive externe qui forme en réalité sa limite antérieure. La scissure de Sylvius se dirige d'abord en avant et en dehors, et décrit à la base du cerveau une courbe à convexité antérieure qui reçoit les petites ailes du sphénoïde. Dans cette partie très courte de son parcours, elle sépare le lobule orbitaire (LOr) du lobe temporo-sphénoïdal (LT, LO) et porte le nom de tronc de la scissure de Sylvius (Bischoff), ou de vallée de Sylvius (Broca) (fig. 149).

Arrivée à la convexité de l'hémisphère, elle se réfléchit en arrière en se dirigeant obliquement en haut et se divise au niveau de la première circonvolution de l'insula en deux branches (fig. 150). Branche posté- La branche postérieure ou grande branche (S [p]), de beaucoup la plus

ricure de la scissure , . • i t ±* i i i ■ -ici- 11

de svivius. longue, continue la direction principale de la scissure de Sylvius; elle se

porte obliquement en haut et en arrière (fig. 152, 150, 160, 161), et sépare le lobe temporal du lobe pariétal. Après un parcours de 8 à 10 centimètres elle se termine vers la partie moyenne du lobe pariétal, par un double éperon qui limite en avant la circonvolution marginale supérieure (Gsm), (fig. 152, 173, etc.). L'éperon supérieur est souvent très court (fig. 150, 155, 160, 162, 165, 167, 171. 172); d'autrefois il entaille profondément la

deuxième circonvolution pariétale (1\) (fig. 152, 153, 156, 161). L'éperon inférieur est généralement court et peu profond, il sépare la première circonvolution temporale (T,) du gyrus supra-marginalis (Gsm).

Le bord supérieur de la branche postérieure de la scissure de Sylvius présente au niveau du lobe pariétal une, deux, voire même trois incisures profondes, les incistires pariétales de Broca (ipop) (fig. 153, 161, 173). On trouve quelquefois une incisure semblable au niveau du lobe frontal,

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Fie. loi. — Face externe de l'hémisphère droit. (D'après la photographie d'une pièce

durcie dans l'alcool.)

Fi, Ft, F3, première, deuxième et troisième circonvolutions frontales. — c, cap de la troisième circonvolution frontale. — f,, /i, premier et deuxième sillons frontaux. — /%, sillon de la deuxièmecirconvolution frontale. — f3, troisième sillon frontal ou incisure en H. — Fa, circonvolution frontale ascendante. — fm, sillon fronto-marginal. — Gsm, gyrus supra-marginalis. — I, insula. — ic, incisure du cap. — io, sillon inter-occipital. — ip, sillon inter-pariétal. — ipo, incisure préoccipitale. — K", éperon inférieur de la scissure calcarine. — Oi,Os,03, première, deuxième et troisième circonvolutions occipitales. — o;, deuxième sillon occipital? — oa, sillon occipital antérieur. — oFt.oF^.oF}. partie orbitaire des première, deuxième et troisième circonvolutions ■frontales. — 0pF3, opercule frontal. — OpP*, opercule pariétal. — OpR, opercule rolandique. Pi,Pî, première et deuxième circonvolutions pariétales. — Pa, circonvolution pariétale ascendante. — Pc, pli courbe. — po, scissure pariéto-occipitale. — por, sillon post-rolandique. — pri, sillon prérolandique inférieur. — prs, sillon prérolandique supérieur. — R,R', sillon de Rolando, interrompu par un pli de passage superficiel (F) siégeant au voisinage de l'opercule rolandique. — S[v), branche verticale de la scissure de Sylvius. — soe, sillon orbitaire externe. ï"i,7V 7'3, première, deuxième et troisième circonvolutions temporales. • — U, sillon parallèle; t\,t'i, ses branches verticales. — t*, deuxième sillon temporal. — Y, ph de passage superficiel interrompant la scissure de Rolando.

en avant de l'opercule rolandique (OpR), c'est Yincisure frontale de l'opercule de Brissaud (ifop) (fig. 153, 163,).

La branche antérieure (fig. 185, 162), la plus courte, se bifurque, en Y, Branche anté-

, .... i / , i . r • /a r ~i\ i rieure de la scissure

après un court trajet, et donne un rameau horizontal antérieur (b [ajj el de Svlvius. un rameau vertical ascendant (S [v]). Ces deux rameaux, qui n'ont que 2 à

3 centimètres de longueur, sont très profonds et entament toute l'épaisseur de la lèvre supérieure de la scissure de Sylvius; ils naissent quelquefois directement de la scissure de Sylvius (fig. 161), de manière à former une sorte de V et non plus un Y. La scissure sylvienne se divise alors en trois branches : une branche horizontale antérieure (S [a]), une branche verticale ascendante (S [v]) et une grande branche postérieure (S [p]).

La branche horizontale antérieure (S [a]), la plus importante et la plus constante, continue dans le lobe frontal la direction de la branche horizontale postérieure; très profonde, elle comprend toute l'épaisseur de la troisième circonvolution frontale (F3) et établit la limite entre la face externe et la faceorbitairede cette importante circonvolution (fig. 160, 161, 162,173).

La branche ascendante verticale (S [v])se détache à angle plus ou moins aigu de la branche horizontale antérieure, se dirige en haut et en avant, et pénètre dans la partie postérieure de la troisième circonvolution frontale (F,).

Ces deux branches sont remarquables chez l'homme par leur constance, et par ce fait, que la troisième circonvolution frontale envoie entre elles un petit lobule triangulaire, dont le sommet fait saillie dans la scissure de Sylvius, lobule auquel Broca a attaché le nom de cap de la troisième circonvolution frontale (F3 [c]).

La partie de l'écorce cérébrale, comprise entre la branche horizontale

antérieure (S [aj] et la branche postérieure (S [p]), porte le nom d'opercule;

(fig. 150, 160, 161, 163, 173, etc.), il forme la lèvre supérieure de lascissure

de Sylvius et sert de couvercle à un lobe situé au fond de cette scissure,

le lobe strié ou l'insula de Reil (I) (fig. 150, 173).

pus de pas sage qui Les lobes temporal et pariétal s'anastomosent au niveau de l'extrémité

raî'Ta^obeVariétaï postérieure de la scissure de Sylvius par des plis de passage constants, soit

au niveau de l'extré- superficiel, soit profond (fiff. 173). Le pli de passade superficiel constitue

mité postérieure de r . . . , . . ~

la scissure de Syi la circonvolution marginale supérieure ou gyrus supra marginalis (Gsm) (fig. 150). Le pli de passage yjro/cwrf est souvent dédoublé, il est situé dans le fond de la scissure, en arrière du lobule de l'insula, et constitue la région rétro-insulaire de Broca (Tp) (fig. 160. 173).

2° Scissure de Rolando (R). — Synonymie : Scissure do Rolando (Leuret). — Sulcus centralis, Centralfurche (Huschke, Ecker). — Scissura di holando (Giacomini). — Fissura transversa anterior (Panscli). — Postéro-pariélal sulcus (Huxley). — ■ Notation : d'après Broca, R; d'après Ecker, c.

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