BASE DU CERVEAU
Pour étudier la base du cerveau, on pratique en général une section transversale, qui sépare le cerveau de l'isthme de l'encéphale, au niveau du bord supérieur de la protubérance (fig. 183). L'étude du plan de séparation, c'est-à-dire de la coupe des pédoncules cérébraux, peut donc se faire à propos de l'étude de la base du cerveau.
La base du cerveau s'étend d'avant en arrière, du bec du corps calleux Base du cerveau. jusqu'au bord antérieur de la protubérance, où elle s'insinue entre les pédoncules cérébraux en formant le trou borgne antérieur ou supérieur ou fossette interpédonculaire. De chaque côté elle atteint la racine olfactive externe qui la sépare de l'insula; le lobe olfactif postérieur que nous venons d'étudier appartient donc aussi à la base du cerveau, dont les bords correspondent assez exactement à la ligne sinueuse, le long de laquelle s'arrêtent les circonvolutions cérébrales de la face inférieure des hémisphères.
La base du cerceau est formée :
1° Sur $os parties latérales par le lobe olfactif postérieur de His, à savoir Y espace perforé postérieur et la bandelette diagonale de Broca que nous venons d'étudier.
2° Sur la ligne médiane par une mince membrane grise, la commissure grise de la base de Henle, formée par une partie du plancher du cerveau antérieur, par le plancher du cerveau intermédiaire (plancher du troisième ventricule) et par une partie du plancher du cerveau moyen.
La commissure grise de la base répond au conlluent inférieur du Commissure grise
, . - i 'ii i-T r t i i x'i i l'i- .delà hase de Henle
liquide céphalo-rachidien, par conséquent a Ja partie la plus déclive et la plus concave de la base, lorsqu'on considère le cerveau entouré de ses membranes (arachnoïde et pie-mère), et contenu dans la voûte du crâne. Elle présente un certain nombre d'éléments blancs surajoutés, ce Éléments surajoutés. sont : le chiasma des nerfs optiques, les bandelettes optiques et les tubercules mamillaires.
Le chiasma et les bandelettes optiques subdivisent la commissure grise de la base en deux régions :
1° Une petite région antérieure, triangulaire, connue sous le nom de lame sus-optique ou de lame terminale embryonnaire, et comprise entre le chiasma des nerfs optiques et le bec du corps calleux.
2° Une région postérieure losangique, le losange opto-pédonculaire, dont la moitié antérieure est occupée par le tuber-cinereum, la tige piluitaire et le corps pituitaire , et dont la moitié postérieure est formée par les tubercules mamillaires et Y espace perforé postérieur.
Au point de vue embryogénique, la lame sus-optique appartient au cerveau antérieur, le tuber cinereum et les tubercules mamillaires au cerveau intermédiaire, Y espace perforé postérieur au cerveau moyen.
Nous étudierons successivement :
1° Le chiasma et les bande/elles optiques.
2° La lame sus-optique.
3° Le losange opto-pédonculaire.
cwasma des nerfs 1° Chiasma et bandelettes optiques. — Le chiasma des nerfs optiques (fig. 183, 187), formé par l'entre-croisement incomplet des nerfs optiques, se présente sous la forme d'une petite lame quadrilatère, qui mesure 5 à 6 millimètres d'avant en arrière, et dont la largeur varie de 12 à 14 millimètres. De ses angles antérieurs partent en divergeant les nerfs optiques, qui pénètrent par les trous optiques dans la cavité orbitaire; de ses angles postérieurs se détachent les bandelettes optiques (BII) (tractus opticus), qui se dirigent obliquement en arrière et en dehors, croisent la face inférieure des pédoncules cérébraux, atteignent la face inférieure libre de la couche optique, où elles se terminent dans deux ganglions profondément enclavés dans la couche optique, les corps genouillés externe et interne (fig. 183, 187).
Les nerfs optiques sont libres dans tout leur trajet, leur section est ovalaire à leur origine, mais s'arrondit au delà du trou optique. Le chiasma et les bandelettes optiques sont aplatis et adhérents à la commissure grise de la base. Le chiasma des nerfs optiques est aplati de haut en bas, sa face inférieure est libre et repose sur la gouttière optique ; sa face supérieure, adhérente à la commissure grise de la base, fait partie de la paroi inférieure du troisième ventricule ; son bord postérieur se continue avec la substance grise du tuber cinereum, son bord antérieur avec la lame sus-optique. Cette dernière, forme avec la substance grise qui recouvre la face supérieure du chiasma un angle aigu, ouvert en haut et en arrière, dont le sinus est occupé Divortieuie ou rc- par un diverticule du troisième ventricule, le diverticule ou recessas sus-
c-ossus sus-optique. . , , ,„ , on\
optique (ro) (fig. 188).
Bandelettes opti- Les bandelettes optiques sont également aplaties de haut en bas, et ,|Uef adhérentes par leur face supérieure à la commissure grise de la base, dans
toute la partie avoisinant le chiasma des nerfs optiques. Toutefois, au niveau de son trajet pédonculaire, chaque bandelette est aplatie latéralement et présente une face externe libre, recouverte par la circonvolution de l'hippocampe (L,[H]), une face interne, libre également, en rapport avec la face inféro-externe du pédoncule, un bord inférieur libre et un bord supérieur adhérent à la substance innommée de Reichert qui recouvre le g/obus pallidus. Sur les coupes vertico-transversales, la bandelette optique présente au voisinage du chiasma une surface de secti'on ovalaire, aplatie de haut en bas, et dans son trajet pédonculaire une surface de section losangique. (Voy. Coupes vertico-transversales macro et microscopiques.)
La bandelette optique et le chiasma ne sont pas formés par un système de fibres homogènes; ils renferment au moins trois ordres de fibres, dont deux appartiennent au système visuel, le troisième, très vraisemblablement au système auditif. Le chiasma et chacune des bandelettes optiques contiennent en effet un faisceau visuel direct, un faisceau visuel ou optique croisé et un faisceau commissural ou arci forme; ce dernier occupe le bord
interne de la bandelette et le bord postérieur du chiasma et forme lacommissw'e inférieure de la base du cerveau ou commissure de Gudden (fig. 184). Le faisceau visuel croisé, le plus volumineux, occupe la face inférieure Faisooau visuel
croisé.
Fi
184. — Isthme de l'encéphale du lapin vu par sa face inférieure. Chiasma des nerfs optiques, commissure de Gudden, commissure de Meynert, tractus pédonculaire transverse et corps trapézoïde. (D'après Gudden.)
Bll, bandelette optique. — Ca, étage supérieur ou calotte du pédoncule (région du faisceau triangulaire de l'isthme de l'encéphale). — CG, commissure de Gudden. — Cgi, corps genouillé interne auquel aboutit la commissure de Gudden. — Cl, première paire cervicale. — ■ CM, commissure de Meynert séparant le faisceau externe Pe, du pied du pédoncule du faisceau interne Pi. — FM, fasciculus retroflexus de Meynert se rendant au ganglion inter-pédonculaire Gip. — HCv, hémisphère cérébelleux. — If, infundibulum. — Nil, nerf optique. — Oi, olive inférieure ou bulbaire. — Po, protubérance. — PTml, pédoncule du tubercule mamillaire latéral situé en dedans du sUlon du nerf moteur oculaire commun lll, entre le faisceau interne du pied du pédoncule Pi et le fasciculus retroflexus de Meynert FM. — Py, pyramide du bulbe. — tb, trou borgne inférieur oubulbo-protubérantiel. — Te, tuber cinereum. — Tm, tubercule mamillaire médian. — Tml, tubercule mamillaire latéral. — Tpt, tractus pédonculaire transverse de Gudden. — 2V, "corps trapézoïde. — xPy, entre-croisement pyramidal. — xll, chiasma des nerfs optiques. — ///, nerf moteur oculaire commun. — V, nerf trijumeau. — VI, nerf moteur oculaire externe.
ou bbre de la bandelette, il affecte sur une section transversale la forme d'un croissant à concavité supérieure et occupe la partie interne et supérieure du nerf optique du côté opposé. Le faisceau visuel direct, beaucoup moins volumineux, situé dans la concavité du faisceau visuel croisé, atteint le bord externe de la bandelette et occupe la partie externe du nerf optique du même côté.
Faisceau visuel
direct.
La racine externe <3e la Landelctte optique est constituée par les faisceaux visuels croisé et direct.
La racine interne est constituée par la commissure de Gud- <lcn.
FTc
La commissure de Gudden relie les deux corps genouillës internes.
Commissure de Meyncrt.
L'atrophie du faisceau croisé se manifesle par une coloration grise de la face inférieure ou libre de la bandelette, limitée en dehors par le faisceau direct blanc et non dégénéré. Lorsque l'atrophie atteint le faisceau direct, la lame grise dégénérée est située le long du bord externe de la bandelette et le long du bord externe du nerf optique du même côté. {Sfoy. Nerf optique, t. II.)
Les faisceaux visuels croisé et direct constituent la racine externe de la bandelette optique, racine qui se termine dans le corps genouillé externe, le ' pulvinar et le tubercule quadri junte au antérieur.
La commissure inférieure de Gudden comprend le tiers de la bandelette optique, dont elle constitue la racine interne, racine qui se termine dans le corps genouillé interne et le tubercule cjuadrijumeau postérieur. La commissure de Gudden se loge dans la concavité du faisceau visuel direct ; convexe par sa face supérieure, elle est également convexe par sa face inférieure. Ses fibres ne se distinguent pas à l'état normal des fibres visuelles, mais après l'énucléation des deux yeux, qj[
surtout lorsque celleci est pratiquée chez de jeunes animaux, les fibres visuelles s'atrophient rapidement, et la commissure de Gudden se présente sous l'aspect d'un faisceau arciforme blanc, étendu d'un corps genouillé interne à l'autre corps
genouillé interne. Chez la taupe, qui, dépourvue d'organe visuel, ne présente qu'un corps genouillé externe et un tubercule quadrijumeau antérieur rudimentaires, la commissure de Gudden existe seule et le corps genouillé interne ainsi que le tubercule quadrijumeau postérieur sont très développés (Forel .Chez le lapin, la commissure de Gudden se caractérise par lagrande finesse de ses fibres et se distingue ainsi nettement des fibres visuelles, qui présentent un calibre beaucoup plus considérable (fig. 184, 183, 186).
Dans la commissure grise de la base, on trouve au-dessus de la bandelette optique un autre faisceau commissural, la commissure de Meynert. Accolée à la bandelette optique, dont elle suit le trajet mais dont elle est constamment séparée par une mince lame de substance grise, elle se caractérise chez l'homme par le gros calibre et la richesse en myéline de ses fibres réunies en gros fascicules. Ses fibres se terminent les unes dans le globus pallidus, les autres dans le corps de Luys; d'autres enfin entrent dans la constitution du ruban de Reil médian. (Voy. Coupes horizontales microscopiques, fig. 320 et 321.)
Au voisinage du chiasma, on trouve enfin, inscrit dans l'arc de la com-
Fic. 185. — Coupe verlicotransversale de la bandelette optique du lapin faite au voisinage des corps genouillés.
Fie. 186. — Coupe de la même bandelette faite au voisinage du chiasma. (D'après Gudden.)
BU, bandelette optique (faisceaux visuels direct et croisé. - CG, commissure de Gudden. — CM, commissure de Meynert. ■ FTc, faisceau du tuber cinereum de Gudden.
Faisccau du liibor cinereum.
Lamo grise sus-
missure de Meynert, un petit faisceau décrit par Gudden sous le nom de faisceau du tuber cinereum et dont les fibres s'irradient dans la substance grise située entre le pilier antérieur du trigone et le faisceau de Yicq d'Azyr.
2° La lame grise sus-optique ou lame terminale embryonnaire est désignée à tort, sous le nom de racine gri.se des nerfs optiques; elle n'all'ecte terminale "embryon6 en effet avec les nerfs optiques que des rapports de voisinage. na"'0.
De forme triangulaire, cette lame est comprise dans l'écartement des doux pédoncules du corps calleux, entre le bec du corps calleux et le chiasma des nerfs optiques, au-dessus duquel elle se continue avec le tuber cinereum. Elle représente la paroi inférieure de la vésicule cérébrale anlé-
Fig. 187. — Losange opto-pédonculaire de l'homme, tractus pédonculaire transverse et faiseeau aberrant du pilier ante'rieur du trigone. (D'après Gudden.)
BIT, bandelelettc optique. — Cge, corps genouillé externe. — Cgi, corps genouillé interne. — fTf/a. faisceau aberrant du pilier antérieur du trigone. — If, infundibulum. — p, étage inférieur du pédoncule. — PO, protubérance. — spp, substance perforée postérieure. — Te, tuber cinereum. — Tm, tubercule mamillaire. — Tpt, tractus pédonculaire transverse. — ///, racines du nerf moteur oculaire commun. — //, nerf optique.
rieure, et ferme en avant le troisième ventricule. Soulevée au niveau de sa partie antérieure par la commissure blanche antérieure, elle est un peu plus épaisse sur ses parties latérales que sur la ligne médiane, où elle est très mince et déprimée, aussi se déchire-t-elle facilement, lorsqu'on renverse en arrière le chiasma d'un cerveau reposant sur un plan horizontal. L'orifice ainsi artificiellement obtenu conduit dans le troisième ventricule. La lame sus-optique s'unit au bord antérieur du chiasma sous un angle aigu. Le sinus de cet angle, ouvert dans le troisième ventricule, est situé immédiatement en avant de Y infundibulum, et constitue le diverticule ou le cul-de-sac optique du troisième ventricule connu encore sous le nom de recessus sus-optique (ro). Il correspond à l'angle antéro-inférieur du troisième ventricule, et est facile à voir sur une coupe antéro-postérieure et médiane d'un cerveau durci dans le bichromate (fig. 188).
Kecessus sus-optique.
Losaupe opto-péilonculaire ou t'entrai.
TuKer cinereum.
Ti^e pituitaire.
(ilandc pituitaire.
3° Losange opto-pédonculaireou losange central. — Limité en avant par les deux bandelettes et le chiasma des nerfs optiques, en arrière par le bord interne des deux pédoncules cérébraux, le losange opto-pédonculaire est formé, dans sa moitié antérieure, parle plancher du cerveau intermédiaire et dans sa moitié postérieure, par le plancher du cerveau moyen.
Sa moitié antérieure est occupée par le tuber cinereum, la tige et le corps pituitaires, sa moitié postérieure par les tubercules mamillaires et l'espace perforé postérieur.
a.) Le tuber cinereum (Te) se présente sous la forme d'une lame grise et molle, légèrement proéminente, occupant tout l'espace compris entre le chiasma, les bandelettes optiques et les tubercules mamillaires. Il fait partie de la commissure grise de la base et se continue en avant, par l'intermédiaire de la substance grise qui tapisse la face supérieure du chiasma et des bandelettes optiques, avec la lame sus-optique et les espaces perforés antérieurs, en arrière avec la substance grise qui tapisse la face supérieure des tubercules mamillaires et l'espace inter-pédonculaire. Le tuber cinereum, fait partie de la substance grise centrale du troisième ventricule qu'il ferme en arrière et en bas. La partie proéminente donne insertion à Yinfundibidiim ou tige du corps pituitaire, aussi le tubercule cendré est-il encore appelé base de l'infundibulum.
(i) La tige pituitaire o\\Y infundibulum du troisième ventricule (fig. 188), se présente sous la forme d'un cordon rougeàtre de i millimètres de long, obliquement dirigé en bas et en avant; large à son extrémité supérieure et creusée d'une cavité, le diverticule de l 'infundibulum (rif) qui représente la partie la plus déclive du troisième ventricule (lig. 188), cette tige se rétrécit en bas, et s'implante par son extrémité inférieure qui est pleine, sur le corps pituitaire. Elle est formée par une lamelle de substance grise, qui se continue avec la substance grise du tuber cinereum et entourée d'une couche fibro-vasculaire dépendant de la pie-mère.
y) Le corps ou la glande pituitaire de Vésale, l'hypophyse de Chaussier, est appendue à l'extrémité inférieure de l'infundibulum et logée dans la selle turcique, où elle se trouve maintenue par un dédoublement de la dure-mère, le diaphragme de l'hypophyse, pourvu à son centre d'un orifice pour le passage de la tige pituitaire. Sa base est entourée d'un cercle veineux, formé latéralement par le sinus caverneux, en avant et en arrière par le sinus circulaire.
De forme ellipsoïde, aplatie d'avant en arrière, à grand axe transversal, Y hypophyse pèse environ 35 à 40 centigrammes et mesure 12 à 15 millimètres dans son diamètre transversal, 8 millimètres dans son diamètre antéro-postérieur, et 6 millimètres dans son diamètre vertical.
Elle est essentiellement formée de deux parties ou lobes, l'un postérieur, l'autre antérieur (fig. 188). Le lobe postérieur, le plus petit, d'un gris jaunâtre contient seul les éléments nerveux; le lobe antérieur de coloration rougeàtre et d'aspect glandulaire provient du pharynx primitif.
Les coupes verticales et horizontales établissent que ces deux lobes,
Fig. 188. — Coupe sagittale inter-hémisphérique. Seuil de i'he'misphère et isthme de l'encéphale. (D'après la photographie sous l'eau d'une pièce durcie dans le bichromate . )
bd, bandelette diagonale de Broca. — C, calotte ou étage supérieur du pédoncule. — CC[g), genou du corps calleux. — Cc(r), bec du corps calleux (rostrum). — Cc(Spl), bourrelet du corps calleux (splénium). — Cc(7-p), bec postérieur du corps calleux. — CE, canal de l'épendyme. — Cgn, circonvolution géniculée. — coa, commissure antérieure. — com, commissure postérieure. — Gh, ganglion de l'habénula. — Gp, glande pinéale. — Ifa, Ifp, lobe antérieur et lobe postérieur du corps pituitaire. — Le, lobe central du cervelet. — Lia, lobe antéroinférieur du cervelet. — Lig, bngula. — Lin, lobe inférieur et moyen du cervelet. — Lip, lobe inféro-postérieur du cervelet. — Lsm, lobe supérieur et moyen du cervelet. — Iso, lame susoptique. — Lsp, lobe supérieur et postérieur du cervelet. — It, lame terminale embryonnaire.
— Ly, lyre ou psalterium. — No, nodule du cervelet. — Nt, noyau du toit du cervelet. — P, pied du pédoncule cérébral. — Po, protubérance. — Pul, pulvinar. — Pyc, pyramide du cervelet. — Qa, Qp, tubercules quadrijumeaux antérieur et postérieur. — rif, diverticule de l'infundibulum. — iîw,Tuban de Red médian. — ro, diverticule sus-optique. — sec, sinus du corps calleux. — SI, septum lucidum. — sM, sillon de Monro. — te, tuber cinereum. — Tg, corps du trigone. — Tga, pilier antérieur du trigone. — TM, trou de Monro. — 7"»?, tubercule mamillaire. — Uh, tœnia thalami. — Tv, tubercule postérieur du vermis. — Uv, uvula (luette). — V,, quatrième ventricule. — VV, valvule de Vieussens. — V(cu), vermis (culmen).
— V[dc), vermis 'declivum). — VV, valvule de Vieussens. — H(Ch), chiasma des nerfs optiques.
unis à la surface de l'organe, sont parfaitement distincts et séparés l'un de l'autre par une lame fibreuse. Sur les coupes verticales et médianes, on voit de suite que le lobe postérieur entre seul en connexion avec l'infundibulum. Ce lobe dérive en effet du cerveau; il est une dépendance du ventricule moyen et présente chez les Vertébrés inférieurs, en particulier Lo iobo postérieur chez les poissons, un grand développement. Chez les mammifères et chez ttiro%ér^*ducer- l'homme il est rudimentaire. Sa cavité, qui communique chez le fœtus veau et présente avec ie ventricule moyen, fait défaut chez l'adulte, ou n'existe qu'à l'état
ua grand développe- . ... .
mont chez les pois- de vestige dans la tige pituitaire. La structure de ce lobe est rudimentaire : au milieu de faisceaux de fibres entrecroisées en tous sens et dont la structure du îoi.c nature histologique est douteuse, on rencontre un grand nombre de petites cellules fusiformes et arrondies et quelques cellules un peu plus volumineuses, riches en pigment, et qui représentent peut-être des cellules nerveuses incomplètement développées.
Le lobe antérieur, ou hypophyse proprement dite, revêt sur des coupes horizontales la forme d'un rein qui embrasse par sa concavité la moitié antérieure du lobe postérieur. Les coupes verticales et antéroqiostérieures montrent que ce lobe envoie sur la face antérieure de l'infundibulum une languette très mince, qui s'étend parfois jusqu'au voisinage du chiasma des nerfs optiques. Plein et compacte à sa partie antérieure, le lobe antérieur est à sa partie postérieure, mou, presque spongieux, et présente même une ou deux petites cavités aplaties, remplies d'une matière colloïde, représentant le dernier vestige de la vésicule de l'hypophyse. Le lobe antérieur Ce lobe est essentiellement constitué par de nombreux tubes épithé-
tmc^andX1reUu liaux disposés en réseaux, tubes pleins ou creux, simples ou bifides, droits ou légèrement contournés, séparés d'un très riche lacis vasculaire par une membrane propre. Dans ces tubes glandulaires on rencontre deux variétés de cellules; les unes sont petites, les autres, plus grandes, présentent les mêmes réactions que la matière colloïde qui remplit la lumière d'un certain nombre de tubes glandulaires. Au niveau de la languette, appliqués le long de l'infundibulum, les cylindres affectent tous une direction parallèle et longitudinale. Les cavités de la région spongieuse du lobe antérieur sont tapissées d'un épithélium aplati à cils vibratiles. Ce lobe antérieur, de structure nettement glandulaire, n'est intimement uni au lobe postérieur que chez les mammifères; chez les autres Vertébrés, il en est nettement séparé. Ses fonctions sont aussi obscures, aussi peu connues, que celles de la glande pinéale, du corps thyroïde ou du thymus. Le lobe antérieur Son développement est intéressant et explique sa structure. Le lobe
n'estCOquSimP'd?vcrtT- antérieur est en effet, comme nous l'avons vu plus haut (p. 102), un diver-
cuio du pharynx pri- ticule du pharynx primitif qui, dans les premiers stades de la vie embryonnaire, a émigré dans la cavité crânienne, à l'union de la partie chordale et préchordale de la base du crâne.
Tubercules mamii- La moitié postérieure du losange opto-pédonculaire présente à étudier les tubercules mamillaires et X espace interpêdoncidairc.
Les tubercules mamillaires [corpus mamillare, corpus candicans) (Tm),
sont formés par doux saillies blanches, arrondies, de 6 millimètres de diamètre, très rapprochées delà ligne médiane et séparées l'une de l'autre par. un sillon profond (fig. 187). Uniques et médians au début de la vie embryonnaire et jusqu'au troisième mois de la vie fœtale, les tubercules mamillaires restent uniques extérieurement chez beaucoup de mammifères, en particulier chez les ruminants et les rongeurs; ils sont doubles au contraire chez les carnassiers. Ces tubercules reposent sur la commissure grise de la base qui forme la paroi inférieure du troisième ventricule.
Ils sont essentiellement formés d'une substance blanche périphérique, provenant en grande partie des pilier-: antérieurs du trigone et du faisceau de Vicq d'Azyr, et d'un noyau gris central, qui se continue en haut avec la substance grise centrale, qui tapisse le fond du ventricule moyen. Gudden a montré que ce noyau central renferme deux groupes cellulaires, l'un externe qui reçoit le pilier antérieur du trigone et donne naissance au faisceau de Vicq d'Azyr (fig. 193), l'autre interne qui émet un petit faisceau de fibres longitudinales, le faisceau de la calotte du tubercule mamillaire (Haubenbûndel) de Gudden. Ce faisceau, parallèle à son origine au faisceau de Vicq d'Azyr, se porte en arrière vers la calotte et la région des tubercules quadrijumeaux, et se perd dans la substance grise de l'aqueduc de Sylvius .
En dehors du tubercule mamillaire, entre ce dernier et le bord interne Existenco «he du pédoncule cérébral on trouve, dans la commissure grise de la base, un petit ganglion réniforme, qui ne fait qu'exceptionnellement saillie chez l'homme à la base du cerveau, c'est le tubercule mamillaire latéral (Tml, fig. 193), décrit chez les animaux par Gudden. Ce tubercule, que nous croyons être les premiers à figurer chez l'homme, émet un petit faisceau qui se porte en arrière et en bas pour gagner dans la région de la calotte le ruban de Reil; c'est le pédoncule du tubercule mamillaire latéral (PT ml, fig. 193).
L'espace inter-pédonculaire ou espace perforé postérieur (Spp, fig. 187), Espace inter-pô-
j r t ■ 1 ■ J £ il iii< donculaire.
de forme triangulaire, s enfonce par son sommet au-dessus du bord supérieur de la protubérance, en formant un véritable trou borgne connu sous Trou borgne aat'éle nom de fossette inter-pédonculaire. Par sa base, il répond aux tubercules mamillaires, par ses bords latéraux aux pédoncules cérébraux dont le sépare un sillon assez profond, le sillon du nerf moteur oculaire commun, le long duquel émerge la troisième paire (III).
Le sillon qui sépare les deux tubercules mamillaires parcourt l'espace inter-pédonculaire de sa base au trou borgne et le divise en deux moitiés symétriques.
La partie médiane de l'espace inter-pédonculaire est seule criblée d'orifices vasculaires et mérite seule par conséquent le nom à' espace perforé postérieur. Ces orifices livrent passages aux artères lenticulo-optiques branches du tronc basilaire et des cérébrales postérieures; ils sont séparés du sillon du nerf moteur oculaire commun par le pédoncule du tubercule Pédoncule du tumamillaire latéral (PTml, fig. 184 et 193), faisceau blanc, légèrement sail- itérai!
l'homme du tubercule mamillaire latéral.
rieur.
pédonculaire.
flexus de Meynert.
braux
lant, qui appartient au bord interne de la région sous-optique et de la région de la calotte ou étage supérieur des pédoncules. Le pédoncule du tubercule mamillaire latéral est traversé par la plus grande partie des faisceaux radiculaires de la troisième paire. Le sommet de l'espace inter-pédonculaire est occupé, chez les rongeurs, par un petit ganglion impair et médian, Ganglion inter- décrit par Gudden et par Forel, leganglion inter-pédonculaire (Gip, fig. 184). Ce ganglion, très peu visible chez l'homme, occupe chez ce dernier la voûte de l'espace perforé postérieur et reçoit le faisceau rétrofîexe de Faseicuius rétro- Meynert [fasciculus rétro flexus). Chez les rongeurs ce faisceau forme, de chaque côté de la ligne médiane, une bandelette étendue du tubercule mamillaire médian au ganglion inter-pédonculaire (fig. 184).
Région des pédoncules cérébraux.
En arrière du losange opto-pédonculaire, on trouve la section transverrédonouies eéré- sale des pédoncules cérébraux. Ces derniers, comme du reste la partie postérieure du losange opto-pédonculaire, se développent aux dépens du cerveau moyen, et leur configuration extérieure peut être faite avec celle de la base du cerveau. La région des pédoncules cérébraux, connue encore sous le nom de région de l'aqueduc de Sylvins, occupe, chez l'embryon, le point culminant de l'axe coudé encéphalique ; aussi est-il à prévoir que sa paroi supérieure sera beaucoup plus longue que sa paroi inférieure (fig. 188). Cette dernière mesure, en effet, depuis le bord postérieur des tubercules mamillaires jusqu'au bord antérieur de la protubérance, 9 millimètres, tandis que la paroi supérieure mesure 17 millimètres, des pédoncules de la glande pinéale à l'origine de la lingula du cervelet.
Vue en section transversale (fig. 183, 189), la région des pédoncules cérébraux affecte, dans son ensemble, la forme d'un triangle à sommet tronqué et à bords arrondis, dont la base est antérieure, le sommet postérieur et les faces latérales obliques en arrière et en dedans. Ce triangle est légèrement déprimé à son sommet, sur la ligne médiane, par un sillon longitusiiion longitudinal dinal antéro-postérieur et rectiligne, le sillon longitudinal ou sagittal des drijumeaux.68 q"a tubercules quadrijumeaux, bordé de chaque côté des saillies qui correspondent aux tubercules quadrijumeaux.
La base est fortement échancrée et présente, sur la ligne médiane, un sillon profond, médian et antéro-postérieur, qui se continue avec le sillon médian de l'espace perforé postérieur et avec celui qui sépare les tubercules mamillaires. De chaque côté du sillon médian antérieur, on trouve un second sillon oblique en avant et en dehors, dans le fond duquel on aperçoit un peu de substance noirâtre, et le long duquel émerge le nerf i.c sillon du nerf oculo-moteur ou de la troisième paire; ce rapport lui a valu le nom de
oculo-moteur et le ... . r , , f, .„ ... 7 ,, . r , .
sillon latéral de sillon du nerf oculo-moteur. Le sillon, qui sépare le pied ou étage inférieur ^Twfawluvèàot du pédoncule de la calotte ou étage supérieur, est assez large; l'émergence cuie, l'étage infé- Je la troisième paire se fait en effet le long d'une ligne irrégulière, analogue
riourde l'étage su- f . P <= & , ' f
périeur. a la ligne d émergence des racines antérieures de la moelle; il est sépare de
l'espace perforé postérieur par une bandelette blanchâtre an téro-postérieure, le pédoncule du tubercule mamillaire latéral de Gudden (fig. 191 et 193).
La face latérale du pédoncule présente également un sillon longitudinal, dans le fond duquel on trouve un peu de substance noirâtre; c'est le sillon latéral de l'isthme de F encéphale {sulcus lateralis mesencephali) (si), qui sépare en dehors, le pied du pédoncule de la région de la calotte (fig. 189, 192. 194).
Quant au champ du triangle il présente : l°sur la ligne médiane, leraphé du pédoncule, et au voisinage des tubercules quadrijumeaux, la section triangulaire de l'aqueduc de Syhiiis (Aq, fig. 189), vestige de la cavité du cerveau moyen; 2° de chaque côté, on trouve une traînée de substance noirâtre, toujours très visible, le locus niger de Sœinmering (Ln), situé à l'union du tiers antérieur avec les deux tiers postérieurs du pédoncule. Le locus niger affecte la forme d'un croissant à concavité postéro-in terne dont les deux cornes effilées atteignent : Y externe, le sillon latéral de l'isthme de l'encéphale; l'interne, le sillon du nerf oculo-moleur.
Une ligne oblique passant par le locus niger (Ln), une deuxième ligne, antéro-postérieure passant par le raphé, et une troisième ligne, tranversale, passant par l'aqueduc de Sylvius, divisent chaque pédoncule cérébral en trois régions : l'une postérieure, la région des tubercules quadrijumeaux; l'autre antérieure, la région du pied du pédoncule ; la troisième, externe et centrale, la région de la calotte du pédoncule.
1° Le pied ou l'étage inférieur du pédoncule (P) (pes pedunculi, crusta, pédoncule cérébral proprement dit), — considéré tour à tour comme le prolongement du cerveau vers la moelle, ou de la moelle vers le cerveau, ou comme les bras, les jambes ou les cuisses du cerveau, — affecte, sur la coupe (fig. 189), la forme d'un croissant à concavité postéro-interne ; il est constitué de chaque côté (fig. 190) par une masse volumineuse de gros faisceaux de fibres, étendues du bord supérieur de la protubérance àla base du cerveau dans laquelle ces fibres pénètrent, pour entrer dans la constitution du segment postérieur de la capsule interne. La bandelette optique croise le pied du pédoncule au niveau de son point de pénétration dans l'hémisphère, et établit la ligne de démarcation entre le pied du pédoncule et la région sous-thalamique de la capsule interne.
Cylindriques, rapprochés l'un de l'autre, et comme étranglés au sortir de la protubérance, où ils mesurent de 12 à 15 millimètres de largeur, les pieds des pédoncules cérébraux divergent bientôt obliquement en avant, en dehors et en haut, interceptent un espace trfangulairè, et forment les parois latérales et postérieures du losange opto-pédonculaire (fig. 183, 190). En divergeant ils s'aplatissent et s'élargissent, et mesurent 18 à 20 millimètres de largeur, au niveau du point où ils se perdent sous la bandelette optique.
Lorsqu'on examine l'encéphale en position ou sur une coupe sagittale, les pédoncules affectent une direction fortement ascendante; leur bord postéro-externe est presque vertical et forme avec le bord supérieur de la
Locus niger de Soemmcring.
Division du pédoncule cérébral en trois régions.
Etage inférieur ou pied du pédoncule.
La bandelette optique établit la ligne de démarcation entre le pied du pédoncule et la région sousthalamique de la capsule interne.
Direction des pédoncules cérébraux.
Imposition fasciculée do la face libre du pied du pédoncule.
protubérance un angle droit (fig. 188, 192). Leur bord antéro-interne fait avec l'horizontale un angle de 4o° et avec le bord supérieur de la protubérance un angle de 80°.
De cette inclinaison différente des deux bords, résulte en avant un élargissement du pédoncule dans le sens transversal et en arrière un épais-
mjJlct
Fig. 189. — Coupe transversale de la partie inférieure du pédoncule cérébral passant au voisinage du bord supérieur de la protubérance et intéressant le tubercule q uadrijumeau postérieur, l'entrecroisement du pédoncule cérébelleux supérieur, le noyau de la IVe paire et le trenia pontis. (Méthode de Weigert.) Agrandissement de 3 diamètres et détails dessinés à un grossissement de 12 diamètres.
Aq, aqueduc de S ylvius. — BrQp, bras du tubercule quadrijumeau postérieur. — Fcop, faisceau de la commissure postérieure. — Flp, faisceau longitudinal postérieur. — Gip, gangbon inter-pédonculaire. — Ln, locus niger. — Niv, noyau de la quatrième paire. — NQp, noyau du tubercule quadrijumeau postérieur. — P, étage inférieur ou pied du pédoncule. — Pcs, pédoncule cérébelleux supérieur. — Qp, tubercule quadrijumeau postérieur. — RI, ruban de Reil latéral. — lim, ruban de Reil médian. — Tpo, taenia pontis. — SgAq, substance grise de l'aqueduc de Sylvius. — si, sillon latéral de l'isthme. — SR, substance réticulée. — Vc, racine encéphalique ou petite racine motrice descendante du trijumeau. — xiPcs, entrecroisement inférieur du pédoncule cérébelleux supérieur. — xsPcs, entrecroisement supérieur du pédoncule cérébelleux supérieur.
sissement de son diamètre antéro-postérieur, ainsi que le montrent très nettement les coupes transversales du pédoncule.
La face libre du pied du pédoncule est recouverte par la pic-mère; elle est criblée d'orifices vasculaires et remarquable par sa disposition fasciculée. Les faisceaux affectent quelquefois une disposition parallèle et rectiligne; le plus souvent ils subissent un léger mouvement de torsion de dedans en dehors et d'arrière en avant. Ce mouvement est beaucoup plus
accentué dans les faisceaux internes que dans les externes, de telle sorte que Gudden a pu diviser le pied du pédoncule en deux parties inégales, lune interne, l'autre externe. La partie interne est étroite au niveau de son origine protubérantielle ; ses fascicules divergent rapidement, s'étalent, puis se portent en rayonnant vers la bandelette optique et croisent en éventail la partie externe du pied du pédoncule, dont ils recouvrent soit la moitié, soit les deux tiers, voire même les trois quarts. Dans ce cas, la partie externe, très large au niveau de la protubérance, ne semble plus formée au voisinage de la bandelette optique que par un étroit fascicule.
Le plus souvent les fascicules internes s'étalent régulièrement; plus
Le pied du pédoncule comprend une partie interne et une partie externe.
Fig. 190. — Losange opto-pédonculaire, tractus pédonculaire transverse et faisceau aberrant du pilier antérieur du trigone. (D'après Gudden.)
BII, bandelette optique. — Cge, corps genouillé externe. — Cgi, corps genouillé interne. — fTga, faisceau aberrant du pilier antérieur du trigone. — lf, infundibulum. — P. étage inférieur du pédoncule. — Po, protubérance. — spp, espace perforé postérieur. — Te, tuber cinereum. — Tm, tubercule mamillairo. — Tpt, tractus pédonculaire transverse. — III, racines du nerf moteur oculaire commun. — //, nerf optique.
rarement un ou plusieurs d'entre eux se détachent des autres, croisent en diagonale, du bord antéro-interne au bord postéro-externe, la face superficielle du pied du pédoncule, et constituent le faisceau arciforme ou faisceau en écharpe de Fére (fig. 4). Ce faisceau représente une variété anatomique assez rare.
Chez les animaux tels que le lapin, où le mouvement de torsion du faisceau interne du pédoncule est peu accentué, la séparation du pied du pédoncule en faisceau interne et en faisceau externe est en général ll?yaevt .sfi>ar
r ° taisceau interne du
assez nette; elle est établie au niveau du bord hémisphérique du pédoncule, faisceau externe. par le point de pénétration de la. commissure de Meynert(CM). Cette dernière apparaît librement à la face inférieure du cerveau, en arrière du chiasma et de la bandelette optique (fig. 191). Chez l'homme et chez les autres mammifères plus élevés dans la série, la commissure de Meynert n'apparaît jamais
Faisceau en écharpe de Féré.
Chez le lapin le point de pénétration de la commissure de e le
à l'extérieur ; elle occupe toujours une situation profonde et se trouve englobée dans la substance grise de la commissure grise delà base. Mais sur les coupes microscopiques, soit horizontales, soit vertico-transversales ou chez îhomme la sagittales (voy. ces coupes, Chap. III), on voit la commissure de Meynert se
commissure de Mev- «■ - t i i e ■ • i i i ,i
aori occupe une si- diviser en un grand nombre de taisceaux, qui traversent de part en part le
tuation plus profonde.
Fig. 19) . — Isthme de l'encéphale du lapin, vu par sa face inférieure. (D'après Gudden.)
BII, bandelette optique. — Ca, étage supérieur ou calotte du pédoncule. — CG, commissure de Gudden. — Cgi, corps genouillé interne. — CI, première paire cervicale. — CM, commissure de Meynert. — FM, fasciculus retroflexus de Meynert. — Gip, ganglion inter-pédonculaire. — HCv, hémisphère cérébelleux. — If, infundibulum. — Nu, nerf optique. — Oi. olive inférieure ou bulbaire. — Pe, faisceau externe du pied du pédoncule. — Pi, faisceau interne du pied du pédoncule. — Po, protubérance. — PTml, pédoncule du tubercule mamillaire latéral.
— P'J> pyramide. — tb, trou borgne postérieur ou bulbo-protubérantiel. — Te. tuber cinereum.
— Tm, tubercule mamillaire. — Tml, tubercule mamillaire latéral. — Tpt, tractus pédonculaire transver.se. — Tr, corps trapézoïde. — xPy, entre-croisement pyramidal. — .'II, chiasmades nerfs optiques. — III, nerf moteur oculaire commun. — V, nerf trijumeau. — VI, nerf moteur oculaire externe.
faisceau externe du pédoncule. Plus le faisceau interne du pédoncule s'étale à la surface du faisceau externe, plus le point de pénétration de la commissure de Meynert se porte en dehors. Chez les sujets où le pied du pédoncule est irrégulièrement constitué, le point de pénétration de la commissure de Meynert constitue, suivant la remarque de Gudden, un bon point de repère pour l'orientation.
La face libre du pied du pédoncule est croisée par un certain nombre
de fibres arciformes, qui apparaissent toutes dans la région postérieure du Fibres arciformes cerveau moyen, au voisinage des tubercules quadrijumeaux, ou au niveau lancàîe d" p6d°n" des pédoncules cérébelleux supérieurs. Parmi ces faisceaux de fibres, plus ou moins variables comme nombre et comme volume, on peut en distinguer deux, remarquables en général par leur constance, le trac tus peduncularis transversiis de Gudden et le lœnia pontis des anciens anatomistes.
a. Tractus peduncularis transversus (Tpt, fig.192). — Entrevu parGallet Tractus peduncuia- Spurzbeim, qui l'ont désigné sous le nom d'entrelacement transversal du gros Guadon'"1""*"* d° faisceau fibreux, il a été bien décrit en 1870 par Gudden. Très net chez les différents mammifères, tels que le lapin, la chèvre, le mouton, le cochon, le chien et le chat, etc., il n'apparaît le plus souvent chez l'homme que dans la partie postérieure de son trajet, sa partie antérieure étant recouverte parles fibres du pied du pédoncule. Il occupe la partie moyenne du pédoncule, et se trouve situé à égale distance de la bandelette optique et du bord supérieur de la protubérance. Il apparaît, ainsi que l'a indiqué Gudden, au niveau du tiers moyen du bord supérieur du tubercule quadrijumeau antérieur, occupe l'angle compris entre le bras du tubercule quadrijumeau postérieur et le corps genouillé interne, augmente rapidement de volume, puis se porte en dedans et en avant, contourne le pied du pédoncule, et pénètre dans le sillon du nerf oculo-moteur, au-dessus de l'émergence de la 3° paire, entre le bord interne du pédoncule cérébral et le pédoncule du tubercule mamillaire latéral de Gudden (PTml, fig. 191, 193). Après sa pénétration dans le sillon du nerf oculo-moteur, le tractus pedoncularis transversus se porte en arrière, puis en dehors, passe entre le locus niger et le ruban de Reifet se perd après dissémination de ses fibres.
L'origine cellulaire et la terminaison de ce faisceau formé de fines L'origine et ia terfibres nerveuses sont encore inconnues. Il n'est pas en connexion, malgré ^èdunîrtarîs^ans»™son voisinage, avec le tubercule nuadriiumeau antérieur, car il ne s'atrophie sus sont enC0Ie '"-
. i j r connues.
pas chez l'animal nouveau-né après l'ablation de ce tubercule (Gudden). Il s'atrophie par contre avec le système optique visuel antérieur, à la suite de l'énucléation du globe oculaire, et cette atrophie est plus accentuée du côté opposé à l'énucléation. Ce fait semble indiquer un entrecroisement partiel du tractus peduncularis transversus (Gudden).
Le faisceau transverse du pédoncule de Gudden ne doit donc pas être Le tractus pedun*
r , ix' t i i y-, r ' i i r • cularis transversus ne
confondu avec le faisceau en ecnarpe de Père; ce dernier est un faisceau doit pas être conf0n. aberrant, plus ou moins volumineux et inconstant, de la partie interne d,: .av.ec le Jaisî,e.a"
■ l £ en ecnarpe do Feré
du pied du pédoncule, tandis que le tractus peduncularis transversus de Gudden représente un petit faisceau spécial, qui apparaît au voisinage du tubercule quadrijumeau antérieur, contourne la partie moyenne du pédoncule, et pénètre dans le sillon du nerf oculo-moteur.
rp. Le tseniapontis (Tpo, fig. 189 et 192) onbandelette de la protubérance de Txnia pontis ou
-, j •-!'/- -\ri c i x bandelette de la pro-
Henle, considère par Malacarne comme un nerf accessoire du moteur ocu- tubérance de Hende. laire commun, embrasse le bord inférieur du pédoncule cérébral. Il apparaît Trajet du txnia à la surface du pédoncule cérébelleux supérieur ou au niveau du sillon qui pon sépare ce pédoncule du pédoncule cérébelleux moyen, se porte en avant,
Etage supérieur des pédoncules ou répion de la calotte.
Sa lace interne.
Sa face externe.
en formant un certain nombre de petits fascicules disséminés, renforcés quelquefois par un faisceau qui se détache du sillon latéral de l'isthme de l'encéphale, contourne le pied du pédoncule le long du bord supérieur de la protubérance (fig. 189, 192), pénètre dans le sillon du nerf oculo-moteur, puis dans la protubérance où nous étudierons son trajet. (Voy. t. II, Protubérance) .
2° La région de la calotte ou de l'étage supérieur du pédoncule(/eymentum) occupe la partie centrale et externe de la coupe des pédoncules cérébraux. Elle est séparée de l'étage inférieur [pied du pédoncule) par le locus niger, et confine en haut aux tubercules quadrijumeaux, avec lesquels elle, se confond, et dont elle est séparée artificiellement par une ligne transversale passant par l'aqueduc de Sylvius (fig. 189).
En dehors, elle concourt à former la face externe de l'isthme de l'encéphale; en dedans, elle s'adosse, au niveau du raphé, à celle du côté opposé, dans la plus grande partie de son étendue. La face interne de l'étage supérieur du pédonculen'esten effet libre que dans une très petite partie de son étendue, immédiatement en dedans du sillon du nerf oculo-moteur, où elle apparaît dans l'espace inter-pédonculaire, de chaque côté de la substance perforée postérieure, sous la forme d'un petit faisceau de substance blanche, le pédoncule du tubercule ntamillaire latéral de Gudden (PTml, fig. 191, 193, 297).
La face externe de la calotte pédonculaire représente la face externe
Fig. 192. — Isthme de l'encéphale vu de profil. (D'après la photographie d'une pièce durcie dans le bichromate.)
BIT, bandelette optique. — BrQa, bras du tubercule quadrijumeau antérieur. — BrQp, bras du tubercule quadrijumeau postérieur. — Cç/e, corps genouillé externe. — Cgi, corps genouillé interne. — Chll, chiasma des nerfs optiques. — Crst, corps restiforme. — Fia, faisceau latéral du bulbe. — faa, fibres arquées antérieures. — Fob, faisceau oblique de la protubérance. — Gp, glande pinéale. — Njj, nerf optique. — Oi, olive bulbaire. — P, pédoncule cérébral. — Pcin, pédoncule cérébelleux moyen. — Pcs, pédoncule cérébelleux supérieur. — Po, protubérance. — Put, ]3ulvinar. — Py, pyramide du bulbe. — Qa, tubercule quadrijumeau antérieur. — Qp, tubercule quadrijumeau postérieur. — RI, faisceau triangulaire de l'isthme ou ruban de Reil latéral. — Rm, ruban ,de Reil médian. — si, sillon latéral du méscncéphale. — Th, couche optique. — Tpo, ttenia pontis. — Tpt, tractus peduncularis transversus.
de l'isthme de l'encéphale (fîg. 192) ; on y trouve d'avant en arrière le corps corps gonouiiiéingenouil/é interne (Cgi), le bras du tubercule quadrijumeau postérieur (BrQp) "b^s du tubercule et une surface triangulaire décrite par Reil, le faisceau triangulaire de q»ad"J«moau postél' isthme, le ruban de Reil (trigonum lemniscï) (RI). Cette surface triangulaire, comprise entre le sillon latéral de l'isthme d'une part (si), le tubercule qnadrijumeau postérieur (Qp) et le pédoncule cérébelleux supérieur (Pcs) d'autre part, est sillonnée de fibres blanches qui forment un relief tantôt considérable, tantôt peu marqué. Ces fibres ne représentent, ainsi que nous le verrons plus loin (t. II), qu'une petite portion du ruban de Reil, le Ruban do Reii. ruban de Reil latéral ou inférieur (untere Schleife), visible à la surface de l'isthme.
L'étage supérieur, ou calotte du pédoncule, constitue donc une région ses limites. irrégulière, limitée par le locus ?iiger (Ln) en avant, les tubercules quadrijumeaux en arrière, le raphé et la substance perforée p>ostérieure en dedans, région dont la face supérieure ou ventriculaire forme, avec celle du côté opposé, une gouttière antéro-postérieure qui fait partie du 3° ventricule. Du côté du cerveau, la calotte du pédoncule se continue, sans ligne de La région do ia démarcation bien nette, avec la région sous-t/ialamique de Forel; du côté buu,ee a Sia Touche de la protubérance, elle se continue avec la calotte ou V étage postérieur de 0?uinela protubérance. La calotte du pédoncule n'est donc, en somme, qu'une partie d'une vaste région que nous apprendrons à connaître plus loin, sous le nom de région de la calotte, région étendue du bulbe à l'extrémité antérieure de la couche optique.
La calotte du pédoncule est formée de substance réticulée (SR), c'est-à-dire constitution de la de petites fibres blanches entre-coisées en tous sens, et entre les mailles caot upL desquelles on trouve des amas plus ou moins considérables de substance grise (fig. 189, 193). Cette substance réticulée occupe dans la calotte les substance réticulée. parties antéro-latérales de l'aqueduc de Sylvius. On y trouve, en outre, d'importants faisceaux de fibres nerveuses et un noyau volumineux bien circonscrit, le noyau rouge de Stilling (NR, fig. 193) situé de chaque côté Noyau rouge de du raphé, dans les régions supérieures de la calotte du pédoncule et entouré d'une capsule de fibres blanches. Dans les régions inférieures de la calotte du pédoncule, on trouve, à la place du noyau rouge, le pé- pédoncule cércbcidoncule cérébelleux supérieur ou noyau blanc de Stilling (Pcs, fig. 189).
De chaque côté du raphé, en arrière du noyau rouge ou du pédoncule cérébelleux supérieur, il existe un petit faisceau triangulaire, le faisceau longitudinal postérieur (Flp), au voisinage duquel on trouve, Faisceau îongitu-
j i r • ,-, , ■ • r, • , v ■ ■ i s dinal postérieur.
dans Ja région pedonculaire intérieure, le noyau il origine du nerf pathétique (4e paire) (N,v, fig. 189) et dans la région pédonculaire supérieure les noyaux d'origine du nerf moteur oculaire, commun (3e paire) Noyaux de la troi-
vr fi jqoi sième et de la qua-
-'iii- Ug. ISO), triéme paires.
En dehors du noyau rouge (NR) ou du pédoncule cérébelleux supérieur, se trouve la section transversale semi-lunaire du ruban, de Reil (RI, Rm); sa partie antérieure ou interne est comprise entre le locus niger et le noyau rouge; sa partie postérieure ou externe apparaît à la surface externe de
l'isthme de l'encéphale : elle est connue sous le nom de ruban de Reil latéral, de faisceau triangulaire de P isthme (RI, fig. 189). Dans la région