‹ Anatomie des centres nerveux (volume 2)Chapitre 52 sur 85 · III. — CONFIGURATION INTÉRIEURE DU CERVEAU · texte numérisé non relu

III. — CONFIGURATION INTÉRIEURE DU CERVEAU

Seuil de l'hémisphère.

Les hémisphères cérébraux sont reliés entre eux, au niveau de leur par- seuii do rnémitie centrale, par tous les organes qui constituent le seuil ou le limen de sp

Corps calleux.

Trigone cérébral.

cule

.Sillon de Monro.

l'hémisphère. Ces organes, étendus du sinus du corps calleux (sec) à la base du cerveau, ne peuvent être étudiés dans leur ensemble que sur une coupe médiane et saglllale (fig. loi et 195), qui sépare l'un de l'autre les deux hémisphères cérébraux. Sur cette coupe, on se rend très nettement compte de l'anneau presque complet, ouvert seulement en bas et en avant, que l'écorce cérébrale des hémisphères, circonscrit autour de son seuil ou de sa partie centrale (fig. loi).

Le seuil de l'hémisphère comprend : en haut, le corps calleux (Ce), vaste voûte de substance blanche à libres transversales, qui affecte la forme d'un arc régulier et à grand rayon, terminé en avant par une extrémité recourbée et effilée, le bec du corps calleux (Ce [r]), et en arrière par une extrémité renflée, le bourrelet du corps calleux (Ce [Spl]). Au-dessous du corps calleux, on trouve un second arc à rayon plus court, le triyone cérébral (Tg), adhérent au corps calleux en arrière, mais séparé de ce dernier, en avant, par une mince cloison verticale et médiane, le septum lucidum (SI) ou cloison transparente. Entre le trigone cérébral et la base du cerveau, on Troisième ventri- trouve le troisième ventricule ou ventricule moyen (V3), cavité médiane, qui affecte la forme d'un entonnoir aplati latéralement. Sa paroi latérale présente un sillon curviligne à direction antéro-postérieure, le sillon de Monro (sM), qui se continue en arrière avec Y aqueduc de Sylvius (AqS), tandis qu'il s'abouche en avant dans un orifice oblong, situé en arrière du trigone, et connu sous le nom de trou de Monro (TM). Le sillon de Monro divise la paroi latérale du troisième ventricule en deux régions, l'une supérieure formée par la couche optique, l'autre inférieure, connue sous le nom de région sous-optique ou sous-thalamique de Forel.

On se rend encore très bien compte de la forme générale des organes du seuil de l'hémisphère et de la constitution intérieure du cerveau, en examinant une coupe vertico-transversale du cerveau, passant par exemple au niveau des tubercules mamillaires (Tm) (fig. 196).

On rencontre, sur la ligne médiane et de haut en bas, la vaste et épaisse commissure du corps calleux (Ce), qui donne insertion sur la ligne médiane à la mince membrane verticale du septum lucidum (SI), creusée d'une étroite fente verticale connue sous le nom de ventricule de la cloison (VS1), puis le trigone cérébral (Tg) qui forme une seconde cloison transversale, dont la face inférieure est tapissée d'une mince membrane vasculaire, dépendante de la pie-mère: c'est la toile choroïdienne (Tch); dirigée transversalement, la toile choroïdienne se continue de chaque côté avec une sorte de bourrelet vasculaire, connu sous le nom de plexus choroïdes des ventricules latéraux (Pchl).

Au-dessous du trigone et de la toile choroïdienne, on aperçoit, sur la ligne médiane, l'étroit ventricule moyen ou troisième ventricule (V3) et, de chaque côté, deux volumineux ganglions de substance grise, la couche optique (Th.) en dedans, et le noyau caudé (NC) ou noyau intra-ventriculaire du corps strié en dehors.

La face interne de la couche optique l'orme la paroi latérale du troi-

Septum lucidum.

Couche optique et noyau cauilé.

H.ÇiHet^

Fig. 195. — Coupe sagittale inter-hémisphérique. Seuil de l'hémisphère et isthme de l'encéphale. (D'après la photographie sous l'eau d'une pièce durcie dans le hichromate). — La pie-mère et la toile choroïdienne sont colorées en rouge.

bd, bandelette diagonale de Broca. — C, calotte ou étage supérieur du pédoncule. — Cc[g), genou du corps calleux. — Cc(r), bec du corps calleux (rostrum). — Cc(Spl), bourrelet du corps calleux (splénium). — Cc(i-p), bec postérieur du corps calleux. — CE, canal de l'épendyme. — Cgn, circonvolution géniculée. — eoa, commissure antérieure. — com, commissure postérieure. — Gh, ganglion de l'habénula. — Gp, glande pinéale, — Ifa, Ifp, lobe antérieur et lobe postérieur du corps pituitaire. — Le, lobe central du cervelet. — Lia, lobe antéroinférieur du cervelet. — Lig, lingula. — Lim, lobe inférieur et moyen du cervelet. — Lîp, lobe inférieur et postérieur du cervelet. — Lsm, lobe supérieur et moyen du cervelet. — Iso, lame sus-optique. — Lsp, lobe supérieur et postérieur du cervelet. — //, lame terminale embryonnaire. — Ly, lyre ou psalterium. — No, nodule du cervelet. — Nt, noyau du toit du cervelet. .. — P, pied du pédoncule cérébral. — Po, protubérance. — Pul, pulvinar. — Pyc, pyramide du cervelet. — Qa, Qp, tubercules quadrijumeaux antérieur et postérieur. — rif, diverticule de l'infundibulum. — Rtn, ruban de Reil médian. ■ — ro, diverticule sus-optique. — sec, sinus du corps calleux. — SI, septum lucidum. — sM, sillon de Monro. — le, tuber cinereum. — Tg, corps du trigone. — Tga, pilier antérieur du trigone. — TM, trou de Monro. — T?n, tubercule mamillaire. — tth, tœnia thalami. — Tv, tubercule postérieur du vermis. — Uv, uvula 'luette). — V,, quatrième ventricule. — VV, valvule de Vieussens. — V{cu), vermis (culmen). — 1 ~ [de , vermis (declivum). — II (C h), chiasma des nerfs optiques.

Ventricules raux.

latô-

Capsule interno et courouuo rayonnante.

Les trois segments du noyau lenticulaire.

Capsule externe et avant-mur.

Capsule extrême.

sième ventricule (V3), sa face supérieure recouverte en dedans par la toile choroïdienne (Tch) et le trigone cérébral (Tg), concourt à former dans son segment externe une partie du plancher des ventricules latéraux (VI) ou premier et deuxième ventricules cérébraux. Le noyau caudé, séparé de la couche optique par un petit sillon dit sillon intermédiaire à ces deux noyaux ou sillon opto-strié (si) , fait saillie dans le ventricule latéral et contribue à rendre inégal le plancher de ce dernier. Les ventricules latéraux droit et gauche (VI), situés au-dessus du troisième ventricule (V3),

forment chacun une

cavité irrégulière,

large et anfractueuse, limitée en

haut par le corps calleux (Ce), en Las par le trigone (Tg), la couche optique (Th) et le noyau caudé (NC), en dedans par le septum lucidum (SI), et en dehors par un angle aigu, résultant de l'accolement du noyau caudé et du corps calleux. Ces ventricules, dans lesquels les plexus choroïdes (Pch) font saillie, sont revêtus dans toute leur étendue par une membrane propre, Yépendyme ventriculaire ou membrane épendy maire, qui repose sur une mince couche de substance grise; ils sont complètement indépendants l'un de l'autre, mais communiquent avec le troisième ventricule par l'intermédiaire des trous de Monro (TM) (fig. 195, 198).

La face inférieure du noyau caudé et la face externe de la couche optique, sont en rapport avec une lame de substance blanche fort importante, \acapsule interne de Reil(Cip, fig. 196); dirigée obliquement en bas et en dedans, elle se continue en bas avec le pédoncule cérébral (P), et s'irradie en haut dans la masse blanche des hémisphères (CO), le long du hord supérieur du noyau caudé, pour former la couronne rayonnante ou le grand soleil de Reil, dont la base, légèrement étranglée au niveau du noyau caudé, est connue sous le nom de pied de la couronne rayonnante (pCR).

La capsule interne sépare la couche optique et le noyau caudé d'un troisième noyau de substance grise, de forme triangulaire, qui n'est en connexion avec aucune cavité ventriculaire, et qui est connu sous le nom de noyau lenticulaire (NL3, LN2, NLj), ou noyau extra-ventriculaire du corps strié. Il est formé de trois segments de teinte différente, désignés de dedans en dehors sous le nom depremier, deuxième et troisième segmen/s du noyau lenticulaire. Le troisième segment ou putamen (NL3) est intimement uni au noyau caudé par de nombreux ponts de substance grise qui traversent la capsule interne ; il présente la même coloration foncée que le noyau caudé, la même structure, la même origine embryogénique et les mêmes connexions. Les deux segments internes, beaucoup plus pâles, sont connus sous le nom de globus pallidus (NL2, NL,); ils sont plus riches en fibres nerveuses, et présentent une origine et une structure différentes de celles au putamen (Voy. Embryogénie, p. 110 à 119).

Sur la face externe ou base du noyau lenticulaire (NL3), on trouve, appliquées de dedans en dehors, d'abord une mince lame de substance blanche, la capsule externe (Ce), puis une traînée de substance grise, X avant-mur (AM), enfin la substance blanche qui double l'écorce grise des circonvolutions de l'insula (I) ou capsule extrême de Reil(Cex). Le rapport

Fig. 196. — Coupe vertico-transversale du cerveau passant par les tubercules mamillaires et la partie antérieure de la corne sphénoïdale du ventricule latéral. (Pièce durcie au bichromate.)

Alv, alveus. — Are, faisceau arqué. — AM, avant-mur. — CA, corne d'Ammon. — Ce, corps calleux. — Ce, capsule externe. — Cex, capsule extrême. — Cing, cingulum. — Cip, segment postérieur de la capsule interne. — CL, corps de Luys. — CO, centre ovale. — eoa, commissure antérieure. — ds, diverticule du subiculum. — • F, champ de Forel. — Fi,F-2, première et deuxième circonvolutions frontales. — Fa, circonvolution frontale ascendante. — ft, premier sdlon frontal. — Fi, fimbria. — Fus, lobule fusiforme. — h, sillon de l'hippocampe. — I, insula. — ■ Li(H), deuxième circonvolution limbique ou circonvolution de l'hippocampe.

— Lme. lame médullaire externe du thalamus. — le, lame cornée. — Ime, lame médullaire externe du noyau lenticulaire. — Imi, lame médudaire interne du noyau lenticulaire. — M0Y3, membrane obturatrice du troisième ventricule. — NA, noyau amygdalien. — Na, Ne, Ni, noyaux antérieur, externe et interne du thalamus.

— NC, queue du noyau caudé. — NL, nerf de Lancisi. — NL-s,-2,i, noyau lenticulaire et ses trois segments. — OF, faisceau occipito-frontal. — ot, sillon collatéral. — ot + t3, branche commune au sillon codatéral et au troisième sillon temporal. — P, pédoncule. — Pa, circonvolution pariétale ascendante. — Pch3, plexus choroïdes du troisième ventricule. — pCR, pied de la couronne rayonnante. — pri. sillon prérolandique inférieur. — R, scissure de Rolando. — ■ S{p), branche postérieure de la scissure de Sylvius. — Sexv, surface extra-ventriculaire du thalamus. — Sgc, substance grise centrale. — Sge, substance grise sous-épendymaire.

— SI, septum lucidum. — SM, sillon de Monro. — ï\, T-2, T3, première, deuxième et troisième circonvolutions temporales. — t,, U, h, premier, deuxième et troisième sillons temporaux. — Tch, toile choroidienne. — tec, tœnia tecta. — Tg. trigone. — Tga, pilier antérieur du trigone. — 1h, couche optique (thalamus). — V-i, troisième ventricule. — VA, ruban de Vicq d'Azyr. — VG, veine de Gallicn. — VI, ventricule latéral. — Vsl, ventricule du septum lucidum. — Vsph, corne sphénoïdale du ventricule latéral. — zr, zone réticulée, ou grillagée. — II, bandelette optique.

qu'affecte l'insula avec le corps strié, lui a valu le nom de lobule au corps strié.

Les trois gros noyaux de la base du cerveau, sont encore décrits sous le nom de corps opto-slriés ou de noyaux centraux des hémisphères ; ils appartiennent au tronc encéphalique de Reichert, et sont séparés de l'écorce grise des circonvolutions, par une vaste étendue de substance blanche, désignée sous le nom de centre ovale de Vieussens (CO). centre ovale .le Le centre ovale (CO) acquiert ses plus grandes dimensions, au niveau de la coupe dite du centre ovale de Vieussens. Cette coupe, horizontale, passe par la face supérieure du corps calleux; elle n'intéresse que la substance blanche des hémisphères circonscrite par l'écorce grise qui affecte la forme d'une bordure sinueuse, et n'est interrompue qu'au niveau du corps calleux, lequel apparaît comme une vaste commissure, jetée entre le centre ovale d'un hémisphère et le centre ovale de l'hémisphère du côté opposé (fig. 199).

Les formes, les connexions, les rapports des noyaux gris centraux soit entre eux, soit avec la capsule interne, soit avec le centre ovale, ne peuvent être étudiés que sur des coupes macroscopiques et microscopiques à direction vertico-transversale, horizontale et sagittale. Avant de procéder à l'étude de ces coupes, nous allons étudier dans l'ordre suivant, la configuration des parties constituantes du seuil de l'hémisphère et les ventricules cérébraux.

1° Corps calleux.

2° Trigone cérébral.

3° Septum lucidum.

4° Ventricules latéraux.

5° Ventricule moyen ou troisième ventricule.

6° Corps opto-slriés ou noyaux centraux.

7° Capsule interne,

1° Corps calleux.

corps calleux. Lorsque sur un cerveau reposant sur sa base, on écarte les deux hémis-

phères (fig. 197), le corps calleux (Ce) se présente sous la forme d'une vaste commissure, d'une large cloison blanche quadrilatère, reliant les deux hémisphères, et formée uniquement de fibres blanches dirigées transversalement. La partie du corps calleux que l'on aperçoit dans le fond de la fente inter-hémisphérique (Sih), constitue sa partie libre ou moyenne, Je tronc du corps calleux.

La coupe de Vieussens (fig. 199) montre que par ses parties latérales le corps calleux envoie dans chaque hémisphère, des fibres extrêmement nombreuses connues sous le nom de radiations du corps calleux (RCc) ; celles-ci pénètrent dans la masse blanche des hémisphères, s'y irradient et s'entrecroisent avec les fibres du grand soleil de Reil.

La ligne d'intersection des radiations du corps calleux et des fibres de la couronne rayonnante forme la limite externe des ventricules latéraux.

Tronc dit corps calleux (Ce). — Sur une coupe sagittale ei médiane Tronc du corps car- (fig. 151) séparant les deux hémisphères, le corps calleux affecte la forme d'une voûte, plus recourbée à sa partie antérieure qu'à sa partie postérieure,

-'si! -L

Vfc

ip-

cm'

Fig.197. — Face supérieure de l'encéphale ; la scissure inter-hémisphérique a été écartée pour montrer la face supérieure du corps calleux et du cervelet. (D'après la photographie d'un cerveau à l'état frais.)

C, cunéus. — Ce, corps calleux. — cm, sillon calloso- marginal ; cm' , sa branche verticale. — F\. Ft, première et deuxième circonvolutions frontales. — Fa, circonvolution frontale ascen- • dante. — ft, premier sillon frontal. — HCv, hémisphères cérébelleux. — ip, sillon interpariétal. — rnFi. face interne de la première circonvolutionfrontale. — NL, nerf de Lancisi. — 0\, [première circonvolution occipitale.— P\,P°, première et deuxième circonvolutions pariétales. — Pa, circonvolution pariétale ascendante. — po, scissure pariéto-occipitale. — poi, pli de passage pariéto-occipital interne de Gratiolet. — por, sillon post-rolandique. — PrC, précunéus. —prî, sillon prérolandique inférieur. — prs, sillon prérolandique supérieur. — pt, sillon pariétal transverse. — ■xpla, pli de passage pariéto-limbique antérieur. — ■ Ttplp, pli de passage pariétolimbique postérieur. — R, scissure de Rolando. — sec, sinus du corps calleux. — sp, scissure sous-pariétale. — Vs, vefmis superior du cervelet.

plus rapprochée de l'extrémité antérieure du cerveau dont il est séparé par une distance de trois centimètres, que de son extrémité postérieure, dont il s'éloigne de cinq centimètres environ. Le point culminant du tronc

Bourrelet.

Genou.

Bec ou rostruin.

du corps calleux est distant de trois centimètres environ de la partie la plus élevée du bord supérieur du cerveau. Sa longueur mesure 7 à 8 centimètres (Sappey) sur sa face supérieure, o à 6 seulement sur sa face inférieure. Son épaisseur est variable suivant les régions ; très épais à son extrémité postérieure, où il se ramasse et s'enroule sur lui-même en volute, pour constituer le bourrelet de Reil (Ce [Spl]), qui peut mesurer jusqu'à 18 millimètres, il atteint à peine 1 centimètre d'épaisseur dans sa partie moyenne. Puis il s'épaissit de nouveau à sa partie antérieure, en se réfléchissant brusquement de haut en bas et d'arrière en avant, pour constituer le genou du corps calleux (Ce [g]), embrasser dans la concavité de sa courbure l'extrémité antérieure du corps strié, et fermer en avant les ventri-

Tch sM STh

Flp C'al

Fie. 198.

Seuil de l'hémisphère gauche. (D'après la photographie sous l'eau, d'une pièce durcie dans le bichromate.)

AqS, aqueduc de Sylvius. — B, partie moyenne de la fente cérébrale dcBichat. — Cal, calotte du pédoncule cérébral. — CB, carrefour olfactif de Broca. — Ce, corps calleux (tronc). — Ce, genou du corps calleux. — Cc(j'),'bec du corps calleux (rostrum). — Cclrp), bec postérieur du corps caUeux. — Cc.Sp/), bourrelet du corps calleux (splenium). — cm, sillon calloso-marginal.

— coa, commissure antérieure. — eom, commissure molle. — Cv, cervelet. — Flp, faisceau longitudinal postérieur. — Gh, ganglion de l'habénula. — Gp, glande pinéalc. — /, infundiliulum. — Lu première circonvolution limbiepue. — It, lame terminale embryonnaire. — NC, noyau caudé. — P, étage inférieur ou pied du pédoncule cérébral. — Po, protubérance. — psi, pédoncule du septum lucidum. — Tzf'l, -n.fi', plis fronto-limbique. — izplp, pli pariéto-limbique postérieur. — Qn.Qp, tubercules quadrijumeaux antérieur et postérieur. — ri, récessus de l'infundibulum. — ro, récessus sus-optique. — rp, récessus sous-pinéal. — sec, sinus du corps calleux. — s Ai. sillon de Monro. — sp, scissure sous-pariétale. — Spp, substance perforée postérieure. — Te, tuber cinereum. — Tch, tode choroïdienne. — Tg, trigonc. — Tga, pilier antérieur du trigonc. — Th, thalamus. — TM, trou de Monro. — Tm. tubercule mamillaire.

— Ir3, troisième ventricule. — VV, valvule de Vieussens. — xll, chiasma des nerfs optiques.

cules latéraux. Après sa réflexion, il se porte en arrière, dans une étendue de 2 centimètres environ, diminue d'épaisseur, et présente à la coupe l'aspect d'un triangle, dont le sommet, le bec ou rostrum, du corps calleux (Ce [r]), se réduit à une mince lamelle, qui se continue au niveau de la commissure blanche antérieure, avec la lame sus-optique (fig. 198).

On considère au tronc du corps calleux deux faces, deux bords et deux

saiaee supérieure, extrémités. La face supérieure (fig. 199), plus large en arrière qu'en avant,

est en même temps plus large que la fente inter-hémisphérique dont elle

forme le fond. Elle mesure 15 à 20 millimètres. Un sillon peu profond ifig. 196), le sinus ou ventricule du corps calleux de Vesale et de Sabatier (sec), la rainure <lu corps calleux de Broca, la sépare de la première circonvolution limbique (L,). Le sinus, large en arrière, étroit et peu profond en avant (voy. Coupes vertico-transversales, p. 436 et suivantes), se continue direeleemnt avec le sillon de l'hippocampe au niveau du bourrelet; il fait du reste partie du sillon de l'hippocampe fœtal (Voy p. 121).

Sur la ligne médiane, cette face présente deux saillies blanches, linéaires, les traclus longitudinaux médians ou nerfs de Lancisi (NL) dirigés d'avant en arrière, tantôt sensiblement parallèles, plus souvent irréguliers et. flexueux, contigus ou éloignés l'un de l'autre. Ces tractus parcourent toute la face supérieure du corps calleux, à laquelle ils sont du reste peu adhérents, se réfléchissent en avant sur le genou et le bec, puis divergent, se portent, sous le nom de bandelettes diagonales de Broca (bd), ou pédoncules du corps calleux, en arrière et en dehors, et se perdent sur la substance perforée antérieure. En arrière, les nerfs de Lancisi se réfléchissent sur le bourrelet du corps calleux eL se continuent soit avec le fasciola cinerea (Fc) (fig. 149) soit avec la substance blanche réticulée de la circonvolution de l'hippocampe.

Entre les nerfs de Lancisi on trouve quelquefois un sillon médian, longitudinal, plus large en arrière, vestige du raphé du corps calleux.

De chaque côté de la face supérieure (fig. 199), on trouve au niveau du sinus du corps calleux, le taenia tecta (tec), et en dehors un petit faisceau de fibres blanches, dirigées d'avant en arrière. Ce faisceau, qui n'est visible que sur la coupe du centre ovale de Vieussens, c'est-à-dire après ablation de la première circonvolution limbique (L,), est formé par les fibres les plus inférieures du cingulum (Cing), c'est-à-dire par le long faisceau d'association du lobe limbique. D'après Beevor, il serait formé par les fibres propres de la première circonvolution limbique (L,), fibres qui séparent le cingulum de l'écorce grise du taenia tecta.

La face supérieure du corps calleux est en rapport, par l'intermédiaire de la pie-mère et de l'arachnoïde, avec la faux du cerveau, dont le bord n'atteint pas le corps calleux même en arrière; elle est encore en rapport avec les artères calleuses ou cérébrales antérieures; enfin avec la première circonvolution limbique (L,) ouggrus fomicatus. On trouve quelquefois dans la pie-mère qui recouvre le corps calleux, une certaine quantité de tissu adipeux, dont le développement exagéré peut donner lieu à la production de tumeurs lipomateuses (Féré).

Face inférieure — Concave d'avant en arrière, convexe transversalement, cette face présente comme la face supérieure un aspect fascicule. Libre dans une étendue bien plus grande que cette dernière, elle est tapissée par Yépendgme, forme la paroi supérieure ou voûte des ventricules latéraux, et donne insertion sur la ligne médiane, en avant, au septum lucidum (SI), en arrière, au trigone (Tg). Les piliers postérieurs du trigone Tgp , en divergeant en arrière pour se porter dans la corne sphénoïdale,

SiDus iln corps calleux.

Nerfs do Lancisi.

Tœnia tecta.

Ses rapports.

Sa face inférieure.

sont réunis l'un à l'autre par des fibres transversales, adhérentes au corps

Fig. 199. — Centre ovale de Vieussens. (D'après la photographie d'un cerveau durci

dans l'alcool.)

C, cunéus. — Ce, corps calleux. — Cing, fibres du cingulum sectionnées parallèlement au niveau delà face supérieure du corps calleux. — Cing' , Cing" , fibres du cingulum sectionnées perpendiculairement au niveau de la première circonvolution limbique. — CO, centre ovale. — cm, sillon calloso-marginal. — F\, F», Fs, première, deuxième et troisième circonvolutions frontales. — Fa, circonvolution frontale ascendante. — /'i , fi, premier et deuxième sillons frontaux. — f'i, incisure du premier sillon frontal. — io, sillon inter-occipital. — ip, sillon interpariétal. — K, scissure calcarine. — L\, première circonvolution limbique. — Lg, lobule lingual. — mFi, face interne de la première circonvolution frontale. — NL, nerf de Lancisi. — Oi, 02, première et deuxième circonvolutions occipitales. — oa, sillon occipital antérieur de Wernicke. — P., deuxième circonvolution pariétale. — Pa, circonvolution pariétale ascendante. — Pc, pli courbe. — po, sillon pariéto-occipital. — por, sillon post-rolandique. —

— pn, sillon prérolandique inférieur, —tic/, pli cunéo-limbique. — fi, scissure de Rolando.

— r, raphé du corps calleux. — fiCc, radiations du corps calleux. — sec, sinus du corps calleux. — S (p), branche postérieure de la scissure de Sylvius. — Sih (a), Si/t(p), parties antérieure et postérieure delà scissure inter-hémisphérique. — t\, t'\, branches verticales du sillon parallèle. — Voc, corne occipitale du ventricule latéral.

calleux, connues sous le nom de psalterium ou de lyre de David, de fomix Lyrodo David.

transversus de Forel (Ly) (fig. 200). En avant, le trigone s'infléchit en bas,

en décrivant une courbe à rayon beaucoup plus court 'que celle du corps

calleux. L'espace triangulaire compris entre le corps, le genou et le bec du

corps calleux d'une part, le pilier antérieur du trigone d'autre part, est

occupé par le septum lucidum ou cloison transparente (SI).

L'extrémité antérieure du corps calleux, en s'infléchissant en bas et en Genou et bec du arrière, forme le genou. (Ccjg]) et le bec du corps calleux (Gc[r]). Le som- corps ca eux- ?net du bec se réduit à une mince lamelle de substance blanche, la commissure blanche de la base de Henle, la lame du genou de Burdach, laquelle se continue au niveau de la commissure blanche antérieure (coa), avec la lame sus-optique (lt) (fig. 198).

1J extrémité postérieure du corps calleux, connue sous le nom de bour- Bourrelet du corps relet de Reil, de splenium (Cc[Spl]), épaisse et arrondie, est située au-dessus des tubercules quadrijumeaux et de la glande pinéale, dont elle est séparée par la partie moyenne de la grande fente cérébrale de Bichat. C'est au dessous du bourrelet du corps calleux, que la pie-mère pénètre dans le cerveau pour former la toile chorïdienne (Tch) et les plexus choroïdes des ventricules latéraux (Pch VI).

Le bourrelet (Cc[Spl]) (fig. 1 98) est formé par un véritable enroulement du corps calleux sur lui-même, et on peut lui considérer trois parties : l'une Genou et bec Possupérieure, Y 'autre postérieure, la troisième inférieure. La partie supérieure représente Y extrémité postérieure du tronc du corps calleux; ta partie inférieure constitue la partie réfléchie, le splenium. proprement dit, qu'un mince septum sépare de la partie précédente, et qui se termine en avant par un bord mince et effilé, véritable bec postérieur (Cc[rp]), situé à peu près à 15 millimètres en avant de la limite postérieure du corps calleux. La partie postérieure constitue la pièce intermédiaire deBeevor, véritable genou postérieur, très analogue au genou de l'extrémité antérieure. Le bec postérieur donne insertion aux fibres transversales Au. psalterium, qui adhèrent en général à la face inférieure du corps calleux; mais elles peuvent en être séparées par une fente étroite, qui communique sur les côtés avec les ventricules latéraux, dont elle forme un véritable diverticule. Cette fente est connue sous le nom de ventricule de Verga (vY) (fig. 203). ventricule de verga.

Chez quelques mammifères, tels que le cheval, le mouton, etc., le ventricule de Verga est beaucoup plus volumineux, et l'angle postérieur du septum lucidum s'insinue entre le corps calleux et le trigone cérébral, jusqu'au niveau de la pièce intermédiaire, séparant ainsi le splenium proprement dit de l'extrémité du tronc du corps calleux.

Cette distinction en trois parties du bourrelet est importante à établir car, comme nous le verrons plus loin, leurs fibres n'ont pas la même origine.

Le corps calleux est formé, si l'on fait abstraction des nerfs de Lancisi et des tractus longitudinaux latéraux qui appartiennent à la circonvolution godronnée, de gros faisceaux de fibres transversales de 1 millimètre

d'épaisseur environ; sur une coupe sagittale et médiane le corps calleux présente une apparence striée. Ces stries, qui correspondent aux limites des différents faisceaux qui le constituent, affectent une disposition verticale dans la plus grande étendue du corps calleux, mais elles deviennent de plus en plus obliques à mesure que l'on s'approche des extrémités du corps calleux. Au niveau du genou, la direction des stries est horizontale; au-dessous elle devient oblique, pour redevenir verticale au niveau du bec. Une disposition analogue s'observe au niveau du bourrelet, où le corps calleux s'enroule en volute, et se termine par un bord aigu, à 15 millimètres en avant de l'extrémité postérieure du corps calleux. Radiations du Radiations du corps calleux. — Les bords latéraux du corps calleux

pénètrent horizontalement dans la masse blanche des hémisphères, contournent l'angle externe du ventricule latéral, et donnent naissance à de nombreuses libres connues sous le nom de radiations du corps calleux. Ces radiations se portent en divergeant en haut, en dehors et en bas, s'entrecroisent avec les fibres de la couronne rayonnante, et se terminent dans la crête des circonvolutions de toute la surface du cerveau, à l'exception du lobe olfactif et de l'extrémité antérieure du lobe temporal, régions desservies par le système de la commissure antérieure.

Comme le corps calleux n'atteint pas les extrémités antérieures et postérieures de l'hémisphère, et comme ces parties reçoivent néanmoins des fibres calleuses, il faut nécessairement que les fibres du genou et du bourrelet s'infléchissent en avant et en arrière, et s'irradient dans un plan d'autant plus antéro-postérieur, qu'elles appartiennent à des couches plus superficielles du genou ou du bourrelet. Forceps du corps Les fibres du bourrelet décrivent de chaque côté de la scissure interhémisphérique une courbe à concavité interne et forment avec celles du côté opposé une sorte de pince qui porte, dans la nomenclature de Reil, le nom de forceps du corps calleux. (Voy. ch. IV, fibres commissurales.)

2° Trigone cérébral

Trigone cérébral. Le trigone cérébral (Tg), la voûte à trois ou quatre piliers, le fomix des

auteurs anciens, la bandelette géminée de Reil, se présente sous la forme d'un triangle isocèle à base postérieure (fig. 200), situé au-dessous du corps calleux, au-dessus du troisième ventricule et des couches optiques, autour desquelles il décrit une courbe inscrite dans celle du corps calleux.

Adhérent au corps calleux en arrière, il l'abandonne en avant pour se porter verticalement en bas, et intercepte, avec le genou et le bec du corps calleux, un espace triangulaire occupé sur la ligne médiane par le septum lucidum (fig. 201 à 203).

Le trigone est essentiellement constitué par deux faisceaux de fibres longitudinales, aplatis de haut en pas, et réunis l'un à l'autre à leur partie moyenne, où ils constituent le corps du trigone (Tg) (fig. 200). En arrière

et en avant ces faisceaux sont distincts, et forment les piliers postérieurs et les piliers antérieurs du trigone (Tgp, Tga).

On considère au corps du trigone deux faces, trois bords et trois angles.

Corps du trigone.

Fie. 200. — Étage supérieur des ventricules latéraux. Corps du trigone et septum lucidum. (D'après la photographie d'une pièce durcie dans l'alcool.)

Bt, bourgeon terminal du verniis supérior. — Cc{g), genou du corps calleux. — Cc(Spl), bourrelet du corps calleux (splénium). — ■ EM, ergot de Morand. — Fit première circonvolution frontale. — Fm, forceps major. — L\, première circonvolution limbique. — Lip, lobe cérébelleux inférieur et postérieur. — Lsa, lobe cérébelleux antérieur et supérieur. — Lsm, lobe cérébelleux supérieur et moyen. — Lsp, lobe cérébelleux supérieur et postérieur. — Ly, lj'rc ou psalterium. — ?»Fi,facc interne de la première circonvolution frontale. — NC(T), tronc du noyau caudé. — NC, queue du noyau caudé. — OF, faisceau occipito-frontal. — pCR, pied do la couronne rayonnante. — Pcha, plexus choroïdes aberrant situé sur le trajet de la veine du corps strié. — Pchl, plexus choroïdes du ventricule latéral. — ■ si, sillon opto-strié. — SI, septum lucidum. — Tg, trigone cérébral. — ■ Tgp, pilier postérieur du trigone. — TM, trou de Monro. — V(cu), vermis (culmen). — V(dc), vermis (declivum). — Vf, corne frontal du ventricule latéral. — T'oc, corne occipitale du ventricule latéral. — VSl, ventricule du septum lucidum.

La face supérieure est convexe dans le sens antéro-postérieur, elle donne insertion sur la ligne médiane au septum lucidum (SI), tandis que ses parties latérales forment de chaque côté le plancher du ventricule latéral. Les plexus choroïdes sont en général renversés sur cette face du

Ses faces.

Ses liords.

Trous de Monro.

Piliers antérieurs du trigone.

Sa terminaison dans le tubercule mamillaire.

Ses rapports avec la commissure ante-

Travaux de Gudden et Forci sur le pilier antérieur du trigone.

trigone; il faut donc les écarter en dehors pour l'apercevoir clans toute sa largeur.

ha. face inférieure repose dans toute son étendue sur la toile choroïdienne (Tchj, à laquelle elle adhère faiblement, grâce à un tissu conjonctif lâche et à quelques vaisseaux; cette membrane fibro-vasculaire la sépare à la fois des couches optiques (Th) et du ventricule moyen (V3) (fig. 196).

Le bord postérieur adhère à l'extrémité postérieure du corps calleux, les bords latéraux minces et tranchants, donnent insertion aux plexus choroïdes qui les recouvrent. Ils occupent exactement l'angle que forment ces plexus avec la toile choroïdienne, et reposent par l'intermédiaire de cette dernière sur la moitié interne ou extraventriculaire (Sexv), de la face supérieure de la couche optique (fig. 196).

En avant les bords latéraux sont libres, et ne donnent plus insertion aux plexus choroïdes des ventricules latéraux. Ils se soulèvent en arc, forment avec la couche optique (Th), légèrement excavée à ce niveau, un petit orifice ovalaire, le trou de Monro (TM), qui établit la communication entre le ventricule latéral (VI) et le ventricule moyen (V3). La limite supérieure du trou de Monro est constituée par l'extrémité antérieure des plexus choroïdes des ventricules latéraux; il n'est donc pas exact de dire que les trous de Monro servent au passage des plexus choroïdes (fig. 201 à 203).

Les angles du trigone sont l'un antérieur, les deux autres postérieurs. Le corps du trigone se bifurque au niveau de l'angle antérieur, immédiatement en avant du trou de Monro, et donne naissance à deux cordons arrondis, les piliers antérieurs du trigone (Tga) (Colunmœ fornicis). Après avoir contourné de haut en bas l'extrémité antérieure de la couche optique, les piliers antérieurs divergent, passent en arrière de la commissure blanche antérieure (coa), plongent ensuite d'avant en arrière dans la région sous-optique correspondante, se portent obliquement en bas, en arrière et en dehors, forment l'écorce postérieure et externe du tubercule mamillaire (ïm), et se terminent, ainsi que Gudden et Forel l'ont montré, clans le noyau gris central de ce tubercule.

Toute la partie des piliers antérieurs située au-dessous du trou de Monro fait partie du troisième ventricule (V3), et comme telle est recouverte par la substance grise centrale (Sgc), et par l'épendyme ventriculaire (fig. 201').

Les piliers antérieurs du trigone affectent, avec la commissure antérieure, des rapports variables suivant les individus. Dans l'immense majorité des cas, le pilier antérieur passe, comme nous venons de le voir, en arrière de la commissure antérieure; d'autrefois il se dédouble en deux faisceaux de volume égal ou inégal, qui embrassent cette commissure. Le faisceau antérieur est en général le plus grêle (fig. 202) ; exceptionnellement il est plus volumineux que le faisceau postérieur (fig. 203).

Jusqu'aux travaux de Gudden et de Forel, il fut généralement admis que le pilier antérieur du trigone, après avoir formé l'écorce blanche du tubercule mamillaire, subissait un mouvement de torsion en huit de chiffre, puis pénétrait de nouveau dans la couche optique (Th) et se termi-

liait dans son tubercule antérieur (Na). La partie du pilier antérieur du tri-

oone comprise entre le tubercule antérieur de la couche optique et le tuber- indépendauce du

t> ' r . 7 7 , . du pilier antérieur

cule mamillaire, était déente sous le nom de racine descendante du trigone du trigone et du fais- (racine ascendante de Meynert) ; celle comprise entre le tubercule mamil- ceau do Vloq d'Azyr-

Fie. 203.

Fig. 201, 202, 203. — Coupes sagittales inter-hémisphériques, montrant le seuil del'hémisplière et les rapports qu'affectent les piliers antérieurs du trigone avec la commissure antérieure. La toile choroïdienne et les plexus choroïdes du troisième ventricule sont colorés en rouge. (Dessins faits d'après la photographie d'une pièce durcie dans le bichromate.)

AqS, aqueduc de Sylvius. — Ce, corps calleux (tronc). — Cc(g), genou du corps calleux. — Cc{r), bec antérieur du corps calleux (rostrum anterior). — Cc(rp), bec postérieur du corps calleux (rostrum posterior). — Cal, calotte ou étage supérieur du pédoncule cérébral. — coa, commissure antérieure. — Gp, glande pinéale. — P, étage inférieur ou pied du pédoncule cérébral. — ri, diverticule de l'infundibulum. — ro, diverticule sus-optique. — SI, septum lucidum. — sM, sillon de Monro. — STk, région sous-optique. — Tch, toile choroïdienne et plexus choroïdes du troisième ventricule. — Tg, trigone. — Tga, pilier antérieur du trigone. — Th, thalamus. — TM, trou de Monro. — Tm, tubercule mamillaire. — TQ, tubercules quadrijumeaux. — //, nerf optique.

laire et le trou de Monro, sous celui de racine ascendante du trigone (racine descendante de Meynert).

La « racine ascendante » du trigone [racine descendante de Meynert), entrevue et figurée déjà par Yicq d'Azyr et par Reil, ne présente en réalité ancune connexion, ni aucune continuité avec le pilier antérieur du tri-

gono; aussi Forel a-t-il proposé de .la désigner sous le nom de faisceau de Vicq il'Azi/r VA). Celui-ci constitue en effet un faisceau indépendant du trigone cérébral ; il nait de la partie antéro-interne du tubercule mamillaire (Tm), en dedans du pilier antérieur du trigone, se porte ensuite obliquement en debors et en haut et se termine dans le tubercule antérieur de la couche optique (Na). Le faisceau de "Vicq d'Azyr relie donc le tubercule mamillaire (Tm) au tubercule antérieur de la couche optique.

piliers postérieurs Les piliers postérieurs du trigone font suite aux angles postérieurs du trigone ; ils se présentent sous la forme de deux rubans, aplatis de haut en bas, qui contournent le pulvinar ou extrémité postérieure de la couche optique (Pul), puis se portent brusquement et très obliquement en dehors et en bas et s'unissent intimement à la corne d'Ammon, qu'ils accompagnent jusqu'à la partie la plus antérieure du prolongement sphénoïdal du ventricule latéral (fîg. 204 et 213). A leur origine, les piliers postérieurs droit et gauche limitent, avec le bec postérieur du bourrelet du corps calleux, un espace triangulaire, à base postérieure, à sommet antérieur, connu sous

Lyre de David ou le nom de lijre de David, Aepsalterium ou de corpus psalloïdes. Les bords latéraux du psalterium sont formés par les fibres longitudinales du trigone, le fond est constitué par les fibres transversales du corps calleux, et par des fibres transversales propres au trigone, le fornix transverse de Forel, ou faisceau commissural des deux cornes d'Ammon.

La lyre et l'origine des piliers postérieurs sont en rapport par l'intermédiaire de la toile choroïdienne, avec la partie postérieure de la couche optique (Th), la glande pinéale (Gp) et les tubercules quadrijumeaux anlé- ?vVw.v(Qa)(fig. '198). Par leur face supérieure, ils sont unis au corps calleux, dont ils sont séparés dans quelques rares cas par le ventricule de Verga (fig. 203). En descendant dans le prolongement sphénoïdal du ventricule latéral, chaque pilier postérieur du trigone s'unit intimement au forceps major du corps calleux et à la partie postérieure de la corne d'Ammon (fig. 204 1 et se divise ensuite en deux parties, l'une externe, l'autre interne. La partie externe fait suite à la partie interne du corps du trigone et forme la couche blanche intraventriculaire ou Yalveus (Alv)de la corne d'Ammon (fig. 204, 205, 206); la partie interne est libre, elle fait suite à la partie externe du corps du trigone, et suit le bord concave de la corne d'Ammon

Corps bordant ou jusqu'au vélum terminale d'Aeby sous le nom de corps bordé ou bordant, de corp\ frangé, de fimbria, de bandelette ou tœnia de Vhippocampe (Fi). La fimbria n'atteint donc pas l'extrémité antérieure du prolongement sphénoïdal du ventricule latéral; elle ne dépasse guère les digitations postérieures de la corne d'Ammon. Le bord externe de la fimbria est convexe et adhérent au bord concave de la corne d'Ammon ; son bord interne et sa face inférieure sont libres et recouvrent la circonvolution godronnée (Cg), dont ils sont séparés par le sillon fimbrio-godronné (fg), (fig. 205, 206). Lafacesupérieure de la fimbria présente dans toute sa longueur, et dans le voisinage crête dpendymairo. de son bord externe, une crête plus ou moins accusée, la crête épendymaire, qui donne insertion à la mince lame épithéliale qui recouvre les plexus

choroïdes des ventricules latéraux et qui ferme ces ventricules en dedans. Il résulte de cette disposition que la fimbria affecte sur les coupes vertico-transversales la forme d'un crochet à convexité interne (fig. 205), et que sa plus grande partie est située en réalité à Y extérieur de la cavité ventriculaire. Mais, au voisinage du vélum terminal d'Aeby, la crête épendy-

i<< ,^Mt y L0

îpo

Fig. 204. — Prolongements sphénoïdal et occipital du ventricule latéral. Corne d'Ammon, Ergot de Morand. Eminence collatérale de Meckel. Pilier postérieur du trigone et forceps major du corps calleux. (D'après la photographie d'une pièce durcie dans l'alcool.)

C. cuneus. — CA, corne d'Ammon. — Cc(Spl), bourrelet du corps calleux (Splenium). — Csg, couche sagittale du lobe temporo-occipital. — de, diverticule du cuneus. — dgCA, cligitations de la corne d'Ammon. — dlg, diverticule du lobule lingual. — ds, diverticule du subiculum. — Ec, eminence collatérale de Meckel. — EM, ergot de Morand. — Fi, fimbria. — Fm, forceps major. — ipo, incisure pré-occipitale de Meynert. — LO, lobe occipital. — LT. lobe temporal. — po, scissure pariéto-occipitale. — FT, pôle temporal. — icplp, pli pariétolimbique postérieur. — Tgp, pilier postérieur du trigone. — TgV, carrefour "ventriculaire. — ■ Voc, corne occipitale. — Vsph, corne sphénoïdale.

maire se porte peu à peu en dedans et se confond bientôt avec le bord interne de \& fimbria, qui s'élargit et recouvre complètement la circonvolution godronnée 'fig. 206).

Le trigone contient des fibres longitudinales et des fibres transversales. Par la majeure partie de ses fibres longitudinales, le trigone cérébral réunit la corne d'Ammon(CA) et la circonvolution de l'hippocampe (H) au tubercule mamillaire (Trn ) ; il rentre par conséquent, ainsi que nous le verrons plus loin, dans le groupe des faisceaux de projection qui unissent l'hémisphère cérébral et en particulier le rhinencéphalon, au cerveau intermédiaire (tubercules mamillaires, couche optique). Une petite partie des fibres longitudi-

Le trigone contient les fibres de projection et les fibres commissurales.

nales du fcrigone s'unissent aux fibres du septum lucidum, passent en avant

fe£%,,

Fig. 20o. — Coupe vertico-transversale de la corne d'Ammon et de la région sousoptique, passant par le corps genouillé externe et la partie externe du pédoncule cérébral. — Méthode de Weigert. (Agrandissement de deux diamètres et détails dessinés à un grossissement de douze diamètres.)

Alv, alvéus. — CA, corne d'Ammon. — Cg, circonvolution godronnée. — Cge, corps genouillé externe. — Fli, faisceau longitudinal inférieur. — Fus, lobule fusiforme. — H, circonvolution de l'hippocampe, s'enroulant pour former la corne d'Ammon. — Lms, lame médullaire superficielle de la corne d'Ammon (substance réticulée d'Arnold). — JVC, queue du noyau caudé. — Ne, noyau externe du thalamus. — NLi, NL», troisième et deuxième segments du noyau lenticulaire. — ot, scissure collatérale. — P, pied du pédoncule cérébral. — Pcs, pédoncule cérébelleux supérieur. — Poa, Pop, fibres antérieures et postérieures de la protubérance. — Py, faisceau pyramidal. — Rm, ruban de Reil médian. — Rp, partie pédonculaire du ruban de Reil. — Sfi, substance réticulée. — Tgp, pilier postérieur du trigone. — Th, thalamus. — Vspk, corne sphcnoïdalc du ventricule latéral. — //, bandelette optique. — III, libres radiculaircs de la 3° paire.

de la commissure antérieure et se rendent à la substance perforée antérieure. Ces fibres constituent le faisceau olfactif de la corne d'Ammon qui

représente, un véritable faisceau d'association, reliant deux régions du rhinencéphalon.

LlliE-

Fig. 206. — Coupe vertico-transversale de la corne d'Ammon et de la région sous optique passant en arrière du vélum terminale, par la bandelette optique, le ruban de Reil et la partie moyenne du pédoncule cérébral. Méthode de Weigert. (Agrandissementde deux diamètres et détails dessinés à un grossissement de douze diamètres).

Alv, alvéus. — CA, corne d'Ammon. — Cg, circonvolution godronnée. — Cge, corps genouillé externe. — Ci. capsule interne. — coa, commissure antérieure. — Fli, faisceau longitudinal inférieur. — Fus, lobule fusiforme. — H, circonvolution de l'hippocampe, s'enroulant pour former la corne d'Ammon. — Lmi, Lmm, lames médullaires interne et moyenne de la corne d'Ammon. — Lms, lame médullaire superficielle de la corne d'Ammon (substance réticulée d'Arnold). — Ln, locus niger. — XC , queue du noyau caudé. — Ne, noyau externe du thalamus. — XL3, XL*, XL, troisième deuxième et premier segments du noyau lenticulaire. — XR, noyau rouge. — ot, scissure collatérale. — P, pied du pédoncule cérébral. — Pcs, pédoncule cérébelleux supérieur. — Pchl, plexus choroïdes. — Poa, Pop, fibres antérieures et postérieures de la protubérance. — Py, faisceau pyramidal. — flC, radiations de la calotte. — Rm, ruban de Reil médian. — Stgr, stratum granulosum de la circonvolution godronnée. — Tgp, pilier postérieur du trigone. — Th., thalamus. — Zr, zone réticulée ou grillagée. — //, bandelette optique. — ///, fibres radiculaires de la 3e paire.

Par ses fibres transversales, le trigone appartient également au rhinencéphalon, car le fornix transverse de Forel représente un faisceau commissural jeté entre les deux cornes d'Ammon.

3° Septum lucidum.

Septum lucidum.

Fie

Pédoncules 'lu septum luciilum.

Le septum lucidum, ouc oison transparente, occupe sur la ligne médiane

CTl „ l'espace triangulai-

re cm com S,TMM Tdi \

re, large en avant,

étroit en arrière, compris entre le trigone (Tg) d'une part, le tronc et le genou du corps calleux (Cc[g]) d'autre part. Il sépare les deux ventricules latéraux, et se présente sous l'aspect d'une mincelame de substancenerveuse, translucide, et qui se déchire facilement sur les cerveaux frais (fig.

207). Ses faces latérales, planes, lisses, et revêtues de l'épendyme ventriculaire, forment la paroi interne des ventricules latéraux (VI). — Son bord supérieur, long et convexe, s'unit à la face inférieure du corps calleux; il se continue par un angle arrondi avec le bord antérieur; celui-ci, court et convexe, est uni au genou (Cc[g]), au bec (Cc[r]) et ans. pédoncules du corps calleux. Son bord inférieur, ou mieuxpostéro-inférieur, est concave ; il répond à la face supérieure du trigone, à ses piliers antérieurs et à la lame terminale embryonnaire ou lame sus-optique (lt), dans le petit espace triangulaire situé en avant de la commissure blanche antérieure (coaï.De l'angle antérieur se détachent les pédoncules du septum lucidum. Ces petits faisceaux passant en avant de la commissure antérieure, reçoivent en général

Flp &<$ =cFcs

207. — Seuil de l'hémisphère droit. (D'après la photographie d'une pièce durcie dans le bichromate).

AgS, Aqueduc de Sylvius. — B, fente cérébrale de Bichat. — Cal, étage supérieur du pédoncule ou calotte. — CB, carrefour olfactif de Broca. — Ce, trou du corps calleux. — Cc(g), genou du eorps calleux. — Cc{r), bec antérieur du corps calleux (rostrum). — Ccfrp), bec postérieur du corps calleux. — Cc(Spl), bourrelet du corps calleux (splénium). — Cgn, circonvolution géniculée. — cm, sillon calloso-marginal. — coa, commissure antérieure. — com, commissure molle. — cop, commissure postérieure. — ■ CV, hémisphère cérébelleux. — Ftp, faisceau longitudinal postérieur. — fs, fissura serotina. — Gh, ganglion de l'habénula. — Gp, glande pinéale. — /, infundibulum. — Li, première circonvolution limbique. — lt, lame terminale embryonnaire. — mF, , face interne de la première circonvolution frontale. — P, étage inférieur ou pied du pédoncule cérébral. — Tzplp, pli pariéto-limbique postérieur. — Qp, tubercule quadrijumeau postérieur. — ri, récessus de l'infundibulum. — ro. récessus sous-optique. — sec, sinus du corps calleux. — SM. sillon de Monro. — SP, septum lucidum. — ■ Spp, substance perforée postérieure. — STh, région sous-optique. — Teh, Iode choroïdienne. — Tg, trigone. — TM, trou de Monro. Tm, tubercule mamillaire. — V3, troisième ventricule. — VV, valvule de Vieussens. — xll, chiasma des nerfs optiques.

les nerfs de Lancisi, puis divergent et traversent en diagonale l'espace perforé antérieur en formant la bandelette diagonale ae Rvoca (fig. 183). ; ~ L'angle postérieur, très aigu, s'insinue sous le nom de queue du septum entre le corpscalleux et le trigone, jusqu'au 'point, très variable suivant les individus, où ces deux parties se fusionnent. Quelquefois môme il se prolonge jusque dans le bourrelet du corps calleux (Cc[Spl]) (fig. 203) et le diverticule linéaire des ventricules latéraux, compris entre le bourrelet et le trigone, porte, comme nous l'avons vu, le nom de ventricule de Verga. Cette disposition est normale chez le cheval. La longueur antéro-postérieure du septum lucidum présente donc de grandes variétés individuelles.

Lorsqu'on incise le septum lucidum soit horizontalement (fig. 208), ventricuis io la soit verticalement (fig. 212), on constate à son centre l'existence d'une petite cavité en forme de fente, large en haut et en avant, étroite en bas et en arrière, remplie par quelques gouttes de sérosité. Cet espace, clos de toute part et ne communiquant avec aucun autre ventricule, mesure en moyenne 3 centimètres de longueur sur 13 millimètres de hauteur; il porte le nom de ventricule de la cloison ou de cinquième ventricule. La cloison transparente se compose en effet de deux lames verticales, fusionnées sur tout leur pourtour, et juxtaposées simplement par leur partie centrale, qui forme le ventricule du septum lucidum. L'embryologie montre que les deux lames ne sont autre chose qu'une portion de la paroi interne de la vésicule des hémisphères, et que le cinquième ventricule ne représente, en réalité, qu'une partie de la grande fente inter-hémisphérique, enclavée par les fibres transversales du corps calleux. Le ventricule de la cloison n'a donc pas la même valeur morphologique que les autres ventricules, et n'est pas revêtu de la couche épendymaire qui tapisse ces derniers, mais d'un mince revêtement conjonctif qui est l'homologue de la pie-mère. (Voy. Embryologie, p. 119.)

Vestige de la paroi interne des hémisphères, chaque lame de ceventri- sa structure. cule présente à l'état rudimentaire les deux couches qui constituent les circonvolutions cérébrales. La couche interne ou grise représente l'écorce grise rudimentaire; elle est recouverte par une mince couche de fibres tangentielles et renferme dans les couches superficielles (celles qui correspondent par conséquent à la surface libre de la vésicule hémisphérique) des cellules nerveuses pyramidales, dont le sommet regarde la cavité du cinquième ventricule, et dans les couches profondes des cellules plus irrégulières.

La couche externe ou blanche, l'analogue de la substance blanche, reçoit, en arrière, les fibres longitudinales du trigone qui constituent le faisceau olfactif de la corne d 'Ammon de Zuckerkandl ; ces fibres s'irradient dans le septum lucidum, puis convergent au niveau de son angle antérieur, où elles forment le pédoncule du septum lucidum ou bandelette diagonale deBroca (bd). (Voy. Fibres de projection du rhinencephalon.)

Enfin au niveau de la divergence des pédoncules, on rencontre du côté du ventricule latéral une troisième couche, l'épendyme et la couche grise sous-épendymaire, communes à tous les ventricules. Mais le septum luci-

raux

iluin est souvent si rudimentaire, que l'on ne dislingue que difficilement ces différentes couches. Entre les deux pédoncules du septum, on rencontre en général une petite veine, la veine du septum lucidum; elle se dirige d'avant en arrière, longe le bord inférieur du septum et se jette dans la veine du corps strié au- niveau des piliers antérieurs du trigone.

1° Ventricules latéraux.

ventricules îaté- Vestiges de la cavité de la vésicule des hémisphères, les ventricules latéraux (VI), situés de chaque côté de la ligne médiane et séparés l'un de l'autre par le septum lucidum (SI), communiquent entre eux par l'intermédiaire du ventricule moyen (V3) et des trous de Monro (TM).

Plus rapprochés de la base du cerveau et de la ligne médiane en avant, ils divergent en arrière, et s'enroulent autour de la couche optique et du pédoncule cérébral, en décrivant une courbe ouverte en bas et en avant, et tout à fait analogue à la courbe que décrivent, autour de ce même axe, toutes les parties constituantes de la vésicule des hémisphères. Ce trajet courbe leur a valu le nom de canaux circumpédonculaircs.

A l'état normal, les ventricules latéraux représentent deux canaux aplatis, deux cavités anfractueuses, presque virtuelles, dont les parois sont accolées, et qui ne renferment que très peu de liquide céphalo-rachidien. Sous l'influence de certaines causes pathologiques, dans l'hydrencéphalie aiguë ou chronique, dans l'hémorrhagïe cérébrale faisant irruption dans les ventricules, dans les tumeurs cérébrales développées au dépens des plexus choroïdes, etc., ces cavités se laissent distendre avec la plus grande facilité. Chez certains hydrocéphales même, cette distension est telle, que les ventricules latéraux occupent toute la cavité crânienne, et que le cerveau se trouve réduit à l'état d'une membrane plus ou moins mince.

Les ventricules latéraux (VI) commencent dans le lobe frontal par une. extrémité recourbée, la corne frontale ou antérieure (Vf), située derrière le genou du corps calleux (Cc[gJ) qui ferme ces cavités en avant; de là ils se dirigent en haut, en arrière et un peu en dedans, en décrivant une courbe à convexité interne (fig. 200). Arrivés au niveau de l'extrémité postérieure de la couche optique, ils divergent, changent de direction, et sous le nom de corne ou prolongement sphénoïdal (Vsph) se portent d'arrière en avant et de haut en bas, dans l'épaisseur des lobes temporaux, où ils se terminent à 15 ou 50 millimètres en arrière du pôle temporal (T). Au niveau du point où le ventricule latéral change de direction, il envoie vers l'extrémité occipitale du cerveau un prolongement horizontal et curviligne, la corne occipitale (Voc), connue encore sous les noms de cavité digitale ou àncyroïde, ou de prolongement postérieur (fig. 209 et 204).

Le point de réunion de ces trois parties, au niveau de l'extrémité postérieure de la couche optique, représente un véritable carrefour ve/itriculaire, de forme triangulaire : c'est le frigonum venfriculi lateralis des auteurs allemands.

Portion antérieure ou frontale ; étage supérieur.

L'étage supérieur du ventricule latéral,

plus large en avant qu'en

arrière, appartient aux lobes frontal et pariétal; il décrit une légère courbe à concavité externe, s'étend du genou du corps calleux (Cc[g]) à l'extrémité postérieure de la couche optique (Th) (fig. 208), et mesure en moyenne 7 centimètres de longueur. Le trou de Monro le divise en deux moitiés : la moitié antérieure, la corne frontale proprement dite, embrasse dans sa concavité la tète du noyau caudé (NC);elle est d'aspect semi-lunaire, et répond à la partie la plus large de l'étage supérieur des ventricules latéraux. Ses parois supérieure et antérieure sont concaves et répondent au tronc (Ce), au genou (Cc[g]) et au bec du corps calleux (Cc[r]). Sa paroi interne est formée par le septum lucidum (SI), large en avant, étroit en arrière; sa paroi externe, par la tète du noyau caudé (NC), sur laquelle on rencontre, sous la couche épendymaire, les ramifications antérieures de la veine du corps strié.

Chez le fœtus et chez certains mammifères à lobe olfactif très développé (cheval, chien, etc., etc.), la corne frontale du ventricule latéral s'étend par un canal plus ou moins large, jusque dans l'intérieur du bulbe olfactif. L'orifice postérieur de ce canal est situé très près de la base de la corne frontale, en avant de la partie recourbée de la tête du noyau caudé.

La moitié postérieure de l'étage supérieur du ventricule latéral, située en arrière du trou de Monro, se présente sous la forme d'une fente horizontale de 15 millimètres de largeur; elle se continue en avant avec la corne frontale (Vf), en arrière avec les cornes occipitale (Voc) et sphénoïdale (Ysph) et correspond à la partie moyenne du ventricule latéral (cella média des anciens auteurs).

Son bord interne est formé par la ligne d'union du corps calleux avec le trigone cérébral; son bord externe répond à la rencontre du bord externe du noyau caudé (NC) avec le corps calleux (fig. 122).

La paroi supérieure est formée par la face inférieure du corps calleux. La paroi inférieure est fort complexe ; on y rencontre de dehors en dedans : l°le corps eïldiqueue du noyau caudé(NC,NC) ; 2° un sillon intermédiaire au noyau caudé et à la couche optique, le sillon opto-strié (si); 3° le tiers externe de la face supérieure de lucouche optique (Th) ; 4° la face supérieure du trigone (Tg) et \es plexus choroïdes du ventricule latéral (Pchl) (fig. 208).

1° Le tronc etla queue du noyau caudé (NC [T], NC) se présentent sous la forme d'une masse grise, légèrement saillante, qui occupe la partie externe du plancher du ventricule latéral, et fait suite à la volumineuse tète du noyau caudé logée dans la corne frontale; la queue se recourbe en bas et en avant, au niveau du carrefour ventriculaire, et prend part à la constitution de la voûte de la corne sphénoïdale (fig. 209).

2° En dedans du noyau caudé on trouve la couche optique (Th), dont la blancheur relative contraste avec la teinte gris-rougeàtre du noyau caudé. Le tiers externe de la face supérieure de la couche optique, compris entre

Étago supériourdu ventricule latéral.

Corne frontale ; ses limites.

Chez le fœtus humain et chez les animaux osmatiques, la corne frontale du ventricule latéral se prolonge dans le bulbe olfactif.

Moitié postérieure de l'étage supérieur du ventricule latéral.

Ses limites.

Sa voûte.

Son plancher.

le sillon opto-strié et le sillon choroïdien, entre seul dans la constitution du plancher du ventricule latéral. Les deux tiers internes de la couche op-

Sih F,

Fig. 208. — Étage supérieur des ventricules latéraux. Corps du trigone et septum lucidum. (D'après la photographie d'une pièce durcie dans l'alcool.)

Bt, bourgeon terminal du vermis superior. — Cc(g), genou du corps calleux. — Cc(Spl). bourrelet du corps calleux (splénium). — EU, ergot de Morand. — F,, première circonvolution frontale. — Fm, forceps major. — £,, première circonvolution limbique. — Lip, lobe cérébelleux inférieur et postérieur. — Lsa, lobe cérébelleux antérieur et supérieur. — Lsm, lobe cérébelleux supérieur et moyen. — Lsp, lobe cérébelleux supérieur et postérieur. — Ly, lyre OU psalterium. — ■ mF,, face interne de la première circonvolution frontale. — NC(T), tronc du noyau caudé. — NC, queue du noyau caudé. — OF, faisceau occipito-frontal. — pCR, pied de la couronne rayonnante. — l'cha, plexus choroïdes aberrant situés sur le trajet de la veine du corps strié. — Pchl, plexus choroïdes du ventricule latéral. — si, sillon opto-strié. — SI, septum lucidum. — Tg, trigone. — Tgp, pilier postérieur du trigone. — TM, trou d<- Monro. — V(cu), venins (culmen). — V(dc), vermis (declivum). — Vf, corne frontale du ventricule latéral. — l7oc, corne occipitale du ventricule latéral. — VSl, ventricule du septum lucidum.

tique compris entre le sillon choroïdien et le tsenia thalami sont en effet extraventriculaires (fig. 213); ils sont recouverts par la toile choroïdienne et le corps du trigone, et appartiennent par leur développement à la surface extérieure du cerveau intermédiaire (Yoy. p. 113 el fig. 52 à 63). La partie

intra-ventriculaire de la couche optique n'est pas lisse et régulière; elle correspond en grande partie au noyau externe de ce ganglion (Ne) et présente en avant, au voisinage du trou de Monro, une saillie mamelonnée et très accentuée, le tubercule antérieur de la couche optique, constitué par la partie saillante de son noyau antérieur (Na) (fig. 213).

3° Le sillon opto-strié (si), assez large en avant, plus étroit en arrière, décrit autour de la couche optique une courbe à concavité antérieure et interne, et présente à considérer, successivement de haut en bas, la lame cornée, la veine du corps strié, le tsenia semi-circularis.

La lame cornée (le) n'est autre chose qu'un épaississement de l'épcndyme ventriculaire; elle se présente sous la forme d'une bandelette grisâtre, demi-transparente, épaisse, à laquelle la réplétion plus ou moins grande de la veine du corps strié (Vcst) sous-jacente donne une coloration brunâtre ou bleuâtre, que Tarin a comparée à celle de la cornée transparente. Assez résistante, large en avant (fig. 208), plus étroite en arrière, la lame cornée est libre par sa face supérieure, et recouvre la veine du corps strié, qu'elle protège, et le tsenia semi-circularis, qu'elle refoule en bas et en dehors. La lame cornée, qui contient quelques fibres nerveuses longitudinales du tsenia semi-circularis, contourne l'extrémité postérieure de la couche optique, et se retrouve, comme la bandelette demi-circulaire qu'elle recouvre, sur la voûte de la corne sphénoïdale dont elle atteint l'extrémité antérieure (fig. 209).

La veine du corps strié (Vcst) recouverte de la lame cornée parcourt d'arrière en avant le sillon opto-strié. Elle reçoit, chemin faisant, toutes les veines du corps strié et de la tète du noyau caudé, quitte la lame cornée au niveau du tubercule antérieur de la couche optique (Na), reçoit à ce niveau la veine du septum lucidum, puis pénètre dans les plexus choroïdes qui surplombent le trou de Monro (TM) ; elle se continue en arrière avec la veine de Galien (VG) située dans l'épaisseur de la toile choroïdienne (Tch), pour se jeter finalement dans le sinus droit.

Le tsenia semi-circidaris (Haller) , bandelette demi-circulaire, limbus posterior coiporis striati de Willis (le) , est un petit faisceau de fibres nerveuses qui occupe la partie inféro-externe du sillon opto-strié et « embrasse comme un lien l'espèce de gerbe » (Cruveilhier) formée par les fibres de la capsule interne. Etalée en avant, la bandelette demi-circulaire se rétrécit en arrière du tubercule antérieur de la couche optique; elle longe ensuite le sillon opto-strié jusqu'à l'extrémité postérieure de la couche optique, puis elle se recourbe en bas et en avant, reçoit chemin faisant un grand nombre de fibres de la couche optique et s'épanouit en un faisceau de fibres qui parcourant la voûte de la corne sphénoïdale, peuvent être suivies jusqu'au noyau amygdalien (NA), situé dans la circonvolution du crochet (U).

Sillon opto-strié.

Lame cornée.

Veine du corps strié.

Bandelette circulaire.

demi-

Portion moyenne ou réfléchie; étage inférieur.

como sphénoîdaie Corne sphénoïdale. — Aplatie dehant en bas, la corne sphénoïdale! Vsph)

•lu ventricule laté- , , ,. . , ,. , , . . ,. ,,.

rai. contourne le pédoncule cérébral et la couche optique, se porte oblique-

ment en bas, en avant et en dedans, et se termine à 15 ou 20 millimètres

Fu «a. NA NC

Fig. 209. — Paroi inférieure de l'étage supérieur et paroi supéro-externe de l'étage inférieur du ventricule latéral droit. Carrefour ventriculaire, noyau caudé, couronne rayonnante et faisceau uncinatus. (D'après la photographie d'une pièce durcie dans l'alcool.)

Cal, calotte ou étage supérieur du pédoncule cérébral. — cm, sillon calloso-marginal. — CNC, colliculus du noyau caudé. — coa, commissure antérieure. — Csg, couche sagittale du lobe temporo-occipital. — de, diverticule du cunéus. — dlq, ûiverticule du lobule lingual. — Fu, faisceau uncinatus. — iep, insertion de l'épendyme ventriculaire. Cette ligne d'insertion sépare la partie du noyau caudé entouré par la masse blanche du lobe frontal, de sa partie intraventrieulaire. — LF, lobe frontal. — LO, lobe occipital. — LT, lobe temporal. — NA, noyau amygdalien. — Na, noyau antérieur du thalamus. — NC, tète du noyau caudé. — NC, queue du noyau caudé. — JVC", partie recourbée de la queue du noyau caudé. — pCR, pied de la couronne rayonnante. — Put, pulvinar. — R, scissure de Rolando. — sch, sillon choroïdien.

— SI, seuil de l'insula. — si, sillon opto-strié. — TgV, trigone ventriculaire. — Th, thalamus.

— Vsph, corne sphénoïdale du ventricule latéral.

Ses limites.

Su V"ÙU>.

en arrière de l'extrémité antérieure de la circonvolution du crochet (U).

Onlui considère deux parois .-l'une supéro-externe, l'autre inféro-interne et deux bords :Y\m interne ou concave, l'autre externe ou convexe; celui-ci décrit un trajet sensiblement parallèle à la scissure de Sylvius (S).

La paroi supéro-externe (fig. 209) se moule sur la paroi inférieure et se continue directement avec la paroi supérieure de la corne occipitale (Yoc). Elle présente en dedans les expansions terminales de la bandelette demicirculaire (le), que l'on peut suivre jusqu'au noyau amygdalien (NA), et un

MORPHOLOGIE CÉIÎÉBRALE.

peu plus en dehors, la queue du noyau caudé (NC), masquée souvent par une mince couche de fihres nerveuses. Contiguë en arrière à la bandelette demi-circulaire, la queue du noyau caudé s'en sépare en avant, et s'unit, au niveau du noyau amygdalien, au troisième segment du noyau lenticulaire. (Voy. Coupes sagittales macroscopiques, fig. 274 et fig. 209.)

En dehors, la paroi supéro-externe est formée par le tapetum (Tap), c'est-à-dire par des fibres décrites pendant longtemps comme appartenant au corps calleux. Les cas d'agénésie du corps calleux ont permis à Forel et Onufrowicz, à Kautïmann, puis à Hochhaus, de montrer l'indépendance de ces fibres d'avec celles appartenant au système calleux, et de les rattacher au faisceau d'association que nous décrirons plus loin sous le nom de faisceau occipito-frontal de Forel et Onufrowicz (OF).

La paroi inféro-interne ou le plancher de la corne occipitale (fig. 210) présente en dedans la saillie connue sous le nom de corne d'Ammon, de grand hippocampe ou de pied de l'hippocampe (GA). La corne d'Ammon se présente sous l'aspect d'un relief conoïde de coloration blanche, de 50 millimètres de longueur, étendu du bourrelet du corps calleux (Cc[SpFj), au noyau amygdalien (NA), et décrit une courbe à concavité antérieure et interne. Son extrémité postérieure, longue et étroite, est en connexion intime avec le pilier postérieur du trigone (Tgp). La fimbria (Fi) ou la partie interne libre de ce pilier, s'insère en effet le long du bord concave de la corne d'Ammon, tandis que la partie adhérente ou externe du pilier recouvre la corne d'Ammon d'une couche blanche connue sous le nom à'alvéus (Alv) (fig. 205 et 206). La partie antérieure de la corne d'Ammon est plus courte, mais plus large et plus épaisse que la partie postérieure ; elle repose sur la circonvolution de l'hippocampe (H), qui doit à ce rapport son nom de lit ou subiculum de la corne d'Ammon. Elle présente en général trois à quatre bosselures, les digitations de la corne d'Ammon (dgCA, fig. 210) ; l'interne est la plus constante, et répond à une incisure profonde du sillon de V hippocampe .

En dehors de la corne d'Ammon, le plancher de la corne sphénoïdale est plan, et correspond au sillon collatéral ou occipito-temporal (ot). Le fond de ce sillon forme quelquefois une véritable saillie longitudinale, située en dehors de la corne d'Ammon, connue sous le nom à'éminence collatérale de Meckel (Ec) ou de cuissard de Malacarne, et qui s'étend en arrière dans la corne occipitale.

Un sillon intraventriculaire profond et très étroit, le diverticide du subiculum (ds), sépare la corne d'Ammon de la partie plane du plancher de la corne sphénoïdale et de i'éminence collatérale de Meckel.

Son plancher.

Corne d'Ammon.

Alvéus.

Eminence collateralo de Meckel.

Diverticule du subiculum.

La corne postérieure ou occipitale (Voc), cavité digitale ou ancyroïde, née du point précis où le ventricule latéral se réfléchit en bas ou en avant, représente une sorte de diverticule du ventricule latéral, qui résulte de l'accroissement en arrière de la vésicule hémisphérique ; cette corne fait en effet défaut toutes les fois que le lobe occipital n'est pas développé. On la trouve chez les singes, mais elle n'existe chez aucun des herbivores, où le

Corne occipitale du ventricule latéral.

Ses limites.

lobe occipital estrudimentaire. Chez ces animaux, la partie frontô-pariétale du ventricule latéral se continue directement avec le prolongement sphénoïdal, sans émettre de diverticule postérieur.

La corne occipitale (Voc), située à cheval sur la scissure calcarine (K), qui la déprime longitudinalement, se porte horizontalement en arrière, décrit une courbe à concavité interne, se rétrécit peu à peu et se termine en une pointe distante de 2 à 3 centimètres du pôle occipital, mais très voi-

Fig.210. — Prolongements sphénotdal et occipital du ventricule latéral. Corne d'Ammon. Ergot de Morand. Ëminence collatérale de Meckel. Pilier postérieur du trigone et forceps major du corps calleux. (D'après la photographie d'une pièce durcie dans l'alcool.)

C, cunéus. — CA, corne d'Ammon. — Cc(Spt), bourrelet du corps calleux (Splenium). — Csg, couche sagittale du lobe temporo-occipital. — de, diverticule du cunéus. — dgCA, dotations de la corne d'Ammon. — dlg, diverticule du lobule lingual. — ds, diverticule du subiculum. — Ee, eminence collatérale de Meckel. — EM, ergot de Morand. — jFï, fîmbi-ia. — Fm, forceps major. — ipo, incisure pré-occipitale de Meynert. — L<, première circonvolution limbique. — LO, lobe occipital. — LT, lobe temporal. — po, sillon pariéto-occipital. — PT, polo temporal. — -xplp, pli pariéto-limbique postérieur. — Tpg, pilier postérieur du trigone. — TgV, trigone ventriculairc. — Voc, corne occipitale. — Vsph, corne sphénoïdale.

S;i voûte

sine de l'écorce du fond de la scissure calcarine dont elle n'est souvent séparée que d'un ou deux millimètres. Ses dimensions, son étendue, présentent du reste de nombreuses variétés, non seulement individuelles et pathologiques, mais encore d'un hémisphère à l'autre; d'après Engel, la corne postérieure gauche serait la plus développée dans 66 p. 100 des cas.

Sa coupe est irrégulière, quelquefois triangulaire. La. paroi supérieure ou mieux super o-externe, ou coûte, se continue avec la face supérieure du prolongement sphénoïdal, et se moule assez exactement sur les reliefs de

la face inféro-interne (fig. 209). Elle est tapissée par les fibres dix tapetum.

La paroi inféro-interne ou plancher présente à considérer, de dedans en son plancher. dehors, deux reliefs longitudinaux et une surface plane (fig. 210). Le relief interne et supérieur est plus petit; c'est un relief plein, formé par la saillie dans la cavité ventriculaire du forceps postérieur ou major du corps calleux (Fm); il est connu sous le nom de bulbe de la corne postérieure; au-dessous Buibo do la coi™ et en dehors, on trouve un relief conoïde beaucoup plus considérable, qui post nouresouvent s'étale sur toute la face inférieure qu'il peut occuper en entier : c'est Y ergot de Morand (EM), le petit hippocampe, Yéminence unciforme, formé Ergot do Morand par le fond de la scissure calcarine, qui fait saillie dans la cavité ventriculaire. Il est d'autant plus volumineux que la scissure est plus profonde. La surface plane, plus ou moins large, située en dehors de l'ergot de Morand, répond au fond de la scissure collatérale (ot) qui la soulève quelquefois pour Émiaonoo eoiiawformer Yéminence collatérale de Meckel (Ec).

Deux sillons intra-ventriculaires, l'un supérieur, l'autre inférieur, séparent l'ergot de Morand du bulbe du forceps en haut, de l'éminence collatérale de Meckel en bas. Ces sillons sont toujours très étroits, et d'autant plus profonds, que l'ergot de Morand est plus accentué; le supérieur, que nous désignerons sous le nom de diverticule du cunéus, correspond à la Diverticuie duculèvre supérieure delà scissure calcarine ; l'inférieur ou diverticule du lobule n Diverticuie du iolingual à la lèvre supérieure de cette même scissure. Ce dernier diver- bule hnsuaL ticule s'unit en avant à angle droit avec le diverticule du subiculum (ds) (fig. 210).

Les plexus choroïdes du ventricule latéral (Pchl) reposent sur pieNus choroïdes le sillon choroïdien de la couche optique, et longent le bord interne de duventnculelatl5ralla corne d'Ammon (fig. 208); ils forment un cordon vasculaire rouge et granuleux, étendu du trou de Monro aux digitations postérieures de la corne d'Ammon, ils n'occupent donc que la corne sphénoïdale et la partie postérieure de l'étage supérieur du ventricule latéral : les cornes frontale Los cornes tï-on-

. . , 7 t ' rr t i * T-i i p ii talc et occipitale sont

et occipitale en sont en ettet dépourvues. Libres par leurs laces et leurs dépourvues aepiexus bords externes, qui contiennent une veine volumineuse et tortueuse, les chormdosplexus choroïdes se continuent en dedans avec la toile choroïdienne (Teh), au niveau de l'étage supérieur du ventricule latéral, et avec la pie-mère de la base du cerveau, au niveau de l'étage inférieur.

Ces plexus sont étroits à leur origine, au-dessus du trou de Monro, où ils se continuent avec les plexus du côté opposé et avec les plexus choroïdes du troisième ventricule; ils sont plus larges ('ans la corne sphénoïdale, et présentent au niveau du carrefour ventriculaire un renflement fusiforme, le glomus des frères Wenzel, dont le volume varie de 2 à 3 et 5 mil- Giomémie choroïlimètres de largeur sur 6 à 8 de longueur, et qui est formé, d'après Albarran, par un pelotonnement vasculaire de la veine qui longe le bord libre du plexus.

Le plexus choroïde est formé d'un grand nombre d'anses vasculaires, structure des plexus véritables ci/losités vasculaires (Cruveilhier), très serrées les unes contre

choroïdes.

les autres, et réunies en petits grains lobules à leur surface, tantôt sessiles, tantôt pédicules ou disposés en grappe. Les vaisseaux qui constituent l'élément principal des plexus choroïdes, sont dépourvus de gaine lymphatique (Alharran), et unis entre eux par un tissu conjonctif lâche, d'aspect réticulé, et dans les mailles duquel on trouve des cellules lymphatiques en abondance plus ou moins grande. Les plexus choroïdes peuvent être le sujet de productions morbides, lipomes, angiosarcomes, psammômes, et il n'est pas rare de trouver au niveau du glomêrule choroïdien des frères Wenzel des kystes séreux développés dans le tissu conjonctif (Roland, Albarran).

Épendymo vontriiulaire.

Son épaisseur varie suivant les repions.

Yelum terminale

Toutes les parties du ventricule latéral sont tapissées par l'épendyme, membrane extrêmement mince et délicate, formée chez l'adulte par un épithélium pavimenteux qui repose sur une couche de substance grise riche en névroglie. L'épaisseur de cette substance grise sous-épendymaire (Sge), est insignifiante au niveau de la voûte et du plancher du ventricule latéral et de ses prolongements ; mais elle devient très appréciable au niveau de ses bords et extrémités. C'est ainsi qu'elle entoure (ainsi que nous le verrons plus loin en étudiant les séries des coupes vertico-transversales , horizontales et sagittales) d'une sorte de capuchon assez épais le bord externe du ventricule latéral (VI), l'extrémité antérieure de la corne frontale (Vf), l'extrémité postérieure de la corne occipitale (Voc), et le fond des diverticules du subiculum (ds), du cunéus (de) et du lobule lingual (dlg).

L'épendyme tapisse les parois du ventricule latéral, et se réfléchit sur les plexus choroïdes. Lorsqu'on étudie sur une coupe vertico-transversale la manière dont se fait cette réflexion, on voit que, dans la partie frontopariétale du ventricule, le point de réflexion supérieur correspond au bord externe du corps du trigone, et le point de réflexion inférieur, au sillon choroïdien de la couche optique (fig. 212). Dansle prolongement sphénoïdal, le point de réflexion supérieur correspond à la bandelette demi-circulaire, l'inférieur à la crête épendymaire de l&fimbria (fig. 205, 206).

Les plexus choroïdes ne siègent donc pas dans l'intérieur de la cavité ventriculaire; ils ne passent pas par les trous deMonro, mais en sont séparés, dans l'un et l'autre cas, par l'épendyme ventriculaire. Ils n'atteignent pas non plus l'extrémité antérieure de la corne sphénoïdale (Vsph), de telle sorte que la paroi interne de cette corne se trouve réduite, en arrière de la circonvolution du crochet, à une mince lamelle nerveuse, le vélum terminale d'Aeby (vl), tapissé par l'épendyme ventriculaire et la substance grise sous-épendymaire (fig. 177).

Le ventricule latéral représente donc une cavité close 'de toutes parts,, et qui ne communique qu'avec le troisième ventricule par l'intermédiaire du trou de Monro.

La fente cérébrale de Bichat, qui établissait pour les anciens auteurs une communication entre la cavité ventriculaire et la cavité sous-arachnoïdienne, n'existe pas : elle se produit en effet artificiellement lorsqu'on arrache les plexus choroïdes.

5° Ventricule moyen ou troisième ventricule (V3).

Troisiômo cule.

Le troisième ventricule ou ventricule moyen (V3) est une cavité impaire, médiane et symétrique, située entre les deux couches optiques (Th), audessous du trigone (Tg), de la toile choroïdienne (Tch) et des ventricules latéraux (VI), avec lesquels elle communique par les trous de Monro (TM). Il se présente sous l'aspect d'une fente antéro-postérieure ou d'un entonnoir aplati, dont la base dirigée en haut est coupée obliquement en bas et en avant, et dont le sommet correspond à la tige du corps pituitaire (Kg. 211). On peut donc lui considérer une base, un sommet, deux parois latérales et deux bords, l'un antérieur court et presque vertical, l'autre postérieur plus long et oblique en bas et en avant.

Les parois latérales sont verticales et de forme triangulaire ; un sillon Ses parois latérales. curviligne à concavité supérieure, le sillon de Monro (sM), divise les parois latérales du troisième ventricule en deux régions : l'une supérieure, l'autre inférieure. La région supérieure ou thalamique, ou région de la couche optique, est formée par la face interne plane ou légèrement convexe de la couche optique (Th), revêtue d'une mince couche de substance grise, la substance grise centrale (Sgc) ; la région inférieure, ou région de Vinfundibulum ou du plancher du troisième ventricule (STh), est formée en avant et en dedans par la commissure grise de la base (losange opto-pédonculaire, tuber cinereum, substance perforée postérieure, etc.), en arrière et en dehors par la région sous-optique.

Une lamelle de substance grise, la commissure molle ou grise (com), située immédiatement au-dessus du sillon de Monro, relie entre elles les deux régions thalamiques. Horizontale et quadrilatère, à bords largement concaves, la commissure grise, variable dans ses dimensions et son épaisseur, se déchire avec la plus grande facilité; ses débris se rétractent quelquefois à tel point vers la face interne des couches optiques, qu'ils deviennent difficiles à déceler, ce qui peut faire croire à une absence de cette commissure.

Le bord antérieur du troisième ventricule est presque vertical ou légèrement oblique en bas et en avant ; il est formé : 1° dans la région de l'infundibulum (fig. 211), par la partie antérieure du tuber cinereum, le chiasma des nerfs optiques (xll) et la lame sus-optique (lt), laquelle forme avec le chiasma un petit cul-de-sac ouvert en haut, le cul-de-sac optique (recessus optique) (ro); 2° dans la région thalamique, par la commissure

Commissure grise.

Son bord antérieur.

trigone

(Tga). Ces

triangu-

blanche antérieure (coa) et les piliers antérieurs du

piliers interceptent avec la commissure antérieure une fossette

laire à base inférieure, la vulve des anciens anatomistes.

Le bord postérieur, oblique en bas et en avant, présente successivement et de haut en bas : 1° dans la région thalamique (fig. 211), la base de la glande pinéale (Gp), la commissure blanche postérieure (cop), et l'orifice antérieur ou anus de l'aqueduc de Sylvius (AqS) ; 2° dans la région de l'infundibulum, une rainure profonde, médiane, qui fait suite au sillon médian

Son bord rieur.

posté-

H.Qillet^

Fig. 211. — Coupe sagittale inter-hémisphérique. Seuil de l'hémisphère et isthme de l'encéphale. (D'après la photographie sous l'eau d'une pièee durcie dans le bichromate.) La pie-mère et la toile choroïdienne sont colorées en rouge.

bd, bandelette diagonale de Broca. — C, calotte ou étage supérieur du pédoncule. — Cc(g), genou du corps calleux. — Cc(r), bec du corps calleux (rostrum). — Cc(rp), bec postérieur du corps calleux. — Cc(Spl), bourrelet du corps calleux (splènium). — CE, canal de l'épcndyme. — Cr/n, circonvolution géniculée de Zuckerkandl. — coa, commissure antérieure. — com, commissure postérieure. — Gh, ganglion de l'habénula. — Gp, glande pinéale. — lfa, Ifp, lobe antérieur et lobe postérieur du corps pituitaire. — Le, lobe central du cervelet. — Lia, lobe antéro -inférieur du cervelet. — Lig, lingula. — Lim, lobe inférieur et moyen du cervelet.

— Lip, lobe inféro-postérieur du cervelet. — Lsm, lobe supérieur et moyen du cervelet. — Iso, lame sus-optique ou lame terminale embryonnaire. — Lsp, lobe supérieur et postérieur du cervelet. — U, commissure blanche de la base de Henle. — Ly, lyre ou psalterium. — No, nodule du cervelet. — Nt, noyau du toit du cervelet. — P, pied du pédoncule cérébral. — Po, protubérance. — Put, pulvinar. — Pijc, pyramide du cervelet. — Qa, Qp, tubercules quadrijumeaux antérieur et postérieur. — vif, diverticule de l'infundibulum. — fi»!, ruban de Red médian. — ro, diverticule optique. — sec, sinus du corps calleux. — SI, septum lucidum.

— sM, sillon de Monro. — te. tuber cincreum. — Tg, corps du trigonc. — Tga, pilier antérieur du trigone. — TM, trou de Monro. — Tm, tubercule mamillairc. — tlh, Uenia thalami. — Tv, tubercule postérieur du verrais. — Vu, uvula (luette). — F4, quatrième ventricule. — V V, valvule de Vieussens. — V(cu), verrais (culmen). — V{dc), vermis (declivum). — // (C/i), chiasma des nerfs optiques.

Fig. 212. — Coupe vertico-transversale du cerveau passant par les tubercules mamillaires et la partie antérieure de la corne sphénoïdale du ventricule latéral. (Pièce durcie au bichromate.) Les plexus choroïdes et la toile choroïdienne sont colorés en rouge.

Alv, alvéus. — Arc, faisceau arqué. — AM, avant-mur. — CA, corne d'Ammon, — Ce, corps calleux. — Ce, capsule externe. — Cex, capsule extrême. — Cing, cingulum. — Cip, segment postérieur de la capsule interne. — CL, corps de Luys. — CO, centre ovale. — coa, commissure antérieure. — ds, diverticule du subiculum. — F, champ de Forel. — Fi,F«, première et deuxième circonvolutions frontales. — Fa, circonvolution frontale ascendante. — f\, premier sillon frontal. — Fi, fimbria. — Fus, lobule fusiforme. — h, sillon de l'hippocampe. — /, insula. — UH), deuxième circonvolution limbique ou circonvolution de l'hippocampe.

— le, lame cornée. — Lme, lame médullaire externe du thalamus. — Ime, lame médullaire externe du noyau lenticulaire. — Imi, lame médullaire interne du noyau lenticulaire. — M0V3, membrane obturatrice du troisième ventricule. — -NA, noyau amygdalien. — Na, Ne, Ni, noyaux antérieur, externe et interne du thalamus — NC, queue du noyau caudé. — NL, nerf de Lancisi. — NL3,NL2,NLi, noyau lenticulaire et ses trois segments.

— OF, faisceau occipito-frontal. — ot, sillon collatéral. — ot + t3, branche commune au sillon collatéral et au troisième sillon temporal. — P, pédoncule cérébral. — Pa, circonvolution pariétale ascendante. — Peh3, plexus choroïdes du troisième ventricule. — pCR, pied de la couronne rayonnante. — pri, sillon pré-rolandique inférieur. — R, scissure de Rolando. — Sexv, surface extra-ventriculaire du thalamus. — Sgc, substance grise centrale. — Sge. substance grise sous-épendymaire. — SI, septum lucidum. — SM, sillon de Monro. — S(p), branche postérieure de la scissure de Sylvius. — 7\, T;, T3, première, deuxième et troisième circonvolutions temporales. — ti, ts, U, premier, deuxième et troisième sillons temporaux. — Teh, toile choroïdienne. — tec, Uenia tecta. — Tg, trigone. — Tga, pilier antérieur du trigone. — Th, couche optique (thalamus). — V3, troisième ventricule. — VA, faisceau de Vicq d'Azyr. — VG, veine de Galien. — VI, ventricule latéral. — VSl, ventricule du septum lucidum. — Vsph, corne sphénoïdale du ventricule latéral. — zr, zone réticidée. ou grillagée. — II, bandelette optique.

Son sommet.

Sa base.

ganglion de l'habé nula.

antérieur de l'aqueduc de Sylvius, et qui sépare deux cordons latéraux appartenant à la partie intra-ventriculaire de la région sous-oplique (STh) et de la calotte des pédoncules cérébraux (fig. 213); plus en avant se trouvent la substance perforée postérieure et le luber cinereiim (te).

Le sommet du troisième ventricule, dirigé enbas et en avant, se termine par une extrémité effilée dans la moitié supérieure de la tige pituitaire.

Saift.se (fig. 213), allongée dans le sens antéro-postérieur, est circonscrite en avant par les piliers antérieurs du trigone, en arrière par la glande pinéale, de chaque côté par le taenia thalami (tth), petit cordon très blanc, situé à la limite de la face interne et de la face supérieure de la couche optique, et Trenia thalami et dont les fibres se terminent dans le ganglion de l'habénula (Gh). Ce ganglion, découvert par Serres (1824-1 826) et dénommé par Meynert, forme une petite saillie triangulaire, située à la partie postéro-interne de la couche optique.

Sur les taenia thalami (tth), s'insère de chaque côté la mince lamelle épithéliale, véritable membrane obturatrice, qui ferme le troisième ventricule en haut (fig. 212) (M0V3). Cette membrane s'insère en arrière sur les piliers antérieurs (les freins ou habenae) de la glande pinéale ; en avant elle se continue de chaque côté avec la membrane épendymaire qui limite les trous de Monro, et sur la ligne médiane, avec l'épendyme qui tapisse la face ventriculaire des piliers antérieurs du trigone.

Obersteiner décrit dans le troisième ventricule deux parties : l'une verticale, comprise entre les faces internes des deux couches optiques, l'autre horizontale et évasée, située entre le corps du trigone et la moitié interne de la face supérieure de la couche optique. Cette soi-disant partie horizontale du troisième ventricule, étendue dans le sens transversal du taenia thalami au sillon choroïdien, n appartient pas au troisième ventricule, elle ne fait pas partie non plus du ventricule latéral, mais représente la surface extra-ventriculaire de la couche optique (Sexv) (fig. 212, 213), et correspond, ainsi que nous l'avons montré, à propos du développement du cerveau, à la surface extérieure du cerveau intermédiaire embryonnaire.

Toile ehoroïdienne. La toile choroïdienne (Hérophile) (Tch), prolongement de la pie-mère extérieure, est une membrane vasculaire qui sépare le cerveau antérieur du cerveau intermédiaire. De forme triangulaire, à sommet antérieur, à base postérieure, elle s'étend horizontalement au-dessus des couches optiques et du troisième ventricule, au-dessous du corps du trigone (fig. 212, 213). La face supérieure, convexe d'avant en arrière, est recouverte par le corps du trigone (Tg), dont elle présente la forme et les dimensions, et auquel elle est unie par quelques vaisseaux ettractusconjonctifs. La face inférieure repose, par ses parties latérales, sur la surface extra-ventriculaire de la couche optique (Sexv) ; par sa partie moyenne, elle forme la limite supérieure du troisième ventricule, dont elle est séparée toutefois par la membrane obturatrice. Cette face est parcourue d'avant en arrière par deux pioxus choroïdes du traînées longitudinales de granulations rouges, les plexus choroïdes du troisième ventricule. ir0^ème ventricule (fig. 213); ils sont minces en avant, au niveau du

MORPHOLOGIE CERERKALE.

sommet de la toile choroïdienne, où ils s'infléchissent en dehors et se continuent au-dessus du trou de Monro, avec les plexus choroïdes des ventricules latéraux. En arrière, les plexus choroïdes du troisième ventricule

Fig. 213. — ■ Corps opto-striés. Toile choroïdienne. (D'après la photographie d'une

pièce durcie dans l'alcool.)

Bt, bourgeon terminal du verrais superior. — Cc(q), genou du corps calleux. — cop, commissure postérieure. — EM, ergot de Morand. — Fin, forceps major. — Gh, ganglion de l'habénula. — Gp, glande pinéale. — Lip, lobe cérébelleux inférieur et postérieur. — Lsm, lobe cérébelleux supérieur et moyen. — Lsp, lobe cérébelleux supérieur et postérieur. — Na, noyau antérieur du thalamus. — NC, tête du noyau caudé. — NC, queue du noyau caudé. — NC", partie recourbée de la queue du noyau caudé. — OF, faisceau occipito-frontal. — Pchl, plexus choroïdes. — Put, pulvinar. — Qa, tubercule quadrijumeau antérieur. — sch, sdlon choroïdien. — Sexv, surface extra-ventriculaire de la couche optique. — si, sillon opto-strié. — S/, septum lucidum. — STh, région sous-optique. — Tch, toile choroïdienne. — Tga, pilier antérieur du trigone. — Th, thalamus. — TM, trou de Monro. — tth, tœnia thalami. — V3, troisième ventricule. — Vf, corne frontale du ventricule latéral. — VG, veines de Galien limitées de chaque côté par les plexus choroïdes du troisième ventricule. — VSl, ventricule du septum lucidum.

augmentent de largeur, puis se confondent avec la pie-mère qui entoure la glande pinéale (Gp) (fig. 201 à 203). Ils sont séparés l'un de l'autre par les veines de Galien, qui se jettent dans la portion antérieure du sinus droit.

La partie moyenne de la face inférieure de la toile choroïdienne recouvre la membrane obturatrice du troisième ventricule, ses parties

latérales sont en rapport avec la surface extra-ventriculaire de la couche optique (Sexv) (fig. 212).

Les bords latéraux de la toile choroïdienne donnent insertion aux plexus choroïdes des ventricules latéraux. Sa.ba.se se dédouble en deux feuillets, le supérieur se réfléchit sur le bourrelet du corps calleux, et se confond avec la pie-mère qui recouvre la face supérieure du corps calleux et les circonvolutions du lobe limbique. Le feuillet inférieur entoure la face supérieure, le bord libre et la face inférieure de la glande pinéale, puis se confond avec la pie-mère qui recouvre les tubercules quadrijumeaux (fig. 211).

Le ventricule moyen, comme les ventricules latéraux, constitue donc une cavité close, sans communication aucune avec l'espace sous-arachnoïdien.

La fente cérébrale Les anciens anatomistes admettaient toutefois l'existence d'une cornas. " D munication par la fente cérébrale de Bic/iat, grande fente en forme de fer à cheval, dont les parties latérales entoureraient les pédoncules cérébraux, et dont la partie moyenne serait comprise entre le bourrelet du corps calleux et les tubercules quadrijumeaux.

Les parties latérales de la fente cérébrale de Bichat ne donnent nullement accès dans les ventricules latéraux, car la mince membrane épithéliale qui coiffe les plexus choroïdes de ce ventricule les ferme complètement en dedans. La partie moyenne de la fente cérébrale de Bichat ne permet pas davantage la pénétration dans les ventricules ; elle sépare, en effet, le cerveau moyen du cerveau intermédiaire, et pour pénétrer, soit dans le troisième ventricule, soit dans les ventricules latéraux, il faut déchirer la membrane obturatrice du ventricule moyen ou la lame épithéliale qui coiffe les plexus choroïdes des ventricules latéraux. Les parties latérales de la grande fente cérébrale de Bichat n'existent donc pas ; sa partie moyenne est une anfractuosité profonde et étroite, dont la forme rappelle celle du trigone, et qui sépare le cerveau intermédiaire du cerveau moyen.

6° Corps opto-striés.

Historique. — Remarqués seulement par les anatomistes du xive siècle qui les comparaient aux hanches (anchœ), les corps opto striés n'ont été nettement décrits qu'au xvn° siècle par Willis, Riolan, Vieussens, etc. Willis le premier sépara les couches optiques des corps cannelés ou striés et les désigna avec Riolan sous le nom de Thalami nervorum opticorum. Vieussens ayant ohservé que les corps striés, les couches optiques et une partie des jambes ou pédoncules du cerveau étaient traversés par des stries de différentes formes, a donné à toutes ces éminences le nom de corpora striata. Il en a décrit six :

1° Les corpora striata superna unteriora ou corps striés proprement dits de Willis, qui correspondent à la plus grande partie du noyau cauclc.

2° Les corpora striata superiora posteriora ou couches optiques.

3° Les corpora striata inferna exteriora et posteriora qui correspondent au noyau lenticulaire.

4° Les corpora striata inferna exteriora et anteriora séparés du noyau lenticulaire par la commissure blanche antérieure et qui semblent correspondre à la partie inférieure et sous-épendymaire de la tête du noyau caudé.

S0 Les corpora striata inferna et interiora mal délimités et mal décrits, placés audessous de la commissure antérieure et qui font peut-être partie de la couche optique.

6° Les corpora striata média qui correspondraient d'après Vicq d'Azyr, à la substance grise des pédoncules cérébraux, et d'après Burdacli à la capsule interne.

Vieussens décrivit enfin, sous le nom de double centre demi-circulaire (geminum ccnlrum semi-circulare), une bandelette de substance blanche située entre les corps striés et la couche optique. Cette bandelette demi-circulaire, très bien décrite et dessinée par Yicq d'Azyr qui la compare à une ligne brisée, porte depuis Reil,Ienom de capsule interne. Pour Reil le corps strié comprenait trois noyaux, les nuclei c.audatus, lentiformis et txniaformis, séparés par trois lames de substance blanche, les capsules interne, externe et extrême. Reil considéra en effet la capsule interne, comme la paroi interne d'une capsule contenant le noyau lenticulaire et dont la paroi externe ou capsule externe était située entre le noyau lenticulaire et le nucléus tœniaformis. Ce dernier était séparé des circonvolutions de l'insula par la capsule extrême. Le nucléus tœniaformis, mince bandelette dentelée de substance grise, a été signalé et figuré pour la première fois par Vicq d'Azyr ; il doit son nom, d'avant-mur ou de claustrum, à Burdach. Meynert étudia sa structure et le rattacha à l'écorce des circonvolutions de l'insula dont il représente la cinquième couche ;de là, par analogie de structure, le nom de couche claustrale donnée à la cinquième couche de l'écorce cérébrale.

Aujourd'hui les dénominations de Vieussens sont abandonnées, et l'on comprend avec Willis, Vicq d'Azyr et Burdach, sous le nom de corps opto-striés :

1° La couche optique ou thalamus.

2° Le corps strié formé de deux noyaux :

A. Le noyau lenticulaire ou portion externe du corps strié de Vicq [d'Azyr ou noyau exlra-ventriculaire du corps strié.

B. Le noyau caudé ou portion interne et supérieure du corps strié de Vicq d'Azyr; noyau intra-ventriculaire du corps strié, éminence pyriforme de Burdin ; corps strié proprement dit de Willis, Rurdach. Dans la nomenclature des auteurs allemands, ce noyau porté seul le nom de coips strié (Streifenhtigel).

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