Partie supérieure du triûrone ou fornix longus
l.e forni.x longus des mammifères macros matiqucs contient des libres amiiioniqucs fournies par le segment dorsal de la corne d'Ammon.
gnifiant chez l'homme, alleint chez les mammifères macrosmatiques un développement considérable; il conslilue le psalterium proprement dit, connu encore sous le nom de psalterium rentrai, feuillet rentrai du psalterium[Ga.nser\,de commissure rentrale des cornes d'Amman (Kôlliker).
Le psalterium rendra/ (Pslv, Fig. 273) reçoit ses fibres de la fimbria, de l'alveus iutraventriculaire et de l'alveus extraventriculaire ; il reçoit en outre quelques fibres commissurales du fornix longus. 0. Vogt a montré que les fibres de l'alveus extraventriculaire occupent la partie ventrale, les fibres de la fimbria la partie antcro-infcrieure, les fibres do l'alveus intraventriculaire la partie antéro-supérieiirc du psalterium ventral.
Le feuillet postérieur ou dorsal ou psalterium dorsal (Psld) occupe chez les mammifères macrosmatiques comme chez l'homme la partie ventrale réfléchie du bourrelet du corps calleux ; il est séparé de la partie dorsale du bourrelet par le fornix longus. Ni la fimbria, ni l'alveus extraventriculaire ne lui abandonnent de fibres; il n'en reçoit que de l'alveus intraventriculaire, du cingulum et, d'après Honegger, de la lame médullaire superficielle du subiculum. Les fibres de l'alveus intraventriculaire longent la paroi interne de la corne sphénoïdale, au voisinage du bourrelet du corps calleux, puis se rendent dans le psalterium dorsal. Les fibres du cingulum perforent le corps calleux et arrivent au psalterium dorsal en longeant la voi!Ue du ventricule latéral. Quant aux fibres de la lame médullaire superficielle du subiculum, elles traversent sous forme de gros 'fascicules toute l'épaisseur de l'écorce du subiculum, atteignent la cavité ventriculaire et arrivent au psalterium dorsal, soit en longeant l'alveus (paroi interne), soit en longeant le tapetum (paroi e.xterne) de la corne sphénoïdale.
Un certain nombre de ces fibres après avoir traversé le psalterium dorsal se rendent dans la corne d'Ammon du côté opposé et représentent de simples fibres commissurales reliant deux régions symétriques des cornes d'Ammon. D'autres deviennent longitudinales et se continuent dans le fornix longus homolatéral ou controlatéral. Elles relient par conséquent, par Tintermédiaire du psalterium dorsal et du cingulum, la corne d'Ammon d'un'côté au gyrus fornicatus du côté opposé, et, par l'intermédiaire du fornix longus, la corne d'Ammon d'un côté aux régions antérieures du rhinencéphale du côté opposé ou du même côté.
Partie supérieure du trigone, fornix longus (Forel), fornix superior (Kôlliker), faisceau arqué du scptum (Bogenbundel des Septum [Ganser]).
Le fornix longus forme, de chaque côté de la ligne médiane, un faisceau aplati et compact de libres fortemenlcolorées par la laque hématoxylinic[ue ; il occupe d'abord l'intervalle qui sépare la partie supérieure de la partie réfléchie du bourrelet du corps, calleux (El, Fig. 274), longe ensuite la face inférieure du corps calleux qu'il sépare de la corne d'Ammon, puis du psalterium ventral, et se continue en partie avec les fibres du septum lucidum, en partie avec celles du pilier antérieur du trigone.
Ses fibres sont d'origine ammonique et extraammonique. Les fibres ammoniques proviennent de l'alveus intraventriculaire et de la lame médullaire superficielle du subiculum voisin du bourrelet du corps calleux. Elles appartiennent dans une partie de leur trajet au psalterium dorsal, puis se recourbent dans le fornix longus du même côté. D'après Honegger, quelques fibres iraient dans le fornix longus croisé, fait nié par Kôlliker.
Les fibres extraammoniques décrites par Forel, puis par Ganser, Honegger, Mayer Edinger, etc., proviennent du cingulum et du gyrus fornicatus ; elles perforent la partie dorsale du bourrelet du corps calleux et se continuent entre les deux feuillets du bourrelet avec le fornix longus du même côté.
Le fornix longus des mammifères macrosmatiques diffère donc du fornix longus de l'homme par le contingent des fibres ammoniques. Le fornix longus de l'homme ne comprend que des fibres extraammoniques, ce qui tient évidemment au petit développement de la corne d'Ammon
et à l'absence de son segment dorsal. Chez l'homme, la corne d'Ammon envoie toutes ses fibres dans le corps du trigone, et c'est dans le corps du trigone même qu'elles se fusionnent avec les fibres extraammoniques du fornix longus. Chez les mammifères macrosmatiques, le corps du trigone n'existe pour ainsi dire pas, et le fornix lougus est bordé en une longue étendue par le segment dorsal de la corne d'Ammon, dont ses libres le renforcent. Que par la pensée, sur la coupe sagittale du lapin on ramène la corne d'Ammon en arrière de façon à placer le psalterium ventral au dessous du splenium, en étirant le corps du trigone rudimentaire; ce dernier se superposera au fornix longus et on obtiendra ainsi la disposition présentée par le cerveau humain.
Pilier antérieur. — Le pilier antérieur du trigone reçoit ses fibres de la fimbria, de l'alveus inlra et extraventriculaire (fornix obliqims) et du fornix longus. En passant en arrière de la commissure antérieure, il abandonnerait quelques fascicules au txnia semicircularis (Vicq d'Azyr, Serres, Honegger, Ad. Meyer, niés par Gudden) et au txnia thalami (Arnold, Leuref, Honeger, Ad. Meyer, Edinger). Ces dernières établiraient une connexion entre la corne d'Ammon et le ganglion de l'habenula (fibres cortico-habenularis d'Edinger). Leur existence a été niée chez les mammifères par Meynert, Gudden, Ganser, Buaim, G. Vogt, et chez l'homme par V. Monakow. Gudden a montré que l'atrophie même totale du pilier antérieur s'accompagne d'une intégrité parfaite des deux fœnia Ihalami, et 0. Vogt (méthode de Marchi) a constaté que ceux-ci ne dégénèrent pas après la section du trigone au-dessous du corps calleux. D'après ce dernier auteur, les fibres qui semblent relier le pilier antérieur au taînia thalami appartiennent au faisceau septo-thalaiiiique (Voy. p. 265). Notre cas Chab (Fig. 266 à 272, p. 283) n'est pas non plus en faveur de l'existence des fibres cortico-habenularis reliant la corne d'Ammon à l'habenula par l'inlermédiaire du trigone et du tfenia thalami.
Comme chez l'homme, le pilier antérieur des animaux macrosmatiques traverse le tuber cinereum et se porte vers le tubercule mamillaire; mais, contrairement à ce que l'on observe chez l'homme, un petit nombre de fibres se- terminent seules dans les noyaux externe et interne (Honegger, Cajal, KôUiker, Vogt) de ce tubercule et dans la substance grise avoisinante (Kôlliker, Vogt). Le plus grand nombre se coude, décrit une sorte de genou et ne fait que traverser le tubercule mamillaire pour se porter ensuite dans la calotte pédonculo-protubérantielle du même côté, et surtout du côté opposé. Le faisceau direcf, le plus petit, entre dans la constitution du pedowcMie du tubercule mamillaire (Honegger, Vogt) dont il partage la terminaison (Voy. Pédoncule du tubercule mamillaire, p. 302). Le faisceau croisé le plus volumineux s'entre-croise au-dessus et en arrière du tubercule mamillaire avec des fibres homologues du côté opposé. Une petite partie concourt à former la capsule du tubercule mamillaire interne croisé, s'y termine ou se continue dans le faisceau mamillaire principal de Kôlliker et dans le faisceau de la calotte de Gudden (Vogt). La plus grande partie entre dans la constitution de l'entre-croisement sous-thalamiquc postérieur (Forel, Ganser, Schnoplhagen, V. Monakow, Vogt); quelques fibres se terminent dans la substance perforée postérieure (Kôlliker, Vogl; d'autres entrent dans le pédoncule du tubercule mamillaire croisé (Honegger, Vogt). Les fibres croisées du trigone sont toujours faciles à reconnaître parmi les autres fibres de Tentre-croisement sous-thalamique postérieur; elles se groupent en effet en gros fascicules compacts, fortement colorés par la laque hématoxylinique.
Pilier ant(ïrieur f!u trigone, sa constitution, ses rapports en particulier avec le tœnia thalami.
Sa terminaison dans le tubercule mamillaire.
Ses connexions avec le pédoncule du tubercule mamillaire direct et croisé et avec l'entrec-roisesement sous-thalamique postérieur.
TUBERCULE M AMILL AIRE. — FAISCEAU DE L A C ALOTT E. F AIS CE AU DE VICQ-DAZYB, PÉDONCULE DU TUBERCULE M AMILL AIRE.
Le tubercule mamillaire comprend, comme Gudden l'a bien montré, deux ganglions : l'un interne, l'autre externe (Tni, Tml. Fig. 273). Le
Thl
YP
Fjg. "27o. — Les ganglions interne et externe du tubercule mamillaire de l'homme et les connexions du ganglion externe avec le pilier antérieur du trigone. — Coupe oblique en haut et en avant parallèle au plan du pédoncule cérébelleux supérieur. Méthode de Weigert-Pal.
F, champ de Forel. — fTc, faisceau du tuber cinereum de Gudden. — PiT/i, pédoncule inféro-interne du thalamus. — Sgc, substance grise centrale du troisième ventricule. — Tr/a, pilier antérieur du trigone. — Tm, ganglion interne du tubercule mamillaire. — Tinl, ganglion e.Kterne du tubercule mamillaire. — VA, faisceau de Vicq d'AzT,T. ou plus exactement le tronc d'origine de ce faisceau (ou faisceau mamillaire principal). — VP, voie pédonculaire. — l'a, troisième ventricule.
Le ganglion interne gaugllon OU novau interne forme la partie principale du tubercule mailVe'do°nnenaiTsTnce miHaii'e ", c'estuu petit amas sphérique qui mesure 5,5 millimètres de diaau faisceau mamii- niètrc , fait saiUic daus l'espace opto-pe'donculaire et concourt à former
laire principal. * ' ^
le plancher du troisième ventricule. 11 est séparé do la cavité ventriculaire par la substance grise centrale, mince sur la ligne médiane et à la partie interne du ganglion interne, beaucoup plus épaisse au-dessus de ce ganglion. Une capsule de libres plus épaisse à la partie supérieure et
interne l'entonre complètemenl el le sépare de la snbslance grise centrale du troisième ventricule cl du ganglion ou noyau externe du tubercule mamillaire. Le ganglion ou noyau externe, beaucoup plus petit, est pvriforme. mesure 1.71 millimèlre de long sur 0,42 de large et occupe lo ganglion cx-
,* ,. ,, , , 1 !••■ 1 l'i 1 terne reçoit le pilier
la partie antero-supero-externe du ganglion interne sur lequel il se moule antérieur du trigono en général, mais dont le sépare une couche plus ou moins épaisse de ^l'tubercu'ir'""""''' libres qui appartiennent à la capsule de ce noyau. Dans quelques cas relativement rares, le noyau externe fait saillie à la base du cerveau dans le losange opto-pédonculaire, et un sillon plus ou moins profond le sépare alors du noyau interne. Le noyau externe est en rapport en dehors avec la partie interne du pied du pédoncule cérébral, du corps de Luys et du faisceau lenticulaire de Forel ; dans l'espace compris entre le noyau externe, le pied du pédoncule cérébral et la surface du tuber cinereum, on trouve un petit amas ganglionnaire ovoïde, à grand axe vertical, le tubercule mamillaire accessoire (Tma, Fig. 254, 333).
Le ganglion interne contient des cellules triangulaires ou étoilées de structure de ces volume moyen, mesurant 20 à 30 u., et réunies en petit amas (Fig. 276); leurs ° ° dendrites épineuses et richement arborisées présentent en général une direction arquée et rappellent par leur aspect les cellules de l'olive cérébelleuse ou bulbaire (Kôlliker). Les cellules du ganglion externe sont beaucoup plus volumineuses el mesurent 3o à 45 u-; elles sont fusiformes, présentent de longues dendrites peu ramifiées et sont assez analogues aux cellules étoilées du thalamus; elles envoient leurs cylindres-axes dans le pédoncule du tubercule mamillaire. Le ganglion externe reçoit les fibres terminales du pilier antérieur du trigone, le ganglion interne donne naissance à un volumineux faisceau qui représente, comme l'ont montré les recherches récentes de Cajal (1895) et Kôlliker (1896), le tronc commun du faisceau de la calotte et du faisceau de Vicq d'Azyr. Avec Kôlliker, nous désignerons le tronc d'origine commune au faisceau de Vicq d'Azyr et au faisceau de la calotte sous le nom de faisceau mamillaire principal [iai.'àc'icwivi?, mamillaris princeps, Kôlliker).
Faisceau mamillaire principal (Fmp). — Ce faisceau tire son origine Faisceau mamiides cellules du noyau interne du tubercule mamillaire et de sa capsule de '^"''' p""<^'p^'fibres, et apparaît à sa partie postéro-supéro-interne sous l'aspect de trois à quatre fascicules nettement distincts qui se réunissent bientôt en un faisceau épais arrondi et compact (Fig. 262). Il se dirige ensuite oblique- son trajet. ment en haut, en dehors et en arrière, et traverse la substance grise centrale du troisième ventricule au voisinage de la substance perforée postérieure, puis entre dans la région sous-thalamique de Forel (Fig. 277). Situé d'abord en arrière du pilier antérieur du trigone (Tga), en dedans du pédoncule du tubercule mamillaire (PTm) , en avant de l'entre-croisement sous-thalamique postérieur de Forel (eF), le faisceau mamillaire principal se place ensuite en dedans de l'anse lenticulaire et du corps de Luys. Dans la région sous-thalamique, à la hauteur du corps de Luys
Sgs deux brandies de bifiirration.
Le laisceau de la calotte de Gudden.
Son trajet.
Sa terminaison.
et de la partie ventrale du thalamus, il se bifurque en deux faisceaux de volume illégal, dont l'un se termine dans le' tubercule antérieur de la couche optique et constitue le faisceau de Vicq d'Azyr (VA), et dont l'autre, mal délimité du champ de Forel, se rend dans la calotte pédonculaire et représente le faisceau de la calotte de Gudden (FcG).
Le faisceau do Vicq d'Azyr et le faisceau de la calotte de Gudden
naissent donc d'un tronc commun et ne constituent pas, comme on le croyait depuis Gudden, deux faisceaux indépendants se terminant dans le tubercule mamillaire. Ce fait est surtout manifeste chez les mammifères inférieurs (rat, souris, lapin)(Fig.!274 et 276), oii le faisceau de la calotte de Gudden l'emporte par son volume sur le faisceau de Vicq d'Azyr.
Faisceau de la calotte de Gudden
[fascicidus tegniento - mamillaris Kolliker)FG, Fig. 274, 277 et 252).
— Chez le lapin, la souris, etc., le faisceau de la calotte, mieux délimité que chez l'homme, se porte en arrière, en bas et en dedans, et pénètre dans la calotte du pédoncule cérébral. II passe au-dessus du noyau rouge, entre dans la constitution de la partie postérieure et interne de la capsule de ce noyau, se place en avant du faisceau longitudinal postérieur, lui envoie quelques fibres d'après Kôlliker, puis s'enchevêtre avec les fibres du pédoncule cérébelleux supérieur au momentde leur entre-croisement
FiG. 276. — Coupe sagittale du noyau interne du tubercule mamillaire de la souris nouveau-née. (D'après Cajal, 1890.)
A, noyau interne du tubercule mamillaire. — b, ses cellules fusiformes superficielles ; f, ses cellules étoilées dont le cylindre axe se continue avec une fibre du faisceau mamillaire principal. — B, faisceau mamillaire principal au tronc d'origine commun au faisceau de Vicq d'Azyr (V) et au faisceau de la calotte de Gudden (G). — D, faisceau de la capsule du tubercule mamillaire; n,les branches collatérales du faisceau. — E, commissure intermamillaire. — F, région intérieure du noyau interne du tubercule mamillaire.
et se termine dans un petit amas ganglionnaire, situé de chaque côté du raphé, en avant du faisceau longitudinal postérieur : le ganglion profond de la calotte de Gudden (GGp, Fig. 252). Chez l'homme, le trajet et la terminaison dans la calotte pédonculaire du faisceau de la calotte de Gudden, soupçonné et figuré par Vicq d'Azyr (PI. XXXI), ne peuvent être élucidés par la méthode des coupes microscopiques sériées : dès la bifurcation du faisceau mamillaire principal, le faisceau de la calotte s'adossant en effet au faisceau thalamique et au champ de Forel (Fig. 277).
Ces connexions sont faciles à suivre sur les coupes vcrtico-transver-
sales et sasit talcs sériées où l'on voit nettement se détacher de l'extrémité antérieure du champ de Forel quelques fascicules que l'on peut suivre jusque dans le tubercule mamillaire (Fig. 277).
Faisceau de Vicq d'Azyr, VA.
Le faisceau de Vicq d'Azyr constitue Le faisceau de vicq
d'Azjr.
FiG. 277. — Le pilier antérieur du trigone, ses connexions avec le tubercule mamillaire et le pédoncule de ce tubercule. — Le faisceau mamillaire principal et sa division en faisceau de Vicq d'Azyr et faisceau de Gudden. — Coupe sagittale passant en dehors de celle de la fig. 262. Méthode de Weigert-Pal.
CM, commissure de Meynert. — CNR, capsule du noyau rouge. — coa, commissure antérieure. — eF, entrecroisement sous-thalamique postérieur de Forel. — FcG, faisceau de la calotte de Gudden. — FM, faisceau rétroflexe de Mej'nert. — Fmp, faisceau mamillaire principal et ses deux branches de bil'urcation, le faisceau de Vicq d'Azyr (VA) et le faisceau de la calotte de Gudden •FcG). — /Te, faisceau du tuber cinereum de Gudden. — Lu, locus niger. — XR, noyau rouge. — CXR, sa capsule de fibres. — P, pied du pédoncule cérébral. — Po, protubérance. — PTm, pédoncule du tubercule mamillaire. — PSI, pédoncule du septum lucidum. — Te, tuber cinereum. — fTc, faisceau du tuber cinereum. — Tr/a, pilier antérieur du trigone. — Tmi, noyau interne. — Tinl, noyau externe ou latéral du. tubercule mamillaire. — VA, faisceau de Vicq d'.Vzyr. — //, bandelette optique sectionnée sur les parties latérales du chiasma. — ///, nerf moteur oculaire commun.
chez l'homme un faisceau volumineux, compact et serré, formé de fines fibres parallèles.
A son origine dans la région sous-thalamique de Forel, au niveau du point de bifurcation du faisceau mamillaire principal (Fig. 277), le faisceau de Vicq d'Azyr est adossé à la partie antérieure et interne du faisceau thalamique de Forel avec lequel il semble se confondre complètement. Il s'en dégage très rapidement (Fig. 310), traverse de bas en haut et un peu de dehors en dedans l'extrémité antérieure du noyau externe
Sa terminaison d u thalainus, passe on arrière du pédoncule inféro-interne de la couche
dans le noyau aatc- . , i->-t^i ■ • i - i -t i' • ^ i • / !-■• r «s
rieur de la couche optiquc ( Hi 1 11 I cjui le sepai'c (lu piliei" antérieur du tngone (voy. rig. 4o), optique. çjj dehors de la lame médullaire interne, et croise les fibres radiées du
pédoncule antérieur de la couche optique (Fig. 253 et 254). Arrivé dans la région thalamique supérieure (Fig. 3 1 0), le faisceau de Vicq d'Azyr s'infléchit en avant et en dedans, s'élargit en entonnoir et embrasse le noyau antérieur de la couche optique dans lequel il pénètre en s'irradiant et dans lequel il se termine par des arborisations libres décrites par Kôlliker en 1895.
On sait que pour les anciens anatomistes, et pour ^leynert en particulier, le pilier antérieur du trigonc et le faisceau de Vicq d'Azyr constituaient un seul et même faisceau qui décrivait un 8 de chiffre dans le tubercule mamillaire. Gudden battit cette manière de voir en brèche et démontra que le faisceau de Vicq d'Azyr constitue un faisceau complètement indépendant du pilier antérieur du trigone. Il dégénère à la suite d'ablation de l'hémisphère cérébral, sans lésion concomitante du corps strié et de la corne d'Ammon, alors que le pilier antérieur du trigone reste intact, et il est par contre intact dans les cas de lésions expérimentales ou pathologiques de la corne d'Ammon ou de section de la fimbria qui entraînent une dégénérescence du pilier antérieur du trigone (Cas Chab., Fig. 266 à 272). Les recherches récentes faites à l'aide de la méthode de Golgi confirment du reste pleinement l'opinion de Gudden. Mais tandis que Gudden croyait que le faisceau de Vicq d'Azyr prenait son origine dans le noyau antérieur du thalamus et se terminait dans le tubercule mamillaire, les recherches récentes ont démontré que le faisceau de Vicq d'Azyr se termine par des arborisations libres dans le noyau antérieur du thalamus et qu'il prend son origine dans le tubercule mamillaire par un tronc commun avec le faisceau de la calotte de Gudden.
Pédoncule du tu- Pédoiicule du tubercule mamillaire fPTm). — Le pédoncule du tubercule mamillaire reçoit quelques fibres directes du pilier antérieur du trigone du même côté (Fig. 277), mais il tire son origine principale du ganglion externe du tubercule mamillaire et du tubercule mamillaire accessoire (Fig. 254) ; chez le lapin (Fig. 274), le chien, etc., il reçoit en outre quelques fibres du pilier antérieur du trigone du côté croisé qui lui arrivent en passant par l'entre-croisement sous-thalamique postérieur de Forel. Ainsi renforcé, le pédoncule du tubercule mamillaire constitue un petit faisceau de fibres lâches qui alfecte dans l'espace interpédonculaire un trajet sagittal, occupe la partie superficielle de la calotte, passe en dedans du locus niger, entre la substance perforée postérieure et le pied du pédoncule cérébral, et croise les fibres du nerf moteur oculaire commun (Fig. 25i et 277). Au voisinage du sillon pédonculo-protubérantiel, il se coude, change de direction; ses fibres divergent, traversent d'avant en arrière le tronc encéphalique en formant les fibres radiées de la formation réiiculée. Ses fibres les plus nombreuses se portent en arrière et
hercule mamillaire.
en dehors, passent en dedans du corps de Luys, croisent les fibres de l'entre- son trajet dans la
,11 . , , . 1 * T-" 1 -nx L 1 1 • calotte pédonculaîre
croisement sous-tliaiamique postei'ieur de rorel (ei^j et te locus niger; ,ie rnommo. elles passent ensuite au-dessous et en dehors du noyau rouge (Fig. 277) vers la région du ruban de Reil médian (Fig. 34, 44, 25), au delà de laquelle nous n'avons pu le suivre chez l'homme; quelques rares fibres se portent en arrière et en dedans, longent la face interne du noyau rouge et arrivent à la substance grise de l'aqueduc de Sylvius, en traversant le faisceau longitudinal postérieur.
Chez les mammifères tels que le lapin, etc. (Fig. 274), le pédoncule son trajet et ses du tubercule mamillaire constitue un faisceau assez compact dont les lap"™'^'^""'' c ez e fibres, fortement colorées par la laque hématoxylinique, divergent à leur entrée dans la calotte; une partie de ces fibres se portent en dehors, dans le locus niger, une autre partie croise le ruban de Reil médian, une autre enfin s'épanouit en éventail dans la région du ganglion interpédonculaire, entoure le faisceau rétroflexe de Meynert en dedans et en dehors, le traverse même, puis croise l'entre-croisement des pédoncules cérébelleux supérieurs en concourant à former les/ibres antéro-postérieures de la substance réticulée de la calotte. Elles se terminent finalement dans deux amas ganglionnaires décrits par Gudden, les ganglions profond et dorsal de la calotte (Fig.2o2). Le ganglion profond, qui reçoit en outre des fibres du faisceau de la calotte de Gudden, est un petit amas ganglionnaire de 1 millimètre de long sur 0'"'",5 de large, situé le long du raphé, immédiatement en avant du faisceau longitudinal postérieur. Il est probablement l'homologue du noyau central supérieur de l'homme (Voy. Formation réticulée, llPpartie). Le ganglion dorsal est situé dans la substance grise centrale du quatrième ventricule, en arrière du faisceau longitudinal postérieur. C'est un ganglion arrondi , entouré d'une capsule de fibres, qui reçoit un certain nombre de fibres du ganglion interpédonculaire et duquel émanent des fibres longitudinales qui traversent du haut en bas la substance grise centrale du quatrième ventricule en formant le faisceau longitudinal dorsal (dorsales Làngsblindel des centralen Grau de Schutz).
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