‹ Anatomie des centres nerveuxChapitre 58 sur 118 · I . . 7 • i- i x> 1 L ' comprend que des · texte numérisé non relu

I . . 7 • i- i x> 1 L ' comprend que des

des voies centrales qui torment un système complexe, prennent naissance voies centrales. dans la rétineet aboutissenten dernière analyse àl'écorce du lobe occipital; elles se divisent en deux grands segments : l'un, antérieur ou extra-cérébral comprenant les 7ierfs optiques, le chiasma et les bandelettes optiques; Y nuire, postérieur ou intra-cérébral, représenté par les radiations optiques de Gratiolet et le centre visuel cortical.

Segment antérieur ou extra-cérébral des voies optiques. — Les voies optiques

Le nerf optique émerge au-dessus et en dedans du pôle postérieur de nerfs%iiiasmaetbTnl'œil, traverse la cavité orbitaire et le canal optique, pénètre dans la belettes optiques. cavité crânienne et s'entre-croise incomplètement avec le nerf optique du côté opposé, en avant dutuber cinereum, au niveau du chiasma. Ses fibres se continuent ensuite dans les bandelettes optiques qui limitent l'espace optopédonculaire, contournent les pédoncules cérébraux, adhèrent comme le chiasma à la substance grise de la base de l'encéphale, puis se divisent chacune en deux branches ou racines qui abordent de chaque côté le corps genouillé externe, le pulvinar et le tubercule quadrijumeau antérieur.

La branche ea:/erne, de beaucoup la plus volumineuse, enveloppe le corps Les deux branches genouillé externe d'une sorte de capsule, pénètre dans son intérieur et i^andeiltte." concourt à former les lames médullaires de ce ganglion. Une partie des fibres s'y termine; une autre partie traverse simplement le corps genouillé externe, participe à la formation des fibres verticales du champ de Wernicke ou concourt à former le stratum zonale du pulvinar.

La branche interne se porte en arrière et en dedans vers le corps genouillé interne, mais n'affecte avec ce dernier que des rapports de voisinage. Quelques rares fibres tapissent la surface libre de ce ganglion, la plupart s'enfoncent dans sa profondeur ou se logent dans l'étroit sillon qui le sépare du pulvinar ; elles contribuent à former le bras du tubercule quadrijumeau antérieur et se terminent dans la substance grise superficielle et moyenne de ce tubercule.

Segment postérieur ou intra-cérébral. — Du corps genouillé externe (Cge), du pulvinar (Pul) et du tubercule quadrijumeau antérieur

ANATÛMIE DES CENTHES NERVEUX.

FiG. 328. — Les voies conductrices de la vision : appareil visuel central ou inlracérébral, et appareil visuel périphérique. — Connexions de la zone visuelle corticale avec le pli courbe et la zone du langage. La partie antérieure des hémisphères a été écartée afin de montrer le segment antérieur de l'appareil nerveux visuel : bandelettes optiques, chiasma, et nerfs optiques. La zone teintée en gris représente la localisation de la lésion dans la cécité verbale pure.

AM, avant-mur. — C, cuneus. — Ce, corps calleux (bourrelet). — Cffe, Cr/i, corps ftenouillés externe et interne. — Cirl. segment rétro-lenticulaire de la capsule interne. — CSgt. couches sagittales interne et externe du segment postérieur de la couronne rayonnante. — I\, zone de Broca. — F',i, troisième circonvolution frontale droite. — /'c, faisceau croisé ou nasal; fd, faisceau direct ou temporal; f'm, faisceau maculaire du nerf optique. — Fm, forceps postérieur ou major du i-orps calleux. — Fu, faisceau uncinatus réunissant la zone lie Wcrnirko :i In zone de lirora. — /((, /p, circonvolutions antérieures et postérieure de

l'insula. — A', scissure calcarine. — L[, première circonvolution limbique. — NC, noyau caudé. Ne', queue du noyau caudé. — A7J, noyau rouge. — Oi, première circonvolution occipitale. — „Fi face orbitaire de la première circonvolution frontale. — P, pied du pédoncule cérébral. — Pc. pli courbe gauche. — Pc' pli courbe droit. — l'ul, pulvinar. — Qa, tubercule quadrijumeau antérieur. — Rm, ruban de Reil médian. — Spa, substance perforée antérieure. — r,, r,' centre de Wernicke et première circonvolution temporale. — l'ffP- pilier postérieur du trigone. — T7. carrefour ventriculaire. — W, zone de Wernicke. — Nil, nerf optique. — II. bandelette optique. — .rll, chiasma des nerfs optiques.

Los voies optiques intracérébrales : radiations optiques (le Gratiolct et ceiitr(î visuel cortical.

Les centres gani^Iionnaires de la vision.

(Qa), se détachont les fibres du segment postérieur de l'appai'eil visuel ; elles comprennent les radiations du tubercule quadrijumeau antérieur qui suivent, dans une partie de leur trajet, la voie du bras du tubercule quadrijumeau antérieur (Voy. p. 70), les radiations du corps genouillé externe (Voy. p. 366"! et les radiations du puloinar (Voy. p. 65 et 363), qui forment les fibres transversales ou horizontales du champ triangulaire de M'^ernicke (Voy. p. 362).

Toutes ces radiations se fusionnent, forment dans leur ensemble les radiations optiques de Gratiolet, passent par la partie supérieure du segment rétro-lenticulaire de la capsule interne et par le segment postérieur de la couronne rayonnante. Elles concourent à former les couches sagit~ taies (CSgt) du lobe occipito-temporal, puis s'irradient dans la zone visuelle corticale qui occupe plus particulièrement la région de la scissure calcarine (K) et qui s'étend au cuneus(C), au lobe lingual (Lg) et à la pointe occipitale (Fig. 245).

Les deux segments de l'appareil visuel se réunissent donc dans les ganglions de la base du cerveau (corps genouillé externe, pulvinar, tubercule quadrijumeau antérieur) qui portent de ce fait les noms de centres ganglionnaires de la vision, de centres optiques inférieurs, sous-corticaux ou primaires. Ici les arborisations terminales si riches, si étendues, si denses et si complexes des fibres rétiniennes (Fig. 314) entourent un nombre considérable de cellules ganglionnaires.

L'articulation des neurones visuels antérieurs avec les neurones visuels postérieurs s'effectue soit directement, de l'arborisation terminale du neurone extracérébral à la cellule d'origine du neurone intracérébral, soit par interposition d'une ou de plusieurs cellules du type de Golgi, comme l'admet v. Monakow. Or les radiations optiques de Gratiolet contiennent à la fois des fibres corticifuges et des fibres corticipètes. Les premières prennent leur origine dans les cellules pyramidales géantes de l'écorce occipitale et se terminent par des arborisations dans la substance grise du corps genouillé externe, du pulvinar, du tubercule quadrijumeau antérieur et dans la substance grise de l'aqueduc de Sylvius. Les autres représentent les cylindres-axes des cellules du corps genouillé externe, du pulvinar et du tubercule quadrijumeau antérieur, et s'arborisent dans la couche des cellules polymorphes et les couches des cellules pyramidales géantes de la zone visuelle corticale. , ...

CJ Les lésions de ces

L'étude des dégénérescences secondaires montre que les lésions des- centres retentissent

-, ,. . ^ 1 • • • i^ir* sur les deux segments

tructives des centres ganglionnaires de la vision retentissent a la tois sur des voies optiques.

Mode d'articulation des neurones visuels.

les radiations optiques et le centre visuel cortical d'une part, sur la bandelette optique, le chiasma et les deux nerfs optiques d'autre part (Voy. cas Cogery, p. 173, Fig. 174 à 180 et cas Dautriche, p. 182, Fig. 192 à 196). Les dégénérescences consécutives aux lésions destructives du centre visuel cortical ou des radiations optiques de Gratiolet (Voy. cas Cour-

Les connexions do la rétine avec l'encéphale sont à la fois croisées et homolatérales et s'eâeotuent avec la moitié homonyme des deux rétines.

rière, p. 109, Fig. 80 à 86; cas Bras, p. 115,

Fig.

87 à 98) ne dépassent

pas, en général, les centres ganglionnaires de la vision et n'entraînent qu'à la longue une atrophie du segment antérieur, extra-cérébral de l'appareil nerveux visuel. Les dégénérescences secondaires consécutives aux lésions du segment antérieur de l'appareil visuel s'arrêtent de même aux centres ganglionnaires primaires et ne s'étendent qu'à la longue et tertiairement au segment postérieur.

Chaque segment de l'appareil nerveux visuel comprend donc un neurone indépendant, et il ne semble pas exister, chez l'homme tout au moins, de fibres établissant une connexion directe, ininterrompue, entre la rétine et le centre visuel cortical.

L'énucléation d'un seul œil ou la lésion d'un .yew/ nerf optique entraîne en outre la dégénérescence des deux bandelettes optiques et des deux centres optiques primaires: ces faits démontrent donc que les connexions de la rétine avec l'encéphale sont à la fois croisées etAo?72o/aie>a/e.s. Chaque rétine est en connexion avec les deux pulvinars, les deux corps genouillés externes et les deux tubercules quadrijumeaux antérieurs et, par l'intermédiaire de ces centres ganglionnaires, avec les deux centres corticaux, et vice versa, chaque centre visuel cortical est en relation avec les deux nerfs optiques et avec les deux rétines.

Les recherches anatomo-cliniques ont montré que ces relations s'effectuent avec la moitié homonyme des deux rétines, de telle sorte que toute lésion destructive de l'appareil nerveux visuel située en arrière du chiasma, qu'elle siège sur le centre visuel cortical, les radiations optiques, les centres ganglionnaires ou la bandelette optique, se manifeste cliniquement par une hémianopsie latérale homonyme : elle intéressera la moitié droite du champ visuel si l'hémisphère gauche est lésé, et la moitié gauche du champ visuel si c'est l'hémisphère droit qui est intéressé.

Ces faits cliniques, anatomo-pathologiques et expérimentaux que nous devons à v. Gudden, Ganser, Tartuferi, Singer et Miinzer, v. Monakow, Henschen, etc., etc., et que viennent confirmer encore les recherches récentes de Delbriick, de Schlagenhauer, Bernheimer, Moeli, etc., etc., démontrent jusqu'à l'évidence et contrairement aux assertions des anatomistes purs, tels que Michel et v. Kolliker, que chez l'homme, les nerfs optiques contiennent à la fois des fibres directes et croisées, et qu'ils ne subissent au niveau du chiasma qu'une décussation incomplète.

Origine rétinienne des fibres visuelles.

Origines et trajet des fibres visuelles. — Les fibres visuelles ou optiques prennent pour la plupart naissance dans les grandes cellules ganglionnaires multipolaires de la rétine dont elle l'orme les prolonge-

menls centripètes. Elles occupent la couche interne de la rétine au contact immédiat de la membrane hyaloïde, sont dépourvues de gaine de myéline et rayonnent vers la papille, située en dedans et un peu au-dessus du pôle postérieur de l'œil. A la périphérie de la rétine, au voisinage de l'ora serrata, les libres rétiniennes se disposent en une mince couche qui s'épaissit très rapidement et qui est particulièrement dense et épaisse à Lcm- groupement la partie externe et inférieure de la papille. Ce secteur papillaire reçoit en '^"^ '''"''" ''' effet ses libres de la macula hitea (point de vision centrale, tache jaune) situé en dehors et un peu au-dessous de la papille et qui correspond très exactement au pôle postérieur de l'œil.

Dans la partie centrale de la macula [fovea centralis), les cellules ganglionnaires et, partant, les fibres nerveuses font complètement défaut, la rétine très mince à ce niveau n'étant représentée que par une simple couche de cellules visuelles en cônes. Mais à la périphérie de la macula les cellules ijansrlionnaires sont excessivement nombreuses, s'entassent en 7 à 9 couches et donnent naissance à un faisceau nerveux volumineux, le faisceau des fibres maculaires, connu encore sous le nom de faisceau de la Les Hbres de la vision distincte, de faisceau maculo-papillaire ou simplement de faisceau maculaire (fm, Fig. 328 et mn, mt, Fig. 329), qui se porte transversalement en dehors, aboutit au secteur externe et inférieur de la papille, et représente près du tiers des fibres du nerf optique.

Les fibres de la partie interne ou nasale (N, Fig. 329), de la rétine Les abres des par-

- i** i. 1 Miiiii il ■ tics nasale et tem-

convergent radiairement vers la papille dont elles occupent le secteur poraie de la rctine. interne. Les fibres delà partie temporale (T) ou externe de la rétine affectent un trajet moins rectiligne. La présence de la macula et du faisceau maculaire les obligent à se grouper en deux faisceaux : l'un supérieur, alimenté par les fibres du quadrant supéro-externe de ia rétine; l'autre inférieur, constitué par les fibres du quadrant inféro-externe. Ces deux faisceaux se portent en dedans, décrivent, ainsi que KôUiker et Michel l'ont montré, au-dessus et au-dessous de la macula des courbes ouvertes du côté de la macula, à concavité maculaire, puis abordent, le supérieur la partie supérieure, l'inférieur la partie inférieure de la papille. Ils n'atteignent pas la partie centrale de la papille, mais se cantonnent à sa périphéi'ie supérieure et inférieure et sont séparés l'un de l'autre, en dedans par le faisceau nasal, en dehors par le faisceau maculaire.

Les fibres visuelles ou rétiniennes, après s'être groupées dans la papille, La constitution du se portent en arrière, traversent la sclérotique, au niveau de la lame criblée, se recouvrent d'une gaine de myéline mais non d'une gaine de Schwann, et se continuent dans le nerf optique. Elles sont excessivement nombreuses (de 400 à oOO 000 : Salzer, Krause) et fines, mesurent les moyennes 2 u. de diamètre, les plus grosses 5 à 10 ix; outre ces fibres, on en trouve un grand nombre d'une extrême finesse. Toutes ces fibres se réunissent, enun très grand nombre de fascicules (prèsdeSOO) qui entourent l'artère centrale du nerf optique, présentent une surface de section plus ou moins polyédrique ou arrondie, et sont séparés les uns des autres par des

nerf optifjuei

Sa traîne ni5vro- [rlii|uc.

septa névrog'liqucs plus ou moins épais, qui se (lotaclient do la gaine picmérienne du nerf optique. D'autres septa plus minces subdivisent et cloisonnent les différents fascicules. Au voisinage immédiat de la gaine piemérienne et autour de l'artère centrale du nerf optique, les fibres rétiniennes s'atrophient chez l'adulte, disparaissent même complètement, de sorte qu'à la périphérie du nerf optique et à sa partie centrale, les mailles du fin réticulum de soutènement névroglique sont souvent vides. A 15 ou 20 millimètres du globe oculaire, l'artère centrale, en se portant obliquement en bas et en dehors, abandonne le nerf optique et les fibres atrophiées ne s'observent qu'à la périphérie du nerf optique, au voisinage immédiat de sa gaine pie-mérienne.

Trajet des faisceaux rétiniens dans le nerf optique.

I^e faise.eau maculai re.

[..e fai.sceau tem-

poral.

Groupement des faisceaux rétiniens : 1° Dans le nerf optique.

— Les recherches de Samelsohn (1882), Vossius (1882), Bunge (1884), Uhthoff (1886), Thomson (1888), Jatzow fl885), Delbruck (1890), Henschen (1890), Moeli (1898), basée sur l'étude des dégénérescences secondaires chez l'homme, démontrent que, dans le segment antérieur de l'appareil nerveux visuel, les faisceaux qui pi'o viennent des différents segments de la rétine, — ■ faisceau maculaire, faisceau temporal, faisceau nasal, — conservent une certaine individualité, affectent un groupement spécial et modifient leurs positions réciproques le long du nerf, du chiasma et de la bandelette optiques (Fig. .329).

Immédiatement en arrière du globe oculaire, le groupement des faisceaux est le même que dans la papille (Fig. 329,1). Le faisceau maculaire (mn, mt) occupe la partie externe et inférieure du nerf optique et se présente sous l'aspect d'un coin à base périphérique et à sommet central. Le faisceau nasal (ns, ni) se place en dedans du faisceau maculaire et occupe le secteur interne du nerf optique. La périphérie supérieure et inférieure est occupée par les fascicules supérieur (ts) et inférieur (ti) du faisceau temporal.

Dans la partie vasculaire du nerf optique le faisceau maculaire (mn, mt) change de forme : il émigré progressivement vers le centre du nerf optique, s'épaissit à ce niveau de telle sorte que sa base devient centrale et son sommet périphérique (Fig. 329,2). Plus en arrière encore, dans la partie non vasculaire du nerf optique, il abandonne complètement la périphérie inféroexterne du nerf optique, affecte la forme d'un ovale vertical qui longe encore le côté temporal du nerf (Fig. 329,3), puis il devient central et s'aplatit de haut en bas au voisinage du trou optique et dans le trajet intracranien du nerf optique (Fig. 329,4).

Avec la migration du faisceau maculaire dans la partie centrale du nerf optique , les fascicules supérieur et inférieur du faisceau temporal (ts, ti) se réunissent en un seul faisceau qui occupe la partie inféro-externe du nerf optique (Fig. 329, 3) et entoure dans la région intra-cranienne le faisceau maculaire d'une sorte de fer à cheval (Fig. 324,4). La fusion des deux faisceaux temporaux s'effectue en général immédiatement en arrière de la partie vasculaire du nerf optique (Jatzow), mais elle peut présenter

FiG. 329. — Le groupement des fibres des parties maculaire, temporale et nasale de la rétine : A dans la papille ; B dans le nerf optique, le chiasma et la bandelette optique, d'après Henschen. La coupe 1 passe par le nerf optique à son émergence du glob e . oculaire ; la coupe 2 sectionne la partie vasculaire ; la coupe 3, la région non vasculaire; la coupe 4, enfin, intéresse le nerf optique immédiatement en avant du chiasma. La coupe o passe par la partie moyenne du chiasma; les coupes 6 et 7 intéressent la partie antérieure (6i et la partie moyenne (1) de la bandelette optique. — La hauteur de ces 7 coupes se trouve repérée sur le schéma B'.

Le faisceau maculaire teinté en gris comprend une partie temporale ou directe,

- qui se rend dans la bandelette optique homolatérale, et une partie nasale ou croisée

426 AiNATOMIE DES CENTRES NERVEUX.

qui se continue dans la bandelette optique croisée; le faisceau temporal se distinguo par des hachures IIIII; le faisceau nasal par des croix + + +.

.V, la macula lutea ou point central de la rétine. — iV, le champ nasal de la rétine. — T. le champ temporal. — Te, tuber cinereum. — mn, la partie nasale (croisée) du faisceau inaculaire. — int, la partie temporale (non croisée) du faisceau maculaire. — ni, le quadrant inférieur du faisceau nasal; ns, le quadrant supérieur du faisceau nasal. — ti, le quadrant inférieur du faisceau temporal; fs, le quadrant supérieur du faisceau temporal. — p, les fibres pupillaires et leur siège dans la bandelette optique.

de grandes variétés individuelles, elle peut ne s'effectuer qu'immédiatement en avant du chiasma (Schmidt-Rimpler, Delbriick, Ilenschen) et semble donc être indépendante du point de pénétration de l'artère centrale du nerf optique (Henschen).

Le faisceau nasal. Quant au faïsceau nasal, il occupe, après la fusion des deux fascicules temporaux, la partie supérieure et interne du nerf optique (Jatzow, Siemerling, Delbriick, Henschen).

ladépcndancc de Daus leur trajet intra-orbitaire, intra-canaliculaire et intra-cranien, mo^nt/éT%aT leur ^^'^ faisccaux du ucrf optiquc ne constituent pas toutefois des faisceaux dc^générescence. rigoureusemcnt fermés et nettement séparés les uns des autres. Par la méthode des dégénérescences secondaires, on constate toujours que les limites d'une zone même complètement dégénérée ne sont jamais nettement tranchées et qu'il existe toujours une région de transition, où les fibres dégénérées sont entremêlées de fibres normales. Malgré leurs variations individuelles, l'existence de ces faisceaux est néanmoins indiscutable chezl'homme, où ils peuvent dégénérer indépendamment les uns des autres. Le faisceau maculaire, dont l'existence, soupçonnée par Leber (1869), a été établie et démontrée par Samelsohn (1882), Nettelschip, Vossius, Bunge (1884), Ulithoff (1884), Thomsen (1888), peut être seul lésé dans la névrite rétrobulbaire des alcooliques et des tabagiques, caractérisée cliniquement par l'apparition d'un scotome central, c'est-à-dire par l'abolition de la vision centrale, et à l'opthalmoscope par la décoloration de la moitié temporale de la papille.

Dans certaines dégénérescences de l'appareil visuel antérieur, le faisceau temporal d'un côté peut être seul respecté comme dans le cas de Jatzow, par exemple, où un sarcome de l'œil droit et du nerf optique correspondant s'étendant jusqu'au chiasma et à la bandelette optique droite, avait entraîné une dégénérescence de toutes les fibres rétiniennes à l'exception du faisceau temporal gauche; ce cas réalise donc l'expérience de Gudden et de Ganser qui, sectionnant chez les animaux la bandelette optique par le canal optique après énucléation du globe oculaire, constataient l'existence d'une dégénérescence complète des fibres des nerfs optiques à l'exception du faisceau temporal ou direct de l'œil non énucléé. Dans quelques cas rares et anormaux tels que les cas rapportés par Ganser, par Schlagenhaufer, le faisceau temporal ou direct peut même former un faisceau aberrant, complètement isolé du reste des fibres du nerf optique; dans ces deux cas, il longeait le côté externe dunerf optique, croisait la face inférieure du chiasma, puis côtoyait le bord interne de la bande-

NERFS CRANIENS, NERFS OLFACTIF Eï OPTIQUE. 427

lette optique homolatérale, pour se terminer dans le corps genouillé externe. Dans le cas de Schlagenhaufer, il ne paraît correspondre qu'à une partie du faisceau temporal, au fascicule temporal inférieur.

2° Dans le chiasma. — En abordant le chiasma,\es différents fascicules Leur uajet dans le du nerf optique cessent de se grouper en faisceaux plus ou moins fermés, mais s'enchevêtrent les uns avec les autres, se bifurquent parfois ou émettent une collatérale (Cajal) et subissent une décussation incomplète. Les deux tiers des libres rétiniennes, à savoir le faisceau nasal et une partie du faisceau maculaire s'entre-croisent dans le chiasma avec les Déoussatiou du libres homologues du côté opposé, se continuent dans la bandelette optique june partie du faiscontralatérale et constituent le faisceau optique croisé. Les autres fibres, '""'"' muo"'ai™. c'est-à-dire le faisceau temporal et l'autre partie du faisceau maculaire, se continuent directement avec la bandelette optique homolatérale et forment le faisceau optique direct. Si les faisceaux nasal et temporal ne contiennent qu'une seule variété de fibres, le faisceau maculaire comprend à la fois des fibres croisées et des fibres directes.

Les recherches de Bunge, Uhthoff, Thomsen, etc., montrent que le situation centiaio

^ . F . 1 11' il 1 1 1 7 tx du faisceau macu-

faisceau maculaire conserve dans le chiasma et dans les bandelettes laire. homo-latérales et croisées, la même situation centrale que dans le nerf optique et qu'il forme un faisceau fermé (Fig. 329, 5, 6, 7). Il n'en est pas de même du faisceau nasal et du faisceau temporal qui, loin de former des faisceaux fermés, s'enchevêtrent intimement l'un avec l'autre dans le chiasma et dans la bandelette.

Le faisceau nasal (fn Fig. 330), en traversant le chiasma, diverge en Mode de décussa-

« ip I PI »( •(! iiiii 1 tion du faisceau na-

forme de fuseau et ses fibres s entre- croisent dans toute la hauteur et s^i. toute l'épaisseur de la ligne médiane du chiasma avec des fibres analogues du côté opposé. Dans son ensemble, le faisceau nasal se rend de la partie supéro-interne du nerf optique à la partie inféro-interne de la bandelette croisée ; il change par conséquent de place en traversant le chiasma. Mais seul un petit nombre de fibres sont rectilignes. Les autres divergent en décrivant une sorte d'anse ou de segment de spire dont la convexité re- Les fibres en anse. garde soit l'angle postérieur homolatéral, soit l'angle antérieur controlatéral du chiasma. Ces dernières, bien décrites par Michel, et dont l'existence a été confirmée par Kellermann, Delbrûck, Henschen, Moeli, se détachent de la partie interne du faisceau nasal, se portent transversalement en dedans, longent la périphérie antérieure du chiasma, se coudent à la base du nerf optique controlatéral, pénètrent même à une certaine profondeur dans ce nerf et ont pu faire croire à l'existence d'une commissure arquée antérieure I Hannover) allant d'une rétine à l'autre en contournant le bord antérieur du chiasma. Cette commissure n'existe pas : les fibres du faisceau nasal, après s'être coudées à la base du nerf optique controlatéral, se portent en effet en arrière, le long du bord externe du chiasma; elles convergent ensuite vers la partie inféro-interne de la bandelette en suivant soit les plans supérieurs, soit les plans inférieurs du chiasma et en s'enchevê-

Trajet Ju faisceau temporal ou direct.

trantavec les fibros du faisceau temporal. Dans les atrophies unilatérales, complètes du nerf optique, on constate t'rckjuemment sur les coupes verticotransversales, passant à un ou deux millimètres en avant du chiasma, des fibres saines dans le nerf optique complètement dégénéré. Elles appartiennent à ces fibres en anse et, par la méthode des coupes sériées, iCest, en général, facile de démontrer leurs connexions avec le nerf optique sain.

Les autres fibres en anse se détachent, ainsi que Moeli l'a montré, de la partie externe du faisceau nasal, se portent d'avant en arrière jusqu'à la base de la bandelette homo-latérale, puis se coudent, longent le bord postérieur du chiasma et se continuent, après entre-croisement, avec les fibres delà partie inféro-interne de la bandelette controlatérale.

\.G faisceau tempnral(ïi. Fig. 330) ne constitue pas, en général, comme

FiG. 330. — Trajet du faisceau nasal el du faisceau temporal dans le chiasma des nerfs optiques. — Ces faisceaux ne forment pas des faisceaux fermés, leurs fibres divergent et décrivent des sortes d'anse.

A7/, nerfs optiques. — xll, chiasma des nerfs optiques. — BU, bandelettes optiques. — /m, faisceau maculaire. — fn, faisceau nasal ou croisé. — ft, faisceau temporal ou direct. — p, fibres pupillaires.

l'admettaient Gudden et la plupart des auteurs , un faisceau fermé longeant le bord externe du chiasma et de la bandelette optique. Il se dissocie en avant du chiasma en fins fascicules (Kellermann, Delbrûek, Henschen, Moeli) qui s'enchevêtrent à angle aigu avec Jes fibres les plus externes du faisceau nasal ou croisé et qui décrivent même des courbes dont la convexité se rapproche plus ou moins de la ligne médiane du chiasma, sans toutefois jamais l'atteindre. Malgré cette dissociation des -fibres, le faisceau temporal occupe surtout, mais non exclusivement, la partie externe et périphérique du chiasma, puis la partie supérieure et externe de la bandelette.

Une compression, portant sur la partie externe du chiasma, intéresse donc à la fois des fibres croisées et des fibres directes et déterminera non une hémianopsie nasale comme on l'admet généralement, mais rme hémianopsie homonyme latérale, comme on l'observe à la suite des lésions de

la bandelette. La ligne médiane du chiasma ne contient, par contre, que des fibres croisées. Une section médiane entraînerait une hémianopsie bi-temporale, et cette hémianopsie est caractéristique des lésions du chiasma. La dissociation des faisceaux temporal et nasal et les variétés individuelles qu'ils peuvent présenter d'un sujet à l'autre, compliquent singulièrement la texture du chiasma normal et expliquent pourquoi Michel et V. KuUiker, en se basant sur l'étude de coupes microscopiques sériées du chiasma normal, défendent encore aujourd'hui l'idée de la décussation complète des fibres optiques dans le chiasma. L'existence des fibres directes n'a pu en effet être démontrée que par l'étude des dégénérescences secondaires expérimentale ou pathologique ; elle l'a été d'une façon absolue et la décussation partielle du chiasma humain est aujourd'hui un des points d'anatomie cérébrale les plus solidement établis.

3° Dans la bandelette optique, le faisceau nasal ou croisé s'enchevêtre Dissociation et enavec le faisceau temporal ou direct, et les dégénérescences de l'un et l'autre faitceluT'^dlns "^la de ces faisceaux occupent en général toute la surface de section de la ban- >jandeiette. delette. Le faisceau croisé (ou nasal) toutefois occupe surtout la partie inféro-interne, le faisceau direct ou (temporal) la partie supéro-externe de la bandelette. Il semble exister en outre dans la bandelette, un groupement spécial des fibres directes et croisées en rapport avec les secteurs rétiniens dout elles proviennent : ainsi la partie inférieure ou ventrale de la bandelette paraît contenir les fibres de la moitié inférieure ou ventrale des deux rétines. Le cas de Marchand, confirmé par Uhthoff et par Henschen, montre en effet que la compression de la partie ventro-latérale de la bandelette, entraîne une hémianopsie homonyme des secteurs supérieurs du champ visuel.

4° Dans les centres ganglionnaires de la vision, la dissociation Et dans les centres des fibres directes et croisées du nerf optique, — qu'elles proviennent de sa°e^ioM aires de la la macula, du secteur nasal ou du secteur temporal de la rétine — s'accentue encore davantage. La dégénérescence des corps genouillés externes consécutive à une énucléation de l'œil par exemple, tout en étant un peu moins intense du côté homolatéral, occupe néanmoins la même étendue que du côté controlatéral. Comme d'autre part les lésions des centres ganglionnaires de la vision se traduisent cliniquement par une hémianopsie latérale homonyme, la terminaison de ces fibres semble se faire dans le sens d'une projection de la rétine, aussi est-il probable, ainsi que le soutient v. Monakow, que les fibres directes et croisées de points rétiniens homonymes se terminent dans le corps genouillé externe, autour des mêmes groupes cellulaires.

Quant aux rapports existant entre la macula et l'écorce occipitale, la question est encore pendante faute de documents suffisamment précis. D'après Henschen il y aurait une projection corticale en îlot de la macula, ii ne semble pas un centre cortical de la vision distincte qui occuperait la partie antérieure corticie°«™onio°â de la scissure calcarine. Toutefois, on ne connaît cliniquement aucun cas ™acuia.

de perte de la vision centrale avec intégrité des limites périphériques du champ visuel, consécutif à une lésion corticale. Mais à la suite des hémianopsies doubles, la vision centrale peut être conservée ou se rétablir à l'exclusion de tout le reste des champs visuels qui restent définitivement perdus. Dans de tels cas, si l'on a l'occasion de faire l'autopsie, on trouve qu'une petite partie de l'écorce occipitale interne, d'un côté ou de l'autre, est restée intacte , et naturellement on est porté à considérer comme champ cortical maculaire, l'îlot cortical qui a échappé à la destruction. Mais c'est là une généralisation peut-être trop hâtive. Dans les divers cas observés (Fœrster, Henschen, Laqueur et Schmidt), les localisations de ces soi-disant centres maculaires ne concordent pas : c'est tantôt l'extrémité antérieure de la scissure calcarine qui est conservée, tantôt la postérieure. Il semble que tant qu'il reste un îlot intact dans l'aire corticale où se projettent les radiations optiques, et notamment dans la scissure calcarine, quelle que soit la position de cet îlot, la vision centrale est conservée. Ceci concorde avec ce que nous savons du trajet des fibres maculaires qui, ramassées en un faisceau distinct dans le nerf optique, le chiasma et la bandelette, vont, dans le corps genouillé externe, se mettre en rapport par leurs arborisations terminales, avec un très grand nombre de cellules d'origine des radiations optiques; d'où la probabilité qu'elles vont se projeter sur une aire corticale beaucoup plus étendue que ne le ferait supposer l'exiguïté de la macula rétinienne (Von Monakow, Bernheimer). Ce qui confirme cette opinion, c'est que les radiations optiques, tout d'abord massées, au sortir du corps genouillé externe, en un faisceau compact, s'épanouissent rapidement et vont aboutir à toute la face interne du lobe occipital (cunéus, scissure calcarine, lobule lingual et même au delà). On ne voit là aucune disposition anatomique) qui permette de penser à une projection de la macula en un îlot circonscrit de l'écorce cérébrale. Bien au contraire, la dissociation des fibres maculaires dans la partie postérieure de la bandelette, leur dispersion dans tout le corps genouillé externe, leurs contacts à ce niveau avec des cellules d'origine des radiations optiques beaucoup plus nombreuses que les fibres maculaires elles-mêmes, l'épanouissement des radiations optiques dans toute la face interne du lobe occipital, en un mot toutes les dispositions anatomiques connues (Von Monakow, Vialet, Bernheimer), paraissent indiquer que la macula rétinienne entre en relations avec toute l'aire visuelle corticale et non pas seulement avec un point limité.

Cette conception est du reste en rapport avec la clinique, qui ne nous montre jamais de scotome central d'origine corticale, ce qui devrait pourtant se produire quelquefois s'il existait réellement un centre cortical maculaire. Toutefois, la question n'est pas encore complètement tranchée dans le sens do l'une ou de l'autre de ces deux opinions.

Los fibres iiupii- FibrGS pupillaires. — Le nerf optique contient non seulement des

laires du nerf opti- ,., • n • i />/ ■/; • • ' 'j i. ^

(,uo. fibres visuelles, mais encore des fibres pupillaires, qui président aux

cutée.

rcMlexes du sphincter irion. D'après Gudtlen, elles comprendraient, toutes les fines libres du nerf optique, prendraient leur origine dans les tubercules quadrijumeaux antérieurs, se termineraient dans la rétine et dégénéreraient après Tablation du tubercule quadrijumeau antérieur; d'après Henschen elles occuperaient la partie dorso-latérale de la bandelette Leur origine disoptique [p. Fig. 329) ; d'après v. Monakow elles se termineraient dans les tubercules quadrijumeaux antérieurs. Pour Darkschevvitsch par contre, les fibres pupillaires traverseraient le pulvinar et se rendraient par la commissure iutorhabénulaire dans le ganglion de l'habenula croisé. De là, les impulsions pupillaires réflexes arriveraient au noyau du moteur oculaire commun en suivant le segment ventral de la commissure postérieure. Les expériences faites dans le laboratoire de l'un de nous, ne viennent pas à l'appui de l'opinion de Darkschewitsch; même à l'aide de la méthode de Marchi, nous n'avons jamais constaté de dégénération du ganglion de l'habenida croisé après énucléation d'un seul œil.

On tend aujourd'hui à admettre, contrairement à ce qui existe dans la série des vertébrés, que chez l'homme c'est le corps genouillé externe qui représente le centre ganglionnaire visuel proprement dit. Il reçoit à lui seul 80 p. 100 des fibres visuelles (v. Monakow) et entre en connexion très étroite avec le centre visuel cortical. Les autres fibres visuelles se terminent dans le pulvinar. Quant au tubercule quadrijumeau antérieur il ne recevrait du nerf optique que des fibres pupillaires (v. Monakow).

Les connexions des fibres optiques avec les noyaux des nerfs moteurs Les connexions inde l'œil sont indirectes et s'effectuent en partie par l'intermédiaire des "^^t^^^^ '"avc/''ies fibres de Ventre-croisement dorsal de la calotte de Merinert (fontainartiffe "«yaux des nerfs

. . . I 1 n 1 moteurs de l'œil.

Haubenkreuzungi qui, prenant naissance dans les cellules du tubercule quadrijumeau antérieur, descendent dans la formation réticulée de la calotte pédonculo-protubérantielle controlatérale et abandonnent chemin faisant des collatérales (Held) aux noyaux des nerfs moteurs des yeux. (Voy. ces connexions, III'^ partie, nerf moteur oculaire commun.)

Outre le système des fibres centripètes, l'appareil visuel antérieur cou- Fiiires optiques tient encore une voie centrifuge. Décrites par Ramon, v. Gehuchten et V. KoUiker dans le lobe optique des oiseaux et chez les mammifères, ces fibres centrifuges de la bandelette optique proviennent des cellules fusiformes et étoilées du tubercule quadrijumeau antérieur et du thalamus. Pour Cajal, elles se termineraient par des arborisations libres autour des spongioblastes (cellules anacrines) de la rétine. Pour v. KoUiker, elles représenteraient des fibres de la commissure de Gudden. Parmi les fibres qui se terminent librement dans la rétine, un certain nombre, d'après Elinson et Mislawsky, seraient des fibres vaso-motrices , d'origine sympathique ; elles proviendraient du ganglion ciliaire, du ganglion cervical supérieur et du cordon sympathique, se diviseraient en abordant le nerf optique en deux branches, dont l'une s'arboriserait dans la rétine et dont l'autre s'entre-croiserait dans le chiasma; elles se comporteraient donc comme les fibres des ganglions rachidiens.

centrifuge^.

Connexions dou- Connexions douteuses ou discutées du segment antérieur des voies

teuscs des voies ,• -m , , > • ii» -i- i ^i.«iii.

opiiqucs extracéré- optiques. — Lc segmcnl antérieur de 1 appareil visuel possede-l-il d autres '"■"'*'*• connexions que celles que nous avons décrites avec les centres ganglion-

naires de la vision? Reçoit-il des fibres dunoymi lenticulaire et du pied du /lédu/iciilc, comme l'admettent v. Monakow, Henschen etStilling? Entret-il en connexion avec le co7'ps de Liiys, le corps genouillé interne, le tuber cinereum, comme le veulent Stilling, Bernheimer^ Kolliker? Quelles sont en outre, chez l'homme, ses connexions avec la commissure de Gudden?

i.es voies optique? Lorsqu'on se borne à l'étude des coupes sériées normales, les apparences semblent anteneuies ne pos- évidemment être favorables à l'existence de connexions de la bandelette optioue avec le

scdent m contingent i t i 'n - •

luysien.ni contingent corps de Luys, le corps genouille interne, le noyau lenticulaire et le pied du pédoncule lenticulaire, ni con- cérébral. Mais les résultats fournis par l'étude des dégénérescences secondaires ne vien-

tingcntpédonculaire. , , , ,, . , , ,, , -^ , , , , , , ^ r. , i

lient guère a 1 appui de ces hypothèses. Dans les dégénérescences très étendues du corps de Luys et du corps genouillé interne, on peut observer (si la bandelette optique ne par ticipe pas à la lésion primitive) une intégrité parfaite de la bandelette optique; de même une dégénérescence très intense des deux bandelettes peut s'accompagner d'une intégrité parfaite du corps de Luys et du corps genouillé interne. Ce sont là des faits observés chez l'animal par v. Gudden et v. Monakow et que nous avons été plus d'une fois à même de confirmer chez l'homme, soit par la méthode de Weigert, soit par celle de Marchi. Les fibres du corps de Luys et du corps genouillé interne, qui à l'état normal semblent se rendre dans la bandelette optique, appartiennent très probablement, ainsi que nous l'avons dit plus haut (Voy. Commissures du troisième ventricule, p. 406), au système des fibres strio-luysiennes et strio-sous-thalamiques.

Il en est probablement de même des fibres du contingent lenticulaire admis par V. Monakow et Henschen, ainsi que du contingent dit pédonculaire de la bandelette optique qui se prolongerait, d'après Stilling, Perlia, etc., dans le noyau de la III" paire, dans le cervelet, par la voie du pédoncule cérébelleux supérieur et dans la protubérance, jusqu'au bulbe rachidien et à l'olive bulbaire. L'énucléatiou soit uni-latérale, soit bilatérale du globe oculaire n'entraine en efl'et jamais chez l'homme une dégénérescence soit du pied du pédoncule cérébral, soit du noyau lenticulaire. Il est probable que les fibres dites pcdonculaires appartiennent au système strio-luysien et que les fibres dites lenticulaires font partie de la commissure de Meynert. Nous avons vu en efl'et que cette commissure tire son origine du noyau lenticulaire, qu'elle dégénère à la suite de lésions de ce noyau et que les fibres qui lui donnent naissance, situées d'abord en dehors de la bandelette, passent ensuite au-dessus, puis en dedans d'elle. Elles ne font du reste, dans aucun segment de leur trajet, partie intégrante de la bandelette optique, mais sont situées dans l'épaisseur même de la substance grise du tuber cinereum et persistent toujours intactes dans les lésions et destructions des nerfs optiques.

Commissure de Chez l'homme, nous avons toujours constaté que l'atrophie bilatérale des nerfs op-

Gudden. tiques entraine une dégénérescence totale des deux bandelettes optiques qui ne con-

tiennent aucune fibre saine. Ces faits ne sont donc pas en faveur de l'existence, dans l'épaisseurmèmede la bandelette optique de l'homme, du système de fibres commissurales connu sous le nom de commissure de Gudden.

Chez le lapin, on décrit sous le nom de commissure de Gudden, de commissure inférieure, de commissure arquée postérieure, un petit faisceau de libres qui occupe la partie interne de la bandelette, ia partie postérieure du chiasma, s'étend d'un corps genouillé à l'autre et se distingue très nettement des libres visuelles de la bandelette par le fin calibre de ses fibres (C G, Fig. 274). Ce faisceau persiste intact après l'énucléatiou des deux yeux, et forme, chez la taupe dépourvue d'organe visuel, à lui seul la bandelette et le chiasma. Il relie entre eux les deux corps gcnouillés internes et les tuber-

cules quadrijumeaiix; postérieurs et semble appartenir au système auditif (Forel).

On admet en général depuis Gudden que, chez la plupart des mammifères et en particulier chez l'homme, la commissure de Gudden fait corps avec la bandelette optique et qu'elle ne peut être distinguée des libres visuelles ni par le calibre de ces fibres, ni par l'époque de leur myéliiiisation. Comme d'autre part, ainsi que nous avons pu nous en convaincre, l'atrophie complète des deux nerfs optiques entraîne une atrophie complète des deux bandelettes, c'est donc dans la substance grise centrale de la base du cerveau qu'il faut chercher chez l'homme l'homologue de la commissure de Gudden, si toutefois elle existe. C'est là en effet qu'on la trouve figuréeparDarkschewitsch dans un cas d'auophtbalmie congénitale. Quant à nous, dans nos cas d'énucléation bilatérale ou d'atrophie optique bilatérale, nous avons toujours constaté l'existence d'une commissure de Meynert et sa parfaite intégrité, mais nous avons en vain cherché un faisceau de libres pouvant être homologué avec la commissure de Gudden du lapin.

Dans les cas d'atrophie optique uni ou bilatérale, rapportés par v. Monakow, Henschen, Moeli, etc., la commissure de Gudden est en général passée sous silence. Son existence dou- Schlagenhaufer dans sou cas d'atrophie bilatérale des nerfs optiques, avec faisceau *''"^'' "^''"^ l'iiomme. aberrant direct sain, décrit sous le nom de commissure de Gudden un faisceau qui, à en juger d'après les figures, n'est autre chose que la commissure de Meynert. Il s'agit en effet de la réunion de plusieurs fascicules de fibres fortement colorées par la laque hématoxylinique, plongés au sein de la substance grise de la base du cerveau et que Schlagenhaufer a pu suivre jusqu'au noyau lenticulaire. Ce sont là les caractères de la commissure de Meynert, et l'erreur de dénomination faite par Schlagenhaufer est d'autant plus probable, que cet auteur désigne sous le nom de commissure de Meynert un petit faisceau qu'il n'a pu suivre au delà de la région du chiasma et qui évidemment n'est autre que le petit faisceau du tuber cinereum (Voj. p. 410).

Chez l'homme, ce n'est donc pas seulement la situation, le trajet et la terminaison de la commissure de Gudden qui sont en discussion, c'est l'existence même de cette commissure qui jusqu'ici n'apparaît pas démontrée.

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