‹ Anatomie des centrs nerveuxChapitre 39 sur 79 · M 0 HP H 0 L 0 <; IE CÉRÉBRALE · texte numérisé non relu

M 0 HP H 0 L 0 <; IE CÉRÉBRALE

lappenwindung (Wagner). — Medio-occipital and second externat, annectent gyrus (Huxley). — Hintere oder dritte Scheiielbogenwindung (Bischoff). — Deuxième circonvolution occipitale (Broca). — Notation : 02 (Broca, Ecker).

./rpo, — to

La deuxième circonvolution occipitale (Oj est limitée en arrière par le sillon inter-occipital (io), en avant par le sillon occipital antérieur (oa), en bas par le deuxième sillon occipital (oj. En avant et en haut elle se continue avec le pli courbe (Pc), ou second pli de passage externe de Gratiolet,

dontelle forme l'an- R cw Pa ,

I j:n V"'' se cIe bifurcation

postérieure.

(Je pli de passage n'est pas toujours simple, il est quelquefois dédoublé par un ou plusieurs sillons superficiels ; parfois, il interrompt le sillon occipital antérieur (oa) (fig. 173) en s'anastomosant avec la deuxième circonvolution temporale T, , et cotte anastomose constitue le trois ième pli de passage externe de Gratiolet.

La deuxième circonvolution occipitale (Oj) affecte la forme d'un S ; après avoir formé le rameau descendant du pli courbe, elle se

pui'ciiuu muoii pa runeir. — / i , ura iicw* venacait' nu miiuii pa [■ani'ic. '

dirige en arrière,

contourne le sillon occipital transverse (o,) et l'extrémité inférieure du sillon inter-occipital (io), puis s'insère sur la circonvolution descendante d'Ecker (fig. 171).

ipitale.

Fig. 169. — Face posté] graphie d'uni' pièce cerveau que clans la f

près

«le S,-

lllOS

la se

C, cunéus.

dens d'Ecker convolution i Ion inter-oc pré-occipital rons supériei mière, deuxième et troisièmi PuPi, première el deuxième ciri convolution pariétale ascendant post-rolandique. — jit, sillon pa de Gromier. — Tzpo\, ti/m-, pren pariéto-occipitaux de Gratiolet Sih, scissure inter-hémisphériqi et troisième circonvolutions ten

- K',K -OuO-2lC

Troisième Circonvolution occipitale (03). — Synonymie. — Gyrus occipitalis tertius sive temporo-occipitalis (Ecker). — Pli occipital inférieur; Troisième et quatrième pli de passage externe (Gratiolet). Dritte untere Hinter lappenwindung (Wagner). — Gyrus occipitalis inferior (Panseb). — Troisième circonvolution occipitale (Broca). — Notation : 03 (Ecker, Broca).

trois f;

e tcmp.

La troisième circonvolution occipitale (03) est une petite circonvolution à direction antéro-postérieure , qui concourt à former le bord inférieur de l'hémisphère. Elle est à cheval à la fois sur la face externe et la face inférieure de l'hémisphère, séparée de la circonvolution précédente par le deuxième sillon occipital (o2) el du loin/le lingual (Lg) par le

troisième sillon occipital (oâ).

descendens d'Ecker (D), en avant elle se continue avec la deuxième circonvolution temporale T en interrompant le sillon occipital antérieur oa ; d'autrefois elle contourner incisare pré-occipitale ipo) et s'anastomose avec la l roisième circonvolution temporale T. . en formanl lequatrième pli de passage externe de Gratiolel fig. 168, 170, 171).

La circonvolution occipitale descendante ou gyras descendens d'Ecker (D) (ig.

167, 168, 169, 17 1 occupe l'extrémité toul à fait postérieure du lobe occipital, (die représente la circonvolution d'origine commune des trois circonvolutions occipitales, entoure les éperons de la scissure calcarine ( K, K', K") et se continue avec le lobule lingual (Lg) à la face interne de l'hémisphère (fig. 176).

En

s insère sur

le gijri

■par

Fig. 170.

Mil l'

mil 1 1 1 1 ■ ; i ut

- OpP*

érieure. — l'j, cir - Pa, circonvolul pli courbe. — /j< sillon post-rolan • supérieur. - R, he postérieure de!

ès la photographie .mate.)

>ntale.— Fa, circon-

- Gsm. gyrus suprascipiul. - ip, sillon tare pré-occipitale,

i. première, deuxième ipitales. — o3, troipercule de la circon-

- Pi, circonvolution ;onvolution pariétale on pariétale ascen- , sillon pariéto-occilique. — prs, sillon scissure do Rolando.

i scissure de Sylvius.

— /,, sillon illon parallèL

'Uxii'lll

i'J Lobe temporal (T). solutions temp — Siliu'1 dans l'étage moyen sillon temporal, de la hase du crâne, le lobe

temporal occupe la partie inférieure de l'hémisphère. Il se présente sous la forme d'une pyramide triangulaire très allongée, dont la base se confond avec le lobe occipital et le lobe pariétal, et dont le sommet constitue l'extrémité libre du lobe temporal, le pôle temporal de Broca. Celui-ci est le poinl de réunion tics trois faces du lobe temporal, qui sont : supérieure, externe et inférieure. La face inférieure, concave, se continue sans- ligne de démarcation avec la face inférieure du lobe occipital, pour former la région temporo-occipitale (lig. 149). Les limites de la face externe

MORPHOLOGIE CÉRÉBRALE

ou convexe sont représentées par une ligne fictive, qui s'étendrait de l'ex- remîtes de iafac< trémité postérieure de la scissure de Sylvius (S), à l'incisure pré-occipitale extornede Schwalbe (fig. 150, 160, 161, 162). La face supérieure forme la lèvre inférieure de la. scissure de Sylvius etlimite en bas la région de l'insula qu'elle recouvre en partie.

La face externe de ce lobe présente à étudier trois sillons et trois circonvolutions, ce sont :

PT i ippf Sillon parallèle (t). —

nGi p ?l pvr"îa-i.. Sip Synonymie. — Scissure parallèle

tp . pa! px1 (Gratiolet). — Sulcus temporalis

po >„, y V '"'tS* swpm'or (Ecker), superior tempo-

j "V T^Ô* ^ i } ' ro-sphenoîdal fissure (Huxley).—

V Pj. ^...i^lX - """^ M* m Sulcus temporalis (Pansch). — An-

io - i V ' ^/Àsm'-^?R . lero-temporalis sulcus (Huxley).—

°4 ^*Hfesk \*<«^ta*'\ JWte*" ' (p) Premier sillon temporal Brnca .

,o " ' 0? jÇÇ^ Notations ;t, (Ecker, Broca).

* , I Le «7/ow parallèle i suion parallèle.

* "'.?•"*•. T* •T?..,. constant et profond, com- . : i • mence au niveau de l'extré- Oj ^1 ta ti mité antérieure du lobe temporal, à un centimètre envi-

Fig. 171. — Face postéro-externe de l'hémisphère , », • •■ ,

droit, (D'après la photographie d'une pièce durcie ron du Pole' Pllls ll se Porte dans le bichromate.) enarrièrectun peu en liaul ,

D, circonvolution descendante.^- F\, première circon- parallèlement à la branche

volution frontale. - Fa, circonvolution frontale ascen- postérieure de la scissure

diante. - Gsm, gyrus supra-marginahs. - 10, sillon 1 ... ...

inter-occipital. - ip, sillon inter-pariétal. - /. incisure de SylviUS (^S [p]) qu ll COn-

?c nvolutiTnfôcd' hâleT-o™' * ïroisième tourne pour former V axe du

sillons occipitaux.— OpPs| opercule pariétal. — Opfl,oper- pli COUrbe(t\). Il présente à cule rolandique. — P,, /'... première ctdeuxième <-nr...i- considérer une partie anté-

ascendante. — Pc, pli courbe. — po, scissure pariéto- l'ieure OU horizontale etune

occipitale. — por, sillon post-rolandique. — prs, sillon partie postérieure OU VCl t i-

prérolandique supérieur. — kG„ premier pli vertical de r r

Gromier. - /î, scissure de Rolando.- S p . branche pos- Cale. Sa partie antérieure OU

téneure de La scissure de Sylvius. — /,, h, Th première, horizontale sépare la predeuxième et troisième circonvolutions temporales. — . . 1 . 1

/,. sillon parallèle;*',, sa branche verticale. — /.^deuxième mière CU'COIl Volllt ioll tem-

sUlon temporal. porale (T,) de la deuxième

(T2) ; elle se trouve quelquefois interrompue par un pli de passage anastomotique, reliant ces deux circonvolution s (fig. 150, 160, 161), pli ordinairement profond, mais qui peut devenir superficiel (fig. 162). Elle s'anastomose rarement avec la scissure de Sylvius (fig. 158), plus fréquemment avec le sillon temporal moyen (t,) (fig. 171).

Dans sa partie verticale (t'J, le sillon parallèle présente de très grandes variétés individuelles. Arrivé au niveau de la limite inférieure du pli courbe (Pc), il se divise souvent en h (fig. 169, 171). La branche supérieure constitue Taxe du pli courbe (tj, la branche inférieure forme le sillon occipital antérieur de Wernicke (oa).

D'autres fois, la branche supérieure est dédoublée; son rameau postérieur, situé sur le prolongement de la scissure pariéto-occipitale (po), se continue souvent en bas avec le sillon occipital antérieur de Wernicke (oa) (fig. 162), et établit ainsi la limite antérieure du lobe occipital.

D'autres fois encore, un pli de passage superficiel relie la deuxième circonvolution temporale (Ts), à la deuxième circonvolution occipitale (OJ ; le sillon occipital antérieur (oa) fait alors défaut et le sillon parallèle (t,) ne donne qu'une branche ascendante, laquelle peut être simple (fig. 167) ou dédoublée (fig.

lin trouve quelquefois entre l'extrémité postérieure de la scissure de Sylvius, et l'ext rémité correspondante de la partie horizontale de la scissure parallèle, un petit sillon horizontal superficiel (fig. 161, 168,152 ,qui n'est, dans la majorité des cas, qu'une dépression creusée par une artère, sillon par lequel la scissure de Sylvius semble communiquer avec le sillon parallèle.

gauche, durcie dans le

Face postéro-externe (D'après la photograp •ichromate.)

de l'hémisphère de d'une pièce

Deuxième sillon temporal ( I ,). — Synonymie. — Sulcus tempnralis malins (Ecker). — Middle temporo-sphcnoïdal fissure (Huxley). — Postero-temporal sulcus (Huxley). — Deuxième sillon temporal (Broca). — Notation : t.

(Ecker, Rroca).

Fu, circonvolution fronl supra-marginalis. — ifop, percule. - io, sillon intei pariétal, -ipo, incisure p pariétale de I opercule. — et troisième circonvolutioi sillon occipital. — OpP, op culc rolandique. — Pi,Ps, volutions pariétales. — ascendante. — Pc, pli coi occipitale. — par, sillon ]

ip, sill.

— ipop,

temporale ]i .r. confiuenl

Le deuxième sillon tem- profo poral (t2) est un sillon peu

profond, situé au-dessous de la scissure parallèle, dont il affecte la direction antéro-postérieure. Il est d'ordinaire interrompu pardeux, voire même trois plis anastomotiques ( fig. 170, 171, 172) ; il sépare la deuxième circonvolution temporale (T2) de la troisième (ï3), et se termine en arrière d'une façon variable. Tantôt ce sillon est limité en arrière par un pli anastomotique allant de la troisième circonvolution temporale à la deuxième (fig. 171), tantôt il se prolonge en liant et en arrière vers le pli courbe (Pc) et

MORPHOLOGIE CÉRÉBRALE

concourt à former le sillon occipital antérieur de Wernicke (oa) (fig. 170), tantôt enfin, affectant une forme étoilée (fig. 172), il reçoit le deuxième sillon pré-occipital (0,), et Y incisure pré-occ ipitale de Meynert, et constitue le [Confluent Fur chencon flux) de Jensen(x) (fig. 170, 172). Delà terminaison Confluent do Jenpostéricure de ce sillon, dépend donc l'indépendance plus ou moins complète du sillon occipital antérieur (oa).

Troisième sillon temporal (t,). — Synonymie. — Première scissure temporooccipitale (Pansrh). — Sulcus temporalis inferior sive tertius (Ecker). — Troisième sillon temporal ,'Broea). — Inferior temporo-sphenoïdal fissure (Huxley). — Notations : t3 (Ecker, Broca), ot, (Pansch), olj (Brissainl).

Le troisième sillon temporal (t3) sépare nettement, à la l'ace inférieure Troisième sillon de l'hémisphère, le lobule fusi forme (Fus) des circonvolutions temporales tempora1, proprement dites (fig. 119, 179, 180); il n'atteint pas en avant le lobe temporal, et se termine souvent en arrière, dans l'incisure pré-occipitale de Schwalbc, qui semble alors n'être qu'une incisure de ce sillon (fig. 149). D'autres fois, il en est séparé par un pli de passage, qui relie la troisième circonvolution temporale (T3) à la troisième circonvolution occipitale (03).

Les trois sillons temporaux limitent trois circonvolutions à direction antéro-poslérieure, parallèles entre elles et peu sinueuses, et qui portent de haut en bas, les noms de première (T,), deuxième (T,) et troisième circonvolutions temporales (T3).

Dérogeant aux usages reçus, nous les décrirons de bas en haut, afin de ne pas séparer l'étude de la face supérieure de la première circonvolution temporale, de celle de l'insula.

Troisième Circonvolution temporale (T.,). — Synonymie. — Pli temporal inférieur (Gratiolet). — Inferior temporo-sphenoïdal convolution (Turner). — Étage inférieur du lobe temporo-sphénoidal (Gratiolet). — G y-rus temporalis inferior (Ecker). — Gyrus temporalis tertius sive inferior (R. Wagner). — Troisième circonvolution temporale (Broca). — Notation : (Broca, Ecker).

La troisième circonvolution temporale (T 3) et la deuxième circonvolution Troisième circontemporale (T2) forment souvent une masse lobulée, rectangulaire, étendue volutlon temPoral<>de l'extrémité antérieure du lobe temporal, à l'incisure pré-occipitale de Meynert (ipo). Elles sont réunies par deux ou trois plis anastomotiques, et dédoublées plus ou moins par le deuxième sillon temporal (t2) (fig. 160, 161, 162, 171). La troisième circonvolution temporale (T3), à cheval sur le bord inférieur de l'hémisphère, est le plus souvent nettement délimitée h la face inférieure de l'hémisphère, parle troisième sillon temporal (ta) qui la sépare du lobule fusi forme (Fus).

Deuxième Circonvolution temporale (T.,). — Synonymie. — Gyrus temporalis médias sive secundus (Wagner, Huschke). — Pli temporal moyen et partie descendante du pli courbe (Gratiolet). - Étage moyen du lobe temporo-sphénoidal (Gratiolet). — Gyrus temporalis médius (Ecker). — Medio-temporal gyrus (Huxley). — Circonvolution temporale 'inférieure (Pozzi). — Middle temporo-sphenoïdal convolution (Turner). — Deuxième circonvolution temporale (Broca). — Notation : T., (Broca, Ecker).

Deuxième riicon- La deuxième circonvolution temporale (T.,), mal délimitée d'avec la circon- 0Utl0n u"'1 " volution précédente par le deuxième sillon temporal (t2) , est. le plus souvent nettement séparée de la première temporale par la scissure parallèle (t,) fig. ISO, 160). En avant et à la face intérieure de l'hémisphère, elle présente au niveau du pôle temporal une origine commune avec la première et la troisième circonvolutions temporales (T,, T3), en arrière, elle se prolonge dans le pli courbe (Pc), dont elle concourtà former,avec la deuxième circonvolution occipitale, la branche descendante. Le sillon occipital antérieur oa) la sépare en arrière, des deuxième (02) et troisième circonvolutions occipitales O, (fig. 150, 171).

Première circonvolution temporale (T,). — Synonymie : — Gyrvs témporalis sttperior (Ecker). — Pli temporal supérieur; Pli marginal •postérieur ou inférieur (Gratiolet). — Partie intérieure de lu circonvolution de l'enceinte (Foville). — Gyrus témporalis wperior sive infra marginalis (Huschke). — Gyrus témporalis primus (Wagner). — Anterotemporal m/rus (Huxley). — Erste oderûussere obère Schlàfenwindungsgruppe (Bischoff). — Superior or Vpper temporo-sphenoidal convolution (Turner). — Première circonvolution temporale (Broca). — .Notation : T, (Broca, Ecker).

Première circon La première circonvolution temporale (T,) s'étend du sommet du lobe " "' 1 ''' temporal, à l'extrémité postérieure de la scissure de Sylvius, qu'elle contourne pour s'anastomoser avec la deuxième circonvolution pariétale (P2), en formant le Inhale marginal supérieur de Gratiolet (Gsm). Lobule marginal Celle circonvolution forme la lèvre inférieure de la scissure de Sylvius;

elle esl séparée de la deuxième circonvolution temporale (TV), par la scissure parallèle (t,), qu'elle interrompt quelquefois par un pli de passage plus souvent profond que superficiel (fig. 162); elle est séparée du pli courbe par le sillon intermédiaire de Jensen (j) (fig. 164, 165, 171).

La face supérieure de cette circonvolution, située profondément dans la scissure de Sylvius, forme la face supérieure du lobe temporal; elle ne devient doue apparente que lorsqu'on écarte les lèvres de la scissure de Sylvius. dette l'ace, lisse en avant, recouvre la partie inférieure de l'insula, donl elle esl séparée (fig. 173) par le sillon marginal postérieur de Vinsida ou rigole inférieure de Broca (mp). Sa partie postérieure s'élargit et donne naissance à un, quelquefois deux plis de passage profonds, les plis <le passa;/ e tempnrn-pariétaax profonds (Tp) OU région rétro-insulaire de Broca, connus encore sous le nom de circonvolutions temporales transverses de Heschl. Le sillon marginal postérieur (mp) sépare Yinsida proprement dit, de la région rétro-insulaire qui appartient à la première circonvolution temporale. Un sillon transversal et curviligne, le sillon temporal profond (tp) ou sillon temporal transverse, sépare la région rétro-insulaire d'avec la circonvolution marginale supérieure (Gsm), laquelle représente un véritable pli de passage pariéto-temporal superficiel, sillon temporal Par son extrémité supérieure, le sillon temporal profond apparaît à la f'° ""' face externe de l'hémisphère, où il se continue quelquefois, avec le rameau

ascendant de la branche postérieure de la scissure de Sylvius (fig. 160).

MORPHOLOGIE CÉRÉBRALE

L'extrémité inférieure de ce sillon incise plus ou moins profondément la face supérieure de la première circonvolution temporale (T,); elle peut même s'étendre sur sa face externe jusqu'à la scissure parallèle (t,), laquelle semble alors se jeter dans la scissure de Sylvius, tandis que la première circonvolution temporale (T,) se continue directement avec la région rétro-insulaire (fig. 1 58, 160).

La région rétro-insulaire comprend une, quelquefois deux, voire même cin :onvolutions (le trois circonvolutions, h' antérieure seule est constante, elle est oblique en iajre. haut et en arrière, porte le nom de pli de passage, temporo -pariétal profond (Tp), de circonvolution temporale transverse antérieure ou de circonvolution de Heschl. La circonvolution postérieure, beaucoup plus variable dans son volume et sa constance, n'est souvent autre chose qu'un dédoublement de la circonvolution transverse antérieure.

S0 Lobe de l'insula (I). Lobule du corps strie, Insula de Reil.

Synonymie : Lobus caudicis (Burdach). — Stammlappen (Burdacli). — Lobus intermedius sive operlus (Arnold).

Situé profondément dans la scissure de Sylvius, intimement uni au Lobule de nnsuta. corps strié dont il forme l'écorce, le lobule de /'insula est recouvert complètement par les lobes frontal, pariétal et temporal, aussi n'est-il pas apparent à la face externe du cerveau recouvert des méninges, et faut-il écarter les bords de la scissure de Sylvius pour l'apercevoir. Ce petit lobule Tapas toujours occupé cette situation profonde. Chez le fœtus, lorsque la scissure de Sylvius, largement étalée, forme la fosse syl vienne, L'insula chez lé le lobe de l'insula apparaît librement à la face externe ou convexe du cer- œtus' veau antérieur. Il constitue même le pivot, autour duquel se fait le développement ultérieur de cette vésicule, qui fournit en avant le lobe frontal, en haut le lobe pariétal, en bas le lobe temporal. Le lobe frontal et le lobe pariétal, en se développant, recouvrent Y insula dans une plus grande étendue, que ne le fait le lobe temporal et lui forment un véritable opercule. L'ensemble des circonvolutions des lobes frontal, temporal et parié- circonvolution de tal qui entourent ce lobule, a reçu de Foville le nom de circonvolution de bovine!10 ' ' "' ' l'enceinte de l'insula.

Lorsqu'on écarte chez l'adulte les bords de la scissure de Sylvius, Y insula (1) se présente sous la forme d'une saillie irrégulièrement conique, dont le sommet, ou pôle de l'insula (Broca), se dirige en bas et en avant, et dont la base affecte la forme d'un triangle rectangle à bords supérieur, antérieur et inférieur. Les angles de celte base peuvent être plus ou moins arrondis, ses bords plus ou moins courbes, il en résulte que l'aspect triangulaire peut lui-même faire défaut et que la base peut revêtir la forme d'une conque. Mais quelle que soit sa forme, la base est toujours nettement suions margidélimitée des lobes voisins, soit par un sillon circulaire, la rigole de l'insula ua',:" de 1 msula' de Broca, soit par un sillon coudé en triangle, les sillons marginaux de

l'insula (su/ci insulae marginalis) de Schnopfhagen, lesquels sont supérieur (ms), antérieur (ma) et postérieur (mp) (fig. 173).

Le .svV/oh marginal supérieur de l'insula (ms), la rigole supérieure de Broca, festonné et découpé en dents de scie, &e dirige horizontalement en

Fig. 173. — Scissure de Sylvius, Opercule et Insnla. (D'après une pièce photographiée à l'état Irais.)

F., deuxiémè circonvolution frontale. — F3(c), cap de la troisième circonvolution frontale

— /»,/», deuxième et troisième sillons frontaux. — Fa, circonvolution frontale ascendante. — Gsm, gyrus supra-marginalis. — y', incisure de Jensen. — i, sillon principal de l'insula. — /«, circonvolutions antérieures <lo l'insula. — ic, incisure du cap. — //>, circonvolutions postérieure, de l'insula. — î'o, sillon inter-occipital. — ip, sillon inter-pariétal. — /pop. incisure pariétale de l'opercule. — ma, sillon marginal antérieur. — mp, sillon marginal postérieur. — ms, sillon marginal supérieur. — 0i,Oi,Os, première, deuxième et troisième circonvolutions occipitales.

— o2, deuxième sillon occipital. — oa, sillon occipital antérieur de Wernicke. — oFt,oFs,oF3, partie orbitaire des première, deuxième et troisième circonvolutionsi'rontales. — OpF, opercule frontal.

— OpPî, opercule pariétal. — OpH, opercule rolandique.— Pi,Ps, première et deuxième circonvoluiions pariétales. — l'a, circonvolution pariétale ascendante. — Pc, pli courbe. — pFi. pied de la troisième circonvolution frontale. — /'/, pôle de l'insula. — po, sillon pariétooccipital. —por, sillon post-rolandique. — pri, sillon prérolandique inférieur. — fi, scissure de Rolando.— S'a), S(p), branches antérieure et verticale de la scissure de Sylvius. — T,,T>, première el deuxième circonvolutions temporales. —t'\, branche verticale du sillon parallèle.

— Tp, circonvolution temporale profonde.— Ip, sillon temporal profond.

arrière et sépare l'insula (I) de Y opercule sylvien. D'avant en arrière, on constate au niveau de l'opercule, et compris entre les deux branches extrêmes de la scissure de Sylvius, les sillons et circonvolutions suivantes:

1" La brandie antérieure horizontale de la scissure de Sylvius (S[aj).

2" Le cap de la troisième circonvolution frontale (F3 [c]).

3" La branche verticale ascendante de la scissure Sylvienne (S[v]).

i" Le pied d'insertion de la troisième circonvolution frontale sur la cir-

MORPHOLOGIE CÉRÉBRALE

convolution frontale ascendante, c'est-à-dire, Y opercule de la troisième frontale (Op F3), (opercule frontal de Brissaud). Incisé plus ou moins profondément parle sillon prérolandique inférieur (pri), l'opercule frontal est quelquefois limité en avant par Y incisitre frontale de F opercule de Brissaud (ifop) dont l'existence n'est pas constante.

5" \J opercule rolandigue (Brissaud) (OpB), formé par le pli de passage fronto-pariétal inférieur, limité en arrière [)nr Y incisure pariétale de l'opercule de Broca (ipop).

6° L'opercule de la circonvolution pariétale inférieure (Op Pg) (opercule pariétal de Brissaud), qui se continue en arrière avec la circonvolution marginale supérieure (Gsm) dont il est séparé par l'éperon supérieur de la branche postérieure de la scissure de Sylvius (S"[p]).

Le sillon marginal postérieur (mp) ou la rigole inférieure de Broca, le suion marginal plus long des sillons marginaux, se dirige obliquement en bas en décri- pos neur' vant une courbe à convexité postérieure, et s'unit à angle aigu au sillon marginal supérieur; son segment postérieur sépare l'insula de la région rétro-insulaire de Broca, que nous avons étudiée plus haut; son segment antérieur sépare l'insula de la face supérieure de la première circonvolution temporale (T,).

Le sillon marginal antérieur (m a) ou la rigole antérieure de Broca se suion marginal détache à angle presque droit du sillon marginal supérieur; il est court, anteneur> presque vertical et sépare l'insula (I) de la partie orbitaire de la troisième circonvolution frontale (oF3).

Les sillons marginaux antérieur et inférieur ne se réunissent pas en bas ; ils sont séparés l'un de l'autre par un espace d'un centimètre environ, qui limite l'insula en bas et en avant, et qui le sépare de l'espace perforé antérieur : c'est leseuil de Yinsula, le pli falct forme de Broca (SI) (fig. 177).

Le pli falciforme de Broca représente une circonvolution curviligne seuiidei'msuiaou aplatie, véritable pli de passage fronto-temporal, qui relie la pointe tem- B°oca.falciforme de porale à la partie orbitaire du lobe frontal. Il est longé par la racine olfactive externe, qui le sépare de la base du cerveau, et en particulier de l'espace perforé antérieur; cette séparation est très nette chez les animaux Base de rinsuia. dits osmatiques par Broca. C'est au niveau du pli falciforme que le tronc de la scissure de Sylvius {vallée de Sylvius) se divise en branches antérieure, ascendante et postérieure, c'est de ce pli que part également le sillon principal de l'insula (sulcus insularis) (i) de Scbnopfhagen, qui divise la convexité de l'insula en deux parties inégales.

La base de Yinsula n'est pas parallèle à la face interne des hémisphères, elle se dirige obliquement en dehors et en arrière. Une ligne prolongeant la direction de l'insula se rencontre avec celle du côté opposé en avant du genou du corps calleux, et forme un angle ouvert en arrière.

Sur cette base triangulaire repose le lobule de l'insula (I), constitué Lobule de l'insula. généralement par trois à cinq plis radiés, disposés en éventail, dont les postérieurs se subdivisent fréquemment en deux plis secondaires. Ces plis partent tous du sommet tronqué de l'insula, du pôle de Broca (PI), sorn-

met qui affecte la forme d'une crête, dont la direction est sensiblement parallèle à celle du sillon marginal supérieur (fig. 173).

lies trois faces de l'insula, la supérieure, la plus étendue, se termine en pente abrupte dans Le sillon marginal supérieur; X antérieure présente également une pente très brusque, tandis que Y inférieure, la moins étendue, se termine en pente douce, dans le sillon marginal postérieur (mp).

Schnopfhagen distingue deux parties dans le lobule de l'insula : l'une antérieure, la circonvolution antérieure île V insida (la), (Gyrus insulœ anterior de Schnopfhagen) la plus étendue, qui appartient au lobe frontal; l'autre postérieure, plus étroite, la circonvolution postérieure de l'insula (Ip) [gyrus insulœ poster ior), qui appartient au lobe temporal.

Ces deux circonvolutions sont séparées l'une de l'autre par un sillon constant , le sillon principal de l'insula, sulcus insularis (i) de Schnopfhagen. Ce sillon commence à la face inférieure du cerveau, au niveau de la vallée de Sylvius et du pli falciforme de l'insula, à l'angle externe de l'espace perforé antérieur, traverse en rasant le lobe temporal, le seuil et la convexité de l'insula, et se porte en haut et en arrière, pour se terminer dans le sillon marginal supérieur, à 1, 1 et demi ou 2 cent, en avant de son angle postérieur. Ce sillon profond et constant, qui mesure au niveau de la crête prèN de ;; millimètres de profondeur, se termine insensiblement dans le sillon marginal supérieur; il est le premier sillon qui apparaît à la surface de l'insula. et existedéjà surdes embryons de 30cent. delong. Il peut cependant présenter quelques variétés; ainsi son développement peut commencer à ses deux extrémités, au niveau de l'espace perforé antérieur et au niveau du sillon marginal supérieur; ces deux segments se portent vers le pôle insulaire, se rapprochent plus ou moins l'un de l'autre, sans arriver à se souder. Mais, la partie inférieure du sillon sépare toujours la région antérieure de l'insula qui appartient au lobe frontal, de la région postérieure, laquelle se termine dans le lobe temporal près de la circonvolution du crochet (U).

La circonvolution antérieure de l'insula (la), volumineuse et triangulaire, comprend les trois premières circonvolutions de l'insula des différents ailleurs. Simple à son origine, c'est-à-dire au voisinage du seuil de l'insula, où elle présente une petite surface lisse, cachée sous la pointe du lobe temporal et mesurant à peine un demi-centimètre de largeur, elle se porte bientôt en haut et en dehors, augmente rapidement de largeur, se subdivise en trois ou quatre branches, qui s'étalent en éventail sur la convexité de l'insula, et se terminent par une large base au niveau du sillon marginal supérieur. La base de la circonvolution antérieure de l'insula peut atteindre '< a ï centim. 1/2, (die est comprise entre le sillon marginal antérieur (ma) et le sillon principal île l'insula (i). Les branches de division sont séparées par deux à quatre sillons courts, peu profonds, qui n'atteignent en général ni le pôle de l'insula, ni le sillon marginal supérieur, mais ils peuvent dans quelques cas être assez profonds pour sembler naître du sillon insulaire principal.

MORPHOLOGIE CÉRÉBRALE

Les branches de division de la circonvolution antérieure de l'insula correspondent aux plis antérieur et moyen de Broca. La branche antérieure se dirige vers le cap de La circonvolution de Broca (F3[c]), la moyenne vers X opercule de la troisième circonvolution frontale (Op F3), la postérieure vers V opercule rolandique (OpR). La base de la circonvolution antérieure de l'insula comprend donc tout l'espace compris entre la branche antérieure de la scissure de Sylvius (S[a]) et l'incisure pariétale de l'opercule (ipop).

La circonvolution postérieure (Ip) ou plt ; postérieur de Broca, plus étroite, circonvolution po mais plus longue que la circonvolution antérieure, se dirige obliquement téneure fle ^msula en haut et en arrière. Elle naît au niveau de la circonvolution du crochet (L), sous forme d'un pli étroit qui borde le sillon marginal postérieur (mp), se porte en haut, en augmentant de largeur, pour se terminer par une extrémité rétrécie, dans l'angle postérieur de l'insula, au-dessous de X opercule de la deuxième circonvolution pariétale (OpPa). Sa largeur est fort variable, sa partie culminante concourt à former en partie le pôle insulaire ; cette circonvolution est en général dédoublée par un sillon longitudinal, qui peut se jeter dans le sillon principal de l'insula, dont il semble alors émaner.

2" ANFRACTUOS1TÉS ET CIRCONVOLUTIONS DE LA FACE INFÉlîO-INTERNE DE l'hÉMISPHÈBE

La face interne des hémisphères se trouve séparée de celle du côté opposé par la grande fente inter-hémisphérique et la faux du cerveau. En arrière du bourrelet du corps calleux, elle se continue à angle très obtus avec la face inférieure du cerveau, aussi comprendrons-nous dans une même description les anfractuosités et circonvolutions de la face interne et celles de la face inférieure.

Chaque lobe de la face externe de l'hémisphère est représenté à la face inféro-interne. En avant et en haut, nous trouvons le lobe frontal (F) et le Les lobes de i lobule paracentral (Parc), en haut le loin- pariétal (P), en arrière le lobe oc- \IH ...'iX' au iob cipital (0), en bas le lobe temporal (T), largement anastomosé en arrière lil»biq"eavec le lobe occipital. Ces lobes sont tout unis à une circonvolution faiciforme, qui représente le grand lobe limbiqus de Broca, et qui entoure le seuil de l'hémisphère, en décrivant un arc de cercle presque complet ouvert en bas et avant.

.1. SCISSURES LOBAIRES OU PRINCIPALES

Nous trouvons à la face interne de l'hémisphère six scissures principales : la scissure pariéto-occipitale (po), la scissure calcarine (K),la scissure calloso-marginale (cm), la scissure sous-pariétale (sp), la scissure collatérale (ot) et la scissure de r hippocampe (h).

Les deux premières scissures se réunissent à angle aigu et délimitent dans le lobe occipital un lobule triangulaire, le cunéus (C). Les autres scissures servent à délimiter le lobe limbique (L). La scissure calloso-margi-

.Scissnres de 1; face iuterne de l'hémisphère.

nale (cm) et la scissure sous-pariétale (sp) le limitent en haut, la scissure collatérale (ot) en bas, la scissure de l'hippocampe (h) en dedans.

scissure Fariéto- 1° Scissure pariéto-occipitale (po). — Cette scissure comprend deux segments, l'un externe qui représente la scissure perpendiculaire externe de Gratiolet (p. 250), et qui forme une simple entaille à la face externe de l'hémisphère (fig. 169), l'antre interne qui constitue la scissure pariétooccipitale proprement dite, ou scissure perpendiculaire interne de Gratiolet (fig. 174 à 182), et qui possède la synonymie suivante :

Synonymie : — Pars medialis sire verticalis fissuras parieto-occipitalis (Ecker). • — Fissura posterior (Burdach, Arnold). — Fissura occipito-parietalis (Huxley). — Fissura occipitale sive posterior. Senkrechte hintere Hirnspalte (Wagner). — Scissure occipitale interne (Broca). — Fissura occipitalis interna (Pansoh). — Fissura occipital! a perpendicidaris interna (Bischoff). — Internai perpendieular fissure (Marschall). ■ — Notations : D'après Broca, 0; d'après Ecker, po; d'après Schwabe, oc; d'après Brissaud, Oi.

Le segment interne de la scissure pariéto-occipitale (po) forme la limite antérieure du lobe occipital et sépare à la face interne de l'hémisphère le cunéus (c), du précunéus (Prc) et de bipartie postérieure du lobe limbique(L,). Celte scissure, très profonde el dont le développement est très précoce (voy. p. 124), fait suite, à la face externe de l'hémisphère, à la scissure perpendiculaire externe de Gratiolet. A la face interne de l'hémisphère, elle se dirige obliquement en bas et en avant, s'unit à angle aigu avec la scissure calcarine (K) et entaille plus ou moins profondément au-dessous du bourrelet du corps calleux, la partie rétrécie du lobe limbique connue sous le nom à'isthmedu lobelimbique ou isthme antécalcarinien (L[i]) (fig. 177, '180,182).

Lorsqu'on écarte cette scissure, on rencontre toujours deux, quelquefois trois plis de passage profonds, qui relient le cunéus aux circonvolutions voisines : le pli inférieur, pli cunéo-limbique de Broca (- cl) (fig. 182, 177, 181), pli de passage pariéto-oceipitai interne et inférieur de Gratiolet, est constant el occupe la partie inférieure de la scissure pariéto-occipitale, qu'il sépare de la scissure calcarine. Il est généralement formé de deux, voire même trois petits plis parallèles, étendus du sommet du cunéus à la partie postérieure du lobe limbique (fig. 182, 183). Le pli supérieur, constant également, relie la partie moyenne de la face profonde du précunéus à l'angle antéro-supérieur du cunéus (-poi, fig. 177, 181, 182). Il interrompt le fond de la scissure pariéto-occipitale ; profond et étroit à sou origine pariétale, il se porte en arrière et en dedans, s'étale, devient triangulaire et apparaît ii la surface du cerveau au niveau du bord hémisphérique qu'il concourt à limiter, et où il se confond avec le premier pli de passage pariéto-occipital externe de Gratiolet. Par analogie avec le pli cunéo-limbique - on peut dénommer ce pli, sons le nom de pli pariéto-occipital interne ou pli de passage interne et supérieur de Gratiolet (itpoi). Il est toujours limité en bas par une incisurc profonde de la scissure pariéto-occipitale, qui se porte en liant el en arrière, entaille plus ou moins profondément la face profonde ou antérieure du cunéus, et se prolonge sur la face interne de ce

MORPHOLOGIE CÉRÉBRALE

Fie. 174. pitale d, tograph maie.)

l'hémisphê s d'une pièc

■ne de l'extrémité occire droit. (D'après la phoe durcie dans le bichro-

lobule, où il se continue souvent avec un des sillons antéro-postérieurs du cunéus (fig. 183).

Scissure calcarine (K). — Partie postérieure de la scissure des hippocampes (Gratio-

let). — Fissura horizontalis (Pansch). — ■'p Fissura posterior, sive occipitalis hori-

zontalis (Wagner). — Fissura hippocampi (Bischoff). — Fissura calcarina (Huxley, Ecker). — Scissure calcarine (Broca). — Notations : D'après Broca (K); d'après Schwalbe (ca) ; d'après Ecker (oc).

Cette scissure, horizontale ef extrêmement profonde, appartient au lobe occipital, et s'unil à angle aigu à la scissitre parié tooccipitale (po), avec laquelle elle délimite un lobule triangulaire, le cunéus (G). Étendue de la pointe occipitale au bourrelet du corps calleux, elle sépare le cunéus du lobule lingual. Elle naît le plus souvent très près de l'extrémité du lobe occipital, par un double éperon qui empiète quelquefois sur la face externe de ce lobe (fig. 174). L'éperon supérieur (K') peut faire défaut, et la scissure calcarine se trouve à son origine réduite à l'éperon inférieur (îv*. 178, 179, 180). De là, elle se porte en dedans, en décrivant des sinuosités plus ou moins accentuées, et s'unit à la scissure pariéto-occipitale, audessous du pli cunéo-limbique (itcl). Lu branche commune aux scissures calcarine et pariétooccipitale (K + po), se dirige obliquement en bas et en avant, entaille plus ou moins profondément la circonvolution du lobe limbique au niveau de l'isthme antécalcarinien (L[i]), mais n'atteint jamais, malgré les apparences, le sillon de l'hippocampe (h).

Il suffit, en général, d'écarter les lèvres de la scissure calcarine, pour s'assurer qu'elle est toujours séparée du sillon de l'hippocampe (h), par un mince pont, qui relie la circonvolution de l'hippocampe (H) à la circonvolution du corps calleux (L,) (fig. 177, 182).

C, cuneus. — c, sillon du c nium du corps calleux. ■ marginal. — D, circonvoli Fus, lobule fusiforme. — campe. — K, scissure cal ron supérieur ; K" , son che

— Ce , sillc

■po,

lg, sillon d

Olllllllllle

pariéto-limbiqi limbique. — .

sp, scissure soi

Ljt, sa deuxième circon lobule Lingual. — L{i, ou isthme du lobe limbique. — atérale. — po, scissure pariéto- PrC, précuneus. — • %plp, pli ; postérieur. — m'I, pli rétro- ;c, sinus du corps calleux. — s-pariétale. — 7'3, troisième ciraporale. — U, troisième sillon

La. scissure calcarine représente une scissure totale par excellence, elle déprime en effet la paroi interne du prolongement occipital du ventricule latéral, pour former V ergot de Morand, le petit hippocampe ou calcar avis (Voy. fig. 204 et coupes vertico-transvers. macros.).

Gratiolet avait pensé que la scissure calcarine se continuait avec le

Fig. l7o et 176. — Cunéus,précunéus, lobule lingual et plis cunéo-linguaux superficiels. (Ces deux pointes occipitales appartiennent à un même cerveau.)

C, cunéus. — c, sillon du cuncus. — Cc(Spl), bourrelet du corps calleux. — cm, sillon calloso-marginal; cm', su partie verticale. — D, circonvolution descendante. — Fus, lobulo fusiforme. — /», sillon de l'hippocampe. — ipo, incisuro pré-occipitale. — K, scissure calcarine; K', son éperon supérieur; K", son éperon inférieur. — K + po, branche commune aux scissures calcarine et pariéto- occipitale. — L\, première circonvolution limbique. — Ls(H), deuxième circonvolution limbique ou circonvolution de l'hippocampe. — Lg, lobule lingual. — lg, sillon du lobule lingual. — L(£ , isthme du lobe limbique. — wF,, l'ace interne de

cuncus. — ncîg, pli cunéo-lingual ; ce pli, exceptionnellement superficiel dans la fig. 176,Pest

profond comme dans 1rs fig. ni! 178, 181, 182. — jtpo^plide passage pariéto-occipital interne. — itplti, riari(''lo-liinl)i([ue antérieur. — tiplp, pli pariéto-limbique postérieur. — icrl, pli rétro-limbique. — Titl, pli temporo-limbique. — B, scissure de Rolande. — sec, sinus du corps calleux. — s/i. scissure sous-pariétale. — T3, troisième circonvolution temporale. — f3, troisième sillon temporal. — Tg, corps du trigone. — Ti/p, pilier postérieur du trigone. — Th., thalamus. — TM, trou de Monro. — V, circonvolution du crochet.

sillon de l'hippocampe, et qu'elle déterminait dans le prolongement sphénoïdal du ventricule latéral la saillie de corne d'Ammon ou grand hippocampe, comme elle détermine dans le prolongement occipital la saillie de V ergot de Morand, et il avait donné à cette scissure le nom de scissure des hippocampes. Nous avons vu que cette communication n'existe pas, et que ces deux scissures sont toujours séparées par un pli de passage, l'isthme antécalcarinien (L [ij).

M 0 RPHOLOGIE CÉRÉBRALE.

Le fond de la scissure calcarine est constamment interrompu par deux, pus anastomotile plus souvent trois petits plis verticaux, qui réunissent le cunétts (C) '|U S> uméo"hDsauxau lobe lingual (Lg) (fig. 181, 182). Profonds dans l'immense majorité des cas, ces plis, que nous désignerons sous le nom de plis cunéo-linguaux (irclg), siègent dans la moitié postérieure, de la scissure calcarine, et ne s'aperçoivent que lorsqu'on écarte, légèrement les deux lèvres de cette scissure. Exceptionnellement, l'un de ces plis peut devenir superficiel soit dans la totalité, soit dans une partie de son trajet, et interrompre plus ou moins complètement la scissure calcarine, comme dans les fig. 175, 176. Ces figures reproduisent les deux hémisphères d'un même cerveau et représentent des anomalies très rares de la scissure calcarine.

Scissure calloso-marginale (cm). — Synonymie : — Suleiis calloso-marginalis (Huxley, Bischofï, Turner, Marschall). — Scissure festonnée (Pozzi). — Balkenfurche (sillon du corps calleux) (Ecker). — Sulcus fronto-parietalis internas (Pansch). — Grand sillon du lobe fronto-pariétal (Gratiolet). — Scissure sous-frontale (Broca). — Notations : d'après Ecker, cm; d'après Broca, SF.

La scissure calloso-marginale (cm) (fig. 151, 174 à 182), parallèle à la S'-'SSIU'" ••"'■«>">• face supérieure du corps calleux, dont elle est séparée par toute l'épaisseur de la circonvolution limbique (L,), présente la forme d'un S italique très allongé. Elle commence au-dessous du bec du corps calleux (Cc[rj), se dirige d'abord d'arrière en avant, puis se réfléchit autour du genou (Cc[g]) et du tronc (Ce) du corps calleux, et se porte en arrière jusqu'à la partie postérieure de ce tronc. A ce niveau, elle se coude à angle obtus, se dirige en haut et en arrière, vers le bord supérieur de l'hémisphère, sur lequel elle produit le plus souvent une encoche (cm') visible sur la face externe de l'hémisphère, et située immédiatement en arrière de la circonvolution pariétale ascendante (fig. 158, 159).

Dans sa partie antérieure et convexe, la scissure calloso-marginale sépare le lobe limbique de Broca (LJ de la circonvolution frontale interne (mF|). Dans sa partie ascendante (scissure fronlo-pariétale de Pansch), elle sépare le précunéus (PrC) du lobule paracentral (Parc) (fig. 151).

De la convexité de la scissure calloso-marginale, naissent, un nombre plus ou moins considérable d'incisures, qui s'irradient dans la face interne du lobe frontal. L'une d'elles se détache au niveau du genou du corps calleux, se porte en avant, et sépare à la face interne la partie orbitaire de la première circonvolution frontale de sa partie supérieure. C'est le sillon sus-orbitaire de Broca (so) (fig. 181, 182, 183). 11 forme quelquefois, sillon sus-orbitaire à la face externe, une encoche située immédiatement au-dessus du sillon de Brocafronto-marginal (fm) de Wernicke.

Une autre incisure, à peu près constante, se détache un peu en avant incisure prdovadu coude de la scissure calloso-marginale, et forme la limite antérieure du a'" ' ' 10c'1' lobule paracentral, c'est Y incisure pré-ovalaire de Broca, le sillon paracentral de Meynert (parc) (fig. loi, 177, 180, 182).

Au niveau du coude postérieur de la scissure calloso-marginale, se

détache quelquefois un petit sillon, la scissure sous-pariétale de Broca (sp), qui continue la direction principale antéro-postérieure de la scissure cal-

Fig. 177. — Face interne de l'hémisphère droit. (D'après une pièce photographiée à l'état frais.

BG, bandelette <lr> Giacomini. — C, cunéus. — c, sillon du cunéus. — CD, carrefour olfactif de Broca. — Ce, tronc du corps calleux. — Cc{Spl), bourrelet du corps calleux. — Cg, circonvolution godronnée. — cm, sillon calloso-marginal. — cm', branche verticale du sillon calloso-marginal. — coa, commissure antérieure. — Csc, circonvolutions sous-calleuses. — Fc, fasciola cinerea. — fg, sillon ftmbrio-godronné. — Fus, lobule fusiforrae. — h, sillon de

volutions dulo'be limbique. — L/ II , deuxième circonvolution limbique îm circonvolution de l'hippocampe.— /. sillon intra-limbique. — A i), isthme du lobe limbique. — Lg, lobule lingual. — Ig, sillon du lobule lingual. — wiF,, circonvolution frontale interne. — NC, noyau candi'.— ot, sillon collatéral. —Parc, lobule paracentral. —parc, sillon du lobule paracentral. — po. sillon pariéto-occipital. — PrC, précunéus. — pl. sillon pariéto-temporal. — ncl, pli cunéo-limbique. — nfl, pli fronto-limbique. — npla, pli pariéto-limbique antérieur. — r.plp, pli pariéto-limbique postérieur. — ■ w/, pli rétro-limbiquc. — • sec, sinus du corps calleux. — SI, seuil de l'insula. — si, sillon opto-strié, — so, sillon sus-orbitaire. — sp, scissure souspariétale. — ïj, troisième circonvolution temporale. — Tg, trigone ventriculaire. — Tgp, pilier postérieur du trigone.— Th, thalamus. — V, circonvolution du crochet. — Vsp/i, corne sphinoîdale du ventricule latéral. — vt, vélum terminale d'.Eby.

loso-marginale, accompagne le corps calleux jusqu'en arrière du bourrelet [Cc(Spl)], et se termine en avant de la scissure perpendiculaire interne, dont elle est séparée par un pli de passage, le pli de passage pariéto-limbique postérieur de Broca (îrplp). Dans l'immense majorité des cas, un pli de

MORPHOLOGIE CÉRÉBRALE

passage analogue, le pli de passage pariéto-limbique antérieur f-pla) (fig. 180, 177), sépare l'extrémité antérieure de ce sillon, d'avec la scissure calloso-marginale, de telle sorte que ce sillon, situé à la base de l'avantcoin, se présente sous l'aspect d'une incisure isolée.

La scissure calloso-marginale est quelquefois interrompue par un ou deux plis de passage, le pli de passage fronto-limbique de Broca (- 11) (fig. 180), situé en avant du genou calleux, et qui réunit la circonvolution du corps calleux à la face interne du lobe frontal.

La scissure calloso-marginale et la scissure sous-pariétale concourent à Limites du lobe former la limite extérieure du segment fronto-pariétal du lobe limbique de "" Broca, qu'elles séparent du lobe frontal et du lobe pariétal. Le segment sphénoïdal du lobe limbique est séparé du lobe occipital et du lobe temporal parla branche commune aux scissures calcarine et pariéto-occipitale (K + po) et par une scissure profonde, à direction antéro-postérieure, la scissure collatérale (ot) (fig. 180, 177, 181, 182).

4° Scissure collatérale (ot). — Synonymie -. — Sulcus longitudinalis inferior (Huschke). — Sulcus occipito-temporalis (Pansch). — Sulcus occipito-temporalis inferior (Ecker). — Quatrième sillon temporal (Broca). — Collatéral fissure (ïurner). — Fissiua collateraKs sive temporalis inferior ( Bisch off). — Fissura collateralis (Huxley). — Deuxième scissure temporo-occrpitale (Pozzi). — Inner inferior longitudinal fissure (Turner). — Notatioms : U (Ecker); o4t4, (Broca); ot, (Pansch); ot., (Richer); ot.,, (Brissaud).

La scissure collatérale (ot), généralement constante et profonde, corn- scissure coiiatèmence en arrière au niveau du pôle occipital, plus près de son bord externe ralcque de son bord interne ; elle se porte en avant, en décrivant une ligne courbe à concavité externe, et se termine au niveau de l'extrémité antérieure du lobe temporal, qu'elle n'atteint généralement pas et où elle s'anastomose quelquefois avec le troisième sillon temporal (ot + t3) (fig. 180).

Dans sa moitié postérieure, cette scissure, parallèle à la scissure calcarine, appartient au lobe occipital et sépare le lobule lingual (Lg) du lobule fusi forme (Fus). Dans sa moitié antérieure ou temporale, elle sépare ce dernier lobule de la circonvolution de l'hippocampe (L,[HJ) dont elle forme la limite externe. Cette scissure est quelquefois interrompue par un pli de passage, le pli temporo-limbique (ir tl), qui relie le lobe limbique au lobule fusiforme (fig. 175, 178, 179, 182).

Ordinairement profonde, la scissure collatérale produit, dans le prolon- Éminence coiiatégement sphénoïdal du ventricule latéral, une saillie semblable à celle de rale de MeckeI" l'ergot de Morand, formée par la scissure calcarine dans le prolongement occipital. Cette saillie, décrite sous le nom d'éminence collatérale de MeckeI (EM), est loin d'être constante ; lorsqu'elle existe, elle occupe la paroi externe et inférieure de la corne sphénoïdale (fig. 204 et Coupes verticotranscersales).

Les scissures calloso-marginale (cm), pariéto-occipitale (po) et colla- i>m$**i£oiaja.-e térole (ot), divisent la face interne de l'hémisphère en cinq lobes. Un sphère en cir^ iôi>es.

lobe interne, le lobe limbique de Broca (Lt) qui entoure le seuil ou limai de l'hémisphère, et quatre lobes excentriques, les lobes frontal (F), pariétal (P), occipital (0) et temporal (T), qui ne sont autres que la face interne ou inférieure des lobes respectifs de la face externe (fig. toi).

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