M 0 H P H 0 L 0 < ; 1 E C É RÉ B R A L E
t.i'ina tecl;i
était , et porte le nom de fasciola cinerea (Fc) (fig. 182, 149). Arrivée au Fasdoia cineroi
niveau de la face supérieure du bourrelet du corps calleux, la circonvolution
s'étale, s'amincit considérablement , et se réduit à l'état d'une mince lamelle
de substance grise, qui se soude à celle du côté opposé au niveau du rapbé
du corps calleux, et qui recouvre à la façon d'un léger voile gris toute la
face supérieure du corps calleux. Cette mince lamelle, qui souvent n'est
reconnaissable qu'au microscope, et qui morphologiquement représente
une véritable écorce cérébrale plus ou moins modifiée et avortée , est
connue sous le nom de voile (/ris ou à'indicseum griseitm.
De chaque côté du rapbé, et dans le fond de chaque sinus du corps induseum p calleux, {'induseum griseum s'épaissit; les fibres tangentielles de cette écorce cérébrale rudimentaire se développent d'une façon démesurée, et donnent naissance de chaque côté à deux tract us blancs longitudinaux, les uns médians, les autres latéraux; les médians portent le nom de nerfs de Lancisi (NL), les latéraux celui de tœnia tecta (tec). Les taenia tecta, les nerfs de Lancisi et Y induseum grise/ou, qui représentent la partie fronto- Nerfs de pariétale de la circonvolution godronnée, se portent en avant, recouvrent la face superficielle du tronc du corps calleux (Ce), puis se recourbent en bas, entourent son genou (Cc[g]), et s'épaississent à ce niveau pour former la circonvolution géniculée de Zuckerkandl (Cgn) (fig. 178). Arrivés au niveau du bec du corps calleux (Cc[rj), ils se comportent différemment suivant les sujets; le tœnia tecta se jette le plus souvent sur le carrefour olfactif (CB) de Broca, il en est de même quelquefois des nerfs de Lancisi (N L) ; le plus souvent toutefois, les nerfs de Lancisi s'unissent aux pédoncules du sept a m lucidum (voy. plus loin), puis se. portent en dehors et en arrière, traversent en diagonale l'espace perforé antérieur pour former la bandelette diagonale de Broca (bd) ou faisceau olfactif de la corne d'A /union de Zuckerkandl, et se terminer au niveau du bord antérieur ou adhérent de la circonvolution de l'hippocampe (H), non loin de la bandelette de Giacomini (BG).
La circonvolution godronnée ou intra-limbique ( G g) forme donc, autour du corps calleux et du pédoncule cérébral, un anneau presque complet, ouvert seulement dans un petit espace, qui correspond à peu près à l'épaisseur de la circonvolution du crochet (U).
La présence du mince voile gris, Y induseum griseum, qui tapisse la face supérieure du corps calleux, s'explique aisément par l'embryologie. Nous avons vu en effet que le développement du corps calleux est fort tardif, et que les fibres calleuses, lorsqu'elles font irruption à la face interne de l'hémisphère cérébral primitif pour s'entrecroiser et s'enchevêtrer avec celles du côté opposé, entraînent à leur surface une mince couche de l'écorcc grise de la face interne des hémisphères.
Lobule olfactif ( Loi). — Le lobule olfactif, en connexion étroite avec les circonvolutions limbiques (L, et L2), représente au point de vue embryologique, comme en anatomie comparée, un véritable lobe cérébral,
développé au dépens de la vésicule des hémisphères et creusé, dans les premiers stades du développement fœtal, d'une cavité qui communique avec celle du ventricule latéral.
îlis, en se basant sur l'embryologie, divise le lobule olfactif en deux pallies, l'une antérieure, l'autre 'postérieure. La partie antérieure ou le lobe olfactif antérieur (Lola), comprend le bulbe (Bol), le pédoncule (Pol), le trigone (Toi) et le carrefour olfactifs de Broca (GB). La partie postérieure ou lobe olfactif postérieur (Lolp), comprend Y espace quadrilatère de Foville (Epa) et la bandelette diagonale de Broca (bd). Le sillon primah-e Le lobe olfactif antérieur (Lola) est séparé du postérieur par un sililûi'-'oHîu'-û'ivM !oi!rs h>n transversal, le sillon primaire ou fissura prima de His (fp). Situé en ' ' Post('" arrière du tubercule olfactif, le sillon primaire entaille plus ou moins la face interne de L'hémisphère, et correspond au bord d'arrêt des circonvolutions de la face orbitaire du lobe frontal. Le lobe olfactif antérieur aussi bien que le postérieur son! situés à la face inférieure de l'hémisphère, et empiètent un peu sur sa face interne. Leur étude sert donc pour ainsi dire de transition, entre celle de l'écorce cérébrale et celle de la base du cerveau.
Lobe oifactifanté- Lobe olfactif antérieur (Lola). — Le lobe olfactif antérieur (Lola), libre dans la plus grande partie de son étendue, est situé sous la face orbitaire du lobe frontal, dont il occupe le sillon olfactif (f4) ; il présente en
Bulbe olfactif. avanl un petit renflement ovalaire gris rosé, le bulbe olfactif (Bol), qui mesure 8 à !) millimètres de longueur sur 3 à 4 millimètres de largeur. Le bulbe olfactif repose sur la lame criblée de l'ethmoïde, et reçoit par sa face intérieure de nombreux filets nerveux qui traversent les orifices delà lame criblée de l'ethmoïde et qui constituent les nerfs olfactifs.
Pédoncule olfactif Au bulbe olfactif fait suite une bandelette blanche, triangulaire, à direcouj.amieictte ..h... - jjon antéro-postérieure, le pédoncule (Pol) ou irai tus olfactif, ou bandelette ol factice, improprement désignée sous le nom de nerf olfactif. Il ne s'agit pas ici d'un nerf périphérique, mais d'une véritable partie du cerveau, développée aux dépens de la vésicule des hémisphères.
Par sa lace inférieure, le pédoncule olfactif repose sur la gouttière olfactive du sphénoïde et de l'ethmoïde, ses faces latérales se moulent sur les circonvolutions qui bordent le sillon olfactif (f4), à savoir le gyrus reclus (oF,[Grj) en dedans, la partie orbitaire de la première circonvolution frontale (oF,) en dehors; son bord supérieur, véritable arête longitudinale logée dans le sillon olfactif (f4), est revêtu d'une mince couche de substance grise.
Tubercule olfactif. En arrière, le pédoncule olfactif s'épaissit au niveau du bord postérieur du lobe frontal en une petite pyramide, le tubercule ou trigone olfactif (Toi), dont les angles latéraux donnent naissance à deux faisceaux blancs, connus sous le nom de racine blanche externe (Rôle) et île racine blanche interne du nerf olfactif (Roli). Il ne s'agit pas ici de racines dans le vrai sens du mot, mais, ainsi que l'embryologie et l'anatomie comparée le montrent, de cir-
M 0 H PHOLOGI E CÉRÉBRALE.
convo luttons cérébrales avortées, connues en anatomie comparée sous le Les racines » oinom de circonvolutions olfactives internes et externes. Les libres blanches iaterile sont des Cir. de ces circonvolutions1 avortées constituent les radiations olf adirés es 1er ne i,,|,.'ll|X(."l!'/,,||,'^,,.s' et interne d'Edinger [latérale und innere mediale Riechstrahlung).
La « racine » al fait ire externe (Rôle) blanche et quelquefois dédoublée, Racine olfactive se dirige obliquement en arrière et en dehors, vers l'extrémité antérieure de la scissure de Sylvius; elle représente le bord d'arrêt des circonvolutions frontales à la face inférieure de l'hémisphère, et se perd sur l'extrémité antérieure du lobe temporal (fig. 183). D'après quelques auteurs, elle se terminerait dans le noyau amygdalien; l'anatomie comparée montre qu'elle entre en connexion avec la circonvolution de l'hippocampe (L2[H]).
La « racine » olfactive interne (Iloli) recouverte par une mince couche Racine olfactive de substance grise est plus petite, moins constante, moins longue que l'externe; elle se dirige en dedans et en arrière et se perd sur le carrefour olfactif de Broca.
La base du tubercule olfactif de Broca (Toi) est séparée par un léger sillon, le sillon, primaire de His, de l'espace perforé antérieur (Epa), son sommet se continue avec le pédoncule olfactif (Pol), sa paroi inférieure repose sur la gouttière olfactive du sphénoïde, ses parois latérales occupent le sillon olfactif (fj : elles sont recouvertes, comme le bord supérieur du pédoncule olfactif, par une lame de substance grise, en connexion avec l'écorce grise du lobe frontal et qui constitue la racine olfactive supérieure de Broca. Racine olfactive
Le carrefour de l'hémisphère de Broca, désigné encore sous les noms upen ur 6 de carrefour olfactif de Broca (CB) (fig. 179 à 182), de zone de Broca Carrefour olfactif (Broca'sches Feld) (His), de Gyras vestibuli ou de tubercule de jonction (Brissaud), représente une petite région, située à la face interne de l'hémisphère cérébral, au-dessous du bec du corps calleux. Elle est limitée en arrière par l'ineisure primaire de His, qui fait suite au sillon primaire; en bas par le sillon secondaire ou fissura serotina de His; ce dernier sillon est souvent masqué par un pli de passage, mais on constate toujours à son niveau une légère dépression constante, destinée à loger l'artère cérébrale antérieure, au moment où elle quitte l'espace perforé antérieur. Le carrefour olfactif de Broca (GB) se continue en avant avec la face interne de la première circonvolution frontale (m F,), en haut avec la première circonvolution limbique (Lt), en bas et en avant il reçoit la racine ol fait ire interne (Roli), en bas et en arrière, la bandelette diagonale de Broca (bd); directement en bas, entre la racine olfactive interne et la bandelette diagonale, il est en connexion avec la partie interne de l'espace, perforé antérieur (Spa).
Lobe olfactif postérieur (Lolp). — Espace perfore antérieur de Vicq d'Azyr ou espace quadrilatère de Foville.
Le lobe olfactif postérieur (Lolp) comprend Y espace perforé antérieur (Spa) Lobe olfactif »oset la bandelette diagonale de Broca (bd). Situé de chaque côté du chiasma des nerfs optiques, l'espace perforé antérieur est limité en avant et en
Espace perforé antérieur.
La bandelette di:
;onale i\c Uroca tr «■erse l'espace i)ert
l'rajet dos lia tes diagonale
dehors par la racine olfactive externe (Rôle) (fig. 183), qui le sépare de l'insula(I), en avant et en dedans par le nerf optique (Nil), en arrière et en dedans par la bandelette optique (BII), en arrière et en dehors par le crochet de la circonvolution de l'hippocampe (U) (fig. 149).
Sa surface, de coloration gris rosée, est criblée, surtout à sa partie antéroex terne, de larges orifices vasculaires, qui livrent passage aux artères lenticulo-striées, branches de la carotide interne; elle est traversée en diagonale par une lame de substance blanche, la bandelette diagonale de Broca (bd), ou faisceau olfactif de la corne cï Amman de Zuckerkandl (Riechbiindel des Amnionshornes).
La partie antêro-interne de l'espace perforé antérieur fait partie de la face inférieure de la tête du noyau eau dé (CNC) ; elle se prolonge à la face interne de l'hémisphère, sous la forme d'une mince bandelette grise, comprise entre la bandelette diagonale et la racine olfactive interne et atteint en haut le carrefour olfactif de Broca (CB). (Voy. Coupes vertico-transversales et horizontales microscopiques , fig. 280, 296, 314 et 319 à 322.)
La ^nxiie, postérieure de l'espace perforé antérieur répond à la face inférieure du globus pallidus (NL,, NL,), la partie externe à la face inférieure du 3e segment du noyau lenticulaire (NL3) ; mais, tandis que la tète du noyau caudé fait directement saillie à la base du cerveau où il n'est recouvert par aucune lame de substance grise, le globus pallidus et le 3e segment du noyau lenticulaire sont séparés de la lame grise qui recouvre l'espace perforé antérieur, par une couche de fibres blanches toujours très manifeste (fig. 282 et 283). Ces fibres appartiennent aux radial ions olfactives destinées an cerceau intermédiaire et an cerveau moyen; elles se dirigent d'avant en arrière et traversent en partie \&siibstance in m nui née de Reichert et Yan.se du noyau lenticulaire. (Voy. plus loin Coupes macro et microscopiques.)
Les bandelettes diagonales de Broca (bd) on faisceaux olfactifs des cornes d'Ammon de Zuckerkandl, se détachent de chaque côté du bec du corps calleux. Parallèles et adossées l'une à l'autre sur la ligne médiane, en avant du bec du corps calleux, les bandelettes diagonales divergent bientôt pour se porter obliquement en dehors et en arrière; elles traversent en diagonale l'espace perforé antérieur (Epa) et se dirigent vers le bord adhérent du lobe sphénoïdal, en formant le plus souvent un faisceau unique, plus rarement dédoublé ou étalé à la surface de l'espace perforé antérieur.
Les bandelettes diagonales de Broca représentent une partie différenciée de l'écorce du cerveau antérieur, analogue aux fibres tangentielles de l'écorce et à la couche réticulée d'Arnold. Leur origine apparente au niveau du bec du corps calleux est variable suivant les sujets. Le plus souvent, les bandelettes diagonales font suite aux nerfs de Lancisi situés sur la face supérieure du corps calleux; elles passent dans ce cas audessus du bec du corps calleux. D'autrefois, les nerfs de Lancisi se jettent nettement sur la première circonvolution du lobe limbique (L,); le bec du corps calleux se termine alors par un bord tranchant, libre, audessous duquel se dégagent deux faisceaux blancs d'aspect rubané, qui se
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continuent avec les bandelettes diagonales de Broca. Chaque bandelette semble naître dans ce cas des fibres longitudinales du septum lueidum, de
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Fig. 183. — Face inférieure des hémisphères cérébraux. Le pôle temporal a été enlevé de chaque côté, afin de montrer le trajet de la bandelette optique. (D'après la photograhie d'une pièce durcie dans l'alcool.)
Afj, aqueduc do Sylvius, — BII, bandelette optique.— bd. bandelette diagonale de Broca.
— Bol, bandelette olfactive. — CA, corne d'Anunon.— (C), cap do la. troisième circonvolution frontale. — Cal, calotte ou étage supérieur du pédoncule. — Cg, circonvolution godronnée.
— Cge, corps genouillé externe. — Cgi, corps genouillé interne. — ds, diverticule du subicuculum. — Epa, espace perforé antérieur. — f\, troisième sillon frontal. — ft, sillon olfactif ou quatrième sillon Croulai. — Fe, faisceau externe du pédoncule cérébral. — Fin, faisceau interne du pédoncule cérébral. — Fus, lobule fusiforme. — //, circonvolution de l'hippocampe. — h, sillon de l'hippocampe. — /. insula. — ipo, incisure préoccipitale de Schwalbe. — K + pu, branche commune aux scissures calcarinc et pariéto-occipitale. — L\, première circonvolution limbique. — Lg, lobule lingual. — mp, sillon marginal postérieur. — NA, noyau amygdalien.
— oF,{Gr), partie orbitaire de la première circonvolution frontale ou gyrus rectus. — oF*, oF3,
I', étage inférieur ou pied du pédoncule cérébral. — Vol, pédoncule olfactif. — nrl, pli rétrolimbique. — Qp, tubercule quadrijumeau postérieur. — Rôle, racine olfactive externe. — .«///, sillon de la troisième paire. — S{a), branche antérieure de la scissure de Sylvius. — Si, vallée de Sylvius. — Si h, scissure inter-hémisphérique. — Spp, substance perforée postérieure. — T\, T., première et deuxième circonvolutions temporales. — ti, h, deuxième et troisième sillons temporaux. — Te, tuber cinereum. — Tm, tubercule mamillaire. — Toi, trigone olfactif. — Vsph, corne sphénoïdale du ventricule latéral. — xPcs, entrecroisement du pédoncule cérébelleux supérieur.
pédoncules du sep- là Le nom de pédoncules du septum lucidum (PSI) qui leur a été donné (voy. septum lucidum), d'autres fois encore les bandelettes diagonales semblent être la continuation de l'extrémité antérieure du tsenia tecta.
Développement du Le système olfactif, composé du bulbe, de la bandelette et des racines olfactifs, représente, au point de vue embryologique, comme en anatomie comparée, un véritable lobe cérébral développé au dépens de la vésicule des hémisphères. Ce lobe, di1 lobe olfactif, est à la vésicule des hémisphères ce que la vésicule oculaire primitive est au cerveau intermédiaire; il est volumineux chez le fœtus, renflé à son extrémité antérieure, et creusé d'une cavité qui communique avec le ventricule latéral, immédiatement en avant de la tête du noyau caudé.
Plus lard, la cavité s'oblitère; la base du lobe devient le tubercule olfactif, son extrémité antérieure renflée, le bulbe olfactif, sa pièce interne devienl la bandelette olfactive. < i les mammi- Le bulbe ni fictif est extrêmement développé chez les mammifères dits ],'.' V.ilV7'i'ia'ti'i'l'cs'i' osmofit/uf-s par Broca. Le bulbe volumineux gris-rosé, de consistance uveioppé. molle, occupe la partie la plus antérieure delà cavité crânienne. Le pédoncule ni fictif, ('-pais, court, ramassé sur lui-même, donne naissance en arrière à deux cordons blancs volumineux, les circonvolutions olfactives; Y externe se continue avec la circonvolution de l'hippocampe en formant le lobe pyrif orme, Vin/crue avec l'extrémité antérieure de la circonvolution du corps calleux. Les deux circonvolutions interceptent un petit espace triante cheval le gulaire de substance grise, V espace perforé antérieur. Chez quelques mamy,.','i,'.u'. ' mileres, en particulier chez le cheval, la cavité du lobe olfactif persiste, et
forme un véritable ventricule olfactif, qui s'ouvre par l'intermédiaire d'un • anal étroit dans le ventricule latéral, immédiatement en avant de l'extrémité antérieure de la tête du noyau caudé. Dôseri olfactif Chez les animaux dits anosmatiques par Broca, en particulier chez les cétacés delphiniens (dauphins, marsouins), le trigone olfactif fait défaut, el à sa place on constate une région absolument lisse, qui occupe la partie postérieure du lobule orbitaire et que Broca a désignée sous le nom de désert olfactif.
Dès que les circonvolutions cérébrales ont été mieux connues et mieux étudiées, ci que l'on a cherché à décrire ou à reporter sur une figurela topographie exacte d'une lésion corticale, on a éprouvé le besoin d'une nomenclature et d'une notation fixes et uniformes. Ecker puis Broca ont jeté les bases de notations qui soni devenues aujourd'hui — ■ au moins dans leurs grandes lignes — d'un usage couranl pour la majorité «les auteurs.
Dans les deux notations, les lobes de l'hémisphère sont désignés par la lettre majuscule de leur adjectif qualificatif latin : ainsi le lobe frontal porte la lettre F, le lobe variélalla lettre P, etc. — Les circonvolutions portent de même les lettres majuscules, les sillons les lettres minuscules des lobes auxquels ils appartiennent, suivis de Pexposanl 1,2, H, en comptant les circonvolutions et les sillons de liant en lias. Ainsi se trouvent étiquetées p. ex., F,, F,, F3, ït, T,,
des ;iiiiiu:in\ aim tiques.
MORPHOLOGIE CÉRÉBRALE
T3, on allant de haut en bas les trois circonvolutions frontales et temporales.
Mais les divergences commencent lorsqu'il s'agit des circonvolutions rolandiques, des circonvolutions de la face infëro-internc do l'hémisphère, des scissures et des sillons. Ecker désigne les circonvolutions frontale et pariétale ascendantes par les lettres A et B ; Broca par les lettres F et l\ lettres déjà employées l)onr désigner les lobes frontal H pariétal. A la l'ace inféro-interne le lobule fusiforme est désigné T4 par Ecker, 04 par Broca; le lobule lingual T5 (Ecker , CL (Broca); le cunéns Oz (Ecker), 06 (Broca). Malgré ses beaux travaux sur le lobe limbique et sur l'importance de ce lobe dans la série des Vertébrés, Broca rattache cependant dans sa notation la circonvolution de l'hippocampe au lobe temporal et la désigne par la lettre T.,. Quant aux scissures et sillons, Broca désigne les scissures principales ou lobaires par des lettres majuscules ; Ecker ne conserve de lettres majuscules que pour la scissure de Sylvius (S), les autres scissures portent des lettres minuscules.
Dans la notation «pie nous avons adoptée pour nos ligures de cerveaux ou pour nos séries de coupes soit microscopiques, soit macroscopiques, nous nous sommes efforcés d'employer une notation consacrée par l'usage et nous en avons emprunté les éléments soil a la notation d'Ecker, soil à la notation de Broca; nous n'avons pas hésité à abandonner l'une el l'autre de ces notations, lorsque l'usage avait fait prévaloir un certain nombre de ternies brefs, descriptifs et d'un emploi journalier.
Nous avons suivi la notation d'Ecker, et de Broca pour les circonvolutions frontales, pariétales, temporales el occipitales de la convexité <le ï hémisphère . Avec
Charcot, nous avons désigné les circonvolutions frontale el pariétale ascendantes par les lettres Fa, Pa, lettres consacrées par l'usage, au moins en France. — Avec Ecker, nous avons adopté pour les sillons interpariétal et interoccipital les lettres ip et io et pour la scissure pariéto-occipitale, les lettres po. Nous avons au contraire suivi Broca, en adoptant les majuscules [tour la scissure de Sylvius(S), [tour la scissure de Rolando (B) et pour la scissure calcarine (K).
A la face inféro-interne de l'hémisphère nous avons conservé les noms de cunéus (C), prxcuncus (PrC), lobule lingual (Lg , lobule fusiforme (Fus), introduits dans le langage anatomique, par Burdacb et «pie l'usage a définitivement consacrés. Ces dénominations présentent en effet l'immense avantage d'être descriptives, brèves el faciles à comprendre.
Nous n'avons pas cru devoir considérer comme circonvolutions spéciales,
soit la face interne de la première ci /Ton col u I i on frontale, soil la face ovhitaire des
trois circonvolutions frontales et nous nous sommes contentés de placer les lettres minuscules m el o devant les circonvolutions frontales pour désigner leurs faces internes ou orbitaires respectives (m F,, o Flt o F,, o Fs).
Quant au lobe limbique, nous avons rejeté les notations admises par les différents auteurs el qui du reste ne concordent pas entre elles. Nous avons désigné la circonvolution du corps calleux sous le nom de première circonvolution limbique (L,) et la circonvolution de l'hippocampe sous celui de deuxième circonvolution limbique (L,). Mais comme le terme de circonvolution de l'hippocampe esl consacré depuis longtemps par l'usage, nous avons joint la lettre II à L2, de telle sorte que celle circonvolution est notée sur nos dessins soit L2 (H), soit H (L2), soil simplement H.
Dans le tableau suivant se trouve résumée la notation employée dans nos différentes figures :