C. Les fibres propres des lobes occipital et frontal
A. Fibres courtes d'association [ fibres en U de Meijnert, fibres arquées d'Arnold, fibres propres des circonvolutions cérébrales) . — Les courtes fibres d'association relient deux circonvolutions ou deux lobes voisins (f, lig. 3i7, p. 696 et p. 743); elles forment quelquefois, presque à elles seules, la masse blanche de certaines circonvolutions, telles que les circonvolutions courtes de l' insala , la partie orbitaire des circonvolutions frontales qui bordent le sillon triradié (f3) (Schnoffhagen), et en général de tous ces |dis plus ou moins complexes, irréguliers et variables d'un individu à l'autre, d'un hémisphère à l'autre, qui compliquent l'étude des circonvolutions du manteau cérébral. Les fibres les plus courtes et les plus superficielles de ces plis tapissent le fond des sillons, les plus longues naissent du sommet du pli anastomotique pour se rendre à une circonvolution plus éloignée. Ces plis anastomotiques reçoivent néanmoins un nombre variable, suivant les régions et suivant l'importance du pli, de fibres commissurales et de fibres de projection.
La direction des fibres en U varie avec la direction du sillon : les fibres qui doublent la scissure calcarine (K) sont parallèles au plan vertico-transversal de l'hémisphère, il en est de même de celles qui tapissent le fond des sillons temporaux (t,, t., t3)de la scissure collatérale (ot) et en général de tous les sillons à direction sagittale. Lorsque les sillons décrivent des courbes, comme par exemple la scissure calloso-marginale (cm), la direction des fibres en U est parallèle au plan vertico-transversal au niveau de la partie horizontale des sillons, et parallèle au plan horizontal au niveau de la partie verticale des sillons. Les fibres en t/qui tapissent la scissure de Rolando (R) cl la scissure parié to-occipilale (po) sont parallèles au plan horizontal de l'hémisphère. En d'autres termes, la direction des fibres en U est toujours perpendiculaire au grand axe du sillon qu'elles tapissent.
Ces libres en U forment au niveau du fond des sillons une couche assez épaisse; elles se colorent intensivement par l'hématoxyline et se continuent insensiblement, du côté de l'écorce, avec les fibres d'association intracorticales ou externes de Meynert (fAc, lig. 347), dont elles ne se distinguent que par leur situation sous-corticale. La face profonde de la couche des fibres en U est en rapport avec la masse blanche propre de la région, formée par l'enchevêtrement des fibres de projection, des fibres commissurales et des libres d'association de longueur moyenne (fig. 347, p. 696).
Les fibres en Une sont pas en général désignées sous un nom spécial; si toutefois, pour la clarté de la description d'un examen anatomo-pathologique microscopique, on voulait les désigner plus spécialement, il nous
FAISCEAUX D'ASSOCIATION ET COMMISSURAUX
semble que le nom du sillon ou île la scissure qu'elles tapissent est tout désigné. C'est ainsi que se trouve déjà consacré par Sachs et par Vialet le nom de stratum calcarinum, c'est ainsi que l'on pourrait parler d'un stratum rolandicum, d'un stratum calloso-marginalis ■, d'un stratum collateralis, d'un stratum par ieto-occipitalis, etc., etc.
Les fibres courtes d'association ont évidemment pour fonction de Fonctions des rmettre en rapport deux circonvolutions voisines, et il est probable que ces '"' s ' " " fibres ne se recouvrent de myéline chez l'enfant et ne se distinguent de la masse générale des fibres nerveuses, que lorsque l'éducation et l'exercice ont incité deux territoires corticaux à fonctionner à l'unisson. C'est par ces fibres d'association et par le système des libres tangent ielles, que se généralise probablement l'attaque d'épilepsie jacksonienne ; c'est par elles que l'excitation d'un point limité de l'écorce chez l'animal peut produire une excitation non seulement de tout le membre, mais généralisée aux quatre membres et au tronc; ce sont elles en outre qui servent de substratum anatomique aux associations multiples d'idées, de mouvements, de sensations, etc.
B. Longs faisceaux d'association. — Les longs faisceaux d'as- Longs faisceaux sociation sont ou nombre de cinq, ce sont, : le cingulum, le faisceau arqué dassociatlonou longitudinal supérieur, le faisceau longitudinal inférieur, le faisceau uncinatus et le faisceau occipito-frontal <le Forel et Onufroivicz.
Le cingulum constitue le faisceau d'association du rhinencéphalon ; il relie la première circonvolution limbique à la deuxième, et unit en outre le lobe limbique aux lobes de la face interne, et peut-être de la face externe (Beevor) de l'hémisphère.
Les quatre autres faisceaux appartiennent au manteau cérébral don! ils relient les différents lobes, ho, faisceau longitudinal supérieur ou faisceau arqué relie le lobe frontal aux lobes pariétal et temporal, en passant audessus de l'opercule sylvien; le faisceau uncinatus passe par le seuil de l'insula et unit la pointe temporale à la pointe frontale; le faisceau longitudinalinférieur relie le lobe temporal au lobe occipital; le faisceau occipitofrontal de Forel et Onufrowicz concourt à former le tapetum et assure les connexions entre le lobe occipito-temporal et le lobe frontal.
Cingulum (Burdach) (Cing), faisceau longitudinal du gyrus fornicatus,for- cingulum. nix periphericus (Arnold) (Voy. fig. 373, 374 et Coupes vertico-transversales macro et microscopiques, chap. II et III). — Le cingulum constitue le long faisceau d'association du rhinencéphalon. C'est un faisceau arqué, à direction sagittale, situé à la face interne de l'hémisphère et qui concourt à former, en grande partie, la masse blanche des première et deuxième circonvolu- Le cingulum répétions limbiques (L, et L2 [H]). Arnold le considérait à tort, comme formant '.™ue Vs^ciâS.i avec le trigonc cérébral un seul et même système, simple au niveau de la du rhinencéphalon. circonvolution de l'hippocampe, dédoublé au niveau du corps calleux. Il désignait le trigone cérébral sous le nom de fornix intérims, le cingulum
sous le nom de fornix periphericus, et croyait que ces deux formations étaient reliées par de nombreuses fibres qui traversaient le corps calleux.
Le cingulum est facile à mettre à nu lorsque, sur un cerveau durci dans l'alcool ou dans le bichromate, on enlève par dissection l'e'corce grise et les
Fig. 373. — Cingulum, faisceau longitudinal inférieur, faisceau basai interne et stratum calcarinum. L'écorce du lobe limbique et celle du lobule fusiforme ont été enlevées pour mettre ces faisceaux à nu. [D'après la dissection d'un cerveau durci dans l'alcool. (Demi-schématique.)
BG, bandelette de Giai uni. — Bol, bulbe olfactif. — C, cunéus. — Ce, tronc du corps calleux.
— Cc(g . genou du corps calleux. — Cc(Spl), bourrelet du corps calleux (splénium). — Cg, circonvolution godronnée. — Cing(a), faisceau antérieur du cingulum. — Cing(h), faisceau horizontal ou supérieur du cingulum. — Cing(p , faisceau postérieur du cingulum. — cm, sillon calloso-marginal. — coa, commissure antérieure. — CR, couronne rayonnante du lobe temporal. — fa{cm), libres arciformes du sillon calloso-marginal. — Fiji, faisceau basai interne de Burdach. — fg, sillon fimbrio-godronné. — Fli, faisceau longitudinal inférieur. — Fw.faisceau uncinatus. — Fut. lobule fusiforme. — A", scissure calcarine. — Lg, lobule lingual. — mF\, face interne de la première circonvolution frontale. — m F, [Gr), face interne du gyrus reclus, — ot, sillon collatéral. — Parc, lobule para central, — parc, sillon paracentral. — po, scissure paricto -occipitale. — PrC, précunéus. — Rôle, racine olfactive externe. — Roli, racine
pi"
Th.
fibres en U de la première circonvolution limbique (LJ. Il se présente sous la forme d'un faisceau arqué, qui contourne le bec, le genou, le tronc et le bourrelet du corps calleux, se rétrécit au niveau de l'isthme du lobe limbique (L(i]) puis s'étale, se renfle au niveau de la circonvolution de l'hippocampe (L [HJ), en se portant en bas et en avant vers l'extrémité anté-
FAISCEAUX D'ASSOCIATION ET COMMISSURÂUX
Heure de la circonvolution du crochet (U). Les dissections montrent que le cingulum n'est pas formé de fibres ayant toute la longueur du faisceau, mais de fibres relativement courtes, qui se recourbent à leurs deux extrémités pour se porter dans les masses blanches des circonvolutions environnantes, et qui dans une partie de leur trajet font seules part ie du cingulum de Burdach. Ce faisceau reçoit et émet en effet des fibres pour la première circonvolution frontale (mF,), pour le lobule paracentral (Parc), le précunéus(PrC), le cunéus (C), le lobule lingual (Lg), le lobule fusiforme (Fus) et le pôle temporal. Cet apport et ce départ incessant de fibres expliquent pourquoi la largeur du cingulum varie si peu le long de toute la face supérieure du corps calleux; le cingulum ne se rétrécit en effet qu'au niveau de l'isthme anté-calcarinien.
Sur une coupe vertico-transversale d'un hémisphère durci dans le Forme du cingubichromate (fig. 238 à 261 et 280 à 288), le cingulum se présente sous l'as- ^'"tr^versaie! pect d'un faisceau foncé pyriforme, nettement délimité, qui occupe la moitié inférieure de la première circonvolution limbique (LJ. Par sa base il repose sur le corps calleux (Ce), au niveau du point où celui-ci pénètre dans la masse blanche du centre ovale (CD); son sommet correspond à la crête de la première circonvolution limbique (L,), sa face interne est concave et embrasse le taenia tecta (tec) et l'écorce grise de la première circonvolution limbique, dont elle est séparée par les courtes fibres d'association de la région ; sa face externe ou convexe est en rapport avec les fibres du centre ovale (CO), et dissociée par les fibres calleuses qui se rendent au bord supérieur de l'hémisphère et aux circonvolutions de la face interne.
D'après Meynert, Schvvalbe, Obersteiner, etc., les fibres les plusinférointernes du cingulum ne seraient pas recouvertes par l'écorce grise, niais formeraient sur la face supérieure du corps calleux, les nerfs de Lancisi et les txnia tecta et au niveau de la circonvolution de l'hippocampe (H | L, \ la substance réticulée d 'Arnold (Lms). Or, ces formations [nerfs de Lancisi, tœnia tecta, substance réticulée) sont absolument distinctes du cingulum; nous avons vu en effet plus haut qu'elles représentent les fibres tangentielles de l'écorce de la région (p. 699 à 701).
En arrière du bourrelet du corps calleux (Cc[Splj ) le cingulum est dissocié par quelques fibres du forceps major du corps calleux, qui se rendent dans le cunéus (C) et le lobule lingual (Lg) ; au niveau de l'isthme anté-calcarinien (L [i] ) la partie rétrécie du cingulum est en rapport avec les fibres les plus antérieures du stratum calcarinum (strK) qui tapissent la branche commune aux scissures calcarine et pariéto-occipitale (K + po). Dans la circonvolution de l'hippocampe (Lâ[H] ) enfin, le cingulum constitue ces fibres à direction sagittale, fortement colorées par l'hématoxyline et qui coiffent l'extrémité interne du diverticule du subiculum (Cing [p]) (fig. 351, p. 706).
L'origine et la terminaison des fibres du cingulum sont très controver- origine et tcr.«isées. Pour Foville les deux extrémités du cingulum se terminaient dans aaison du ''1"Lulu'" l'espace perforé antérieur. Pour Broca, elles reliaient la racine olfactive interne à la racine olfactive externe, et cet auteur comparait le système du
cingulum à une raquette dont le pédoncule olfactif représentait le manche. Pour Meynert, Huguenin, etc., l'extrémité antéro-inférieure du cingulum entrerait en connexion avec le noyau amygdalien. Les trois faisceaux Pour Beevor enfin le cingulum comprendrait trois faisceaux indépenijjinguium dapiôs (jan|s ]es uns Jes autres : le faisceau antérieur, le faisceau horizontal et le faisceau postérieur (tîg. 373, 374). Le faisceau antérieur (Cing[a]), silué audessous du genou et du bec du corps calleux, met en connexion l'espace
Fig. 374. — Face interne de l'hémisphère gauche. Cingulum, faisceau basai interne et faisceau longitudinal inférieur, vus par transparence.
C, cunéus. — Cing(a), faisceau antérieur du cingulum. — Cing{h), faisceau horizontal ou supérieur du cingulum. — Cing{p), faisceau postérieur du cingulum. — cm, sillon callosomarginal. —cm', partie verticale du sillon calloso-marginal. — Fbi, faisceau basai interne de Burdach.— Fli, faisceau longitudinal inférieur. — Fus, lobule fusiforme. — J/(/,a), deuxième circonvolution limbique ou circonvolution de l'hippocampe. — K, scissure calcarine. — L,, première circonvolution limbique. — Lg, lobule lingual. — mF\, face interne de la première circonvolution frontale. — ot, sillon collatéral. — Parc, lobule paracentral. — parc, sillon paracentral. — po, scissure pariéto-occipitale. — PrC, précunéus. — so, sillon sus-orbitaire de Broca — Stl'K, stratum calcarinum. — 1\, troisième circonvolution temporale. — Th, thalamus.
perforé antérieur et en particulier la racine olfactive interne (Roli), avec l'extrémité antérieure du lobe frontal ; aucune de ses fibres ne se recourberail en avant du genou du corps calleux pour entrer dans la constitution du faisceau horizontal.
Le faisceau horizontal (Cing[h]) longe la face supérieure du corps calleux, ses fibres proviennent de l'extrémité frontale de l'hémisphère (faces interne et externe), et relient la première circonvolution limbique (L,) aux circonvolutions de la face interne et probablement à celles de la face externe.
Le faisceau postérieur (Cing[p]), enfin, occupe la circonvolution de l'hip-
FAISCEAUX D'ASSOCIATION ET COMMIS S U R A U X
pocampe (H [L2] ) qu'il relie au lobule lingual (Lg), au lobule fusiforme (Fus) et aux circonvolutions de la pointe temporale; aucune fibre ne se porte en haut vers la corne d'Ammon, ou vers le noyau amygdalien, aucune ne se dirige vers l'espace perforé antérieur (Beevor).
Les fonctions du cingulum sont fort obscures ; Horsley l'a sectionné en Les fonctions du avant du précunéus chez le ouistiti (Hapale jactans) et n'a constaté aucune \Z%\"Z^LCm~'°L> espèce de paralysie ou d'anesthésie. L'animal fut sacrifié deux mois après l'opération, et à l'examen du cerveau, Bcevor constata une dégénérescence portant sur les fibres de la partie postérieure du faisceau horizontal; toutes les fibres de cette partie n'étaient pas dégénérées, et ce fait vient à l'appui de l'opinion aujourd'hui admise, que le cingulum contient non pas des fibres de toute longueur, mais des fibres qui, dans une partie seulement de leur trajet, appartiennent à ce faisceau.
Faisceau uncinatus. (Fu) (fig. 375, 37lj, 377 et 381). — Découvert Kaiscoau uncinaparReil, le faisceau uncinatus ou crochu, fasciculus unci forints de Burdach, constitue le plus court des longs faisceaux d'association du manteau cérébral. Facile à mettre à nu par dissection, sur des cerveaux durcis dans u faisceau uncil'alcool ou dans les biebromates, il relie le pôle temporal à la face orbi- "èmporà'i \ ia faéé taire du lobe frontal et occupe le seuil de l'insula, où il s"étend dans le ,1" sens transversal, de la substance perforée antérieure à la capsule extrême.
Comme la face orbitaire du lobe frontal est très rapprochée du pôle r rajet du faisceau temporal, les fibres les plus internes de ce faisceau sont aussi arquées que uncma usles fibres en U qui tapissent le fond des sillons; c'est cette incurvation si prononcée qui a valu à ce faisceau son nom de fasciculus uncinatus. Mais les libres les plus internes possèdent seules une incurvation aussi accentuée ; plus on s'éloigne de l'espace perforé antérieur et par conséquent plus on considère des fibres plus externes du faisceau, plus la courbure se redresse, de telle sorte que les dernières fibres deviennent non seulement rectilignes, mais affectent môme une courbure en sens inverse (fig. 376).
Le faisceau uncinatus se colore peu intensivement par l'hématoxyline son entre-croisodans les méthodes de Pal et de Weigert, et existe à l'état compacte au niveau longitudinal mi^-ieu, du seuil de l'insula. Sur les coupes vertico-transversales (fig. 281 à 283) il ^Jl'^^J^",. affecte la forme d'un faisceau irrégulier, compris entre la capsule extrême de rinsuia. (Cex) et la substance perforée antérieure (Spa). Situé en dehors de la commissure antérieure (coa), il s'ont re-croise au voisinage du sillon marginal postérieur de l'insula (mp), avec le faisceau longitudinal inférieur (Fli) et morcelle la partie horizontale de l'avant-mur (AM').
A leur extrémité frontale (fig. 375), les fibres les plus inférieures, les Trajet de ses fibre? plus internes et les pins superlicielles du faisceau tinci forme , se portent ans 1 "Jt rona' en avant et en dedans, passent entre la substance perforée antérieure et la face inférieure du putamen, s'entre-croisent au niveau du sillon olfactif avec les fibres du genou du corps calleux, puis se terminent dans la partie interne de la première circonvolution frontale (mF,).
Les libres qui suivent se rendent les unes dans le gyrus reclus (oF,[Grj),
les autres dans la partie orbitaire des première et troisième circonvolu-
FiG. 37lj. — Coupe horizontale microscopique comprenant les deux tiers antérieurs de l'hémisphère droit et passant par le seuil de l'insula, la lace orbitaire des première et troisième circonvolutions frontales, Ja partie morcelée de l'avant-mur, le faisceau uncinatus et la substance innommée de Reichert. Méthode de Weigert. 3/2 grandeur naturelle. Détails dessinés à un grossissement de 12 diamètres. Pour la description de cette coupe, voy. p. .'i73, coupe E.
A M, avant-mur. — Cge, corps genouillé externe. — Cirl, segment rétro-lenticulaire de la capsule interne. — CÈ, commissure de Mejnert. — CNC, colliculus du noyau caudé. — coa, commissure antérieure. — Epa, espace perforé antérieur. — fi, troisième sillon frontal ou incisure en H. — /'-,, sillon olfactif. — [Ac, libres d'association externes de Meynert. — Fli, faisceau longitudinal inférieur. — Flp, faisceau longitudinal postérieur. — ft, fibres tangentielles. — Fu, faisceau uncinatus. — le, lame cornée et fibres du ttenia semi-cireularis. — Lu, locus niger. — ma, sillon marginal antérieur. — mFi(Gr), face interne de la première
FAISCEAUX D'ASSOCIATION ET COMM ISS U R AUX
circonvolution frontale (gyrus reclus). — mp, sillon marginal postérieur. — Nui, noyau du nen moteur oculaire commun. — NL3, putamen. — NR, noyau muge. — oF,, 0F3, partie orbitaire des première et troisième circonvolutions frontales. — /», étage inférieur ou pied du pédoncule cérébral. — PTml, pédoncule du tubercule mamillaire latéral. — R,„, rul.au de Reil médian. — Rôle, racine olfactive externe. — Rolm, radiations olfactives moyennes ou profondes. — RTh, radiations thalamiques. — sB, strie externe de Baillarger. — SI, seuil de l'insula. — SU, substance innommée de Reichert. — Stri, stratum intermedium du pédoncule
cérébral. — T,. prêt mamillaire. — Tml, tion du crochet.
— Toi,
tif. — U,
tions frontales (oF,,oF3); les fibres les plus externes enlin se recourbent en dehors, s'entre-croisent avec les libres du genou du corps calleux et se terri
H.C,illetZ
:cc.
l'hémisph
(le I;
gaui ; de
s circonvolutions 1 mière circonvoluti
Face l'opercule sylvi
ont été enlevées pour montrer les fibres de la capsule externe, le faisceau uncinatus et le faisceau arqué ou longitudinal supérieur. (Demi-schématique.)
A rc, faisceau arqué ou longitudinal supérieur. — Ce, capsule externe. — F., deuxième circonvolution frontale, — fi. deuxième sillon frontal. — F3(C), cap de la troisième circonvolution frontale. — f\, sillon olfactif. — Fa, circonvolution frontale ascendante. — fa[ip), libres arciformesdu sillon inter-pariétal. — fa(pri), libres arciformes du sillon pré-rolandique inférieur. — Fa. faisceau uncinatus. — t'o, sillon inter-occipital. — ip, sillon inter-pariétal.— Oi, On, Ch. première, deuxième et troisième circonvolutions occipitales. — oF,, oFît oFs, partie orbitaire des première, deuxième et troisième circonvolutions frontales. — oF\(Gr), gyrus reclus. — Pi, P2, première et deuxième circonvolutions pariétales. — Pa, circonvolution pariétale ascendante. — Pc, pli courbe. -- po. scissure pariéto-occipitale. — por, sillon post-rolandique. — prS) sillon pré-rolandique supérieur. — R, scissure de Rolando. — T,, T*. première et deuxième circonvolutions temporales. — t,, sillon parallèle ou premier sillon temporal. — t\, t'i, branches verticales du sillon parallèle. — h. deuxième sillon temporal. — VS, vallée de Sylvius.
minent avec ces dernières, dans la crête des parties orbitaire et externe de la troisième circonvolution frontale (oF3, F3[c]).
A leur extrémité temporale, les libres du faisceau uncinatus morcellent la substance grise qui relie l'avant-mur (AM) au noyau amygdalien (MA) et
Trajet de ses libres 111s le lobe tem-
à l'écorce temporale au niveau de la substance perforée antérieure (fig. 283) ; elles s'entre-croisent avec le faisceau longitudinal inférieur dont elles se distinguent, sur les coupes microscopiques colorées au Weigert et au Pal, par leur coloration moins foncée, puis elles s'irradient dans la circonvolution du crochet (U), dans le pôle temporal et dans la partie antérieure des première et deuxième circonvolutions temporales (T17 T2) ; elles s'entrecroisent à ce niveau avec le faisceau longitudinal supérieur (Arc).
Le faisceau uncinatus est souvent intéressé dans les lésions de l'insula e1 de la capsule externe, et ses filtres dégénérées peuvent être suivies dans le pôle temporal et dans la partie orbitaire du lobe frontal (Voy. chap. suiv., i. 11).
Faisceau îongitu- Faisceau longitudinal supérieur ou faisceau arqué (Arc) (fascieuhts Msc.-anUani«r arcuatus de Burdach) (fig. 37(3, 377). — Le faisceau arqué est à la face externe de l'hémisphère ce que le cingulum est à la face interne; situé à la base des circonvolutions de l'opercule sylvien, en de/tors des fibres du smi trajet. pied de la couronne rayonnante et à la hauteur du tronc du corps calleux,
(voy. fig. 382 et Coupes vertico-transversales macroscopiques, fig. 247 à 250), ce faisceau décrit, comme le cingulum et le faisceau uncinatus, une courbe ouverte en bas et en avant. Sur les dissections de cerveaux durcis dans le bichromate on dans l'alcool, le faisceau arqué ne se présente sous forme de faisceau [compact, que dans la région pariétale de l'opercule; parallèles au bord supérieur du putamen, ses fibres les plus inférieures et les plus superficielles atteignent le sillon marginal supérieur de l'insula, dissocient le bord supérieur de F avant-mur, recouvrent en dehors les fibres du pied de la couronne rayonnante, et concourent à former la partie supérieure de la capsule externe. Au niveau de la limite postérieure de la scissure de Sylvius (S[p]), le faisceau arqué décrit une courbe à concavité antérieure, qui embrasse le bord postérieur du putamen, puis ses fibres se déploient en éventail, s'entre-croisent avec les fibres de la couronne rayonnante et du bourrelet du corps calleux et longent, pendant quelque temps, la base des circonvolutions pariéto-occipito-temporales. Les fibres les plus superficielles se portent en avant, recouvrent en dehors le faisceau uncinatus (Fu), et s'irradient dans la crête de la partie antérieure de la première circonvolution temporale (T,); les suivantes se terminent dans le segment postérieur de la première circonvolution temporale (T,) et dans la deuxième circonvolution temporale (T,), où elles s'entre-croisent avec les fibres de la couronne rayonnante et du bourrelet du corps calleux. Les plus profondes, enfin, s'irradient dans les crêtes du gyrus supra- marginal is (Gsm), du pli courbe (Pc) et des circonvolutions de la face externe du lobe occipital (( ►1,02,03). A mesure que l'on s'éloigne du sillon marginal postérieur de l'insula (mp), ces fibres deviennent de plus en plus difficiles à suivre, grâce à leur intrication avec les libres calleuses et les fibres de projection.
Sur les coupes vertico-transversales de cerveaux durcis dans les bichromates alcalins (voy. fig. 382 et Coupes macroscopiques, fig. 242 à 255), la
FAISCEAUX D'ASSOCIATION ET COMMIS S URAUX
surface de section du faisceau arqué est triangulaire; son angle inféi '0- Le faisceau anjué
interne correspond à la capsule externe et s'insinue entre celte dernière ÏZZ"nL-Z-' wT*
et l'avant-mur, son angle inféro-externe correspond à la base des circon- coupe,s vertico-trans-
i • i i> il» vèrsales.
volutions de 1 opercule sylvien; son angle supérieur se perd dans la couclic
Fig. 377. — Face externe de l'hémisphère gauche. Les bords de la scissure de Sylvius ont été écartés pour montrer l'insula et la région rétro-insulaire. Les faisceaux uncinalus, arqué ou longitudinal supérieur et occipital vertical, sont vus par transparence.
Arc, faisceau arque ou longitudinal supérieur. — F2, Fi, deuxième et troisième circonvolutions frontales. — fi, deuxième sillon frontal. — /j. troisième sillon frontal ou sillon en H.
— Fî(C), cap de la troisième circonvolution frontale. — Fa, circonvolution frontale ascendante. — Fu, faisceau uncinatus. — la, la, la, circonvolutions antérieures de l'insula. — io, sillon inter-occipitàl. — Ip, Ip, circonvolutions postérieures de l'insula. — ip, sillon intermarginal supérieur. — 0,, 0%, première et deuxième circonvolutions occipitales. — oa, sillon occipital antérieur de Wernicke. — oFu oFî, oF%, partie orbitaire des première, deuxième et troisième circonvolutions frontales.— OpR, opercule rolandicpie.]— Opp.,, opercule pariétal. — Ou, faisceau occipital vertical. — Pt, Ps, première et deuxième circonvolutions pariétales.
— Pu, circonvolution pariétale ascendante. — Pc, pli courbe.— po, scissure pariéto-occipitale. —par, sillon post-rolandique.;— pri, sillon prérolandique inférieur. — R, scissure de Rolande
— S(a), S[v), branches antérieure et verticale de la scissure de .Sylvius. — Ti, 'A, première et deuxième circonvolutions temporales. — tt, sillon parallèle ou premier sillon temporal.
— t\, t'\, branches verticales du sillon parallèle. — Tp, circonvolution temporale profonde.
— VS, vallée de Sylvius.
des fibres avoisinantes. Mal délimité en dehors et en bas, où il se confond insensiblement avec la masse blanche des circonvolutions de l'opercule sylvien, le faisceau arqué est très bien délimité en dedans, où il est appliqué sur le pied de la couronne rayonnante : ses fibres sont en effet perpendiculaires à la direction des fibres rayonnantes. Au niveau du gyrus supra-marginalis, le faisceau arqué se recourbe en bas et en avant pour se porter dans le lobe temporal; il se confond en arrière avec la couche des fibres verticales de la convexité des régions occipitale et pariéto -tempo-
raie, couche constituée par le faisceau occipital vertical (Ov, fig. 377) de Wernicke.
Sur les coupes microscopiques traitées par les méthodes de Weigert ou de Pal, le faisceau arqué se colore faiblement par l'hématoxyline et se différencie difficilement, de la masse blanche de la hase des circonvolutions de l'opercule sylvien.
Terminaison du Le mode de terminaison du faisceau arqué en avant est très discuté.
D'après Meynert il se terminerait dans l'opercule rolandique (OpR) et dans opinion de Mcy- l'opercule de la troisième circonvolution frontale (OpF3), et constituerait un faisceau d'association reliant la face externe des régions temporo-occipitales à la convexité du lobe frontal, piniondesohnopf- Pour Sclinopfhagen, au contraire, le faisceau arqué ou longitudinal supérieur ne se terminerait pas en avant au niveau de la troisième circonvolution frontale (F3); il s'enlre-croiserait à ce niveau avec les fibres de la couronne rayonnante, puis se porterait en avant et en dedans vers la partie antérieure du corps calleux, traverserait la ligne médiane au niveau du genou du corps calleux, pour se terminer dans le lobe frontal de l'hémisphère du côté opposé. Le faisceau arqué appartiendrait donc pour cet auteur, au système du corps calleux, et mettrait en connexion le lobe temporo-occipital d'un côté avec le lobe frontal du côté opposé. C'est là une question qui ne pourra être résolue que par Fanatomie de développement et les dégénérescences secondaires; quoi qu'il en soit, les cas d'agénésie du corps calleux ne paraissent pas militer en faveur de l'hypothèse de Sclinopfhagen.
Les dégénères- Le faisceau arqué ne semble du reste être composé que de courtes fibres \ d'association, mettant en connexion deux circonvolutions voisines; ses • couches profondes, en particulier celles qui sont en rapport avec la capsule - externe, contiennent seules quelques fibres plus longues qui, sautant une circonvolution, relient deux circonvolutions un peu plus éloignées. Mais le faisceau arqué ne paraît pas contenir des fibres de toute longueur, mettant en connexion deux lobes éloignés. Nous avons pu constater en effet à différentes reprises, par la méthode des coupes microscopiques sériées, (pie lorsque le faisceau arqué ou longitudinal supérieur de Burdach se trouve englobé dans une lésion corticale ancienne, on ne suit guère ses fibres dégénérées au delà du voisinage immédiat du foyer primitif.
faisceau oceipito- Faisceau occipito-frontal [Forel et Onufrowicz) (OF). — Forci et Onufrowiez ont démontré, et le fait a été confirmé par Kaufmann et Hochhaus, que dans Fagénésie complète du corps calleux, l'arrêt de développement Travaux .ie Forci porte sur le corps calleux (bec, genou, tronc, splénium), sur le forceps et ragénésie0duZcorps sur le système commissural du trigone cérébral (Lyre de David) (fig. 378, 37!), 380). Le tape/uni au contraire, — c'est-à-dire la couche de fibres qui tapisse la paroi externe des cornes sphénoïdale et occipitale — est normalement développé, et se continue en avant avec un faisceau à direction
FAISCEAUX D'ASSOCIATION ET COMMISSURAUX
sagittale, situé en dedans de la couronne rayonnante, en dehors du corps du trigone auquel il est intimement uni (fig. 379). Ces faits montrent doncque le tapetum n'appartient pas au corps calleux, comme on le croyait Le tapetum n'aPjusqu'à Forel et Onufrowicz, mais bien à un faisceau d'association intra- ^^^maîs^ufa'shémisphérique, au faisceau désigné par ces auteurs sous le nom de fais- oeauoccipito-frontai. ceau occipito- frontal. A quel faisceau correspond dans l'hémisphère normal ce faisceau occipito-frontal, qui forme au niveau du carrefour ventriculaire le tapetum des anciens auteurs ?
Forel et Onufrowicz l'ont identifié avec le faisceau longitudinal sapé- Théorie de Forel
Fig. 378. — Face interne d'un hémisphère présentant une agénésie du corps calleux. (D'après Forel et Onufrowicz.)
MI, bandelette optique. — C, cunéus. — c, sillon du cunéus. — cm, sillon calloso-marginal.
— coa, commissure antérieure. — Fus, lobule fusif orme.— H, circonvolution de l'hippocampe.— K, scissure calcarine. — Li, première circonvolution limhique. — Lg, lobule lingual. — II, \amc terminale embryonnaire. — of, sillon occipito-temporal.— P, pédoncule cérébral. — po, scissure pariéto-occipitale. — PrC, precuncus. — Parc, lobule paracentral. — Pu/, pulvinar. — R, scissure de Rolande — sa, sillon anormal. — SI, septum lucidum. — Spa, espace perforé antérieur.
— Tga, pilier antérieur du trigone. — Th, thalamus. — U, circonvolution du crochet.
rieur ou arqué de Burdach, et leur manière de voir a été admise par Kaufmann et Hochhaus. Nous ne pouvons nous rallier à cette opinion. Nous venons de voir, en effet, que le faisceau longitudinal supérieur de Burdach est situé en dehors de la couronne rayonnante, et que ses fibres les plus inférieures recouvrent en dehors la capsule externe; le faisceau occipitofrontal est situé par contre en dedans de la couronne rayonnante, et concourt à former la voûte du ventricule latéral (fig. 379 et 380).
Sachs émet l'hypothèse qu'il s'agit dans les cas d'arrêt de développe- Théorie de saohs. ment du corps calleux, non d'une agénésie, mais d'une sorte d'hétérotopie du corps calleux; les fibres calleuses se seraient développées, mais au lieu de se porter transversalement de dehors en dedans et de réunir les deux hémisphères, elles se porteraient dans le môme hémisphère d'arrière en avant
et se transformeraient en un faisceau à direction sagittale. Or on ne corn prend guère, ni comment, ni sous quelle influence, s'opérerait une telle transformation. Dans l'agénésie cérébrale congénitale, il s'agit en effet d'un arrêt de développement qui intéresse non seulement les fibres et leurs arborisations terminales, mais encore les cellules d'origine d'un système de neurones. Les choses sont ici tout à fait comparables à ce que Ton observe dans la méthode expérimentale de Gudden, où les extirpations chez les animaux nouveaunés entraînent la disparition complète des libres et de leurs cellules d'origine, sans laisser aucune espèce de résidu (Forel).
A nuire avis, \o faisceau occipito-frontal de Forel et Onufrowicz s'identifie avec un faisceau à direction sagittale , qui longe , dans l'hémisphère normal .
l'angle externe du ventricule latéral. Ce faisceau est situé en dedans de la couronne rayonnan te , au-dessus du noyau caudé, audessous et en dehors du corps calleux; il est séparé de la cavité ventriculaire par la substance grise sousépendymaire. Ce faisceau, que nous avons bria). — VI, ventricule latéral. -, Vspk, corne sphéno'ïdale.
désigné dans nos séries
de coupes sous le nom de faisceau occipito-fronlal (OF), correspond au faisceau, tour à tour décrit par Meynert sous le nom de couronne rayonnante du noyau caudé et par Wernicke, sous le nom de faisceau du corps calleux se rendant à la capsule interne.
D'après Meynert, la couronne rayonnante du noyau caudé est formée par de nombreuses fibres qui prennent leur origine dans le noyau caudé, émergent le long de son bord supéro-ex terne et s'irradient dans les circonvolutions du bord supérieur de l'hémisphère. Or Wernicke a montré que ces
En;. 370. — Coupe ver tico-lrans versai e d'un hémisphère présentant, une agénésie du corps calleux. (D'après Forel el Onufrowicz.) ( Voy. fig. 378 et 380.)
Cette coupe correspond à peu près à la coupe normale n» 88, fig. 254, p. 467.
Alv, âlvcus. — CA, corne d'Ammon. — Cg, circonvolution godronnée. — Cge, corps genouillé externe. — Ciel, segment rétro-lenticulaire de la capsule interne. — ds, diverlicule du subiculum. — Ec, bord d'arrêt de l'écorce cérébrale. — Fli, faisceau longitudinal inférieur.— //. circonvolution de l'hippo-
unp.
h. sill.
que. — ô. — NL3
impc
urconvoqueue du
- l'ul,
- Tgp
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ÛF(Tap)
fibres n'affectent aucune connexion avec le noyau caudé; à l'examen de coupes microscopiques sériées, on ne voit, en effet, nulle part, aucune de ces fibres se terminer dans le noyau caudé.
D'après W ernicke, ces fibres constituent un faisceau de fibres calleuses se rendant àlacapsule interne (Balkenbùndelzur inneren Kapsel) ; elles proviendraient de la paroi antérieure de la corne frontale, c'est-à-dire du genou du corps calleux et de la masse blanche du lobe frontal; se réuniraient en un faisceau compact mesurant un centimètre et demi d'épaisseur, qui longerait le bord supéro-externe du noyau caudé et dont les fibres pénétreraient dans la capsule interne, entre le noyau caudé et le bord supérieur du putamen, au niveau de la partie moyenne de la couche optique; ce faisceau ne s'identifierait donc pas avec le segment antérieur de la capsule interne (Wernicke).
A l'examen de coupes microscopiques sériées, soit vertico-transversales, soit horizontales, soit sagittales, nous avons pu nous convaincre à maintes reprises, qu'aucune fibre de ce faisceau n'entre en connexion avec le noyau caudé; or, comme aucun fait anatomo-pathologique ou expérimental ne vient à l'appui de l'ancienne opinion de Gratiolet et de Foville, reprise par Wernicke, sur l'existence de fibres calleuses se rendant dans la capsule interne, nous avons cru pouvoir identifier ce faisceau avec le faisceau occipilo-f routai décrit par Forel et Onufrowicz, dans les cas d'agénésie du corps calleux.
Il est possible que, dans les cas d'agénésie du corps calleux, le cingulum s'unisse au faisceau occipito-frontal; mais le cingulum ne constitue pas à lui seul ce faisceau. Le cingulum longe en effet la première circonvolution limbique, et se réfléchit dans la circonvolution de l'hippocampe, mais aucune de ses libres n'entre dans la constitution de la paroi externe des cornes occipitale et sphénoïdale.
Fig. 380. — Coupe vertico- transversale d'un hémisphère présentant une agéne'sie du corps calleux. (D'après Forel et Onufrowicz.) (Voy. fig. 378 et 379.)
Cetie coupe correspond à peu près à la coupe normale n» 107, fig. 262, p. 480.
C, cunéus. — EM, ergot de Morand. — Fli, faisceau longitudinal inférieur. — K, scissure calcarine.
— OF [Tap), faisceau occipitofrontal de Forel et Onufrowicz, formant le tapetum de la corne occipitale. — po, scissure pariétooccipitale. — HT h, radiations thalamiques. — Voc, corne occipitale.
Nous décrirons donc, sous le nom de faisceau occipito-frontal, un long Trajet du faisceau faisceau d'association à direction sagittale, situé entre le cingulum et le oc"i"to t'0",a • faisceau arqué ou longitudinal supérieur de Burdach; il esi séparé du cingulum par toute l'épaisseur du corps calleux, et du faisceau longitudinal supérieur par le pied de la couronne rayonnante (fig. 381, 382). Comme les longs faisceaux d'association que nous venons d'étudier, le faisceau occipito-frontal décrit une courbe ouverte en avant et en bas. Recouvert
dans toute son étendue par l'épendyme et la substance grise sous-épendymaire. à laquelle il abandonne de nombreuses libres, ce faisceau longe l'angle externe du ventricule latéral et se trouve situé au-dessus du noyau caudé, en dedans de la couronne rayonnante, au-dessous du crochet que décrivent les fibres calleuses autour de l'angle externe du ventricule latéral.
NC(TJ
Fie. 381. — Faisceau occipito-frontal, tamia semi-circularis et faisceau uncinatus. Le corps calleux et le cingulum ont été enlevés et le pied de la couronne rayonnante a «'•lé disséqur. La préparation montre la paroi inférieure de l'étage supérieur du ventricule latéral et la voûte des cornes occipitale et sphénoïdale. D'après la dissection d'une pièce durcie dans l'alcool. (Demi-schématique.)
Cge, corps genouillé externe. — Cgi, corps genouillé interne. — coa, commissure anterieure. — Fit, faisceau uncinatus. — Gh, ganglion de l'habénula. — NA, noyau amygdalien. —Na, noyau antérieur du thalamus. — NC, tète du noyau caudé.— NC, queue du noyau caudé.
— NC{T), tronc du noyau caudé. — OF, faisceau occipito-frontal. — OF(Tap), partie du faisceau occipito-frontal formant le tapetum. — pCR, pied de la couronne rayonnante. — l'iil, pulvinar. — sch, sillon choroidien. — Tya, pilier antérieur du trigone. — Th. thalamus
couche optique). — Tli(W), partie de la couche optique formant la paroi du troisième ventricule. — tsede), lienia semi-circularis dont, quelques fibres sont situées dans la lame cornée.
— tl/i, taenia thalami. — //, bandelette optique.
Sur les coupes vertico- transversales (lig. 382), sa surface de secsa forme sur les tion est pyrifomiG, et mesure environ un demi-centimètre d'épaisseur; vorsaiesertl00"trans' par sa base il repose sur la couronne rayonnante, par son sommet dirigé en haut et en dedans, il s'insinue entre les fibres calleuses et l'épendyme vcntriculaire. Nettement délimité au niveau de la tète et du tronc du noyau caudé, ce faisceau est en partie dissocié au niveau de la queue de ce dernier, par les libres de la couronne rayonnante et par les fibres
FAISCEAUX D'ASSOCIATION ET COMMISSURAUX
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calleuses. Arrivé au niveau du carrefour ventriculaire ce faisceau se recourbe en bas el en avant, et ses libres s'étalent en éventail sur la paroi inféro-externe de la corne sphénoïdale, en formant le tapetum des anciens auteurs.
En avant, le faisceau occipito-frontal prend son origine dans toute l'écorce du lobe frontal — face externe, pôle frontal, face orbitaire; il reçoit chemin faisant, un grand nombre de tibres provenant du bord supérieur de l'hémisphère et des circonvolutions de la face externe, et qui lui arrivent en passant entre les fibres calleuses et les fibres de la couronne rayonnante. Ce fait est facile à constater sur des coupes microscopiques verticotransversales (fig. 382) ou horizontales (fig. 301 à 304 et 295, 296), traitées par les méthodes de Weigert ou de Pal. Les fibres du faisceau occipito-frontal se groupent en effet en fascicules nettement séparés les uns des autres, et se colorent beaucoup moins intensivement par la laque hématoxylinique, que les libres calleuses ou que celles de la couronne rayonnante. Du faisceau principal on voit se détacher un grand nombre de fibres fines et peu colorées, qui se portent en avant et en dedans (coupes horizontales tig. 295) ou en haut et en dedans (coupes vertico-transversales lig. 382), et qui occupent tout l'espace clair, compris entre les fibres de la couronne rayonnante et les fibres calleuses qui entourent le ventricule latéral. D'autres fibres (OF', fig. 391, p. 790) traversent la substance grise sous-épendymaire, s'entre-croisent, en avant de la corne frontale, avec les fibres du corps calleux et de la couronne rayonnante et s'irradient dans l'extrémité antérieure du lobe frontal. De la base du faisceau occipito-frontal, on voit en outre se détacher sur les coupes vertico-transversales des fibres qui se portent en bas et en dehors, traversent le pied de la couronne rayonnante et entrent dans la constitution de la capsule externe.
Dans le lobe sphéno-occipital, les fibres du faisceau occipito-frontal i s'irradient, après avoir formé le tapetum, dans les circonvolutions de la face {'^ externe et du bord inféro-externe de ce lobe ; il est probable qu'elles s'entre- dans }\ face externe
1 1 du lobe temporo-
croisent au niveau du carrefour ventriculaire et en particulier au niveau de la occipital, corne occipitale, avec les fibres du forceps major du corps calleux : en examinant une série de coupes vertico-transversales, on voit en effet très nettement des fibres se détacher du forceps major, et longer la paroi externe de la corne occipitale. Dans les lésions limitées du lobe occipital, on voit en outre, les fibres dégénérées du tapetum entrer en partie dans la constitution du forceps major (fig. 394); il semble donc résulter de ces faits, que le corps calleux prend une certaine part dans la constitution de la paroi externe de la corne occipitale, et cela est d'autant plus probable, que Gajal a montré que les fibres calleuses ne sont souvent que la branche de bifurcation interne des longues fibres d'association.
Les lésions du lobe occipital retentissent, ainsi que nous le verrons plus Le faisceau occi loin, non seulement sur le forceps du corps calleux, mais encore sur le tapetum et sur le faisceau occipito-frontal; or ce dernier faisceau dégénère partiellement, à la suite de lésions du lobe temporal et de la convexité de
>-frontal forme I etum et s'irradl
to-tïoutal dégénère la suite des lésions e la convexité île hémisphère.
Fig. 382. — Coupe vertico-transversale, passant par la partie moyenne de la commissure antérieure et l'extrémité antérieure du lobe temporal en avant du noyau amygdalien. Elle intéresse les principaux faisceaux d'association : cingulum, faisceaux occipito-frontal, longitudinal supérieur et uncinatus. Méthode de Weigert. Agrandissement de 3/2. Détails dessinés à un grossissement de 12 diamètres. Pour la description de cette coupe, voy. p. 330, coupe n° IV.
A M, avant-mur. — A M', avant-mur dissocié par le faisceau uncinatus. — Arc, faisceau arqué. — Ce, corps calleux. — Ce, capsule externe. — Cing, cingulum. — CM, commissure de Mcynert. — cm, sillon calloso-marginal. — eoa, commissure antérieure. — CH. couronne
FAISCEAUX D'ASSOCIATION ET COMM I S S U 11 AUX. 763
rayonnante. — Ft, F2, première et deuxième circonvolutions frontales. — f, premier sillon frontal. — Fa, circonvolution frontale ascendante. — Fit, faisceau uncinatus. — Fus, lobule fusiforme. — ft, fibres tangentielles. — /, insula. — Li, première circonvolution limbique.
— Ime, lame médullaire externe du noyau lenticulaire. — mFi, face interne de la première circonvolution frontale. — mp, .sillon marginal postérieur. — ras, sillon marginal supérieur.
— NC, noyau caudé. — NL, nerf de Lancisi. — NL*, NL3, troisième et deuxième segments du noyau lenticulaire. — OF, faisceau occipito-frontal. — OpR, opercule rolandique. — ot, sillon collatéral. — pCR, pied de la couronne rayonnante. — pri, sillon pré-rolandique inférieur. — R, scissure de Rolando. — S(p), branche postérieure de la scissure de Sylvius. — Sge, Sge', substance grise sous-épendymaire. — SI, septum lucidum. — Sti, substance innominée de Reichert. — T,, T2, Ti, première, deuxième et troisième circonvolutions temporales. — ti, U, h, premier, deuxième et troisième sillons temporaux. — Te, tulier cinereum. — tec, taenia tecta. — Tr/a, pilier antérieur du trigone. — U, circonvolution du crochet. — VI, ventricule latéral. — //, bandelette optique.
l'hémisphère, et ses libres dégénérées peuvent être suivies dans la substance grise sous-épendymaire. Nous en rapporterons des exemples dans les chapitres suivants, à propos des dégénérescences d'origine corticale ( Voy. 1. 11).
Ces faits, que nous avons observés chez l'homme, sont du reste con- Travaux de Muraformes à ce que nous enseigne la pathologie expérimentale. Il résulte en toff' effet des recherches expérimentales de Muratoff pratiquées sur le chien, que le faisceau occipito-frontal de Forel et Onufrowicz {fasciculus subcallosus de Muratoff) dégénère partiellement à la suite de l'ablation de la sphère motrice ou de la destruction des circonvolutions frontales ou occipitales. Mais ce faisceau, et e/i particulier le tapetum, demeure intact après la section du corps calleux, lorsque l'écorce cérébrale ri est pas accidentellement lésée pendant l'opération. 1 /indépendance du tapetum et du système calleux, démontrée par Forel et Onufrowicz à l'aide de la tératologie, se trouve donc confirmée par la pathologie expérimentale. C'est là un résultat que nous fournit l'expérimentation et que la méthode des dégénérescences secondaires ne pouvait nous donner, car, à la suite de lésions corticales, les fibres calleuses, d'association et de projection dégénèrent ensemble.
Le faisceau occipito-frontal constitue donc un long faisceau d' aSSOCia- Le faisceau occition, qui relie le lobe temporo-occipital au lobe frontal, à la convexité de J'/j""^'^1,!,/^^!,1,'.' l'hémisphère et à l'insula (par les fibres se rendant à la capsule externe), tai au lobe frontal. Comme tous les longs faisceaux d'association, il est formé de fibres d'inégale longueur n'appartenant que dans une partie de leur trajet au faisceau occipito-frontal : celui-ci ne se distingue des longs faisceaux d'association que par sa situation profonde et sous-épendymaire, il est situé en effet en dedans du système de projection, tandis que les autres longs faisceaux d'association occupent une position excentrique par rapport à ce système.
Faisceau longitudinal inférieur (Burdach) (Fli). — Couches sagittales Faisceau longitu-
du lobe occipital (Wernicke). Stratam sagittale externum (Sachs). Faisceau "ua in neur' sensitif (Charcot, Ballet) (fig. 373,374, 383, etc.).
Le faisceau longitudinal inférieur de Burdach est un faisceau à direction antéro-postérieure, situé au niveau du bord inféro-externe du lobe
sphéno-occipital et étendu du pôle occipital au pôle temporal. Il forme la sa forme dans i<>
couche externe des fibres sagittales du lobe occipito-temporal et il est extrè- °je temi""J '
mement facile à mettre à nu sur des cerveaux durcis dans l'alcool ou dans les bichromates alcalins, car la direction de ses fibres est en effet perpendiculaire à celle des fibres qui le recouvrent (fig. 383 et 389).
Pris dans son ensemble, ce faisceau forme, ainsi que Burdach l'a montré, une sorte de gouttière ou de rainure fortement coudée, ouverte en haut et en dedans, et qui reçoit dans sa concavité les fibres de projection du lobe occipito-temporal. Il présente à considérer une paroi externe, une paroi inférieure et un angle saillant très épais, qui correspond au bord inféro-externe de l'hémisphère, et en particulier à la base des circonvolutions troisième temporale (T3) et troisième occipitale (03) (fig. 383, voy. aussi fig. 252 à 262). La paroi externe répond aux première et deuxième circonvolutions temporales (T,, Ta), la paroi inférieure limite le diverticule du subiculum (ds) en bas, tapisse la base du lobule fusiforme (Fus) et du lobule lingual (Lg), et se confond en dedans avec le faisceau postérieur du cingulum (Cing [p]) situé dans la circonvolution de l'hippocampe (H [La]).
sa toimo dans ie Le faisceau longitudinal inférieur ne présente toutefois cette forme particulière que dans le lobe temporal; dans le lobe occipital, la paroi inférieure de la gouttière se réfléchit en haut et en dedans, et tapisse au niveau de Y ergot de Morand le stratum calcarinum (fig. 384). A la base du cune'us, les deux bords de la gouttière sont si rapprochés, qu'ils se réunissent et transforment ce faisceau en une sorte de cône creux, dont le sommet effilé est situé, environ, à 2 centimètres et demi du pôle occipital. Il
Son aspect sur les résulte de cette disposition que, sur les coupes vertico- transversales , le
crsaies.ertlC°'tranS" faisceau longitudinal inférieur affecte dans le lobe occipital^ la forme d'un anneau plus ou moins irrégulier et anguleux (fig. 384 et 290), et dans le lobe temporal, la forme d'une gouttière fortement coudée (fig. 383). Le faisceau longitudinal inférieur constitue donc un faisceau nettement délimité, et c'est à tort que quelques auteurs décrivent sous ce nom l'ensemble des fibres commissurales, de projection et d'association, qui tapissent le plancher des cornes occipitale et sphénoïdale, et qui sont comprises entre Fépendyme ventriculaire et l'écorce du sillon collatéral.
su,, épaisseur. L'épaisseur du faisceau longitudinal inférieur varie suivant les régions;
mince en arrière, où il entoure d'un anneau complet l'extrémité effilée de la corne occipitale, il s'épaissit considérablement le long de la paroi externe et du bord inféro-externe du carrefour ventriculaire, où il se ramasse en un faisceau compacte de fibres très serrées, tandis qu'il se réduit, au niveau de l'ergot de Morand, à une très mince couche de fibres, décélable seulement au microscope.
Rapports de sa Sa face concave est en rapport avec la couche des fibres de projection du lobe temporo-occipital, connue encore sous les noms de couche sagittale interne, de radiations thalamiques, et qui sépare le faisceau longitudinal inférieur, du tapetum (Tap) et de la cavité ventriculaire (VI). Rapports de sa Sa face convexe est irrégulière et recouverte par les fibres d'association propres au lobe occipital (voy. p. 780); elle présente à la base de chacune des circonvolutions qui la limitent une saillie, sorte de crête, produite par
FAISCEAUX D'ASSOCIATION ET COMMISSURAUX
fus
Eig.383. — Coupe veitico-transversale, passant parle carrefour ventriculaire en arrière de la queue du noyau caudé. Méthode de Weigert. Agrandissement 3/2. Détails dessinés à un grossissement de 12 diamètres. Pour la description de cette coupe, voy. p. 534, coupe n° X.
CA, corne d'Ammon. — Ce, corps calleux. — Cg, circonvolution godronnée. — Cing, cingulum, — C'A, couronne rayonnante. — ds, divertictile du subiculum. — Fc, fasciola cinerea. — Fit, faisceau longitudinal inférieur. — ft, fibres tangentielles. — Fus, lobule fusiforme. — H, circonvolution de l'hippocampe. — h, sillon de l'hippocampe. — ip, ip', sillon inter-pariétal et ses incisurcs. — I,, première circonvolution limbique. — Lg, lobule lingual, — Lms, lame médullaire superficielle. — ot, sillon collatéral. — Ph />.,, première et deuxième circonvolutions pariétales. — Pc, pli courbe. — Plch, plexus choroïdes. — PrC, précunéus. — RTh, radiations thalamiques de Gratiolet. — sec, sinus du corps calleux. — sp, sp', scissure souspariétale et son incisure. — Sge, substance grise sous-épendymaire. — T2,T>, deuxième et troisième circonvolutions temporales. — t,, 1«, premier et deuxième sillons temporaux. — t2', incisure du deuxième sillon temporal. — Tap, tapetum. — tec, taenia tecta. — 17, ventricule latéral.)
l'eiitre-croisement à la base des circonvolutions, des fibres commissurales , d'association et de projection. Ces crêtes affectent une direction sagittale Les crêtes de cette comme les circonvolutions du lobe occipito-temporal ; peu marquées au niveau du pli courbe et de la deuxième circonvolution pariétale, ces
Fig. 384. — Coupe vertico-transversale passant par la partie postérieure du précunéus, pur les scissures pariéto-occipitale et calcarine et par l'ergot de Morand. Méthode de Weigert. Agrandissement 3/2. Détails dessinés à un grossissement de 12 diamètres. Pour la description de cette coupe, voy. p. oo7, coupe n° XI.
Fii, faisceau longitudinal inférieur. — FM, forceps major. — ftcS, faisceau transversc du cunéus de Sachs. — Fus, lobule fusiforme. — io. sillon inter-occipital. — ip, sillon interpariétal. — K, scissure calcarine. — Lg, lobule lingual. — 0;, ft, deuxième et troisième circonvolutions occipitales. — o-, deuxième sillon occipital. — oa', incisure du sillon occipital antérieur de Wernicke. — ot, sillon collatéral. — P,, première circonvolution pariétale. — Pc, pli courbe. — po, scissure pariéto-occipitale. — PrC, précunéus. — RT/i, radiations optiques de Gratiolet.— Tap, tapetum. — Voc, corne occipitale du ventricule latéral.
crêtes sont particulièrement accentuées au niveau des trois circonvolutions temporales (T^T^Tg), de la troisième circonvolution occipitale (03) et des lobules fusiforme (Fus) et lingual (Lg) (lig. 384, 385, voy. aussi lig. 223 à 228, 251 à 2G6, 273 à 276). Le faisceau longitudinal inférieur abandonne en effet à ces circonvolutions un très grand nombre de fibres. Faisc an basa] m- La crête du lobule lingual a été décrite par Burdach sous le nom de fais- 1 " de Burdach' ceau basai interne (inneres Grundbûndel) (fig. 373 et 374, Fbi) ; elle répond
FAISCEAUX D'ASSOCIATION ET C 0 M MISSURAUX. 760
à la partie inféro-interne du faisceau longitudinal inférieur, renforce en avant, au niveau du pli rétro-J imbique, le faisceau postérieur du cingulum situé dans la circonvolution de l'hippocampe (H[LJ, et disparait avec le pli rétrodimbique.
Les crêtes qui sillonnent la face convexe du faisceau longitudinal inférieur sont très nettes sur les coupes vertico-transversales, soit que l'on considère des coupes macroscopiques de cerveaux durcis dans le bichromate, soit que l'on étudie des coupes microscopiques traitées par le carmin ou par les méthodes de Weigert ou de Pal. Elles sont en outre faciles à constater sur les coupes horizontales qui sectionnent obliquement les circonvolutions temporales (fig. 385 et 293).
Dans Je lobe temporal, le faisceau longitudinal inférieur est mal déli- Rapports do son mité en haut; il se confond en effet — au niveau du segment rélro-lenti- ho*à suPéneuL'culaire de la capsule interne qu'il recouvre en dehors — avec les libres de projection des lobes temporal et pariétal (fig. 383, 385 et p. 532, fig. 287). 11 résulte de cette disposition, que ce faisceau ne se dispose en couche nettement distincte, que dans les régions situées en arrière et au-dessous de la partie recourbée de la queue du noyau caudé (Voy. séries I, II, III, p. 536, fig. 283 à 288, 292, 293 et p. 593, fig. 305 à 314).
En avant du segment rétro-lenticulaire de la capsule interne (Cirl), le faisceau longitudinal inférieur entoure l'extrémité postérieure et le bord inférieur du putamen (NL3) (fig. 385), puis contourne la corne sphénoïdale (Vsph) et atteint la partie externe du noyau amygdalien (NA), où il morcelle avec le faisceau uncinatus, la substance grise qui relie l'avant-mur au noyau amygdalien et à l'écorce cérébrale avoisinante (fig. 386).
Sur les coupes traitées par les méthodes de Weigert ou de Pal, le fais- Le faisceau îongiceau longitudinal inférieur se colore très intensivement par l'hématoxyline. différencie c des" rail se différencie très facilement des radiations thalamiques (RTh) et des ^t^oscSde fibres de la masse blanche du lobe temporo-occipital, grâce au gros calibre scs 6hre* et leiu' c°-