L.l. int. (pl. sup.). id. (pl.prof
Os trigone.
Goutt. fl. pr. 2. - L. aslr.-calc. post.
Gaine fl. pr.
Goutt peron.
Lig1 post.
L. per.-ast. p.
Interl. ast. cale.
■cale.
Bourse rétrocalc.
Tend. Achille.
Articulation tibio-tarsienne (face postérieure)
G. STEINHÉIL, Éditeur
A UT I CUL 1 r/0 V TIBIO-TARSIENNE
tendons vers la plante ; ce sont, de dehors en dedans, le fléchisseur propre, puis le fléchisseur commun et le jambier postérieur ; on voit alors, après avoir détruit les gaines de ces muscles, un plan ligamenteux, situé au-dessous du ligament péronéo-tibial postérieur. Les libres de ce ligament postérieur sont peu solides, elles s’entre-croisent en \ derrière l’articulation ; les unes viennent du péroné, au niveau de la fossette digitale, et vont s’insérer sur le tibia, ou se jeter sur le ligament latéral interne ; certaines forment même un petit faisceau qui descend plus bas, jusqu’au niveau du tubercule externe de la gouttière du fléchisseur propre. D’autres fibres, nées du rebord tibial postérieur descendent, obliques en bas et en dehors, vers la pointe péronière (PI. 56, X).
Dissection de la face interne. — C'est en dedans, comme en dehors, que se trouvent les forts ligaments ; encore le ligament interne l’emporte-t-il en solidité sur l’externe. Pour disséquer cc ligament, il faut ouvrir la gaine du jambier postérieur, jusqu’au tubercule du scaphoïde ; le muscle vient en effet recouvrir et renforcer l'appareil ligamenteux interne ; le fléchisseur commun, qui se réfléchit au niveau de la partie externe du sustentaculum tali, recouvre à peine les libres inférieures du ligament interne ; il faut néanmoins ouvrir sa gaine et rabattre le muscle.
On a voulu, trop schématiquement, calquer la description du ligament latéral interne, sur celle de l’externe ; on ne trouve pas ici, comme en dehors, trois faisceaux ligamenteux isolés. Le ligament latéral interne est constitué de deux plans fibreux superposés.
Le plan superficiel (pl. 67), transastragalien, est constitué par une forte lame ligamenteuse, insérée sur le tibia, au niveau du bord antérieur de la malléole interne, ou mieux sur la face interne, à 1 ou 2 millimètres en arrière du rebord ; de là, le ligament vient irradier sur le tarse, formant le ligament dit deltoïdien ou encore libio-scap/io- (jléno-snstenlacülaire (Farabeuf). Les fibres antérieures vont, en effet, sur le scaphoïde ; les moyennes vont se jeter sur le bord interne du ligament glénoïdien (ligament calcanéo-scaphoïdien inférieur) ; ce ligament présente, à ce niveau, un noyau fihro-carlilagineux, répondant, en dedans, au tendon du jambier postérieur ; les fibres postérieures vont se jeter sur le sustentaculum tali (petite apophyse du calcanéum) : enfin, il existe parfois, plus en arrière, quelques fibres allant s’insérer, sur l’astragale, au tubercule interne de la gouttière du fléchisseur propre. A part ces dernières fibres, tout le ligament deltoïdien est un ligament transastragalien.
Düjarier.
Planche 67. — Articulai ion tibio-tarsienne (face interne. Plan superficie!) .
Le ligament latéral interne comprend deux plans superposés :
1° Le plan superficiel, transastragalien, constitue le ligament deltoïde [L. Deltoïde], ou tibio scapho-gléno-suslentaculaire ; A. (scapho) = scs fibres antérieures, scaphoïdiennes ; B. (gléno) = ses fibres moyennes jetées sur le ligament glenoïde [L. glénoïde]; G (sustentac.) — ses fibres postérieures insérées au suslentaculum tali (petite apophyse du calcanéum).
2° Le plan profond, déborde, en arrière, le superficiel : L. tib. ast. p. = ligament tibioastragalien postérieur.
T. jamb. post. = tendon jambier postérieur, inséré au tubercule du scaphoïde [T. scaph.].
Goût. fl. com. = gouttière du fléchisseur commun.
Goût. fl. pr. = gouttière du fléchisseur propre, au-dessous du suslentaculum tali
Ch. car. = chair carrée, chef interne, tapissant la gouttière calcanéenne.
DUJARIER
Planche 57
Articulation tibio-tarsienne (face interne, plan superficiel)
G. STEINHEIL, Éditeur
ARTICULATION TIBIO- TARSIENNE 2gi
Le plan profond, astragalien (pi. 58), déborde en arrière le plan superficiel, si bien qu’on peut apercevoir sa partie postérieure, sans sectionner le plan superficiel. Nous conseillons néanmoins, pour préparer ce plan profond, soit de faire sauter l'insertion tibiale du ligament glénoïdien, en guidant la scie sur une sonde cannelée, glissée entre les deux plans; soit, ce qui est plus facile, de sectionner le plan superficiel ; ce dernier procédé permet de disséquer de très près les insertions du ligament delloïdien.
Le plan profond est constitué par un plan continu, doublant la synoviale; mais, tandis qu’en avant, ce plan est très mince et peu solide, en arrière, se trouve un puissant renforcement, le ligament tibio-astragalien postérieur. La partie antérieure s’insère sur le bord antérieur et la pointe de la malléole interne, immédiatement à côté de la surface cartilagineuse ; de là, scs fibres vont se fixer sur le col de l’astragale, à la lèvre postérieure du collier de Farabeuf ; sur la lèvre antérieure, s'insère la capsule astragalo-scaphoïdienne.
Le ligament t ibio-astraga lien postérieur est constitué par un fort trousseau fibreux, gros comme un crayon. En haut, il s’insère sur la pointe de la malléole, au niveau de la petite échancrure qu elle présente ; en bas, ce ligament s’attache à une facette arrondie, située au-dessous et en arrière de la facette interne en virgule de l’astragale. Ce ligament court, extrêmement puissant, déborde en arrière le plan superficiel, avec lequel il présente parfois quelques adhérences ; mais il en est toujours distinct, le plan superficiel étant transastragalien, et lui s’insérant uniquement à l astragale.
Nous reproduisons (pages 292-293) pour l’étude des surfaces articulaires les figures ostéologiques du Pr Farabeuf (i).
Lasynoviale de l’articulation, lâche en avant et en arrière, est tendue sur les parties latérales. En avant, la synoviale forme, au-dessous du rebord tibial, un gros bourrelet adipeux ; de plus, des prolongements tendent à faire issue à travers les points faibles du ligament antérieur.
En arrière, la synoviale envoie également des prolongements à. travers les éraillures du ligament postérieur ; l’un passe toujours au-dessous du rebord tibial ; d’autres sont situés plus bas. 11 n'est pas rare, dit Poirier, de voir la synoviale communiquer avec les gaines séreuses des fléchisseurs et des péroniers latéraux. En haut, la synoviale envoie un prolongement entre le tibia et le péroné ; on voit parfois une
(1) Médecine opératoire, page 818-821.
Fig. iG (d’après Farabeuf). — Pied gauche.
La face inférieure, c’est-à-dire le dessous de l’astragale A, et la face supérieure ou dessus du calcanéum C. La lettre C est sur le tiers postérieur du calcanéum, que ne couvre pas l’astragale: a, trochlée conique (segment de pavillon de trompe de chasse) qui joue sous l’astragale, dans le sens des flèches, arquées autour du centre -+- ; 1), facette sustentaculaire principale (c est l’accessoire, qui le plus souvent est réunie à la principale). La llèclie arquée sur 1) indique le mouvement de cette partie du calcanéum sous la tète astragalienne, autour du centre -t- ; cl, place où s’insèrent les deux ligaments qui divergent en y, le calcanéo-cuboïdien sous le calcanéo-scaphoidien ; e, insertion du pédieux et des piliers des frondes du ligament annulaire; f, ligne ou série des rugosités d’implantation des trousseaux fibreux qui forment la baie interosseuse antérieure. Une série analogue, mais plus antérieure, se voit sous l’astragale ; {)f|, rugosités d’implantation des trousseaux fibreux de la haie interosseuse postérieure, bien plus faible que l’antérieure. Cependant le faisceau né de g en arrière de + est très fort. Très fort aussi le faisceau qui descend en 11 derrière le sustentaculum venant du tubercule interne de la gouttière du tendon fléchisseur propre, visible au-dessous de A. Les flèches tracées sur le dessous de l’astragale indiquent comment cet os se déplacerait sur un calcanéum fixe. (Farabeuf.)
Fig. 17 (d'apres Farabeuf). — Profil externe des os du tarse gauche.
St*, scaphoïde; C U 1), cuboïde; C, grande apophyse du calcanéum sur laquelle s’attachent le m. pédieux, les piliers de l’annulaire, l’y calcanéo-cuboïdien-scaphoïdien qu’on ne voit pas, et plus profondément les deux haies de l’interosseux dont l’antérieure seule est représentée par ses deux gros premiers faisceaux ; a, crête tuberculeuse qui sépare les tendons péroniers ; 11, plaquette d’attache du ligament péronéo-calcanéen : c, tubérosité plantaire postérieure externe soudée à la croûte postérieure épiphysaire du calcanéum A, astragale, facette articulaire pour la malléole péronière: 1, tète; 2, collier, insertion de la partie externe de la capsule astragalo-scaphoïdienne ; 3, bord externe du col lissé par le joug ; 4, ligne d’insertion de la capsule tibio-astragalienne venue de 2 et allant à; 5, attaches du ligament péronéo-aslragalien antérieur ; G, apophyse externe ; 7, insertion du ligament péronéo-astragalien postérieur, queue de l’astragale, ou encore tubercule externe de la gouttière ici invisible du tendon fléchisseur propre du gros orteil. (Farabeuf.)
Fig. 18 (d’après Farabeuf). — Profil interne des os du tarse gauche.
C, calcanéum, sa faca interne ou excavation, surface d’attache de la lame interne du muscle fléchisseur accessoire . a, tubérosité plantaire postérieure interne; 1), tubérosité plantaire antérieure, croupe éburnée du relief longitudinal sous-calcanéen d’où procèdent les deux principales couches du puissant ligament calcanéo-cuboïdien inférieur ; c, surface articulaire pour le cuboïde ou trochlée de la tète calcanéenne ; d, cavité coronoïdienne préparée pour loger le bec ou éperon cuboïdien dans les mouvements forcés; e, gouttière du tendon fléchisseur propre du gros orteil sous la petite apophyse ou sustentaculum de la tète astragalienne. A, astragale, sa face interne, la petite faux articulaire pour la malléole tibiale : 1, surface articulaire scaphoidienno de la tète: 2, surface glénoidicnne ; 3, interligne de l’articulation astragalo-sustentacuiaire ; 4, attache du petit ligament tibio-astragalien antérieur, première saillie du collier ; 5, large implantation du ligament tibio-astragalien postérieur ; G, tubercule interne d’où part le ligament astragalo-sustentacuiaire. (Farabeuf.)
Fig. 19 (d’après Farabeuf). — Calcanéum C et cuboïde C« gauches vus en dessous, faces
plantaires.
C, tubérosité plantaire antérieure ou croupe éburnée du relief longitudinal sous-calcanéen : a, sustentaculum ou petite apophyse, passage du tendon fléchisseur commun ; 1), passage du tendon fléchisseur propre du gros orteil; c, excavation, insertion du chef interne du fléchisseur accessoire ; d, tubérosité plantaire postérieure interne ; e, tubérosité plantaire postérieure externe ; f, sur le cuboïde, corne externe de la demi-lune, facette polie par le noyau du tendon long péronier; g, gouttière de ce tendon ; 11, milieu delà demi-lune ou angle de l'équerre. (Farabeuf.)
Planche 58. — Articulation tibio -tarsienne (face interne. Plan profond).
Le plan superficiel est sectionné ; le segment supérieur [Lig. deltoïde] est relevé ; le segment inférieur, divisé verticalement au niveau du ligament glenoïde (Lig. glén.], est rabattu, laissant voir | Tête astr.] la tête astragalierine, par une ouverture, faite à la capsule astragalo-scaphoïdienne [Caps. astr. scaph.].
Le plan profond, inséré à l'astragale, est ici mis en évidence ; mince en avant [Capsule tibio. astr.] où est soulevée par l’angle de la trochlée astragalienne, et vient s’insérer sur le collier astragalien [Collier astrag.] ; fort en arrière [L. tib. ast. p.) = ligament tibioastragalien postérieur, laissant voir la queue de la surface interne en virgule de l’astragale [Astr. (f. int.)].
L. interos. = partie interne, solide et courte, du ligament interosseux.