DU CHIASMA DES NERFS OPTIQUES
Par son grand développement et l’espace considérable qu’il occupe à la base du cerveau, le chiasma des nerfs optiques mérite tout particulièrement de fixer lattention. Loin de ressembler aux autres nerfs des poissons et de former des cordons cylindracés, les nerfs optiques de la truite se présentent sous la forme de larges bandelettes nerveuses plissées sur elles-mêmes, de manière à former de grands faisceaux obliques qui
se croisent complètement sous les lobes olfactifs. Il est très-facile d’étaler ces bandelettes et de s'assurer par-là que les nerfs optiques sont de véritables membranes très. minces qui se détachent du bord inférieur et antérieur des lobes optiques, dont elles sont le prolongement direct, après avoir formé le long de ce bord un petit bourrelet (N fig. 4), séparé des lobes optiques proprement dits par un léger sillon, dans lequel se logent les nerfs de la quatrième paire.
En avant de la vulve , sous le chiasma des nerfs optiques se trouve une commissure (x! fig. 5 et 5) que Haller a déjà décrite sous le nom de commissura transversa et que M. Gottsche mentionne également. Pour l’apercevoir, il faut séparer les nerfs optiques et les écarter fortement.
Entre les deux nerfs optiques, on remarque en outre devant la commissure transverse de Haller une fente longitudinale (z fig. 5) qui communique avec le troisième ventricule ; cette fente est fermée en avant par quelques fibres qui se croisent. Du reste les nerfs optiques ne mêlent point leurs fibres et passent l’un dessous l’autre, sans se combiner.