‹ Anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 1 sur 223 · BECHET JEUNE · texte numérisé non relu

BECHET JEUNE

EP: a ZIBRAIRE DE LA FACULTE DE MEDECINE,

» Pi: s à ” PLACE DE I'ÉCOLE DE-MÉDECÎINE, N° 4.

MISTORICAL MEDIOAL

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MYOLOGIE.

On appelle généralement ruscles(1),les organes acuüfs de la locomotion. Ces organes sont composés de faisceaux de fibres

Définition

‘rouges ou rougeâtres, dont la fibrine fait la base, et dont la pro- des muscles.

priété essentielle est la conéractilite, c'est-à-dire la propriété | e CL

de se contracter ou de se raccourcir sous l'influence d’un -stimulus (2).

Nomenclature des muscles,

n'y a point unité de base pour les dénominations qui ont té données aux muscles. AvantSylvius, on désignaitles mus-

mériques de premier, deuxième, elc., dans l’ordre de leur superposition , ou dans l'ordre de leurs usages. Sylvius,

(1) Ce mot vient de us, souris, ou mieux de gvuss, mouvoir. (2) On voit que dans cette définition, on a eu señlement pour but de différencier d’une manière générale les muscles des autres organes , en indiquant leurs deux propriétés caractéristiques : la composition fibrineuse et la façulté contractile. 11. I

Vices de leur

cles d'une région, de la cuisse, par exemple, par les noms nu nomenclature,

2 MYOLOCIE.

le premier, donna des noms particuliers au plus grand

nombre des muscles. Il futimité en cela par les anatomistes

qui le suivirent, et surtout par Riolan. Dans cette nomen-

Bases de la Clature, qui est encore généralement adoptée de nos jours,

nomenclature ]es noms des muscles sont déduits : 1° de leur situation ; des muscles. 2 { : :

ex. , radiaux, cubitaux, péroniers, etc.; 2° de leur volume : grand et petit fessiers, grand et petit palmaires, etc.; 3° de leur direction : droits de l'abdomen, muscles obliques de la tête; 4° de leur figure qui en donne une image ordinairement défectueuse, et qu’on exprime par des comparaisons tantôt avec des formes géométriques, ainsi qu'on le voit pour Les muscles rhomboïde, pyramidal, scalène, etc.; tantôt avec des objets généralement connus, ainsi qu'on l'a fait pour les muscles deltoide, lombricaux, soléaire (de solea, semelle); 5° de leurs divisions ou complications: tels sont les muscles digastriques (à deux ventres), triceps (à trois têtes), biceps , complexus, etc.; 6° de leurs insertions: muscles sterno-hyoïdiens, sterno-thyroïdiens, etc.; 7° de leurs usages: adducteurs et fléchisseurs , etc.

Dans les temps modernes, on-4 cherché à plusieurs reprises à substituer à Loutes-et$ dénominations vagues où ar- bitraires, pour la plupart, une nomenclature uniforme , et déduite de la considération la plus importante, celle des in- Nomencla- Sertions. Toutefois, si la nomenclature de Chaussier , qui ture de Chaus- gt, sans contredit, supérieure à toutes celles qu'on a proposo à sées, n’est pas généralement adoptée, cela uent à ce qu'elle ne saurait dispenser de la connaissance des nomenclatures anciennes , séules adoptées dans un grand nombre d'ouvrages de médecine ou de chirurgie ; joïgnez à cela que des dénominations moins parfaites, par cela seul qu'elles sont depuis long-temps en usage, sont préférables à des dénomi-

nations nouvelles.

Nombre des Muscles, on Eg. |

Il règne peu d’uniformité dans les auteurs pour le denone

brement des muscles. Suivant la plupart, lencmbredes muscles Dissidence

est de quatre cents, Chaussier l’a réduit à trois cent soixante: des auteurs sur : Los * Û , Mn et le nombre des

huit. Ces différences tiennent, d'un côté, à ce qu'il n'existe ynseles,

point entre les différens muscles des limites naturelles aussi

tranchées que celles qui, par exemple, séparent les diffé-

rens Os; et, d'un autre côté, à ce qu'on n'a pas suffisamment

établi les bases de la délimitation des muscles. On peut avec D

avantage adopter les rècles suivantes: 1°, On doit admettre É déimitats

un muscle distinct là où une réunion de faisceaux, for- des muscles,

mant une masse isolée par son corps et par ses extrémités ,

remplit des usages distincts et déterminés. 2°, Un muscle est

encore distinct, quand il est isolé des autres muscles seule-

ment dans une partie de son corps, et dans celle de ses

insertions qui est le plus habituellement mobile. Quel que

soit, au reste , le mode de délimitation qu'on adopte, on

voit que le nombre des muscles est de beaucoup supé-

rieur à celui des os, ce qui s'explique par cette considéra-

tion, que chaque os peut jouer le rôle de levier pour un

grand nombre de mouvemens: tandis que chaque muscle

ne joue le rôle de puissance que pour un nombre très-

limké de mouvemens,

Volume et masse du système musculaire,

De tous les systèmes d'organes , le système musculaire est

le plus considérable , sous le rapport de la masse, aussi bien Volume et masse considé- : * ; rables de ce reil musculaire est en rapport avec la disposition défavorable système,

que sous le rapport du volume. Cette grande masse de l'appa-

de la plupart des leviers que présente le système osseux, Le

système musculaire est un de ceux qui offrent d'individu à in-

dividu les différences les plus considérables ;'sous le rapport

du volume et de la masse. Comparez sous ce rapportle muscle $es différen. grand-fessier d'un homme robuste au muscle grand-fessier SA A d'un individu grêle , nerveux , et dans un état d'amaigrisse- port, : 1,

4 MYOLOGIE.

ment même compatible avec. la santé; car l’état de maladie

re tamien introduit encore des différences plus tranchées. Au reste, le

ginel.ou av- degré de force et de volume de l'appareil musculaire peut E être originel ou acquis, partiel ou général.

poses à La prépondérance partielle est le plus habituellement acrance partielle, QUISE ; elle est le résultat le plus ordinaire de l'exercice. IL suffit pour sen convaincre d'examiner certaines régions de l'appareil musculaire chez des individus dont la pro-

fession met plus spécialement en jeu ces régions.

Prépondés La prépondérance des muscles, du côté droit, ne trouve rance des mus- PAS SOn principe ailleurs que dans l'habitude d'exercer plus cles du côté fréquemment les muscies de ce côté. Elle n’est point, ainsi He queniment Îles cie C est point, ainsi

qu'on l'a avancé, le résultat d’une différence congéniale.

Prépondé il reste, le volume de telle ou telle région du système rance relative musculaire est, chez les animaux , en rapport soit avec leur de certainesré-. : . ï LR à è gions chez les Instinct, SOIt AVEC leur mode d'alimentation, soit avec leur animaux, atütude habituelle, soit enfin avec quelque autre particu-

larité importante de leur organisation. C'est ainsi qu'on voit prédominer, 1° les muscles qui meuvent l'os maxillaire inférieur chez le lion, le tigre et les carnassiers, qui déchirent leur proie ; 2° les musclesépais de la colonne vertébrale, chez l'ours, qui est un animal grimpeur ; 3° les muscles des membres postérieurs, chez le lièvre, dont le mode habituel de progression est le saut; 4 les muscles de l'aile, chez les oi- :seaux; 5° les muscles des membres abdominaux et des gouttières vertébrales, chez l’homme, qui a pour attitude. carac-

-téristique la station bipède.

Figure des muscles.

La fizure des muscles se détermine par les données sui- -vantes :

1° D'après leur comparaison, soit avec des formes géomé- -triques 4 soit avec des objets généralement connus.

2° D'après la disposition respective de leurs faces; de leurs. darts bords et de leurs angles. ds pe

3° D'après leur symétrie ou leur insymétrie. Sous ce dernier cles. rapport, il existe entre le système osseux et le système musculaire une très-grande différence. On trouve, en effet, un nombre assez considérable d'os symétriques ou impairs ; la presquetotalité des muscles, au contraire, présente l'insymétrie et la disposition par paires.

4° D'après le rapport de leurs trois dimensions. Sous :ce dernier point de vue, les muscles ont été divisés en trois classes, longs, larges et courts. Nous présenterons, à l'égard de ces trois classes de muscles, quelques considérations générales. |

Muscles longs. On les rencontre principalement aux Muscles longs. membres. Leur longueur est quelquefois considérable ; ceux qu sont les plus longs sont le plus superficiellement situés.

Ordinairement les muscles très-longs passent sur plusieurs Les plus superficiels sont

articulations , et peuvent, par conséquent, concourir à pro- plus longs.

duire des mouvemens dans toutes ces articulations. Cette longueur considérable de certains muscles est encore avantageuse, en ce sens qu'elle leur permet de prendre un point d'appui, c’est-à-dire, une insertion fixe sur une partie habituellement moins mobile, comme le tronc ; d’où ils peuvent agir sur des parties plus habituellement mobiles; tels sont les muscles qui meuvent la cuisse ou la jambe. Les muscles longs Ils sont simsont ou simples ou divisés. Tantôt la division est du côté de PACA AS l'insertion habituellement fixe; tantôt elle est du côté de l'insertion habituellement mobile. | Lesmuscles larges occupent les parois des cavités, ils sont Muscleslarges. quadrilatères, lorsque toutes les insertions ont lieu au tronc ; ils sont triangulaires, lorsque du tronc ils s'étendent aux ‘membres. Lorsque plusieurs muscles larges sont superposés, ils offrent ceci de‘particulier, que leurs fibres sont dirigées de “manière à se couper à angle et à se croiser : disposition qui, “en formant une sorte de ‘tissure, augmente singulièrement là

Muscles courts

Importance de la direction des muscles.

Leur axe:

Leur déviation ou réflexion.

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