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Forme.
Rapports,
Face externe.
Scissare interlobaire.,
Lobes pulmonaires,
624 SPLANCHNOLOGIE.
immédiatement les poumons reviennent sur eux-mêmes en
chassant l'air avec force.
Figure et rapports. La forme des poumons est celle d'un cône peu régulier, profondément excavé en dedans, dont la base est en bas et le sommet en haut;on leur considère une face externe, une face interne, un bord antérieur, un bord postérieur, une base et un sommet.
Face externe ou costale. D'une convexité peu régulière , comme la concavité des parois thoraciques à laquelle elle est contiguë , et sur laquelle elle est exactement moulée, cette face répond à la plèvre costale qui la sépare des côtes et des muscles intercostaux, |
Elle présente une scissure profonde, scissure interlobaire, qui pénètre toute l'épaisseur des poumons jusqu’à la racine. Cette scissure commence au-dessous du sommet de l'organe, se porte dehauten bas etd’arrière en avant jusqu’à la partie antérieure de la base, sur laquelle elle se termine en empiétant ur peu sur elle.Cette scissure, simple pour le poumon gauche, se bifurqueen avant par lepoumon droit ; la branche inférieure de cette bifurcation suit la direction primitive ; la branche supérieure se porte en haut et en avant. Il en résulte que, le poumon gauche est divisé en deux portions ou lobes distingués en supérieur et en inférieur, et que le poumon droit es divisé en trois lobes distingués en supérieur, inferieur €! moyen. De ces lobes, l'inférieur quicom prend la base est plu: volumineux que le supérieur qui comprend le sommet. Li moyen est le plus petit. Les faces par lesquelles ces lobes sc correspondent sont planes, tapissées par la plèvre ; sou vent elles sont adhérentes entre elles, et quelquefois du pu: s'amasse dans leur intervalle, et, circonscrit de tous côté par des adhérences, il secreuse, pour ainsi dire, une cavité aux dépens des faces correspondantes des lobes, et simuk un abcès du poumon. |
Il existe beaucoup de variétés dans la disposition de ce: lobes, Ainsi, quelquefois les scissures et plus particulièrement
ET
celles qui limitentle lobe moÿen, n'arrivent pas jusqu’à la racine des poumons , elles ne sont qu'indiquées. Il n’est pas rare de trouver trois lobes dans le poumon gauche, ou quatre dans le poumon droit : il y avait quatre lobes sur un poumon de nègre présenté dernièrement à la société anatomique. On cite des exemples de poumons à cinq, six et même sept lobes; mais en général cette multiplicité des lobes n’est qu'à l’état de vestige, et représente une disposition normale chez la plupart des animaux. ( Le chien, le mouton, le bœuf ont despoumons à sept lobes.)
Face interne où médiastine. Elle répond au médiastin. Cette face présente la racine des poumons, c’est-à-dire la partie de la surface de ces organes, au moyen de laquelle ils communiquent avec la trachée par les bronches, et reçoivent et émettent leurs vaisseaux sanguins. Cette racine qui occupe sur la face interne un espace très-circonscrit , savoir, un pouce de haut et un demi-pouce de large, est située à la réunion des deux tiers antérieurs avec le tiers postérieur de la face in-
terne, et à peu pres à égale distance du sommetet de la base.
La partie de la face interne du poumon, qui est postérieure à la racine, répond à la colonne vertébrale et au médiastin postérieur, lequel présente : du côté gauche, l'aorte descendante, et la partie supérieure du canal thoracique; du côté droit, la veine azygos, l'œsophage et la partie inférieure du canal thora cique, : # | |
Dans toute la partie antérieure à la racine du poumon, la face interne répond au médiastin antérieur, et se trouve excavée pour recevoir le cœur; et comme le cœur proémine plus à gauche qu'à droite, il en résulte que le poumon gauche qui répond au bord gauche et à la pointe du cœur, et plus haut à la crosse de l'aorte, est plus profondément excavée que le poumon droit qui répond à l'oreillette droite et à la veine-cave supérieure. On ne peut avoir une bonne
idée de la manière dont les poumons sont ainsi creusés pour loger le cœur, qu'en examinant ces organes insufflés; on est 2, N 0
Variétés dans le nome bre des lobes.
Face interne ou médiastine.
Racine des poumons,
Rapports-
Excavation des ‘poumons pour Pier le
cœur,
"Ai ..
Bord antés à
rieur,
Bord posté
1iEur,
Pase.
Concavité et
coupe obliqu base,
626 SPLANCHNOLOGIE- h.;
alors frappé de la justèsse de l'expression d periggaiis qui 2ppelle le poumon le lit du cœur. On conçoit aussi comment les maladies avec augmentation de sblinie du cœur peuvent influer directement sur la respiration en réduisant les poumons à de plus petites dimensions. Du reste, les rapporis de ces organes avec le cœur ont lieu par intermède du péricarde et de la plèvre : je ne dois, pas omettre le rapport avec le nerf diaphragmatique qui est collé contre le pe carde par la plèvre. Chez le. fœtus, le poumon est en port antérieurement avec le thymus qui le refoule e en arrière. Bord antérieur. Mince et comme snueux!, présentant : gauche, deux échancrures, une inférieure très-considérable qui répond à la pointe du cœur, une supérieure petite pour l'artère sous-clavière. À droite, sont FN deux échancrures, mais moins considérables que celles du côté gauche : : une inférieure pour l'oreillette droite, une supérieure pour la veine-cave supérieure.
Bord postérieur. C'est la partie la plus volumineuse du pounop: Il remplit la gouttière profonde; costo-vertébrale, qui occupe les côtés de la colonne dorsale, K°
Base. Elle est concave et exactement moulée sur. “la convexité du diaphragme ; par conséquent un-peu plus profondément excavée à droite qu’à gauche. Sa circonférence est très-mince et légèrement sinueuse. De même que le diaphragme, la base du poumon prétents un. plan incliné d'avant en arrière, et remplit l Se ct de gouttière profonde très- etanguleuse que forment en arrière le diaphragme et les ela parois thoraciques. À raison de la coupe oblique de sa base,
le poumon présente un diamètre vertical beaucoup plus considérable en arrière qu’en avant; et comme le bord postérieur est la partie la plus volumineuse de l'organe; on concoit que l'exploration des poumons doit porter principalement sur ce bord postérieur: Il importe de se faire une bonne idée de la manière dont la base du poumon droit et a convexité du foiesont disposées l'une par rapport à l’autre. Le
foie est comme reçu dans la concavité de la base du poumon ; pres 2% “au : j ecepti si bien que la partie postérieure de cette base répond à peu qu foie dans
de chose près au niveau de la face inférieure du foie. Le rap- ‘a de“: a Dase u pou-
port du foie avec la base du poumon qui n’en est séparé que mon droit.
par le diaphragme explique comment des abcès et des kystes du foie se sont ouverts dans le poumon.
Sommet. Obtus, il dépasse en haut la’première côte quiim- Sommet, prime sur ce sommet üne dépression très-sensible en avant. II déborde en haut la pre J'ai observé que la hauteur de la portion qui déborde la pre- AE miére côte varie suivant les sujets. Chez plusieurs, il avait un ES arietes pouce à un pouce et demi de hauteur. Chez une femme qans la hauâgée, dont la base du thorax avait éprouvé une constriction V du somne extrême , le sommet du poumon (c’est-à-dire la partie limitée en bas par une dépression en rapport avec la première côte )avait deux pouces de hauteur. Je me suis demandé si la circonstance mécanique de la pression du bord interne Apercu ‘sur de la première côt le sommet du poumon ne pouvait la fréquence | fl Hé] £ des tubercules pas exercer quelque influence sur le développement si fré- RARE quent des tubercules dans cette région. Au reste, pour se | füre une bonne idée du sommet du poumon, il fault préalablement insuffler cet organe.
Toute la surface ag poumon est libre, lisse, humectée de serosite ; il ne tient au reste du corps que par sa racine qui
A dé : 3 l'réquence le fixe aux bronches etau cœur , et par un repli de la plèvre. à
des adbérenves Il est extrêmement rare de rencontrer des poumons libres du poumon à : la plèvre cus:
tale, 20
d’adhérences à leur surface : aussi les anciens regardaientils ces adhérences filamenteuses et autres comme natu: relles,