‹ Anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 184 sur 223 · DES REINS · texte numérisé non relu

DES REINS

Les reins (ss@po), sont des organes glanduleux, destinés à la sécrétion de l'urine.

Ils sont situés profondément dans la région lombaire, appelée pour cette raison région des reins, de chaque côté de la colonne vertébrale, en dehors du péritoine qui ne fait que passer au-devant d'eux, entourés par une grande quantité de tissu adipeux , qui leur forme une sorte d'atmosphère , et comme suspendus aux vaisseaux qui y pénètrentet qui en sortent.

. Maintenus d'üne manière fixe dans le lieu qu'ils occu-

| Parties con-

stituantes des organes urinaires.

Situation,

69% SPLANCHNOLOGIE.

pent, les reins sont peu susceptibles de déplacement. La PR s PAIPETE des changemêns de situation qu'ils présentent sont congéniales de Congéniaux. Le rein droit descend ordinairement un d RDA CGR plus bas que | le rein gauche; ce qi tient sans doute à la présence du foie. Il n’est pas rare fde voit l'un dés réihs occuper, soit le devant dela colonne vertébrale, soit l'excavation du bassin; et cette situation insolite” peut, dans certains cas, jeter sur Le diagnostic une grande obscurité (1). J'ai rencontré plusieurs fois, chez les femmes qui. usent Déplacement dE corsets fortement serrés, le rein droit dans la fosse FA iliaque du même côté. Ce déplacement arrive lorsque, par D RE Ré pression exercée pär le corset sur le foie, le rein est chassé de l’espèce de +086 qu il occupe à la face inférieuré de cet organe, à peu près commeunnoyau entre les doigts de le prés sent, « * Nombre. Les réins sont au dede de déux. bio Il est asséz fréquent de ne trouvér qu'un seul réin; Väriétés de 1lors, présque toujours les deux reins sont réunis én pas Re sant au-devant dé la colonne vertébrale, le bord concavé die rigé en haut. On voit encore les deux reins réunis, occuper l'üné où l'autre e région lombaire, où mêmé l'éreavattéht du PERE bassin, Ii faut bièn distinguér. ce dertier cas dé celui où l’un des reins est atrophié. Et du En

à he

D'une autre part, Blasius, Fallope , Gavard, etc. rapportent des exemples d’ dus qui avaient trois reins; dans ces cas tantôt deux reins étaient situés du même côté ; tantôt le rein surnuméraire était se au-devant dé là coins vèrtés brale,mariences | | CAGE LS Ao |

( Déraièrémient SAVaté PER mes jh une femme qui était ri | née par ne fièvre hectiqué, dont je cherchais attément la se, à soit danstlé thôrax, Soit dans l'abdomen ; élle motrut: À louvéture, je trbuvai les deux réins réunis, océüpant le petit baëin, dé rière le, return; et ébordant un peu le détroit supérieurs Gè rein contenait une grande quantité de pus, qui s'était fait ds gré lerectum. NE cui il sien sf D tags

Volume. Le rein n'est pas soumis à des variations de volume aussi considérables que beaucoup d’autres organes. Ses di- womme et mensions ordinaires sont de trois pouces et demi à quatre poids. pouces de long , deux de large et un d'épaisseur. Son poids est de deux à quatre onces. Les reins m'ont présenté un tiers én sus de leur volume habituel chez un diabétique. Lorsqu'un rein est atrophié, l’autré rein se développe d’une ma- : nière proportionnelle, et quelquefois au point de doubler de volume. L'atrophie du rein peut être telle, que cet organe, réduit au poids d’un gros et demi à deux gros, semble avoir disparu au milieu de son chaton adipeux; la présence de ce chaton ne permet pas de confondre ce cas avec. celui d'absence congéniale d’un rein (x).

Densité, couleur. Le tissu du rein est plus dur que celui pire EE des autres glandes. Sx fragilité explique sa déchirure par gilité. l'effet de chocs dirécts, où dé commotions produites par uné chute d'un lieu élevé. Sa couleur est d'un rouge lie de vin, Gouleur. assez analogue à celle de la chair musculairé, et présente d'ailleurs divérses nuances. &

Figure. La figure du rein ne saurait être mieux comparée qu'à cellé d'un haricot,dontle hile serait en dedans.Cette forme , permet de lui considérer deux faces et une circonférence.

Rapports. La face antérieure du rein, qui regarde un peu en , dehors, est convexe (2) et récouverté par le colon lombaire, quelquefois par le péritoine séulement, le colon lombaire

Figure.

(1) Jehe parle pas ici des cas d'augmentation pathologique dans le volume des reins. On trouvé plusieurs exemples de reins | Re volumineux dans l'Axatomie pathologique avec fig.,

et 189 livraisons. à

pl IL west Pas très-rare de voir la scissure du réin occuper la face äntériéuré de cet organe. Dans un cas de ce genre, le rein (c'était lé droit) occupait la fosse iliaque droite: Il y avait deux artères : la supérieure, dui se réndait directement à la scissure ; l'inférieure, qui naissait de l’angle de bifurcation de l’aorte, au-devant de l'artère sacrée moyenne, et se réndait à l'extrémité inférieure de cet organe.

bab SPLANCHNOLOGIE.

Rapports du étant en. dedans du rein : elle est en outre en rap pote à gaureiu er avant. Che avec la rate et la grosse tubérosité de l'estomac; à droite avec le foie et la deuxième portion du duodenu m.

Les rapports du rein avec le foie sont plus ou moins étendus ; quelquefois il est entièrement recouvert par le foie; dans d'autres cas, le rein, refoulé en bas, n’affecte aucun. rapport avec ce dernier organe. “

Le rein droit a quelquefois des rapports avec la vé: sicule biliaire e qui est couchée au-devant de lui dans toute

“son étendue. Enfin j'ai vu le rein en rapport immédiat avec la paroi antérieure de l'abdomen, à travers laquelle on le sentirait avec la plus g orande facilité, Fr

Comme conséquences pratiques de ces rapports, à nous

Conséquences. nüterons, 1° la difficulté de l'exploration des reins à travers la paroi antérieure de l'abdomen , à.cause de leur situation profonde; 2° l'ouverture des abcès du rein dans le colon.

kupponueté La face posterieure , moins convexe que l'antérieure, rearrière. garde en dedans; elle répond au carré des lombes, dont la sépare le feuillet antérieur du transverse, au diaphragme

qui la MORTE des deux ou trois dernières côtes , et au psoas

qui la sépare de la colonne vertébrale. Ces rapports ÉSPly

Conséquences. quent , 1° la possibilité de éxplor ation du foie par la région lombaire à travers le carré des lombes; 2° l'ouverture d abcès du foie à la région lombaire ; 3° pourquoi des calculs rénaux se sont fait jour par la même voie; 4° pourquoi on a pu proposer l'opération de la néphrotomie. Il importe de faire remarquer que les rapports du rein avec les côtes sont plus ou moins étendus, et quil arrive assez souvent que cet

organe ne dépasse pas la dernière côte. | “à

Circonférence. Cérconférence. Elle présente, 1° unbord externe convexe,

demi-elliptique, dirigé en arrière; 2° un bord interneidirigé en devant, profondément échancré à sa partie moyenne,

+ wgyai où pour constituer la scissure du-rein WULs renalis). Cette échanue.

crure, plus proope ‘enarrière, où elle répond au bassinet du rein, ie en avant, où elle répond à la veine rénale, a de quinze à dix-huit lignes de hauteur. à

ORGANES GENITO=URINAIRES. REÏNS. 697

Quand on écarte les bords de cette scissure, on pénètre dans une cavité remplie de tissu adipeux, cavité profonde dans laquelle se voient le bassinet , les calices et les divisions de l’artête et de la veine rénales.

3°. L’extrémité supérieure qui regarde en dedans , est em-

Cavite du hile,

brassée, plus ou moins immédiatement, en manière de cas-

que par la capsule surrénale; elle est ordinairement plus volumineuse que l'inférieure qui regarde un peu en dehors, et qui déborde Ja dernière côte, |

| Structure.

Préparation. Couper le rein verticalement de son bord convexe vers son bord concave. Détacher dans le même sens la membrane propre. Injecter sur des reins différens, et sur le même rein, les artères, les veines et les uretères. Injecter directement les conduits urinifères.

Membrane propre. Le rein est dépourvu de tunique péritoneéale. La masse adipeuse si remarquable dans laquelle il est plongé, porte le nom de capsule adipeuse du rein. Il est en outre pourvu d'une membrane propre, fibreuse, adhérente par sa face externe au tissu adipeux, à l’aide de lamelles fibreuses qui le traversent; adhérente au tissu du rein par sa face interne, à l’aide d’une foule de petits prolongemens, lesquels se déchirent avec la plus grande facilité, lorsqu'on détache cette membrane de la face externe de l'organe. | |

Tissu du rein. Bien différent en cela des autres organes

glanduleux, qui présentent tous une texture homogène et granuleuse, le tissu du rein est composé d& deux substances : l'une extérieure, substance corticale ou glanduleuse ; l'autre profonde, substance médullaire ou tubuleuse. Quelques, anatomistes ont admis une troisième substance s. a substance mamelonnée; mais les mamelons ou papilles qui la constituent appartiennent à la substance tubuleuse. Voici du -reste quelle est la disposition respective de ces deux substances. uk À. La substance cortivale forme une couche d'apparence

Capsule adipeuse.

Membrane propre.

Le rein est composé de deux substan.

ces,

Substance corticale,

nn

granuleuse, molle, rouge, quelquefois jaune, de deux lignes d'épaisseur, qui occupe la surface du rein, et qui envoie des prolongemens en forme de colonnes où! de cloisons d'une à trois lignes d'épaisseur entre les cônes dé la sub stance tubuleusé: |

Sabst | sdullai né dé ubstancé D LA substance tubuleuse où médullaire, plus rouge, $e

tubuleuse,

adhèrent à la substance corticale et dont les sommets libres

sont dirigés du côté de la scissuré rénale, où ils se présentént sous la forme de mamelons. Bellini, et avant lui Béren- | ger de Carpi, ont considéré les fibres où stries de la subtance médullaire comme autant de tubes urinifères , éubes |

., de Bellini, d'où le nom de substance tubuleuse. Le rein re- À

sulte de l'ag- Il résulte de cette disposition que le rein est divisé en un |

glomération nombre de compartimens correspondans au nombre des d'un nombre , | " plus ou moins cônes de la substance tubuleuse ; compartimens dont le

cé qu nombre varie de 10 à 20, et qni représentent les lobules temporaires du fœtus hnmain , et les lobules permanens du

plus grand nombre des animaux (). 11 suit de là que le rein |

est lé résultat de l’agglomération d’un nombre plus ou moins considérable de reins plus petits , äccolés et réunis sous la

j 1 PR TT A Et .: : à me, s RE même membrane. Nous verrons bientôt que sous lé rapport

1 lie i4 . 4 *. . + Lx ha Pa ». "TN Mieka” |

dé la circulation, ces petits reins sont jout-à-fait indépendans

les uns des autres. | Lo nl Bien que la distinction entre les deux substances soit |

corticale fle- | xueusé des ta- dé fibres ou

La orti 3 fat RNA" Na KA Mi: 40001 4 LSNPANE ENT CARNET PO" tranchée, il. & facile de voir qu'un certain nombré

ïes de la substance tubuleuse pénètrent

bes est connue : ÿ un. 1 Éd: 4 pro ASE S RNA hr: on mue juns la substance corticale en décrivänt de légères flexuo-

sous le nom me Nas di <- . 1 DE * / » . Hat VE n CERN

. conduits de sités , et arrivent Jusqu à la superficie de l'organe. Ge

erreln,

nus flexueux de la substance tubuleusé a été parfaitement

présenté sous l'aspect de cônes ou de pyramides d'apparéncé | fibreuse ou striée (pyramides de Malpighi), dont les bases |

4 » 4 2 OX y r "1 La sat wi D \ r 51408 Ha | pénétration, de la substancé corticale par les tubes déve:

exposée par Ferrein, qui les à considérés comme les.

(1) Chez un certain nombre d'animaux , le rein ressemble à une grappe de raisin.

conduits excréteurs de granulations, On appelle conduits de | Ferreinouconduits corticaux, cette portion flexueuse et corti- | cale des tubes, lesquels déviénnént droits aussitôt qu'ils atteignent la substance médullaire.

Ferrein ayant examiné au microscope les tubes de Bellini , la vu où cru voir qué chacun d'eux forme une pyramidé ana- Jogue aux pyramides de la substance tubuleuse, que chacune de ces pyramides sécondaires est constituée par une | centaine de conduits: d'où le nom de pyramides de Ferrein | donné aux tubes de la substance tubuleuse par opposition aux pyramides de Malpighi,

- Quelle est la structure de la substance corticale et celle | de la substance tubuleuse ?

| Structure de la substance tubuleuse. Un substance tubu- | leuse , qui offre au premier abord l'aspect de fibres muscu-

| bien nb formée de tubes ou conduits; en effet FQr inspection, à l'aide du microscope simple, d'une coupe faite perpendiculairément à à l'axe des tubes démontre l'existence d'u Pure foule de petites ouvertures dont chacune répond à un | tube; et si, l'œil fixé sur la coupe, on comprime le rein, on voit V urine suinter paï tous les points de la surface de la section. 2° . L'injection directe de ces conduits, à l'aide d'un |: tube : à injection lymphatique, rempli de mercure, qu ’on | P longe au hasard dans l'épaisseur de la substance tube 1 jection qui pénètre dans les tubes, quel que soit le sens | suivant lequel on dirige l’instrument. Cette injection prouve | ailleurs que les tubes de la substance tubuleuse ne constiee pas des conduits accolés et distincts dans toute leur Jongueur , mais bien un tissu spongieux à travers lequel l’ulrine est exprimée comme à travers un filtre. 3°. L’ expérience ingénieuse de Galvani, qui, en liant les uretères des oiseaux, est parvenu à ôbtenir les conduits de la substance tubuleuse injectés de matière plâtreuse, ne permet pa le plus léger doute à cet égard.

Pyramides

de Ferrein.

la

laires, à raison de sa couleur et de sa disposition linéaire, ést Structure de

substance

? tubuleuse.

700 AR SPLANCHNOLOGIF,

Du reste, les tubes de la substance tubuleuse se réunissent dans les mamelons, pour s'ouvrir, soit à toute leur-surface, soit dans une petite dépression qu ils présentent quelquefois à |

leur sommet. . ST

Structure de la substance corticale. La substance corticale | est tubuleuse et granuieuse. Les granulations sont régulière-

ment disposées autour des tubes flexueux de Ferrein (x).

En examinant au microscope simple une tranche mince Structure de ] s , 5 ’ ” é la substance de Ein non injecté, on voit une foule de granulations ovoi-

corticale, des, sphéroïdes (grains glanduleux de Malpighi) que la ma-

cération isole les uns des autres, et à côté de ces granulations

intactes, les granulations qui ont été entamées présentent cet

grains glanduleux appendus aux tubes de Ferrein , comme des grains de raisin sur la tige qui les supporte.

Vaisseaux et nerfs.

Arteres. L’artère rénale est remarquable 1° par son calibre

Artère renale |

à angle not de l'aorte, 3° par sa brièveté. Quelquefois il ya. deux ou trois artères rénales. Il n’est pas rare de voir deux artères rénales s'entortiiler en spirale l'une autour de l'autre.

Dans le cas où le rein est dans la fosse iliaque ou dans le bassin, l'artère rénale ou les artères rénales viennent le plus

misent de l'artère iliaque primitive.

Veine rénale. La veine rénale, proportionnellement aussi Y5latatheuse, Vaisseaux JU l'artère sort au-devant d'elle et vient se rendre dans la lymphatiques. veine cave. Les vaisseaux lymphatiques sont peu connus.

Nerfs. Les nerfs sont très nombreux et viennent du plexus so-

laire. En outre, le petit nerf splanchnique : se rend directement au rein.

(1) Ces tubes flexueux formeraient, suivant Ferrein, par leurs nombreuses anastomoses, un réseau dans les re duquel se:

raient contenues les glandules. . p

énorme, eu égard à à la petitesse de l organe, 2° par son origine

aspect spongieux, moelle de jonc, qui paraît appartenir à. toutes les glandes. Lorsque la coupe est verticale, on voit les

ORGANES GÉNITO-URINATRES, REINS. | soi

Le plexusnerveux spermatique estune émanation du plexus rénal, et peut expliquer l’étroite connexion sympathique qui existe entre fe testicule et le rein. Le grand nombre de nerfs ganglionnares qui se distribuent au rein peut rendre | E \ . . , compte du caractère particulier des douleurs rénales. Hier De Injection des vaisseaux rénaux. L'injection la plus gros- tificielle des . 2 Pons ré bris ] : pds vaisseaux résiére poussée par l'artère, revient par la veine. L'injectiom “10 poussée par la veine revient par l’uretère, mais ne revient pas par l'artère. J'ai fait injecter l'artère avec une substance rouge, la veine avec une substance bleue, l’uretère avec une substance. jaunâtre. Voici le résultat de mes observations. Dhbosition L’artère rénale se divise en plusieurs branches dans la de l'artère réscissure où elle est entourée de graisse, pénètre entre les "le dans la à | Done scissure.

-calices, puis entre les cônes de la substance tubuleuse. Elle parvient sur les limites de la substance tubuleuse et de la SRE 08 ù 4 Ë pie Disposition substance corticale, sans fournir aucune branche; mais 1à en réseau sur elle se divise et se subdivise un très-orand nombre de fois les limites de | k EP : à . Ja substance pour former un réseau vasculaire dont les mailles, in- corticale et de : Dre Ë PRE Scrites les unes aux autres, sont quadrilatères et de divers . substance ARS : À tubuleuse.

ordres. Les plus considérables de ces mailles embrassent Ja base tout entière des pyramides. Les moins considérables traversent en divers sens l'épaisseur de cette base.

. Pour bien voir cette.disposition, il faut, sur un rein injecté et divisé par son bord convexe, enlever en grattant la substance tubuleuse dont le peu de cohérence rend cette ablation facile. Alors on voit que le réseau artériel et veineux qui répond à la base de chaque cône est entouré par une gaine fibreuse très-épaisse, qui parait une émanation de la membrane fibreuse d'enveloppe que nous avons dit pénétrer dans la scissure. Toute la substance tubuleuse ayant ainsi été enlevée, le rein réduit à la substance corticale représente une série de loges ou alvéoles bien distinctes les unes des autres, dont chacune répond à un cône de substance tubuleuse. Cette préparation est très-belle. |

Mais comment se terminent les artères? De la convexité du

RE Fe

02 SPLANCENOLOGIB,

AE CU réseau vasculaire partent des vaisseaux qui traversent la sub des artères, Stance corticale, se contournent à la manière detvrilles, et semblent se terminer par de petites masses rouges régulière-

ment disposées le long des conduits de Ferreins Ces petites

masses rouges sont furmées par la matière à injection qui à

pénétré dans la cavité de chaque granulation , ainsi que le

prouve l'examen à la loupe d’une coupe du rein, Si l'artère et

la veine ont été injectées sur le même rein (etil1 importe que l'injection de la veine ait précédé celle de l'artère pour pré-

venir le mélange des deux injections). 1° On verra la matière

à injection de la veine circonscrite à la matiere à injection de

Le crade l'artère. | |

que totalité des La presque totalité .des vaisseaux est destinée à la she vaisseaux est

destinée à la

substance cor- quelques TaMEAUX ; les vaisseaux de chaque butée ne comticale.

stance corticale ; la substance tubuleuse recoït à peine

muniquent pas avec ceux des lobules voisins.

Quant à à l'injection poussée dans l’uretère, elle n'arrive pas dans les conduits urinifères, ou du moins elle n’y pénétre que tres-incomplétement.

Développement.

L. 4, Les reins présentent chez le fœtus la même dispositio n

des lkkdle due chez les animaux, c'est-à-dire que leur surface est sil. lonnée et lobuleuse.

Chaque lobule est formé par la substance médullaire, re couverte par une couche de substance corticale.s Après la naissance, les sillons s ’effacent, et la.surface du Elle dispa- rein devient plane et lisse.

rait vers läge * de dix ans. Ce changement s'effectue dans les trois années qui suiven

la naissance ; il n'est pas rare cependant de voir la pos tion lobuleuse persister jusqu'à neuf ou dix ans,"etmêm pendant toute la vie. Lorsque le rein est le siége de maladies et plus particulièrement lorsqu'il est distendu par l'urine ac cumulée dans les calices et le bassinet , la disposition Jobu

| ORGANES GÉNITO-URINAIRES. CALICES, FASSINET, URETÈRR, 40 leuse reparaît. Chaque lobule est alors converti en une poche. paiticulière bien distincte des poches voisines,

Le volume du rein est proportionnellement plus PARU rable chez le fœtus que chez l'adulte.

| Usages.

* Les reins sont les organes sécréteurs de l'urine, l'urine est sécrétée par la substance corticale, et comme filtrée par la substance tubuleuse; car on trouve l'urine toute formée dans la première substance. Le mécanisme de la sécrétion de l'urinen’est pas mieux connu que celui des autres sécrétions ; sa rapidité s'explique par la grande quantité de sang que recoivent les reins. |

Usages,

Calices, bassinet, uretère.

Préparation. 1°. Enlever la graisse de la scissure; étudier la disposition du bassinet et des calices à leur surface extérieure. 20. Di-

; ] Forme cyviser le rein en procédant du bord convexe vers la scissure.

lindriqne des Les calices sont des entonnoirs (rfandibute ), ou plutôt False

de petits cylindres membraneux , qui embrassent, par une

de leurs extrémités, la base des mamelons » à peu près de la

même manière qne la corolle d’une fleur embrasse les éta-

mines et le pistil, et qui, par l’autre extrémité, s’'abouchent

avec d'autres calices pour constituer le pese Leur nom-

bre est variable comme celui des mamelons, et même plus Réunion des

variable encore, puisqu'il arrive assez souvent que deux ou ere trois

trois mamelons voisins s'ouvrent dans le-même calice. Quel

que soit leur nombre, les calices se réunissent ordinaire-

ment en trois troncs, un supérieur, un moyen, un infé-

rienr, qui correspondent aux trois grouppes de lobules en

lesquels le rein peut être divisé. Ces trois troncs réunis

constituent le bassinet. Les calices sont en rapport, par leur

surface externe, avec une grande quantité de graissé, et avec

les divisions des arteres et des veines rénales.

… Bassinet. Petite poche membraneuse ( pelvis), située der: gassnet.

Rapports du bassinet.

Uretères,

Double ure-"*

tére pour un seul rein,

Dimensions de l’uretère.

464 "A SPLANCHNOLOCIE. | AS TA 10 rière la veine et l'artère rénales ,; au niveau de l'échancruré profonde du bord postérieur de la scissure du rein, en sorte, que, vu par derrière, le bassinet déborde complètement | cette scissure. Alongé dans le sens vertical ,, aplati d'avant en arrière, susceptible d'une grande dilatation dans le cas de rétention [d'urine ou de calculs rénaux, il se rétrécit presque immédiatement après son origine, pour prendre le ; nom d'uretère. Il semblerait, dans certains cas, qu'il n'existe | pas de bassinet, et que l'uretère succède immédiatement aux deux ou trois troncs quirésultent de la réunion des.

calices. ie Le bassinet n’est donc autre chose que l'origine évasée on infundibuliforme de l’uretère. Pi

nc

Uretères (ovpe, urine.) Conduiis excréteurs du rein, obliquement étendus du bassinet au bas-fond de la vessie. Le plus souvent unique pour chaque rein, l'uretère est quelquefois double; or un double uretère sobserve dans deux cir* constances bien différentes, 1° dans le cas d'unité de rein, les deux reins étant réunis en un seul: alors l'existence d'un double uretère est constante, à quelques exceptions près ; 2° dans le cas où, les deux reins existant, l’un de ces organes est divisé en deux portions distinctes. Dans cette dernière circonstance, les deux uretères se réunissent souvént en un seul, après quelques pouces de trajet. Il n'existe pas alors de bassinet proprement dit, et on peut considérer les deux uretères comme le prolongement de deux troncs de calices qui se réunissent plus tardivement que de coutume.

L'urétère représente un cylindre à parois blanchâtres; minces, extensibles, d'un volume variable, depuis celui d’une plume de corbeau jusqu'à celui d'une plume à écrire. La parartie la plus rétrécie de ce canal est celle qui est contenue dans l'épaisseur des parois de la vessie. Quelquefois il présente dans divers points de sa longueur des dilatations circonscrites qui semblent supposer que le cours de l'urine a été momentané: ment interrompu. Cé canal est susceptible d'une dilatation

ORGANES GÉNITO-URINAIRFS: CALICES. BASSINET, URETÈRES. 705

«extrême par suite d'obstacle au cours de l'urine : je l'ai vu

de la grosseur-de l'intestin grêle.

Sa direction est oblique. de hauten bas et de dehors en dedans, jusque sur les côtés de la base du sactum; de là il se porte en bas, en avant, et enfin en dedans, pour gagner la partie latérale du bas-fond de la vessie; là, il s'engage entre la membrane musculaire et la membrane muqueuse, pour s'ouvrir, après un trajet oblique de dix lignes environ, dans, l'épaisseur de cet organe, à l’un des angles postérieurs du trigone vésical, par un orifice plus étroit que le canal, onfice de forme parabolique, dont la concavité regarde en dedans.

l'uretère longe le bord antérieur du psoas; il est recouvert par le péritoine et par les vaisseaux spermatiques qui le croisent très-obliquement. En outre, l’uretère drort affecte des rapports avec la veine-cave inférieure, en dehors de la- quelle il est situé : au niveau de la base du sacrum, l’un et l'autreuretères croisent l'artère et Ja veine iliâqués primitives ; puis, l'artère et la veine iliaques externes. Dans l’excavation du bassin, appliqué contre les parois de cette cavité, et recouvert par le péritoine , ce conduit croise successivement J'artère ombilicale oule cordon qui la remplace, les vaisseaux “obturateurs, le Canal déférent chez l'homme à partie supérieure et latérale du vagin chez la férime. Dans la partie de Son trajet qui est contenue dans l'épaisseur de la vessie, il répond médiatement au col de l'utérus, et ce rapport imi- ‘portant explique pourquoi les cancérs du col utérin sont si ‘souvent accompagnés de rétention d'urine, J'ai également ob-

Direction de l’uretère.

Rapports. À partir du bassinet jusqu'à la base du sacrum,

Rapports.

Dans Î2 régiou lombaire.

Dans l’exca-

Vation pelvienne.

Dans la por-

tion vésicale,

servéque les uretères de toutes les femmes mortes par suite

d'accouchement; ou dans les derniers temps de la grossesse 3 sont remarquablement dilatés, + 4 ie Surface interne. La surface interne des calices / du bassinet «et de l'uretère est blanche, lisseet plissée suivant sa longueur; les: plis-s’effacent «par la distension: Point «de valvules ni à Fa À 24 49

Surface interne.

Vaisseaux et nerfs.

Situation.

Gxité.

vessie double, d'ailleurs assez fréquens ; rapportés'}

706 111 + SPLANGHNOLOGIE.

LR EE des dites dans le bassinet, ni à l'embouchure du bassinet dans l’uretère, ni dans la longueur de F'uretère. Structure:! La mème pour les calices, le bassinet et l'uretère : ils sont constitués par hi gnerubrlnés: 1° parune 726mbrane interne , continuation de la dquense vésicale, trèsténue, offrant l'aspect d'une membrane séreuse et se “réfléchissant des calices sur les mamelons ; on suppose même qu’elle se prolonge dans les conduits urinifèrés de la substance tubuleuse ; 2° par une membrane extérne épaisse ; on croit qu'elle est continue à la capsule fibreuse des réins, et par conséquent de nature fibreuse. D'autres l'ont regardée comme musculeuse: je la crois formée par un tissu analogue au dartos. Des vaisseaux iartériels et veineux ; probiblèment | aussi des lymphatiques ét des nerfs, sont destinés aux calices,

au bassinet ét aux urétères, et ne méritént' 5 une > description particulière.

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