DES VÉSICULES SÉMINALES
Les vésicules séminales sont deux poches membraneuses destinées à servir de réservoir au sperme. “HP
Elles sont situees'entre le rectum et la vessie, en dehors des canaux déférens qu’elles longent dans un parallélismé parfait. Il résulte de leur direction, oblique en dedans et en
Situation.
- Direction.
avant, que très-rapprochées à leur partie antérieure, où elles ne sont,séparées l’une de l'autre que par la seule épaisseur des conduits déférens, elles sopt trés-écartées en arrière, et forment les, côtés d'un triangle isocèle dans l'espace ou l'aire duquel la vessie est en rapport immédiat avec le rectum. Aplaties, oblongues, évasées à leur extrémité postérieure qui déborde quelquefois le bas- fond de la vessie, et qui la dé- AA ENS borde toujours lorsque la vessie est revenue sur elle-même ; selédeleursur. C{filées à leur extrémité antérieure qui est embrassée par la face, prostate, lès vésicules séminales présentent à leur surface nu
aspect bosselé. Leur volume est variable, et souvent inégal
ns oi d'uh.côté à l’autre, beaucoup plus considérable chez l'adulte
que chez l'enfant et le vieillard. Ce volume est d’ailleurs subordonné à la vacuité ou à la plénitude des vésicules.
Tongients Leur longueur est de deux pouces à deux pouces et demi,
leur largeur de six lignes, leur épaisseur de deux ou trois.
Rapports, Leurs rapports avec la vessie et le rectum ne sont pas im-
médiats. Elles sont entourées d'un tissu filamenteux à fibres transversales, qui les isolé et qui me paraît analogue au tissu du dartos.
Soumises à des coupes variées, les vésicules déminalés pr é- Coupes de k sentent une agglotaération de cellules communiquant toutes Jus Sn entre elles, et remplies d’un suc brun jaunâtre, épais, visqueux, d'un aspect bien différent de celui du sperme éja-
culé pendant la vie. ; | Les bosselures de la surface exténièure dés vésicules 3 l'as-
pect celluleux et cloisonné de leur surface intérieure, sont
DRGANES GÉNITO-URINAIRES. DES VÉSICULES SÉMINALES. 743 le résultat du pelotonnement extrêmement compliqué d'une sorte d'intestin ou de sac étroit, oblong, dans lequel je n'ai jamais trouvé d’appendices , de ramifications, ou diverticules ; sa longueur, lorsqu'il est déployé, varie de six à huit pouces; ses circonvolutions appliquées les unes contre les autres, ét adhérentes entre elles au moyen d'un tissu fibreux, peuvent toujours être déployées avec ou sans le secours de la macération. J'ai vu une vésicule déplissée qui avait un pied de longueur; chez d'autres sujets, il y avait du même côté deux poches distinctes, dont l'une était extrêmement petite.
Du reste, la surface interne de la vésicule offre le même aspect rugueux et réticulé que le canal déférent.
La structure des parois de la vésicule séminale est absolumént la même que celle du canal déférent, sauf l'épaisseur moindre de la membrane externe , qui est bien évidemment musculeuse chez les grands animaux, et qui me parait l'être chez l'homme. On cherche vainement dans l'épaisseur de ces parois les glandes admises par Winslow.
Conduit excréteur de la vésicule séminale. De l'extrémité antérieure ou col de la vésicule, que nous avons dit être recu dans l'épaisseur de la prostate, naît un conduit extrèmement délié, conduit excréteur de la vésicule séminale , qui se réunit presque immédiatement au canal déférent dont les parois sont devenues minces et très-dilatables. De cette réunion, qui se fait à angle très-aigu, résulte le conduit ejaculateur, lequel traverse la prostate de bas en haut et d’arrière en avant, parallèlement à celui du côté opposé qu'il cotoie, sans jamais communiquer avec lui. Ces deux conduits accollés, à parois excessivement minces , mais assez larges et trèsdilatables, viennent s'ouvrir isolément l’un à droite , l'autre à gauche, sur l'extrémité renflée du verumontanum.
VERGEF,
La verge ou penis , organe de la copulation, est située audevant de la symphyse du pubis, Affaissée, flasque, et décri-
Lorigueur des vésicules séminales deplissées.
Aspect reticule de la surface interne.
Structure.
Conduit excreteur de la vésicule seminale.
Conduit ejaculateur.
Son orifice.
Direction,
Forme,
Parües constitnantes de Ja verge.
Tenuite de Ja peau de la verge.
Sa mobilite,
Qualites du Ussu cellulaire sous-cutané,
744 SPLANCHNOLOGIE.
vant une courbure à concavité inférieure dans l’état de none érection; volumineuse, dure, et décrivant une courbure à concavité supérieure dans l'état d'érection,
Sa forme est cylindroïde dans l'état de non-érection; elle représente, au contraire, un prisme triangulaire à bords mousses dans l'état d'érection. Deux des
bords du prisme sont latéraux, et formés
par le relief du COrps caverneux; l'autre bord est antérieur et correspond au canal de l’urèthre.
Son extrémité postérieure est comme attachée au pubis ; son extrémité antérieure formée par un renflement conoïde quon appelle gland, présente l'orifice du canal de l’urèthre,
Structure. d
La verge est essentiellement constituée, 1° par le corps caverneux ; 2° par le canal de l’urèthre dont l'extrémité renflée constitue le gland. Des muscles propres lui sont annexés; elle recoit des vaisseaux et des nerfs volumineux. Elle est recouverte par une enveloppe cutanée.
Peau de la verge et prépuce.
La peau de la verge est remarquable, 1° par sa finesse, qui est moindre cependant que celle des bourses et des paupières. Sa ténuité contraste avec l'épaisseur de la peau matelassée de graisse et couverte de poils qui revêt la symphise ; 2° par sa couleur, qui est généralement plus brune que dans les autres parties du corps; 3° par l'absence de bulbes pileux appréciables à l'œil nu ; 4° par son extrême MOBINE, qui lui permet de glisser sur le corps cavérneux , de servir au développement des tumeurs des bourses, de se plisser sur elle-même, de manière à se concentrer sur Ja verge réduite au volume le plus petit. Gette grande mobilité de la peau est due à la laxité du tissu cellulaire sous-cutané de la verge, üssu cellulaire qui fait suite au dartos, et qui me parait être de Ja même nature : comme lui, il ne contient Jamais de graisse, et peut, au contraire, s'infiltrer de sérosité. "
Du prepuce. Au niveau du gland, la peau de la verge forme une gaîne non adhérente à ce renflement conoïde, sur lequel elle s'avance, et qu'elle déborde ou par lequel elle est débordée , suivant que le gland est dans l’état de flaccidité ou dans l'état de gonflement. Le tissu cutané arrivé à l'orifice libre de cette gaïîne , ne cesse pas brusquement, mais se réfléchit sur lui-même, prend les caractères d'une membrane muqueuse qui se porte d'avant en arrière jusqu’au-delà de la base du gland, en s'adossant à la lame cutanée. Parvenu derrière l'espèce de rétrécissement ou collet situé autour du gland, la membrane muqueuse, ou peau réfléchie, se réfléchit encore pour se continuer sur le gland, lui former une enveloppe propre très-adhérente, qui va, sur le pourtour de l’orifice uréthral, se continuer avec la mu- queuse du canal ‘de l’urêthre. C'est à la gaine libre qui enveloppe le gland, qu'on a donné le non de prépuce. CLEO l'orifice libre de cette espèce d'étui cutané est assez étroit pour s’ opposer à ce qu'il soit facilement ramené en arrière surtout pendant l'érection. C'est cette dispo sition qui constitue le phymosis (1). La circoncision, OPÉAtion a consiste à enlever ur lambeau annulaire du prépuce etait, comme on le sait, en usage chez le peuple juif, et a éte consacrée comme opération chirurgicale.
La longueur du prépuce est variable chez les divers indi- viaus : chez quelques-uns, le prépuce, extrêmement court, ne recouvre que la moitié, le tiers postérieur du gland. On appelle frein ou filet un petit repli triangulaire formé ‘par la muqueuse, qui du prépuce se réfléchit sur le sillon inférieur du gland, au-dessous de l'orifice uréthral. Quelque-
(1) Par suite de la conformation vicieuse qui consiste dans l'étroitesse de l’orifice du Prépuce, il arrive que celui-ci ne peut plus revenir sur le gland , après avoir été refoulé en arrière au-dela de .sa base. Cette impossibilité de ramener le prépuce en avant, et l'espèce d’étranglement qui en résulte, constitue l'affection désignée sous le nom de paraphymosis, Fr
Le prépuce est formé par la peau réfléchie d'avant en arrière.
Etroitekse de l'orifice da prepuce,
Longueur variable.
Frein du prépuce.
746 SPLANCHNOLOGIE.
fois ce filet prolongé jusqu'à cet orifice rend l'érection doulour euse, et nécessite ! une légère opération nommée section du frein ou filet.
dissu cell Le tissu cellulaire, intermédiaire à la lame cutanée et à la lairé du pré- [ame muqueuse du prépuce participe aux caractères du tissu Aires cellulaire sous-cutané de la verge; sa laxité, permet au prépuce de se dédoubler, ce qui a lieu d’une manière plus ou
moins complète pendant l'érection, |
Du corps caverneux. |
Le corps caverneux , ainsi nommé à cause de sa structure, forme la plus grande partie de la verge: il Commence en arriére par une extrémité bifurquée qui constitue les racines de
Mess AE ce corps. Chaque racine gaît immédiatement en dedans et, verneux. au-dessus de la tubérosité de l'ischion par une extrémité trèsgrèle, se renfle d'une manière progressive, etse porte en avant
Leur origine. et en dedans le long de la lèvre interne des branches ascen-| dante de l'ischion et descendante du pubis À auxquelles elle est intimement adhérente. Arrivées au niveau de la sym-
physe, les deux racines se réunissent pour former le corps
Leur réunion
Caverneux. RS DARE triangulaire intercepté par ces deux racines est occupé par le canal de l’urètre. | Le corps caverneux résulte donc de l’adossement de deux.
il n'existe racines conoïdes distinctes : aussi les anciens admettaient-ils qu'un corps
D ernens deux corps caverneux, distinction qui ést contredité par
l'existence des communications que ces deux portions d’ un
même organe ont entre elles. | Sa forme est LE COrps caverneux est cylindroïde, et présente : Fi supé-
cylindroïde. rieurement, un sillon HU qui loge les vaisseaux et Ses sillons. nerfs dorsaux de la verge; 2° inférieurement une gouttièr
large et assez profonde, dans laquelle est reçu le’ canal d
l'urètre.
RER Re L’extrémité antérieure obtuse est embrassee “rs la base mitéantérieure dU gland, avec lequel le corps caverneux ne paraît avoir au cune communication vasculaire.
Structure. Le corps caverneux est constitué, 1° par un cy
Jindre fibreux extrêmement résistant; 2° par un tissu spon-
Structure des pieux ou érectile qui le remplit. | corps caver- » 1° Cylindre fibreux. La membrane d’enveloppe est de na- "7 ture fibreuse, elle est remarquable, 1° par son épaisseur qui est d'une à OS lignes; 2° par sa résistance qui es telle Pace
ué le corps caverneux peut soutenir sans se rompre tout le ducylindre fl mn poids du corps, ainsi qu'on peut le voir en soulevantun cada- F \ Hi] = ES vre par la verge; 3° par son extensibilite et son élasticité, M CET priétés qui n'appartiennent HE intrinséquement au tissu fi- eu M élasticite u Dreux du corps caverneux, mais qui y sont l'effet, non de singe 6. la nature même du tissu, mais bien de la disposition areo- breux, laire des fibres.
\ Cloison du corps caverneux. La cavité de ce corps est divisée en deux moitiés latérales par une cloison incomplète, inc CAGE > AE jure) à eo L Cloison du ormée par des colonnes fibreuses très-fortes, verticalement 44,3 caverdirigées, beaucoup plus épaisses et plus multipliées en arrière neux: ‘qu'en avant, Cette cloison médiane n’établit point de séparation complète éntre les deux moitiés du corps caverneux: “elle paraît avoir pour objet d'apporter des limites à une distension trop grande de ce corps dans l'érection. ® Tissu spongieux ou érectile. Un üssu aréolaire, dont les Des contiennent du sang en quantité plus ou moins con- “sidérabl lit le cylindre fibreux du corps cav Mopeta “sidérable remplit le cylindre fibreux du corps caverneux. bieux on érec- : + -: 2 Ê ° . e .
“Ce tissu, qui est l'agent principal de l'érection, est tileun lacis veineux soutenu par les prolongemens qui se déta- “Chent de la surface interne de la membrane fibreuse.
Si on pousse de l'air ou un liquide quelconque dans une “es racines du corps caverneux, on verra la verge acquérir EL $ AUTOS PL É FAT nyectior le volume qu’elle offre dans l'érection, et les matières injec- du corps eanées passeront sans effort dans les veines: on peut donc éta- FRS
“blir d'après les résultats de cette expérience, 1° que toutes à 20 UNIS à cellules du corps caverneux communiquent entre elles; cation du tissu
Rs elles communiquent librement avec les veines. Si ia ie es VCINeSs.
bise avoir laissé se solidifier une injection de suif poussée
“dans le corps caverneux, on prive ce corps du suif qu'il con-
Mient en le plongeant dans de l'essence de térébenthine tiède,
La disposition spongieuse du corps Ccaverneux est analogue à celle de la rate.
La structure du tissu spongieux ducorps caverneux est veineuse.
Aspect d’une coupe du corps caverneux.
Veines,
Ârtères,
748 SPLAWCHNOLOGIE.
on verra que le corps caverneux présente une disposition spongieuse analogue à celle de la rate. On peut suivre dan: les plexus veineux qui occupent la racine de la verge tou: les degrés de la transformation des veines en tissu spongieux Ce sont d'abord des veines qui communiquent entre elle latéralement, et comme par des espèces de perforations ; puis les communications deviennent de plus en plus multipliées et enfin dans le corps caverneux toute trace de vaisseaux dis timcts s'efface, et on ne voit qu'un amas de cellules qui sem. blent le résultat de communications ou anastomoses vei. neuses. La structure du tissu spongieux du corps caverneu: est donc essentiellement veineuse.
Voici quel est l'aspect de la disposition intérieure du corp: caverneux , quand on l’examine sur une coupe faite perpen diculairement à la longueur de ce corps, après lui avoir fai subir préalablement le mode de préparation que nous avon: indiqué : 1° cellules qui représentent assez bien l'aspect de I: coupe d'un corps de vertèbre; 2° lames circonscrivant les cel: lules, et paraissant émaner principalement de la paroi infe rieure du corps caverneux, laquelle présente une convexite qui correspond à la gouttière du canal de l’urètre. Ces lame. se portenten rayonnant comme d'un centre à toute la surface intérieure du cylindre que représente le corps caverneux
Vaisseaux. Les veines du corps caverneux sont extrêmement volumineuses et se divisent en veines dorsales de la verge. et en veines cayerneuses proprement dites; toutes passent au-dessous de la symphyse, et sont recues dans des espèce: de canaux à parois fibreuses qui les transmettent dans l’inté: rieur du bassin. Ces veines sont pourvues d'un grand nombre de valvules qui s'opposent à ce que les injections des tronc: passent dans les branches. |
Les artères proviennent de la honteuse interne; elles pénètrent dans l’épaisseur du corps caverneux. L'injection de ces artères n'amène la distension du corps caverneux que
Vaisseaux lorsqu'elle a passé des artères dans les veines.
lymphatiques.
Les vaisseaux lymplatiques de ce corps sont peu connus.
ORGANES GÉNITO-URINAITRES. DE LA VERGE. 749 Les nerfs n'ont pas été suivis jusque dans l’intérieur du corps caverneux.
Ligament triangulaire Où suspenseur De la verge. Ce ligament, composé d’un tissu jaune élastique, s'étend A la symphyse pubienne au corps CAVErNIEUX ; il est placé de champ sur la ligne médiane. On dit y Avoir trouvé des fibres musculaires; mais il est probable qu'on a regardé comme appartenant à ce ligament un prolongement du bulbe-caverneux €onnu depuis peu sous le nom de muscle de Houston. J'ai vu un ligament suspenseur qui s'étendait à la moitié inférieure de la portion sous-ombilicale de la ligne DATE
Muscles de la verge.
Au nombre de huit, quatre de chaque: côté, ce sont : l'ischio-caverneux, le bulbo-caverneux , le pubio-uréthral, Vischio-bulbaire.
Îschio-cavernéux.
Situé le long de la racine du corps caveérneux, l’éschio- Caverneux est alongé, recourbé sur lui-même, aponévrotique dans une partie de sa longueur.
Insertions. I] naît, 1° de la lèvre interne de la tubérosité ischiatique au-dessous du muscle transverse du périnée, PA des fibres aponévrotiques et charnues; 2° de la surface même de la racine du COrps Caverneux. ”
De là ses fibres se Lee de dehors en dedans et se terminent brusquement, après un court trajet, aux bords et à Ha facé supérieure d'une aponévrose très-forte, resplendissante, fasciculée, à fibres dirigées d’arrière en avant qui recouvre la racine correspondante du corps caverneux, et se prolonge ! sur ce corps. Gelles des fibres charnues qui se terminent aux bords de l'aponévrose constituent deux languettes: une intérne, qui se porte en dedans de la racine ; une “éxterné, qüise porte en dehors de cette racine , et se Hrotähpe beaucoup plus loin que les fibres internes jusque sur les côtés
du corps’ caverneux, Pour voir la structure de ce muscle,
Nerfs.
Ligameut supérieur.
Situations
Insertions fixes.
Direction des fibres
charnues.
Terminaison par deux languettes,
7bo SPLANCHNOLOGIE.
es = et 1 fautinciser longitudinalement l'aponévrose de terminaison AUS qui recouvre toute la face inférieure du muscle, et alors on apercoit une couche musculaire assez épaisse en arrière , mince enjavant, qui est formée en partie par les fibres d'origine, en partie par les fibres nées de la, racine même du corps cayerneux. :
Rapports. En bas, üssu cellulaire, dartos; en, tes racine du corps caverneux sur laquelle le muscle se moule.
En dedans, bulbo:caverneux, dont l'ischio-caverneux. est séparé par un espace triangulaire à base tournée en arrière, Usages. Usages. Entièrement affecté au corps caverneux, ce muscle porte la racine de la verge.en bas et en arriere. Loin de pouvoir comprimer la racine du corps caverneux par la contraction de ses fibres, il tend, au contraire, à dilater la cavité
Rapports.
de cette racine, en écartant la paroi inférieure de la paro supérieure, et € est en ce sens qu'il favorise l'érection. Bulbo-caverneux.
Ron. Beaucoup plus considérable. que Je précédent, situé audevant de l'anus, le bulbo-cayerneux est étenduile long dej face inférieure du bulbe, et de la portion spongieuse ei Ju: rèthre sur lequel il semble semouler. ;! sul
nr Ses. fibres naissent : 1° au. devant du sphincter. par ‘un origine. raphé fibreux médian qui.est commun, à ce muscle, et aux deux bulbo-caverneux, et qui semble naître du. bulbe ; au quel. il adhère, intimement. :2° Les. fibres les|plus externe: naissent du, bord postérieur du Jigament périnéal (aponévrose. périnéale profonde); de. cette double origine ;; les
Dirécüôon 4, EE [he CAT ds fibres, fibres se portent d'arrière.en avant,.et se terminent de,le
manière, suivante : 1°. Les fibres:les plus.extérieures. forment
un plan mince appliqué sur la face inférieure du Jigament
Terminai> Périnéal, et vont s'insérer par. de courtes fibres aponÉvro: de) Love tiques à la, partie interne dela racine du corps, çaverneux: nnes. 2° les fibres, moyennes, plus longues , sont, obliquemeni dirigées de dehorsen de dans, et viennent s'insérer par des fi:
bres aponévrotiques très-distinctes immédiatement au-des-
ORGANES GÉNITO-URINAIRES. DE LA VERGE. 9x
vant du point de jonction des racines du corps caverneux,
dans l'espèce de gouttière qui existe, entre le COrps caver: neux et l'urèthre. 3° Les fibres les plus internes, qui sont les
plus longues, se portent directement d’arrière en avant, et parvenuès au niveau du point où la verge se courbe au-
devant du pubis, elles s’infléchissent en dehors, se portent sur les côtés de la verge, et se terminent au niveau de sa face dorsale, en se continuant avec le ligament suspenseur. C’est
cette dernière terminaison qui me paraît constituer le muscle décrit par M. Houston (Dublin, hospital reports), et qui,
suivant cet anatomiste, aurait pour usage de comprimer les veines dorsalés du pénis chez l'homme et les autres animaux: mais il est évident d’une part, que cemuscle ne peut pas comprimer les veines du pénis; d’une autre part, ainsi que l'a fort
bien indiqué M. Lenoir, que les veines dorsales de la verge sont des veines cutanées qui ne communiquent jamais avec | celles du corps caverneux (1),
Rapports. 1°, En bas, le bulbo- -CaVéthéeux répond aû dat-
tos, dont il est séparé par l'aponévrose périnéale superfi- | biere: par une couche hises trés-mince, et par une
| aponévrose propre d'engaînément. 2° Æn haut, il est en rap-
port avec la portion bulbeuse du canal de l'urèthre, que ce
| muscle émbrassé à la manière d’une gaine EUR AAEUPE sem-
biable aux feuilles engainantes qu'on remarque dans la fa- | mille des graminées.
Le bord interne: est continu à celui du côté opposé, en
| sorte qu'au'premier abord on croirait à l’existence d’un seul | muscle bulbo-caverneux.
Usages. Son insertion au côté interne du corps caverneux
| lui permet d'écarter la paroi inférieure de ce corps de la pa-
roi supérieure, et par conséquent, de provoquer l'abord du
sang.Il contribue donc puissamment à l'érection ; d'un autre
(x) Dissertation sur quelques points d'anatomie, de physiologie
| etide pathologie, N° 315, année 1833.
Les fibres.
les plus internes vont 5e continmer avec le ligament suspenseur.
Rapports,
Usages.
962 | SPLANCHNGLOGIE.
Il paraît n’étre qu'une dépendance du xelevenr de l'anus.
Il est bien distinct du transverse du périnée.
Situations
Direction,
côté, par la compression qu'il exerce sur le canal de l’urèthre, il peut accélérer le cours de l'urine et du sperme.
Muscle pubio-uréthral. 4
Ce pe désigné sous le nom «le muscle de W. ilson , parce qu'il a été décrit par cet anatomiste, pourrait être considéré comme la continuation du releveur de l'anus. Il s'insère à la partie médiane de l'échancrure sous-pubienne, et descend sur les côtés, puissur la face inférieure de la portion membraneuse de l'urèthre qu'il entoure comme dans un anneau. |
Ce muscle est situé derriere le ligament périnéal. ll peut, dit-on, arrêter le bec de la sonde quand iltse contracte spasmodiquement.
Muscle ischio-bulbaire.
On pourrait décrire sous ce nom un petit muscle placé audessous du ligament périnéal ou aponévrose périnéale profonde. Plus fort que le transverse du périnée,, il: naît des branches ascendante du pubis et descendante: de Fischion, et vient se terminer sur les côtés du bulbe.
Ce muscle, de forme triangulaire, est séparé du js uréthral de Wilson: par l'aponévrose périnéale profonde ;, qui ne permet pas de le considérer comme une, dépendance du releveur de l'anus. |
Du canal de l’urèthre. . als
Le canal de l'urethre.est le conduit excréteur de l'urine: Il sert en outre à l'excrétion du sperme chez l'homme. ,,,, 5110: La direction du canal de l’urèthre à été l'objet d'une étude. toute particulière, Né du col de la vessie, ce conduit se dirige en avant et en bas, Parvenu sous la symphyse du pubis, il décrit une courbe légère à concavité supérieure, embrasse. la symphyse, remonte un peu au-devant d'elle, et se place ensuite dans la gouttière que présente inférieurement Île corps caverneux. À partir de ce point, sa direction est déterininée par celle dela verge,.et il décrit avec elle une secondè courbure beaucoup plus prononcée que la précédente, et à
concavité inférieure, courbure qui n'existe que dans l'état de relâchement de la verge ,et qui s'efface dans l’ alongement de cet organe, soit par l'érection, soit par une traction directe. »
Il suit de là que, hors le temps de l'érection. le canal de Doubie coürbure de l'urèthre décrit une courbe en S italique(r),c'est-à-dire deux } upre hors courbures distinctes, tandis que, dans l'état d'alongement, le temps de
il n'en décrit qu’ une seule qui est permanente. l'érection,
e * " A! . À L o Bien que la courbure de l'uréthre ne soit pas assez inflexible 1, conat de pour s'opposer à la pénétration d'un instrument rectiligne l'urèthre n’est bas rectiligne.
dans la vessie , on aurait tort d’en conclure que le canal. est ! 8 sie , q lui-même rectiligne. Il faut se rappeler que les. conduits or-
Le cathéteganiques membraneux jouissent d'une souplesse qui Telr-risme -rectilis permet de prendre la direction des instrumens qu'on y fait 57 7° PP
pose pas l’ab-
pénétrer; mais de l'effacement, de la disparition artificielle sence de courdes courbures à leur non-existence , il y a extrêmement loin. Disons, en outre , que la courbure du canal de lurèthre est démontrée, 1° par l'impossibilité qu'uné ligne droite = 1
/ : : pe # reuves de s'étende du col de la vessie au point de réunion du corps la direction caverneux avec l'urêthre, en passant à plusieurs lignes au- curviligne. |” dessous du bord inférieur de la symphyse; 2° par la courbure que conservent les bougies placées à demeure dans le canal de l'urèthre ; 3° enfin , par la courbure que! pré- |" sente le moule obtenu par l'injection dans la véssié et dans le canal de l’urèthre ; d’une substance PE de $ 3 so-
lidifier.
| Dimensions, 1° suivant la longueur, La longueur du canat
1 ë fa à Dimensions de l’urèthre est de huit à neuf pouces; elle est même quel-., longaens
quefois au- -dessous de huit. Les proportions extrémés aux-
| quelles est arrivé CS PRPE d'après des mesures prises sur
(1) C'est cette direction du canal qui avait sugpéré à J. L. Petit didée des sondes d'argent en S pour laisser à demeure dans la vessie. |
754 * SPLANCHNOLOGIE.
quarante-huit sujets, sont nenf pouces six lignes et sept
pouces six lignés (+). | Dimensions 2° Dimensions 'suivant le diamètre. Mes sont ‘difficiles à suivant le dia- apprécie : leganal de l’uréthre a quatre lignes de diamètre, AE d'après Home, excepté à son orifice où on trouve üne! hgne dé moins. Il est surtout impossible d'apprécier: les dimensions du. catial à l'extérieur, à cause de l'épaisseur des-parois, et surtout à cause de leur épaisseur inégale. L'extrème : dilatabilité de ce canal lui permet, d’ailleurs, de recevoir des instrumens d'un ‘calibre très-considérable , ‘ainsi qu'on le
pratique dans l opération de la lithrotritie.
On divise le canal de l'urêthre en trois portiôns dussi üistinctes par leur structure que ‘par léurs rapports; ce $bnt la
portion préstatique, la portion ‘membranéuse ‘et la portion spongieuse.
1° Portion prostatique.
Cette partie de l'urèthre, qui fait suite, en quelque sorte, à Ja vessié et constitue l'origine de ce canal, a reçu le nom de portion prostatique, parce qu'elle se trouve comme creusée dans l'épaisseur d'un corps glanduleux nommé .prostate , dont la description doit être placée ici à raison des connexions intimes dé ce corps avec le canal de l'urèthre.
La prostate , corps glanduleux blanchâtre ,'est. sztuée .au:
es LRU devant du col de la vessie qu’élle embrasse, derrière la à Situation. physe dupubis, au-devant du rectüm. | Figure. Elle présente la forme d'un cône dont la Lou est en ar-
rire, tandis que le sommet qui est tronqué répares en avant ad Son axe ôu grand diamètre est horizontal, mais un pet
obliquément dirigé de” ‘haut en bas et d’arrière én avant | Disposition. Elle à ‘Souvent ‘chez l’homme l'apparence “bilobée ; mai: bilobée, elle "n’ést jamais réellément double comme dañs ün on nombre d'animaux.
(r) An ihproved ‘method 6f ‘the treating’ sthiétürein the ure tra, 1816.
Volume. Le volume de la prostate offre de nombreuses variétés chez les diftérens sujets, Voici quelles sontses dimen:sions, établies d’après des mesures prises sur des prostates d'adultes : hauteur, douze lignes ; largeur, dix-huit lignes ; diamètre antéro-postérieur ou longueur, quinze lignes.
Quelquefois la prostate acquiert un volume triple ou quadruple de celui qu’elle offre dans l'état normal. L'augmentation de volume péut porter tantêt sur'la totalité de la glande, tantôt sur l’une des mottiés , quelquefois seulement sur la partie moyenne. |
Rapports. Nous examinerons les rapports de la prostate, 1° avec les parties qui correspondent à sa surface extérieure; 2° avec celles qui sont placées. dans son épaisseur.
A. Rapports de la prostate à sa superficie : 1° La face inférieure répond au rectum, auquel elle adhère par un tissu cellulaire assez dense, dans lequel il ne s’amasse Jamais de
. ® LA À lé 9 à] 2 :
graisse m1 de sérosité; d’où le précepte d'explorer la pros-
tate à travers les parois du rectum. A raison des variauons de ‘volume que subit le rectum, ‘il arrivé qué cet intestin, tantôt déborde la prostate sur Îles parties latérales, ce qui a lieu quand il est distendu ; tantôt est débordé | latéralement par elle quand il est resserré, TA face inférieure | dela prostate est lisse, parcourue sur la ligne médiane par un sillon antéro-postérieur très-prononcé chez quelques sujets,
| qui la divise endeux parties égales. |
| 2° La face supérieure est ‘en rapport avec l'aponévrose pelvienne supérieure ou plutôt avec les trousseaux ligamen- | teux très-forts, qui s'étendent du pubis à la vessie, appelle ligamens de la vessie, has Cette face n'a point dé rapports immédiats avec l’arcade | du pubis derrière laquelle elle est située; elle en est toujours
et qu'on
| distante de quelques lignes, On peut cependant, à l'aide du cathéter ou d’une sonde d'argent introduite dans la vessie ) trefouler la prostate sous le pubis et la faire .roémin AL ta
î êtes # 2 & « 8.
Volume.
Dimensions précises.
Rapports superficiels de la prostate,
Rapports de la face inférieure,
Sillon. antéro - postérieur de cette face.
Rapports de a face supérieure,
756 SPIANCHNOLOGTE:
Rapports la-
téraux de la leveur de l'anus. Lorsque la prostate est refoulée
3° Les parties laterales sont embrassées par le muscle re-
en bas, à
rostate, Ad: , . , s k l'aide du cathéter, ses parties latérales sont embrassées par
le pourtour de l'arcade pubienne, et elles
alors beaucoup du tronc 4°. La base de la prostate embrasse le col
se rapprochent
de l'artère honteuse interne.
de la vessie, et
Base se prolonge un peu de cet organe, pour entourer le canal déférent et le col des vésicules séminales. Sorel ho Le sommet se termine derrière Ja portion membraneuse de l’urèthre. | k Rapports B. Rapports de la prostate ayec les organes places dans sa profonds. profondeur. La prostate est traversée, T° par le canal de
l'urèthre ; 2° par les canaux éjaculateurs ; 3° par ses propres
conduits excréteurs.
19; Avec le
1°.Les rapports du canal de l’urèthre avec. la prostate, Va”
canal de l'urè- rient chez les différens sujets : tantôt, en effet, ce canal n'est
thre. | À | < entouré, par la glande, que dans les 3/
4 inférieurs de sa CiT-
conférence, en sorte que le tissu de la glande manquant supé-
rieurement ; celle-ci n'est percée que d'une d'un conduit; tantôt la prostate forme aut
gouttière et non our du canal un
cylindre creux complet. Il n'arrive presque jamais que la
partie de prostate située au-dessus du ca paisseur que Ja portion située au-dessous
cas cependant, On à vu partie inférieure de la prostate, et n'être S que par une couche très-min
nal ait plus. d'é- . Dans quelques
le canal de l'urèthre occuper la
éparé du,rectum
ce de tissu glanduleux. Cette
disposition expose à blesser le réctum dans Îles divers pro:
| cédés de taille périnéale (1).
| Dans l'état, normal, la prostate, n€ proémine point dan
(1) Les variétés dé disposition du canal de Purèthre par rappor
à la prostate ont été très-bien indiquées par M, Senn, dans sa dis
sertation inäuguralé En 1 825. D'après ces récher
ches, la portion d
prostaté!située au-déssous du canal à sept ou‘huit lignes d’épaisseu sur la partie moyenne et dix on on7e lignes en bas et en dehors: ;
ORGANES GÉNITO-URINAIRES. DU CANAL DE L'URÈTHRE, 7D7 le canal de Jl'urèthre; mais il n'est pas rare de voir s'élever de la partie inférieure du canal de l'uréthre au niveau de la base de la prostate, un tubercule plus ou moins sail- + » « n existe lant quisforme à l'entrée du canal de l'urèthre un obtura- pas de. Inette teur ds ou moins complet: c'est cé tubercule qui a été dé- d'eirne signé par Lieutaud sous le nom de luette vésicale ; par Everard Home sous le nom de développement du lobe moyen de la prostate. Mais, d’une part, ce tubercule tient à un état pathologique, et, d’une autre part, il n'existe pas de lobe moyen, à moins quonne veuille donner ce nom à la portion légèrement sillonnée et par conséquent moins épaisse, qui unit les deux moitiés latérales de la prostate. 2°, Rapports des conduits éjaculateurs avec la prostate. Les ports des conduits éjaculateurs, accolés l'un à l’autre, sont reçus dans conduits éja- ME LR 4 j4 PA 1 re tr A ] culateurs avec une espèce de canal conoïde creusédans l'épaisseur de la pros- 1, Lrostate. tate. Un tissu cellulaire lâche les isole du tissu de la glande lont ils sont tout-à-fait indépendans; c'est principalement à à Gone 4 P ï P pe À tend per lobe la portion de prostate située au-dessus de ce canal , que Eve- moyen del prostate.
rard Home a donné le nom de lobe moyen. à Densité. La densité de la prostate est. considérable, et néanmoins le tissu de cette glande est friable et se déchire Friabilité de avec une grande facilité une fois qu 1, avété gntame. 0h 14 Prostate une fois qu'elle à est d’une haute. importance de ne pas perdre, de vue cette été entamée. friabilité ; quand on pratique l'opération de la taille périnéale. La prostate, en.effet, est le seul.obstacle à l'extraction des calculs, et quandicette glande est une fois divisée dans son diamètre antéro-postérieur, le corps dela vessie se déchire avec la plus grande facilité. | Structure. La structure de la prostate ne e peut être. aude Structnre. avec avantage que chez l'adulte : elle se présente avec tous ses caractères en. quelque sorte exagérés dans certaines prostates qui sont le siége d'hypertrophie sans laltération de | tissu. 7 La prostate est une agglomération. de lobules glanduleux
qui se subdivisent en granulations pressées les unes, contre
les autres, au milieu d'un tissu qui me parait être de nature | ) q Grains glan- À fl | j É duleux. musculaire, et qui se continue avec la tunique musculeuse de la vessie, avec laquelle il offre l'analogie la plus pro- Charpente ps I d'h h: D .+ 5 musculaire. nOncée dans les cas ypertrop le.. De ces grains ‘Stan duleux, qui. sont le plus souvent inégaux en Yolume, éma- Conduits nent de petits conduits excréteurs qui se réunissent en un prostatiques.
nombre indéterminé de conduits prostatiques lesquels vienls ne s'in- nent s'ouvrir, non sur le veru montanum lui-même, mais sur au Pen. SES CÔTES , dans toute l'étendue de la paroi inférieure de la me “4 tanum, portion prostatique de l’urèthre. Il m'a été facile de constater l'existence de ces conduits et de leurs orifices, dans plusieurs cas où je fes ai trouvés remplis par. d'innombrables petits calculs semblables à des grains d'un sable brunûtre. Une manière bien facile de voir les orifices des conduits prostatiques, consiste à comprimer la prostate en même temps qu'on observe par quels points suinte le suc prostatique.
2°, Portion membraneuse.
Intermédiaire à la portion prostatique, ét au bulbe, dirigéeen haut et en avant, la portion membraneuse répond; Hibbots! ? < FOREPRT PTRTA et sur les côtes, àV'arcade du pubis, dontelle de la portion est séparée par des veines considérables, et pour mieux dire, membraneuse Lin une sorte de tissu érectile ; 2°inférieurement elle répond au rectum dont elle’ est séparée par un espace triangulaire, ayant sa base tournée en avant et en bas, le sommet tourné en arrière et en haut. C'est dans cet espace triangulaire que le canal de l’urèthre est divisé dans la ina tigle des EN pour la taille périnéale.
Mésurée supérieurément , c'est-à-dire du ‘côté de sa concavité, la portion meémbraneusé a un pouce dé longueur, EE mesurée au contrairé inférieurément , elle à dé quatre à six | hant et en bas lignes. Cette différence de longueur provient de ce que le bulbe, qui occupe la partie inférieure de l’urèthre, est renversé d'avant en arrière sur ia portion membraneuse,
La portion membraneuse est embrassée latéralement , et en bas par les deux faisceaux musculaires, dépendans du releveur de l'anus, que j'ai déjà décrits soûs le nom de muscles de Wilson.
3°. Poriion spongieuse.
La portion spongieuse constitue la plus grande partie de la longueur du canal de l'urèthre; elle commence au niveau de la symphyse par un renflement très-considérable qu'on appelle bulbe, et se termine à l'extrémité de la verge par un autre renflement plus considérable encore et qui constitue le gland.
Le bulbe occupe la partie la plus élevée de l'arcade pubienne, et remplit l'espace qui sépare les deux racines du corps caverneux. Son volume, variable suivant les individus, Son tolume variable suivant l'état de distension ou d’affaissement de la verge, déborde de plusieurs lignes mférieurement le niveau de la portion membraneuse, qu'il recouvre en partie dans ce sens, et qui semble s'ouvrir dans la partie supérieure du bulbe.
‘La direction du bulbe étant tésbblique en haut et en avant, ofi serait tenté d'accorder au canal de l'urèthre une courbure plus considérable que celle qu'il offre réellement, si l'on évaluait cette courbure en se guidant seulement sur la forme extérieure du canal.
Le bulbe est embrassé en bas et sur les côtés par les mus-
Bulbe.
Sa direction
‘ Ses rapports.
cles bulbo-caverneux qui prennent sur ce renflement des
points d'insertion multipliés. Entre ces musclés 'et le bulbe,
se trouvent les glandes de Cowper. Le bulbe se termine en avant d'une manière insensible, en se continuant avec la portion spongieuse : : on peut lui assigner pour limite antérieure l'angle de réunion des deux racines du corps caverneux.
Glandes de Cowper. On appelle ainsi du nom de l'anato- Des miste qui les a le mieux décrites, deux petites glandes arron- de Cowper. dies, situées au niveau du bulbe , contre léquel elles sont maintenues à l’aide d'une couche fibreuse ‘assez dense, De
CPP "7
-6e SPLANCHNOLOGIE.
chacune de ces glandules, dont le volume est variable, part ge se un conduitewéréteur, qui après un trajet d'un pouce et demi glandes de à deux pouces; vient s'ouvrir sur les côtés de la portion CEE spongieuse dont ils traversent obliquement les parois (1). PEARL Au devant du bulbe, la portion spongreuse est reçue dans de la portion la gouttière que présente la face inférieure du corps caverdar ru neux, et répond en bas : 1° dans la première partie de son devant du bu. trajet, aux muscles bulbo-caverneux qui le séparent du tissu be, cellulaire des bourses; 2° plus en devant, à la peau de la verge. Li Le gland , ainsi nommé à cause de sa figure, est le renflement conoïde qui forme l'extrémité de la verge. Recouvert par le prépuce, qui lui adhère inférieurement à l'aide du frein. ou filet, il présente une base formantun relief volumineux, qui déborde le. niveau du corps caverneux et constitue ce qu'on Sa couronne. appelle Ja couronne du gland. Ce relief circulaire est sillonné perpendiculairement dans tout son pourtour par de grosses Papilles. papilles nerveuses visibles à l'œil nu. La base du gland offre Coupe obli. UNE COUPE très-oblique, en sorte que la face supérieure de ce que de sa base renflement a deux fois la longueur de sa face inférieure. Inférieurement, et sur la ligne médiane , la couronne.du gland présente un sillon dans lequel est reçu le filet. « MEL HN l'extrémité du gland se voit l'orifice du canal de l'urèthre naire. ou méat urinaire, fente verticale de trois à quatre lignes de hauteur, placée sur lamême ligne que le frein dontelle n’est séparée que par un. très-court, intervalle, Quelquefois cet orifice est, placé au niveau même du filet, et regarde en bas comme lui : c’est ce vice de conformation qui constitue ce qu'on nomme hypospadias,
Gland.
Surface interne du canal de l'urethres ‘Cette surface ne présente aucune tracé de la distinction qui «(x)Je n'ai jamais vu la glande que littre a appelée anti-prostate. Je n’ai pas vu non plus la troisième glande de Cowper, qu'on dit être située au-dessous de l’arcade du pubis,
ORGANES GÉNITO-URINAIRÉS. DU CANAL DE L'URÈTHRE. O1 a été établie entre les diverses parties de la longueur du cad l EEE PO \ l y A NES 1 L | l: ti M Il n'offre à nal de l’urèthre à l'exterieur; seulement dans la partie COË- jrtérienr aurespondante à la poruon prostatique, le canal offre une cune trace de
non d . , Ja division éta-
couleur blanche, tandis que dans tout le reste de son trajet pie À peste. il présente-une couleur violette plus ou moins foncée. rieur.
Dimensions. Le canal de l’urèthre présente au niveau de la prostate une dilatation manifeste , quelquefois , assez considérable; il se rétrécit brusquement à l'origine de la Dilatation portion membraneuse et devient cylindrique jusqu’au niveau PFSRTARE
4 , ; CR 0 . ÿ
du gland où il présente une deuxième dilatation appelée Le navifosse naviculatre, et.se termine par un orifice plus étroit que culaire. tout le reste du canal. ,
Pour arriver à des dimensions plus exactes et’compara-
tives , entre les diverses portions de l'urèthre, M. Amussat
Dimensions.
Evaluation ; PPT ES D , Ni L . desdimensions a imaoiné d'enlever avec précaution, sur ce conduit insufflé, du canal. 9 2
toutes les couches surajoutés aux parois propres du canal, de manière à réduire celui-ci à la seule épaisseur de la membrane muqueuse, substituant ainsi à la grande inegalité d'épaisseur de ses parois, une épaisseur presque uniforme dans toute son étendue. D'après ce procédé d'évaluation auquel:on pourrait adresser plus d'un reproche, M. Amussat a établi que la partie la plus étroite du canal est la portion bulbeuse et non la portion membraneuse; que le canal.apres s'être retréci au niveau du bulbe, s’élargit de nouveau à la portion spongieuse , et va ensuite en se rétrécissant d'une manière uniformément progressive. Il récuse l'existence d’une dilatation au niveau de la fosse naviculaire, et attribue … l'aspect dilaté que présente cette partie, à ce que le tissu du gland étant très-ferme, et intimement adhérent à la mem- * brane de l’urèthre, ne lui permet pas un affaissement comparable à celui que subissent les autres parties du canal.
Au reste, l'extrême dilatabilité des parois de l'urètre rend moins importante qu'on ne pourrait le penser une appréciation rigoureuse des dimensions de ce canal. |
Une circonstance anatomique qui, indépéndamment de
Plis longitudinaux.
Faisceaux longitudinaux
Sinus de
Morgagni.
Ver -montanum, Ou Crete uréthrale,
Membrane muqueuse.
762 5PLANCHNOLOCGIÉ.
l'extensibilité de tissu, contribue à la dilatabilité extrème du canal de l’urèthre, € est l'existence de plis longitudmaux que présente la surface interne du canal, ét qui s’effacent par la distension. Ces plis ne doivent pas être confondus avec de petits faisceaux longitudinaux subjacens à la muqueuse dans toute l'étendue du canal, et qui me paraissent de: nature musculeuse. Dans toute son étendue, la surface interne du canal de l'urèthre présente une foule d'orifices obliques conduisant dans des cavités en culs-de-sac plus ou moins profonds. Ces sinus, dont l'ouverture ést toujours dirigée en devant, sont quelquefois assez considérables pour recevoir l'extrémité des bougies: ils ont été très-bien décrits par Morgagni ; ce qui leur a valu le nom de sinus de Morgagni, sous lequel ils sont généralement indiqués. Fen ai vu qui avaient plus d'un pouce de longueur. Du reste, on ne voit nulle part ces sinus aboutir à des grains glanduleux.
Du veru-montanum ou crète uréthrale. La paroi inférieure de la portion membraneuse de l'urèthre présente sur la ligne médiane une crête à laquelle on a donné le nom'de veru-mountanum , caput gallinaginis , crète uréthrale. Cette crête commence en avant par une extrémité très-déliée, qui porte d'avant en arrière sur la ligne médiane de la paroïinférieure de l'urèthre , et se termine à la partie antérieure de! la portion prostatique , par une extrémité renflée, sur laquelles'ouvrent les conduits éjaculateurs par deux orifices toujours distincts. De cette même extrémité postérieure, partentde chaque côte plusieurs plis radiés, nomimés freins du veru-montanunm |, replis qui ont été décrits avec soin par Langenbeck , et qui vont se perdre dans l'orificedu col de la vessie. C'est sur les côtés de la crête uréthrale que viennent s'ouvrir lesconduits
prostatiques.
Structure du canal de l'urèthre.
Une membrane muqueuse, très-fine, transparente, d'apparence épidermique, revêt tout l'intérieur du canalde l'ürèthre, se continuant d’une part, avec la muqueuse vésicale, d’une
v£ DAGANES GÉNITO-URINAIRES. DU CANAL DE L'URÈTHRE. 703
autre part, avec celle qui revêt le gland. Cette même muqueuse se continue par les canaux éjaculateurs avec celle qui tapisse les canaux déférens et les vésicules séminales.
La structure del’urèthre, considérée dans les tuniques extérieures à la muqueuse, n’est pas la même dans les diverses portions de ce canal.
1° Dans la portion prostatique, on retrouve les mêmes élé. mens que dans la structure de la vessie, quisemble en quelque sorte se continuer dans la gouttière que lui présente la prostate. La couche la plus profonde de la tunique musculeuse de la vessie se prolonge entre la membrane muqueuse et la prostate , tandis que les autres couches forment divers plans qui pénètrent dans l'épaisseur même du ‘tissu de la glande. |
2° La portion membraneuse serait mieux nommée portion musculeuse du canal de l’urètre, car elle est entourée par une couche de fibres musculaires disposées circulairement. Autour de ces fibres musculaires se trouvent des veines qui forment un plexus.
3° La portion spongieuse offre le même aspect que le corps cayerneux : c'est un tissu érectile, c'est-à-dire composé
Structure de
la portion prostatique.
De la pôr-
tion membraneuse,
De la por-
d'une charpente fibreuse constituée par un ensemble de tion spongiense.
prolongemeris qui s’entrecroisent sous toutes les directions, et présentent l'aspect d'une trame aréolaire : il est probable que la membrane interne des veines tapisse toutes les cellules, qui contiennent une quantité plus ou moins considérable de sang, suivant que la verge est dans l'état d'érection ou de non-érection. |
Ce tissu caverneux, de même que celui de la verge, présente des fibres musculaires longitudinales très-manifestes à
la
Identite de structure du
l'œil nu chez les grands animaux, et que des observations na et du bulbe.
microscopiques semblent avoir démontrées chez l'homme. La structure du gland est absolument la même que celle du buibe; seulement son tissu est plus serré. Cette parte du canal de l’urèthre n'a aucune communication avec le COTPS Ci-
Le tissu spongieux du gland n’a aucune commu nication avec celni du corps caverneux.
Les ovaires sont à la femme ce que les testicules sont à l'homme.
Situation.
Moyens de bxité,
Varietes de . situation,
764 | SPLANCHNOLOGIE.
verneux, bien qu'au premier aspect il semble n'en être quela continuation. On voit de 1 manière la plus évidente que le sommet mousse du corps caverneux est embrassé par la base du gland. Mais le corps caverneux et le gland n'ont point de communication entre eux par leur tissu érectile; aussi ces deux corps peuvent-ils s'injecter isolément,