‹ Anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 33 sur 223 · RÉGION THORACIQUE. INTERCOSTAUX · texte numérisé non relu

RÉGION THORACIQUE. INTERCOSTAUX

et du transverse, pour prévenir la projection des .côtes en dehors : c'est cette synergie de contraction qu'on voit dans le mécanisme de l'effort,

Lorsque le grand dentelé prend son point d'insertion fixe sur pet 1l est inspirateur par sa première portion, expirateur par sa seconde portion, et de nouveau inspirateur par la troisième, La prépondérance de cette troisième portion fait généralement et avec raison négliger l'action antagoniste de la deuxième; aussi le muscle grand dentelé est-il

à juste titre regardé comme la puissance inspiratrice acces- |

soire la plus énergique, d'ou les diverses attitudes des asthmatiques qui prennent instinctivement une position telle que l'omoplate acquière de la fixité, soit qu'ils saisissent avec leurs mains élevées la corde de Lie lit, soit qu'inclinés en avant ils prennent un point d'appui sur leurs coudes et | leurs avant-bras, soit enfin qu'ils cherchent cette fixité des | membrès supérieurs dans deux appuis latéraux.

$. IV. Des muscles intercostaux externes et internes; surcostaux et souscostaux.

Préparation. Pour voir les surcostaux et les intercostaux ex- | ternes, il faut enlever l’omoplate, et tous les muscles qui revétent | le thorax. Pour voir les souscostanx et les intercostaux internes, il faut scier la colonne dorsale, et le sternum à leur partie moyenne, | par un trait de scie vertical,et, sur l’une ou l’autre des moitiés du thorax, enlever la plèvre qui se détache avec la plus grande facilité | à l’aide d’une traction légère exercée avec les doigts. À. Lesrnuscles intercostaux sont, comme leur nom l indique, | situés entre les côtes dont ils remplissent les intervalles ; ils | sont au nombre de deux pour chaque espace intercostal ; ils | y a par conséquent autant de paires dé muscles qu'il yades- | paces intercostaux : on les divise en externes et en internes. Les intercostaux représentent deux lames musculaires fort | minces, qui mesurent exactement la largeur des espaces auxquels ils correspondent; ils en mesurent aussi la lon-

îl est inspirateur,

Il constitue la puissance inspiratrice accessoire la plus énergi-

que.

Situation.

Au nombre de deux pour chaque espace.

Externes.

Internes.

Figure.

Largeur.

Longueur difféiente des intercostaux externes et internes.

Insertions. :

Insertions alternativement aponévrotiques et charnues.

Direction des fibres.

Croisement en sautoir.

Rapports Superficiels,

Profonds.

92 MYOLOGIE.

gueur, avec cette différence que les intercostaux externes sont étendus depuis les articulations costo-vertébrales jusqu'aux cartilages exclusivement ; tandis que les intercostaux internes ne commencent en arrière qu'aux angles des côtes, et finissent en avant au sternum. Une aponévrose mince prolonge l'un et l'autre ordres de muscles, soit én avant, soit en arrière, jusqu'aux limites de l'espace intercostal. Les intercostaux externes m'ont constamment paru beaucoup plus épais que les intercostaux internes.

Îls s’'insérent, d'une part, au bord inférieur de la côte qui est au-dessus : l'intercostal externe à la lèvre externe, l'intercostal interne, à la lèvre interne dé la gouttière que présente ce bord, ainsi qu’au cartilage costal correspondant; d’une aütre part, au bord supérieur de la côte qui est au-dessous, L'insertion des intercostaux se fait par des fibres charnues qui alternent avec des fibres ou lamelles aponévrotiques. Toutes ces fibres se dirigent de haut en bas, pour venir s'insérer à la côte inférieure : celles de l’externe d’arrière en avant, celles de l’interne d'avant en arrière, mais beaucoup moins obliquement. Cette insertion inférieure se fait, comme la supérieure, par des fibres alternativement aponévrotiques et charnues. Les fibres aponévrotiques sont trés-longues. Les muscles intercostaux sont autant aponévrotiques que Char-

nus; ce qui donne aux espaces intercostaux une grande ré-" |

sistance. En outre, les muscles intercostaux externes et internes se croisent en sautoir, dutre condition de résistance.

Rapports. 1° Les intercostaux externes sont recouverts par les muscles qui revêtent le thorax, savoir, les grand et petit pectoraux, les grand et petit dentelés, le grand dorsal, le sacro-lombaire , le grand oblique de l'abdomen; 2° ils recouvrent les intercostaux internes dont ils sont séparés par les vaisseaux et nerfs intercostaux, et par une lame aponévrotique fort mince. Les intercostaux internes sont recouverts par

les précédens, ét la lame aponévrotique qui les continue, ils | répondent en dedans à la plèvre, laquelle est en rapportim-

RÉGION THORACIQUE.. SURCOSTAUX. 93 médiat avec les intercostaux externes, depuis l'angle jusqu’à la tubérosité des côtes.

B. Muscles souscostaux de Verheyen. Petites languettes Dites musculaires et aponévrotiques, variables pour le nombre et musculaires. et

, sou A, apOuevVIOtipour la longueur , étendues de la face intèrne de la côte do qui est au-dessus, à la face interne de celle située au-dessous, et quelquefois à Ja face interne des deuxième ou troisième côtes situées au-dessous; quelquefois verticales, souvent obliques, à la manière des intercostaux internes, dont elles peuvent être considérées comme une dépendance,

C. Muscles surcostaux. Ce sont de petits muscles trian- Misei gulaires, situés à la partie postérieure des espaces intervos- des triangulaitaux, accessoires des intercostaux externesdontils paraissent Fi Ja continuation, et dont ils ont lastructure moitié aponevrotique, moitié Et ES au nombre de douze de chaque côté , ss nombre comme les côtes. Chacun de ces muscles a son point d'in-: : Et sértion fixe au sommet de l'apophyse transverse de la ver: em ct à tèbre qui est au-dessus : de ià , les fibres charnues vont, en Direction rayonnant, sinsérer à la partie postérieure du bord supé- 4 dés fibres. rieur et de la face externe de la côte qui est au-dessous, Les : Insertions fibres de ces muscles ont la même direction que celles de °5tales. lintercostal externe ; seulement elles sont plus obliques, surtout en dehors.

Le premier musclé surcostal s Re à l’'apophyse transverse de la septième vertèbre cervicale, le dernier à la onzième dorsale. Quelques -uns de ces muscles offrent Quelquesdeux digitations, dont l’une présente la disposition accou- "rs présentent

eux digitatumée, tandis que l’autre va se rendre à la côte qui est aU- tions.

aan Ces, derniers muscles, appelés longs surcostaux

| (longiores levatores, Haller ), sont en quelque sorte le pas- Longs sur-

costaux de

sage entre les petits surcostaux ( levatores bgeves ) et les yrer.

dentelés. Morgaoni à vu tous les muscles surcostaux unis

entre eux, constituant un seul muscle dentelé extrêmement

régulier. cel 2 par le long dorsal et le sacro-lombaire, : Rapports. les surcostaux recouvrent les intercostaux externes.

TA | MYOLOGIE.

Action, Les muscles intercostaux externes et internes, en se contractant , tendent à rapprocher lès côtes auxns sont à quellés ils s’insèrent, Or, suivant que les côtes supérieula fois inspira: res sont fixes par rapport aux côtes inférieures, ou sui- SR APE vant que celles-ci sont fixes par rapport aux dé cible ls sont inspirateurs où éxpirateurs. On n'a jamais nié que les intércostaux extérnés ne fussent des inspirateurs; mais, comme on à vu l'entrecoisement des muscles intercostaux Les nsages iftérnes et externes, On à pensé que cette opposition dans des a la direction des fibres dévait entraîner une opposition dans et internes ne l6$ usages : d’où 4 fameuse discussion de Hamberger et de sant pas oppo- Haller. Il est facile dé comprendre que la différence lévère # qui existe entre les insertions sous le rapport de leur éloi- Leur entre. gneémént du point d'appui, ne saurait contre-balancer Ja croisement est différence de fixité dés côtes, ét que l’entrecroisement de

relatif à la so- ces muscles n’a d'autre but qu'une plus grande dut dans lidité.

Action.

lés parois de la poitrine.

& Or, la net t côte étant beaucoup plus fixe que la ab uccession :

d'action de ces fièré , il s'ensuit qu'elle doit servir le plus habituellement

muscles; soit de point d'appui au premier muscle intercostal qui doit

de bas en haut, soit de haut en Par” Conséquent élever la seconde; que celle-ci devient à son

bas. tour le point fixe pour la troisième côte; et ainsi de suite. | Les muscles scalènes prennent souvent étre point d'apptil, sur les vertèbres, et tendent alors à relever la première côte. Le varré des lomibes agit de même sur la dernièré côte qu'il abaïsse, et qui peut alors servir de point a à 0

pour les mouvemenis des côtés dans l expiration. © Fo Quant aux surcoétaux , ils agissent très- efficacementilsur surcostanx, — Jés éûtes pour les élever, parcé qu'ils s'insérent plus près dü point d'appui; én sorte que le moindre mouvement inprimé à l’extrémité postérieure devient très-sensible à l’ex-

UE trémité antérieure.

taux agissent Je pense avec Borelli (de Motu anim., tom. IE, p. 158) dans la respi- que l'action des muscles intercostaux a lieu, ébne dans la

ration la plus passible. respiration la plus paisible. Nous pouvons nous en assurer

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