RÉGION CRANIENNE. OCCIPITO-FRONTAL
Le muscle occipito-frontal, envisagé tantôt comme un seul muscle à deux ventres, tantôt comme la réunion de deux muscles distincts, l'occpital et le frontal, reconvre la voûte du crâne. Nous décrirons isolément ja portion frontale et Ja portion occipitale ; l’'aponévrose trouvera sa place ailleurs (Foy. Aponévrologie). |
1° Portion occipitale (muscle occipital ). Elle recouvre la partie large de l'occipital, et occupe la bosse occipitale supérieure. Cette portion est mince, quadrilatère. Elle s’insère, d’une part: aux deux tiers externes de la ligne courbe occipitale supérieure, ainsi qu'à la portion attenante de la région mastoidienne du temporal; d'une autre part, au bord postérieur de l’aponévrose épicranienne, dont elle peut être considéré comme le muscle tenseur. |
L'insertion occipitale se fait par des fibres aponévyrotiques auxquelles font suite les fibres charnues, lesquelles se por-
tent parallèlement en haut, et, après un trajet assez court, vont se rendre à l'aponévrose.
2° Portion frontale ( muscle frontal). Placée à le partie an-1
térieure du crâne, mince comme la précédente, et comme elle irrégulièrement quadrilatère. Elle s’insère: d'une paré, en haut, à l'aponévrose épicranienne ; d'une autre part, infé- | rieurement, elle offre une terminaison multiple. Ainsi: 1° les | fibres les plus internes se prolongent en une bandelette char- | nue qui va constituer le pyramidal du nez; 2° les fibres placees en dehors de celles-ci se continuent avec l'élévateur commun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure : en de- | hors de ces dernières les fibres du frontal se fixent à l’apo- | physe orbitaire interne; 3° enfin le plus orand nombre des fibres se confondent avec celles de l'orbiculaire. | L'insertion supérieure de la portion frontale se faisant à | l'aponévrose épicranienne suivant une ligne courbe, il en ré- | sulte un bord supérieur demi-circulaire, faisant relief au-des- | sous de Ja peau chez un grand nombre de sujets, Rapports, Le muscle occipito-frontal recouvre la voûte 2 8
Peut être considéré comme un seul muscle digastriqne,ou eomme deux imuscles distincts.
Situation.
Figure. j Insertions.
Occipitale.
Aponévrotique.
« Situation.
Figure.
Insertion aponévroti=
que.
Insertion inférieure mal-
tiple.
Le bord supérieur est deniscircuiaire,
Rapports :
114 | MYOLOCIF
De sa face du crâne; de là le nom d'épicranien (Albinus). Il ré-
profonde pond au péricrâne (périoste des os du crâne), dont il est . Avec le pi- Séparé par un tissu cellulaire séreux très-abondant, qui persure met aux tésgumens une assez grande mobilité , et jouit d'une
élasticité qui lui fait reprendre sa première place lorsqu'il a été tiraillé par les mouvemens du cuir chevelu. | De sa face La face superficielle de ce muscle est recouverte par la” superficielle eau, à laquelle elle est unie par un tissu cellulaire très- Avec la peau f | PAR à laquelle il est SEITÉ » de nature en quelque sorte ibreuse, et dans l'épais- :
uni par un tis- eur duquel se ramifient les vaisseaux et nerfs si multipliés
su cellulaire de la peau du crâne.
très-dense. | | ; Action. La portion occipitale est le muscle téñseur de Fa- Action : ; De D po MR épicranienne , qui peut, une fois tendue, fournir
tion occipitale un point d'appui fixe au frontal. Celui-ci relève la moitié. supérieure de l’orbiculaire des paupières, relève les sourcils De la. por- êt la peau de la racine du nez, épanouïit les traits, et contion frontale, «court puissamment à exprimer les passions gaies. Cestaufron. C’est à ce muscle que sont dues les rides transversales du
t 0 ! Cd e 4 { $ s: : Las al que sont font qui impriment à la physionomie des individus habidues les rides ? |
transversales tuellément gais une éxpression que les peintres savent trèsnue bien reproduire dans leurs tableaux. Ces rides transversales manquént dans l'intervalle triangulaire qui sépare, sur la partie moyenne du front, les corps charnus des muscles |
frontaux. |
node L'occipito-frontal doit être regardé comme un muscle diteur des pau- latateur des paupières. Î} se confond avec l’orbiculaire des pe paupières de la même manièré que les muscles labiaux se ne fixent à l'orbiculaire des lèvres. Sous ce rapport, l'occipito-
congénère j'é- frontal a pour consénère l'élévateur de la paupière su é- P S
lévateur de la . : ASS le ei l’orbiculai d paupière su- rieure, et pour antagoniste ie SOUTCLIET et lorbiculaire &es.
périeare. paupières.
Le redressee L'action de l'occipito-frontal peut-elle rendre cornpte du ment des che- ; veux ne peut pas être pro- tre que ces muscles impriment des mouvémens aux hiév emo duit par ce muscle.
redressement des cheveux sur la tête. On ne peut méconriat-
puisque Certains individus peuvent déterminer par la vol
mienne, dont il parait une dépendance; de là, ses fibres
REGION CRANIENNEE IAURICULAIRES. 115 lonté des mouvemens de totalité dé leur chevelure; mais il me parait que l'expression les cheveux se hiérissent est fisurée par rapport à l'homme, et déduite de ce qui se passe chez les animaux, dont le poil se hérisse bien manifestement. Peutêtre , LV le tissu cutané opère-t-il ce redressement de cheveux par une propriété analogue à celle qui détermine Ja chair de poule.
Museles auriculaires.
Préparation. Apporter beaucoup de soin dans la! dissection de l'auricnlaire supérieur et de lantérieur, quisonttrès-minces et com - ?
posés de faisceaux rares et décolorés. Pour leur donner le plus de tension possible, et rendre leurs fibres plus saïilantes, il fant renverser l’auricule du côté opposé à celui qu’oceupe le muscle qu’on Pr Î %
prépare.
Fous ces muscles sont à l'état rudimentaire dans l'homme $ vf ; #72 Les mnsceles
chez lequel le pavillon:ou auricule ne jouit pour aini dire auriculires sont à l'état rud mentaire des dilatateurs. | chez l'homme.
d'aucune mobilité. Tous peuvent être considérés comme
Nous cherchons en vain chez l'homme un constrieteur ou sphincter du conduit auditif : chez les animaux Qui) ‘Tons sont jouissent d'une ouiïe très-délicate, il existe des constricteurs dilitateurs. pour réunir et mouvoir les diverses pièces Qui constituent la portion cartilagineuse de ce conduit.
Les muscles auriculaires sont au nombre de trois, un su- Issontan
, 3 A’. QE Le nombre de perieur , un antérieur et un postérieur. trois.
1°, Muscle auriculaire supérieur.
Il ocenpe la fosse temporale. Kxcéssivement mince, irian- Sitnätion.
gulaire, il nait du bord externe de laponévrose épicra- Forme trian. gul aire.
Insertions.
xiennent, en convergeant, se terminer à la partie supérieuré FRRUOBR
. de la conque ar Chauss.). Recouvert par Papports.
la peau, il recouvre l'aponévrose temporale,
116 MYOLOGIE.
Action. 1 tend à élever l'auricule (attollens auricularx , Alb. ).
Action.
2°, Muscle auriculaire antérieur.
Formetrian Encore plus mince et moins prononcé que le précédent, golaire. avec lequel ii se continue; comme lui triangulaire ; il naît du bord externe de l'occipito-frontal et du tissu cellulaire
Insertions.
qui recouvre la région zygomatique ( zygomato-auriculaire , Chauss.); de là, ses fibres convergent pour se rendre à la
Rapports. Partie antérieure de l’hélix. Recouvert par la peau, il re-
couvre l'aponévrose temporale, dont il est séparé par Fartère et par la veine temporaics.
LUE Action. TN porte l’auricule en avant et en haut,
3°. Muscle auriculaire postérieur.
Consime Beaucoup plus prononcé que les précédens , compose
par deux ou de deux ou trois faisceaux charnus plus ou moins distincts
ee (tres retrahentes auriculam, Ab.) qui vont de la base de l'a-
pophyse mastoïde, et quelquefois aussi de l'occipital à la
Insertions, Partie inférieure de a conque (mastoïdo - auriculaire, Chauss. ).
Action. Action. K norte l'oreille en arrière. :