RÉGION LABIALE
Aucune région ne possède un aussi grand nombre de Dix - sept 5 ÿ L
musdes M muscles que l'ouverture de la bouche. Dix-sept, dix-neuf et moins sont souvent vingt-un muscles sont groupés autour de cette ougroupés autour de l'ouél buc- communs déjà décrits, les élévateurs propres, Îles grands Ca.
verture; ce sont: l'orbiculaire des lèvres, les élévateurs
zygomatiques , les canins, les buccinateurs, les triangulaires, les! carrés , les muscles de la houppe du menton, et sou vent de chaque côté de la face deux muscles: l’un nommé risorius de Santorini, Vautre petit zygomatique.
Orbiculaire des lèvres.
Préparation. Faire à la peau qui recouvre lés lèvres nné inci-
"ion elliptique circonscrité à l'ouvéfturé de ld boñche. Disséqei la péau avée béancoup de prérantion. On peut préalablement dis-
| RÉGION LABIALE. ORBICULAIRE. - ’ 19% tendre la bouche par l'introduction d’un tairpon entre les lèvres et les bords alvéolaires.
L'orbiculaire des levres ést le sphincter de l'ouverture buc- na cale; il constitue essentiellement la charpente musculèuse 1a charpente des lèvres (/abral , Chauss. ); il occupe tout l'espace compris, 5 lèvres, d'une part, entre le bord. libre de la lèvre supériéuré ét la
base du nez; d’une autre part, entre le bord libre de la lèvre inférieure et le sillon transversal qui surmonte le menton.
Situation.
Nous considérons avec Winslow le muscle orbiculaire Hé éon
comme composé de deux demi-orbiculaires constitués cha- posé de ge à demi - orbicu-
cun par une demi-zone ou demi-ceinture de faisceaux con- PME
centriques demi-elliptiques, se terminant de chaque côté
aux commissures de la bouche. Les fibres qui entrent dans A TR la composition de ces ‘deux muscles, et qui toutes sont muscles se con« charnues, ne se continuent point entre elles au niveau des on AL commissures; elles sy entrecroisent, seulement, et se conti- baccinatéur. | nuent, celles du demi-orbiculaire supérieur avec les fibres
inférieures du buccinateur, celles du demi-orbiculaire infé-
rieur avec les fibres supérieures du buccinateur.
L'épaisseur des demi-orbiculaires est variable chez les Epaisseur vadifférens individus, surtout au niveau du bord libre des Îe- ritble. vres; où les faisceaux de ce muscle éprouvent une sorte ue de renversement en dehors. Chez le nègre ce renversement hors des faisest trés-manifeste, Il faut distinguer l'épaisseur des lèvres NH Re qui dépend de cette cause de celle qui tient à la constitution scrofuleuse. ;
Rapports. Ces muscles sont recouverts par la peau, à la- Rap] o ts : queile ils adhèrent intimement: d’où la facilite d'agir sur D Ti DU toute l'épaisseur de la lèvre, en agissant seulement sur la cutanée. peau daus l'application des moyens contenüfs pour les solutions de continuité des lèvres.
2°. Ces muscles recouvrent en dedanis la muqueuse buc- De la face rale; ils en sont séparés par les glandules Jabiales,, les La a fee laisseaux coronaires et un grand nombre de filets nérveux,
128 MYOLOCIE.
NES 30, Leur circonférence externe reçoit tous les muscles ex: e e
conférenceex- trinsèques des lèvres, qui viennent se terminer au muscle
Art labial comme à un centre commun.
De la cxr- 4°. La circonférence interne circonscrit l'ouverture de la
conférence in- bouche : ce sont les différences dans les dimensions de cette terne.
ouverture qui déterminent à l'extérieur les variétés qu on admet dans la grandeur de la hotnbha Ces variétés n’ont aucune influence sur la capacité de la cavité buccale.
site Action. Elle se rapporte à des phénomènes très-variés, et Action.
& FAAUER peut être étudiée sous le rapport, 1 de l'occlusion de: la
porte à des bouche; 2° de la préhension des alimens par succion ; 3° du
phénomènes jeu des instrumens à vent; 4° de l'expression faciale. Je ne tres-Varies. à au à \ m'occuperai ici que de l'occlusion de la bouche. Occlaston L'occlusion de la bouche peut se faire par le simple rap-
de la bouche, prochement des mâchoires, que les lèvres suivent dans leurs Passire, mouvemens. Dans l'occlusion active, c'est-à-dire dans celle Active. qui dépend de l’action même des orbiculaires, il peut arriver deux choses : tantôt ces muscles se bornent à appliquer fortement les lèvres contre les arcades dentaires, et leurs bords librés l’un contre l'autre; tantôt les lèvres sont déjc-
tées en avant et froncées : l'ouverture buccale, qui dans
Froncement deslèvres. l’état ordinaire représente une ouverture linéaire transver- -sale, représente alors une ouverture circulaire ou plutôt lozangique.
Buccinatenr.
Préparation. Distendre la joue en tamponnant la cavité buccale
sur les côtés; 2° faire à la peau une incision transversale qui de la
‘commissure s’étende jusqu’au masseter; disséquer Îes lambeaux ;
3° pour bien voir le bord postérieur de ce muscle, renverser &e
haut en bas l’arcade zygomatique et le masseter, puis scier l'os maxillaire au-devant de sa branche.
ape pod Le buceunateur est le muscle propre de la joue; larges
Figure. Mince, irrégulièrement quadrilatère, il s'énsére:
Insertions: 1°, À la face externe de l’arcade alvéolaire supérieure.
RÉGION LABIALE. BUCCINATEUR. 129
dans l'espace compris entre la première grosse molaire et la . Auxarcades or bris gs alvcolaires sutuberosité maxillaire. REA 2°. En bas, à la face externe de l’arcade alvéolaire inférieure, ou plutôt à la ligne oblique externe, dans toute cette Inférieure; € < , ON porüon de son étendue, qui répond aux deux dernières grosses molaires.
3°. En arrière, les fibres naissent d’une aponévrose placée A l'aponévrose bucci- ; L° nato - pharynrynx. Cette aponévrose, à laquelle on a donné le nom d'apo- gienne
entre le buccinateur et le constricteur supérieur du pha-
névrose buccinato-pharyngienne, s'insère, d'une part, au sommet de l'aile interne de l'apophyse ptérygoiïde ; d'une autre part, à l'extrémité postérieure de la ligne oblique interne.
De ces diverses origines, les fibres charnues se portent Direction.
toutes d’arrière en avant: les supérieures, un peu obliquement de haut en bas; les inférieures, obliquement de bas en haut; les moyennes, horizontalement.
De la disposition respective des fibres supérieures et in- Entrecroise-
férieures , il résulte un entrecroisement au niveau de ja ment à la commissure.
commissure. À partir de cet entrecroisement, les fibres in-
Contipuite férieures du muscle vont se terminer dans la moitié supe- avec l'orbicu. e , e. 0 . , laire.
meure de l'orbiculaire, et vice versa pour les fibres supérieures.
Rapports :
Rapports. Profondément situé en arrière, où il est recouvert par la branche de la mâchoire inférieure, par le masse- De la fice ter, un peu par le temporal ; séparé de toutes ces parties par ‘70e;
une masse considérable de tissu adipeux, et par une boule Avec les
graisseuse qu'on rencontre même chez les individus les plus muscles, maigres, le buccinateur est recouvert plus en avant par le grand zygomatique, par le petit Zygomatique et le risorius
que, ve . : . . Avec le cade Santorini, lorsqu'ils existent ; à la cemmissure, 1l est re- 1 à siénon
couvert par le canin et le triangulaire des lèvres. Le canal de Sténon longe ce muscle avant de le traverser ; les nerfs Avec les arbuccaux, les rameaux de l'artère faciale transverse marchent Ne 3 tn parallèlement à ses fibres ; l'artère et la veine maxillaires ex-
À ponévrosé buc-ale.
Rapports de la face profon-
de.
Il est antagonistede l'orbiculaire.
Son action sur les joues soulevées dans le jeu des instrumensävent.
Dares la masticatian.
136 MYOLOGIE.
ternes le couper perpendictilairemenit à côté de la commis: sure. Une aponévrose particulière , apontévrose butcaälé, lui ést'intimiernent unie et le séparé dé toutes ces parties. £Le büccinateur recouvre la muqueuse de la joué, dont if est séparé par une couche épaisse : de Ds nd A buccales. .
“Aütion. C'est l'ântagonisté le plus diréct du mustle ofbiculairé. Lorsque fus FANS ne sont pas distendués, sa conträc: tiôn a pour effet l’alongement transversal de l’ouvertüré
buccale ; et par conséquent la tension des lèvres et le plisse: | ment vertical de la peau de la joue, qui devient
pérmänent chez le vieillard, et qui constitue l'une de $es
principales rides.
Lorsque les joues sont soulevées par de l'air ou par un corps étranger quelconque, le muscle bucéinateur, de plane qu'il était d'abord devient courlie, et acquiert toutes les pro: priétés de ces derniers muscles. Aïnsi le premier effet de la contraction de $es fibres est de dévénir droites ou de téñdre à devenir droites ; les corps gazeux, liquidés et solides sont expulsés brusquémient lorsque le muscle orbiculaire n'ÿ 6ppose aucun obstacle, ou graduellement lorsque cé muscle contracté ne cède que peu à peu. [l:suit de là que lé buccinateur remplit un rôle essentiel dans le jeu des instrüreris à vent; d'où lui vient son nom (buccinare, sonner dé la. rrôipette. Dans la mastication, il remplit un usagé non. moins important, en repoussarit les substancés alimentaires éntre les dents, et les chassant de l'espèce dé gouttière qui existé entre les joues et les arcades alvéolaires.
Elévateur propre de la lèvre supérieure.
Préparation. :° Renverser de bas en haut lhémisphère inférieur.
du musele palpébral; 2° disséquer avec beaucoup d'’atterition l’exs trémité inférieure qui adhère intimement à la peaü. Ce musele ne. peut être bien étudié que lorsqu'on le prépare par sa face pro-
LA fonde.
RÉGION LABIALE. ÉLÉVATEUR PROPRE. CANIN. 131 L'elévatèeur propre, mince, quadrilatère, situé sur le mème plan que l'élévatéur commun, dont il paraît le contiz nuateur , Sétend depuis la base de l'orbité jusqu'à la peau dé la lèvre supérieure ( moyen sus-maxillo:labial, Chauss.\.
L'insertion supérièure sé fait à la base de l'orbite, à la moitié interne du bord inférieur dé cette base, en dehors du muscle élévateur commun de l'aile du néz et de la lèvre supérieure. À partir de cette insertion, qui est quelquefois bifide , les fibres se portent, en convergeant, en bas et en dedans, et vont se terminer à la peau. L'insertion cutanée se fait d'une manière successive, et en quelque sorte par étage: il est probable qu'elle se fait aux bulbes des poils comme dans les animaux à moustaches; en sorte que ce muscle mériterait sous ce rapport le nom de moustachier, qui à été denné par quelques anatomistes :âu nasal-labial d’Albinus, fe |
Rapports. Profondément situé dans ses deux tiers supérieurs, ce muscle devient dans son tiers inférieur intimement adhérent à la peau.
C'est une chose digne de remarqué, que de voir presque tous les musclés de la face placés profondément à l'uné de leurs insertions, tandis que par l’autre la plupart se perdent à la peau. Ne
Recouvert par lé muscle orbiculare des paupières et par la peau, ce musclé recouvre les vaisseaux ét nerfs sous-orbitaires au moment où ils sortent du canal sous-orbitaire: il répond en outre au muscle canin, dont il est séparé par une assez grande quantité de tissu adipeux, au transversal du nez, et au muscle orbiculaire des lèvres , qu'il sépare de la peau.
Action. Il élève la lèvre supérieure, en la portant un peu
en dehors.
Canin.
Préparation. Renversez le muscle élévateur propre de la lèvre supérieure.
Situation.
Figure.
” Insertions.
Insertion orbitaire,
Direction.
L'insertion cutanée se fait par étages.
Rapports.
Profond dans ses deux tiers supérieurs ;
Superficiel dans son tiers inferieur.
Rapports de sa face profoude.
Action,
132 MYOLOCIE.
Ainsi nommé à cause de son insertion supérieure, le
Insertion canin naît du milieu de la fosse canine (petit sus-maxillo-ladans la Pie ‘pi HAT US b 5 rte AAA ; i
ner ial, Chauss. ), par une base assez large ; à il se porte en
Direction. $€ rétrécissant de haut en bas et un peu de dedans en de-
hors, et devient de plus en plus superficiel jusqu'à la com-
missure, où il se termine en s’unissant au grand zygomati-
Insertion à la commissure. que, et en se continuant avec le triangulaire. On voit sou-
vent naître de ce muscle des fibres accessvires qui vont se rendre à la peau de la commissure.
Rapports. Caché à sa partie supérieure au-dessous du
Rapports LP A ts PA muscle élévateur propre et des vaisseaux et nerfs sous-orbi- Profonds, taires , il devient tout-à-fait superficiel inférieurement, où il n'est plus recouvert que par la peau; il recouvre l'os maxillaire, la muqueuse buccale et le buccinateur. A Action. 1] élève la commissure et la porte un peu ‘en de- Rte , à raison de sa direction oblique. | $. IV. Grand et petit zygomatiques.
Préparaiion. Faites à la peau de la face une incision obliquement étendue de los malaire à la commissure; isolez avec soin le muscle grand zygomatique du tissu adipeux au milieu duquel il est plongé.
PE TRE 1° Grand zygomatique. Languette charnue, cylndroiïde, Figure. étendue de l'os malaire à la commissure. Il naît par des
Insertion fibres aponévrotiques, de toute la longueur d'un sillon
malaire, horizontal qui surmonte le bord inférieur de l'os malaire.
Direction. 968 fibres charnues se rapprocherit pour constituer un fais-
ceau qui se dirige obliquement en bas et en dedans, se rerd
Insertion à à la commissure, où il s’unit intimement au canin, et se
la commissure. Continue comme ce dernier avec le triangulaire des lèvres. (grand zygomato-labial, Chauss. ).
Rapports Rapports. Recouvert par la peau, dont il est séparé en
Superficiels, haut par le muscle orbiculaire, et en bas par une assez
grande quantité de tissu adipeux, le grand zygomatique