‹ Anatomie descriptive / (volume 3)Chapitre 107 sur 238 · PAUPIÈRES · texte numérisé non relu

PAUPIÈRES

Les paupières sont deux voiles mobiles et protecteurs, placi au-devant du globe de l’œil qu’ils recouvrent ou laissent àiécouvert , suivant qu’ils sont rapprochés ou écartés.

. Les paupières sont au nombre de deux: l’une supérieure ^ l’atre inférieure. Chez un grand nombre d’animaux, il e;ste une troisième paupière, qui ne se rencontre chez i’omme qu’à l’état de vestige. Les dimensions des paupières sot assez considérables pour fermer complètement la base d l’orbite, et pour intercepter entièrement le passage des ridons lumineux.

Les paupières présentent: i® une face cutanée^ convexe, ren.rquable par des plis semi-lunaires concentriques, qui s’eff:ent lorsque les paupières sont rapprochées; 2° une /àce pdaire^ concave , exactement moulée sur le globe de l’œil , et si présente des lignesverticales jaunâtres que nous verrons f. 'niées parles glandes deMeibomius; 3® un boi'd adhérent^

Structure.

Usages.,

Situation.

Vestige de la troisième paupière.

Face cutanée

Face oculaire.

NEVROLOGIE.

Bord adHîsrent des paupières.

Bords libres.

Ils ne sont point taillés en biseau.

Ils n’interceplent pas de canal triangulaire.

Membrane.

üne fente étroite.

Cils.

Leur direction Opposée.

limité, pour la paupière supérieure, par l’arcade, orbitall moins exactement limité pour la paupière inférieure, et continuant avec la joue ; 4° dords libres de l’une de l’autre paupière sqnt droits dans l’état d’occlusion de l’< et curvilignes lorsqu’ils sont écartés : ils interceptent dans dernier cas un espace elliptique , dont les dimensions, ' riables chez les différens sujets, ont motivé les expressions grands jeux , de petits yeux , expressions qui ne se rapp^ tent nullement aux dimensions réelles, mais seulemenft dimensions apparentes du globe de Fœil. Ces bords ne Si point taillés en biseau aux dépens de la face postérieuredi' paupière, de manière à intercepter dans leur rapproclièm un espace ou canal triangulaire qui serait complété en arri par la surface du globe de l’œil, canal qu’on supposait largir de dehors en dedans, pour conduire les larmes vers points lacrymaux. Ces bords libres sont coupés horizonti ment d’avant en arrière - rapprochés, ils interceptent i; fente étroite qui peut tout aussi bien servir de conducti aux larmes pendant le sommeil , que le prétendu canal tri; gulaire généralement admis.

Du reste , ces bords , dont l’épjaisseur est assez gran , offrent à leur lèvre antérieure une triple ou quadruple rai^ de poils durs et raides, arqués, plus nombreux et plus lo à la paupière supérieure qu’à la paupière inférieure, plus lo à la partie moyenne de chaque paupière qu’aux extrémités sont les cils. Leur direction est remarquable : à la paup supérieure, ils sont d’abord dirigés en bas, puis ils se rec( bent en haut, en décrivant un arc de cercle à concavité si rieure : le contraire a lieu pour la paupière inférieure. Il' de là que les cils de l’une et l’autre paupière s’opposent ^ convexité, et que dans l’occlusion dé l’œil, ils se tou^ sans pouvoir s’entre^croiser jamais. Lorsque les cils se vient et se renversent. en dedans, il en résulte de très-gri inconvéliiens J lorsqu’ils manquent , les bords libres des[| pières sont le siège d’une inflammation chronique.

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