‹ Anatomie descriptive / (volume 3)Chapitre 208 sur 238 · I PORTION CERVICALE DU GRAND SYMPATHIQUE · texte numérisé non relu

I PORTION CERVICALE DU GRAND SYMPATHIQUE

J La portion cervicale du grand sympathique offre ce carac- J;ère particulier qu’au lieu d’être constituée par un nombre j,de ganglions égal à celui des vertèbres , elle n’en présente ^jue deux ou trois. On peut se rendre compte de cette particularité en admettant que le ganglion cervical supérieur ■eprésente à lui seul les ganglions en moins. Nous verrons ^jilus bas que les ganglions lombaires offrent assez souvent jine fusion analogue. La portion cervicale du grand sympabique occupe la région antérieure de la colonne vertébrale, ^ lerrière les artères carotide interne et primitive, la veine ugulaire interne et le nerf pneumo- gastrique. Un tissu cel- . ulaire très-lâcbe l’unit à toutes ces parties et aux muscles )révertébraux • elle est séparée des unes et des autres par me lame aponévotique; elle commence par un ganglion fu- Iforine considérable, ganglion cervical supèrieuiy auquel Succède un cordon nerveux plus ou moins grêle, lequel boutil au ganglion cervical moyen lorsqu’il existe, et en on aiisence, au ganglion cervical inférieur^ qui se continue vec le premier ganglion dorsal, tantôt directement par ontinuité du tissu, tantôt à l’aide de deux ou ti'ois raaeaux à anse fort remarquables , et souvent à la fols par un et l’autre mode de communication. Nous allons étudier uccessivement les trois p-anslions cervicaux.

Ganglion cervical supérieur.

Préparation. Enlever la branche correspondante de la mâchoire iférieure, séparer avec beaucoup de soin le ganglion des nerfs neumo-gastrique, giosso-pliaryngien, grand hypoglosse, derrière .“squels il esc placé. Pour suivre la branche supérieure ou rameau irotidien, faire une coupe médiane antéro-postérieure de la tète, lire la coupe du trou déchiré postérieur indiquée par le pneumoastrlque , étudier le ganglion et sa branche supérieure par son côté iterne.

: Le ganglion cervical supériemy olivaire ou fusiforme.

Caractère particulier de la portion cervicaledugrand sympathique.

Ses rapports.

Sa forme.

NÉVROLOGIE.

Sa position.

Son volume variable.

Couleur.

situé au-devant des a® et 3® vertèbres cervicales , dont 1 est séparé par le droit antérieur , derrière l’artère carotic interne et les nerfs glosso-pharyngien , pneumo-gastriqi et grand hypoglosse ; son extrémité supérieure est distant de 10 à 12 lignes de l’orifice inférieur du canal carotidien on dit l’avoir vu distant de 2 pouces.

Son volume, qui est plus considérable que celui des autrt ganglions cervicaux (ganglion cervicale magnum J, présent! beaucoup de variétés et sous le rapport de la longueur < sous celui des autres dimensions; ainsi, on a vu son eî trémité inférieure atteindre la 4®, Iti 5® et même la 6® vei tèbre cervicale. Sa couleur est grisâtre, sa surface IfSse il n’est pas rare de le voir bifurqué à son extrémité inf< rieure;il est assez souvent double. Lobstein a fait représent€ un cas de ce genre. Il y avait également deux ganglior. cervicaux supérieurs superposés dans un cas d’hyperthro phie considérable de ces gangliobs que j’ai fait représen ter (i). I

Les cas de ganglion cervical supérieur double sont évi demment des cas de ganglion cervical supérieur morcelé.

Les rameaux qui aboutissent au ganglion cervical supe rieur ou qui en partent, peuvent être divisés en supèiieurs] inférieurs ^ externes ^ internes^ e\, antérieurs. Je les diviserai 1“ en rameaux de communication avec les paires cervicales! 2° en rameaux de communication avec les autres ganglion' cervicaux ; 3“ en rameaux artériels et viscéraux. Le ganglioi cervical supérieur fournit encore plusieurs filets aux muscle de la région prévertébrale.

Les rameaux de communication du ganglion cervical su’ périeur, avec les paires crâniennes et cervicales, sont 1“ pour les paires crâniennes, le rameau supérieur ou ca' rotidien et les rameaux antérieurs; 2“ pour les paires cervicales, les rameaux externes. Le rameau de communicaliol

(1) Anat. path., pl. 3, i®® livraison.

PORTION CERVICALE. GANGLION CERVICAL SUPÉRIEUR. gBS

•Uu ganglion cervical supérieur avec les autres ganglions cer- 4ncaux, c’est le rameau inférieur. Les rameaux artériels et Pjyiscéraux sont les rameaux pharyngiens , les rameaux car- “IJiaques et les rameaux de l’artère carotide externe.

;di .

Rameau supérieur ou rameau de communication avec les nerfs qui constituent la paire crânienne, antérieure.

J Rameau supérieur ou carotidien. Le rameau supérieur a |hé long-temps considéré comme l’origine du grand* symjjîathique, et comme on ne connaksait avant Meckel que ’anastomose de i e rameau supérieur avec le nerf de la 6® JJ laire ou moteur oculaire externe^ on disait que le nerf grand lympalhique tirait son origine de la 6® paire: la découverte JJ lu nerf vidien par Meckel l’ancien , fit admettre deux oii- )j jines ou deux racines pour le grand sympathique, savoir: ’une provenant de la 5®, l’autre de la 6® paire.

"Depuis les recherches des anatomistes modernes, l’étude lu rameau supérieur ou carotidien du plexus cez vical, est J levenu un des points les plus compliqués de la névrologie.

Le rameau carotidien fait suite au ganglion cervical supé- ^ 'ieur^dont il paraît être le prolongement ; il s’effile à mesure ju’il approche du canal carotidien dans lequel il pénètre, ît avant d’y pénétrer se divise en deux bran chës : l’une qui ;e place en dedans, l’autre qui se place en dehors de l’artère, ies branches communiquent entr’elles, se divisent, se réunislent, et parvenues dans le sinus caverneux, constituent un ilexus, \q plexus caverneux duquel partent les rameaux de :;ommunication avec la 6® paire , avec la 5® paire et les petits alexus qui entourent la carotide interne et ses divisions (i).

Laumonier, et d’après luiLobstein et plusieurs autres, ont idmis dans le canal carotidien au niveau de la courbure, in ganglion, carotidien^ mais on cherche en vain

I (i) Le rameau carotidien, quelquefois unique, contourne l’artère à la manière d’une spire: d’abord placé- en arrière, puis en • dehors, puis en dedans, puis encore en dehors de cette artère.

Rameau supérieur considéré longtemps comme l’origine du grand sympathique avant !a découverte du vidien. ^

Il se divise en deux branches.

Qui s’anastomosent entre elles.

Plexus caverneux.

Ganglion carotidien.

NÉVROLOGIE.

Il vient de In branche externe.

Doit-on le considérer comme fourni par la 5' paire, ou bien par le ganglion cervical supérieur ?

ce ganglion, à moins qu’on n’admette comme tels de petit I renflemens que présentent les branches externe et interni dans tous les points de division ou de réunion des filets (i]

Pendijnt leur trajet dans le canal carotidien , les divisioni du rameau carotidien fournissent:

1° Un filet anastomotique avec le rameau de Tacohson : i est Irès-ténii, vient de la branche externe, traverse la paro externe du canal carotidien, pénètre dans la caisse du tym pan par un pertuis, et va s’anastomoser avec le nerf de Jacobson, branche clü glosso-pharyngien. '!

2® Un rameau anastomotique avec le ganglion spliéno-palatin : il émane, comme le précédent, delà division externe di, rameau carotidien , et se porte au nerf vidien ou ptérygon dicn du maxillaire supérieur. Nous avons déjà parlé de ce rameau , qui est connu sous le nom de rameau carotidien ou i rameau profond du nerf vidien. Doit-on le considérer comme fourni par la 5“ paire au ganglion cervical supérieur, où comme fourni parle ganglion cervical supérieur à la 5® paire? Les anatomistes sont en dissidence à cet égard. M, Arnoldjj se fondant sur sa couleur grise et sur son peu de consis-! lance , le considère comme provenant du ganglion ce^'vicaî supérieur, tandis que le nerf pétreux superficiel ou branché superficielle du neif vidien appartiendrait, par sa couleur et sa consistance , au système cérébro-rachidien , et serait une émanation de la 5*^ paire. J’ai déjà dit que je h’avais pas trouvé entre le rameau pétreux supérieur et le rameau carotidien, une différence assez tranchée pour motiver cette distinction. Ces deux nerfs sont d’ailleurs parfaitement isolés l’un de l’autre , jusqu’au renflement sphéno-palatin où | ils aboutissent.

(i) Arnold, dont [’aulorlté en pareille matière est d'un grand j poids, n’a jamais vu ce ganglion; il remarque avec beaucoup de ] raison que les anatomistes qui admettent le ganglion carotidien ne s’accordent pas sur sa situatiou.

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