‹ Anatomie descriptive / (volume 3)Chapitre 210 sur 238 · PORTION CER-VICALE, GANGI.TON CERVICAL SUPÉRIEUR · texte numérisé non relu

PORTION CER-VICALE, GANGI.TON CERVICAL SUPÉRIEUR

On :i admis un plexus pour l’artère ophtbalmique et pour J hacune de ses divisions. On en a même admis jusque sur 1, artère centrale de la rétine- (i). '

S( Plusieurs auteurs admettent comme émanation du plexus U ervical un certain nombre de filets pour le corps pituilire ou hypophyse [filels susphénoïdaux , Chauss. ). Je n’ai '( 'as été assez heureux pour les découvrir, non plus que le langlion admis sur l’artère communicante antérieure du erveau, ganglion qui se trouverait au point de réunion du Il ordon sympathique droit avec le cordon sympathique Il auche.

Il suit de ce qui précède que par son rameau supérieur ou ! ameau carotidien , le ganglion cervical supérieur commuu ique avec la plupart des divisions de la paire crânienne anliérieure, savoir : i“ avec la 5® paire, par le ganglion de Gas- 1 3r, par la branche ophtbalmique, par le ganglion ophthalmi- II ue, soit directement, soit indirectement, par le maxillaire a upérieur, au moyen du renflement sphéno-palatin; 2® avec i 3® paire; 3“ avec la 6®.

", , ■ , • . ' aineaux anterieurs ou rameaux de, communication avec la

paire crânienne postérieure.

it C’est par ses rameaux antérieurs que le ganglion cerli ical supérieur communique avec les diverses divisions e la paire crânienne postérieure, moins l’accessoire de Wil- ( s qui ne paraît avoir aucune communication directe avec ,, e ganglion.

0 Leglosso-pharyngienetlepneumo-gasîriquecommuniquent a vec le ganglion cervical supérieur en deux points différens, ° par leurs ganglions , 2" par leors branches.

^ I® La communication du ganglion cervical supérieur avec 3S ganglions du glosso-pharyngieneî du pneumo-gastrique a

^ (i) M. RLbes, Mémoires de la Société médicale d’émulation,

Filets pour le corps pituitaire.

Communication avec les ganglions du pneumo - gastrique et du glosso-pharyngien.

NÉVROLOGIE.

été signalée par M. Arnold; elle est difficile à démontr( à travers le tissu dense qui entoure ces ganglions.

2° La communication du nerf glosso-pliaryngien et d

Coinmuni- i i t t • 1 ..

cation avec les plexitoime du pneumo-gasU'ique avec le ganglio nerfs pneumo- cervical Supérieur est au contraire extrêmement facile à d<

gUtssô'pLryn- dit (voycz que chez u

gien- sujet le nerf pneumo-gastrique était accolé au ganglion cei

vical dans toute sa longueur, si bien qu’il était impossibl Avec le jgg séparer. La communication du ganglion cervical st glosse, perieur avec le grand hypoglosse n’est pas moins évident

que celle du pneumo-gastrique. Ces filets de comrnunicatio avec la pane crânienne postérieure ne partent pas toujoui du ganglion cervical supérieur, mais aussi de son rameau ca rolidien.

Rameaux externes ou rameaux de communication avec les 1’'® 2® et y paires cervicales.

Les rameaux externes qui établissent une communicatioi entre le ganglion cervical supérieur et les paires cervicales sont gris, volumineux et de structure ganglionnaire; oi Ils forment peut Ics Considérer comme de véritables prolongemens di nn ■veiitüble (.jsj.vical supérieur : les principaux viennent se ren

plexus. 1 ^ P I 1 1 -r ^ ' te- • 1

dre a 1 angle de bifurcation que présenté la 2 paire cervical entre sa branche ascendante et sa branche descendante d’autres rameaux plus petits vont à la i® paire cervicale. Ce rameaux constituent un véritable plexus ganglionnaire. Il forment souvent deux groupes bien distincts.

Souvent le ganglion cervical supérieur ne communiqui qu’avec les deux premières paires cervicales. D’autrefois i communique en outre avec la 3® et avec la 4® paire par lu rameau long et très- oblique. Dans un cas il communiquai directement avec le nerf phrénique.

Rameau inférieur, ou rameau de communication avec le gangliot cervical moyen.

Cordon blanc , semblable aux nerfs appartenant au sys-

Son origine.

Son volume.

Il se rend

PORTION CERVICALE. GANGLION CERVICAL SGPiRIEÜR. ggt

c)ème cérébro-racliidien , excepté dans quelques cas excep-

îonnels où il paraît un prolongfement du tissu même du .

r r O ^ ^ communica-

j|anglion; lorsque l’extrémité inférieure du ganglion cervi- tion. ojal supérieur est bifurquée, il naît de la bifurcation externe. l|pn volume varie beaucoup suivant les sujets : U descend (ijerticalement au devant de la colonne vertébrale, derrière carotide primitive, la veine jugulaire interne et le nerf neumo-gaslrique auxquels il est uni par un tissu cellulaire xtrêmement lâche^. Parvenu au niveau de l’artère thyroï- moyen”^*et**;\ lenne inférieure, il passe derrière ce vaisseau et va se rendre défaut au a ganglion cervical moyen lorsqu’il existe et à son défaut, ri*eun'°^ ganglion cervical inférieur.

cjj Chemin faisant, il reçoit le plus communément des ra- p reçoit des jieaux provenant de la 3*^ et de la 4* paire cervicales , rameaux rameaux de la rtl'je nous avons dit se rendre quelquefois au ganglion cer- *^*™^-*

jt T. 1 O O paire cervi*

;cal supérieur. A son origine, il émet en dedans, i“ deux cale.

. ets qui vont au nerf cardiaque supérieur dont ils augmen-

, O £1 • 1 Filets du

nt le volume; 2 un met anastomotique avec le rameau nerf cardiaque

Iterne du nerf laryngé supérieur. Il n’est pas rare de voir le sapérleur.

•rf cardiaque supérieur naître entièrement de la branche Anastomose ! communication du ganglion cervical supérieur au gan- avec le larynlon cervical naoyen , et alors cette branche se bifurque. snpenenr. La branche de communication du ganglion cervical suiùieur avec le ganglion cervical moyen présente beaucoup ^^ommanr |i variétés. J’ai vu ce rameau présenter au niveau de hartère cation offre yroïdienne inférieure un petit ganglion : de ce ganglion qui lit comme à cheval sur cette artère , et qui pouvait être nsidéré comme un vestige du ganglion cervical moyen , rtaient deux cordons , l’un antérieur qui allait se jeter ns le nerf cardiaque , l’autre postérieur qui allait se rendre ganglion cervical inférieur; l’un et l’autre cordon prêtait une disposition gangliforme. 11 n’est pas rare de voir cordon du grand sympathique entrecoupé d’espace en )ace par de petits nœuds ganglionnaires. i^Rameaux internes^ ou rameaux carotidiens et viscéraux.

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NKTROLOGI*.

I.es rameaux internes se divisent en ceux qui accompagner l artère carotide externe et ses divisions, et en ceux qui sot destint's aux viscères.

Branches sulelliles de, la carotide externe . et de ses divisions.

Nous avons vu que de l’extrémité supérieure du gangliq cervical supérieur partaient des nerfs qui enlaçaient l’artèi tel?ites*^^<le *lâ c^rotide interne et se prolongeaient autour de ses division caiotide <'x- Dii côté interne de ce même ganglion naissent des ner lerne et ilc ses ^ enlacer l’artère carotide extél’ne èt les brandi

divisions.

qui en émanent.

Ces nerfs sont des cordons gris mous,

Leur aspect molles et penè mncosi, Scarpa ), noueux et gangliformes ( rai ganglifbrmes, N.eubaüer) qui se détachent du ganglion î niveau de l’origine de l’artère faciale; ils se portent en dedai derrière les artères carotide externe et interne, forment ui espèce de plexus gris qui se prolonge jusqu’à l’embranch Leur division jg la carotide interne et de la carotide externe (i), co „ tournent la première à la manière d’une anse et vienne

Ils forment ^ ^ l,

une espèce de s’anastomoser avec les rameaux carotidiens que nous avo| plexusgns. venir du glosso-pharyngien , des rameaux pbaryngiii

et laryngé supérieur du pneumo-gastrique. Aucune des braf

Anastomose , , . , , , ' f

avec les ra- ches emanecs de ce plexus ne se prolonge sur l artere car, meanx caroti- tJ(^Ie primitive; toutes se portent sur l’artère carotide exteri'

diens dnelosso i i- i i • , c i

pharyngien et sur les diverses branches qui en émanent pour rormi du pharyngien autant de plexus qu’il y a de divisions artérielles, et se d tribuer avec elles au cou et à la face. Ainsi il y a un plex thyroïdien qui enlace l’artère thyroïdienne supérieure, ! qu’on suit jusque dans l’épaisseur de la glande thyroïde, 4 plexus lingual qui pénètre dans l'épaisseur de la langue qu’on suppose s’anastomoser avec le rameau lingual et mer avec le grand hypoglosse , un plexus facial qu’on suppo

Plexus thyroïdien.

Plexus

gual.

Plesus fa-

cial.

(i) C’est dans cet embranchement qu’existe souvent un renfii ment gangliforme, que M. Arnold propose d’appeler gangli} inter-carotidien.

PORTIOIf CKRTICALK. GANGMOW CERVICAL SUPÉRIRGB. Qgî

fl s’anastomoser à la face avec le nerf facial. Les rameaux qui iiipénètrent la glande maxillaire ont fixé 1 attention dés anatomistes dont les uns soupçonnent, dont les autrés admettent comme démontrée la communication avec le ganglion sousmaxillaire. Je n’ai pas été assez heureux pour la découvrir.

Il y a un plexus pharyngien , un plexus occipital , un plexus auriculaire : Meckel l’ancien (i) a même décrit une anastomose entre le nerf facial et le filet qui accompagne piexnsocci- ’artère auriculaire : enfin l’artère temporale , l artère maxil- pîtal. aire interne et ses divisions sont également entourées ( he- Pl«nsaTirî. ieræ ad modum , Scarpa ) , de petits plexus nerveux, et ces alexus sont quelquefois si considérables, que Meckel l’anien a pu dire que de tous les vaisseaux du corps , ce sont es artères de la face qui offrent les plexus nerveux les plus îonsldérables. Ces plexus me paraissent surtout remarquables lar le mélange de filets blancs et de filets mous, mélange qui tteste leur double origine.

Tous ces plexus présentent cà et là des renflemens ganliformes, ainsi qu’on peut le voir sur la magnifique planche tent e Scarpa (2). Cet auteur a figuré, d’après Andersb, un aran-

, . 111° fleraens gan-

lion quil regarde comme constant au niveau de la division giifonnes.

ht

ela carotide, externe et de la temporale. A ce ganglion ou enflement gangliforme aboutit un filet du nerf facial. (3)

(1) Mémoires de Berlin, 1752.

(2) Tabulæ nevrologicæ, tabula III, 179^.

(3) M. Arnold a décrit et figuré un filet émané du plexus qui cnoure l’artère sphéno-épineuse,etqui, suivant ce laborieux investigaeur , irait se rendre à son ganglion otique; il admet aussi des filets erveux qui, du plexus de l’artère palatine ascendante, iraient se endre au ganglion sous-maxillaire. C’est ainsi qu’il établit la conexion de ces deux ganglions de la tète avec le grand sympathique.

W)uelqu’atténlion que j’aie donnée à ce point d’anatomie, il m’a été .^npossible de découvrir rien de semblable, et pourtant toutes les Jiréparations difficiles ont été faites sur des pièces qui avaient préaiblement macéré dans l’acide nitrique étendu d’eau.

pit

tia

NtVROLOGlE.

B. Branches viscérales.

Branches

viscérales.

Divisées en Pharyngiennes ,

Laryngien-

Cardiaques.

Elles naissent tontes du côté interne du ganglion et s divisent en pharyngiennes, en laryngiennes et en cardiaques Rameaux pharyngiens. Ce sont de gros cordons gan glionnaires qui naissent de la partie supérieure etinterne di ganglion cei’vical supérieur , se portent transversalement ei dedans, s’associent aux. rameaux pharyngiens du glosso pharyngien et du pneumo-gastrique pour former un de plexus les plus remarqüables de l’économie, lequel se dis tribue au pharynx. C’est à ce plexus qu’il faut rapporter le phénomènes nerveux si importans qui siègent dans le ph| rynx et plus particulièrement la sensation de la soif, I Rameaux laiyngiens. Ces rameaux s’unissent au nerf là ryngé supérieur et à ses branches. Dans un cas où lerameai laryngé externe naissait isolément du pneumo-gastrique i ce nerf avait autant de filets d’origine provenant du garii glion cervical supérieur que du pneumo-gastrique.

Rameaux cardiaques. Ils constituent le nerf cardiaque sui périeur sur lequel je vais revenir après avoir décrit les gan

glions cervicaux moven et inférieur,

Il n’existe pas toujours.

Ganglion cervical moyen.

Ganglion cervical moyen. Il manque chez un grand nombr

de sujets, et, dans ce cas, les rameaux qu’il émet ou qu’il re çoit sont émis ou reçus par les cordons de communicatioj entre le ganglion cervical supérieur et le ganglion cervica inférieur, ou par le ganglion cervical inférieur lui-même quelquefois le ganglion cervical moyen est double, d’a,utre fois il est à l’état de vestige. j

Il occupe le niveau de la cinquième ou sixième vertèbr Sa position, cervicale, appliqué au-devant de l’artère thyroïdienne inf( rieure au niveau de la première courbure , et quelquefois dexii rière elle : son rapport avec l’artère thyroïdienne inférieureil

qui est à peu près constant, motive la dénomination dl

ganglion thyroïdien qui lui a été donnée par Haller; cepeni

PORTION CERVICALE. GANGLION CERVICAL MOYEN. ggS

dant je l’ai vu souvent à huit lignes au-dessus de cette artère. Sa forme et son volume sont extrêmement variables nonseulement chez les divers individus, mais encore chez le même individu d’un côté à l’autre. Quelquefois c’est un simple renflement gangliforme. Scarpa a fait représenter un ganglion cervical moyen presqu'aussi considérable que le ganglion cervical supérieur et olivaire comme lui. Je ne l’ai jamais vu aussi volumineux (i).

Au ganglion cervical moyen, quand il existe, aboutissent: 1° En haut le cordon de communication avec le ganglion cervical supérieur,* 2° en bas, le cordon de communication souvent multiple avec le ganglion cervical inférieur; 3® en iehors , trois branches venues de la troisième, de la quarième et de la cinquième paire cexvicale : il n’est pas rare le voir la branche de communication de la quatrième paire ji cervicale appartenir au nerf phrénique; en dedans, le lerf cardiaque moyen, ou le grand nei'f cardiaque de Scarpa il iur lequel je vais revenir.

Le volume du ganglion cervical moyen m’a toujours paru in rapport avec le développement de ses filets de commulication avec les paires cervicales.

De forme et de volume variables.

I” Cordon de communication avec le ganglion cervical supérieur.

2°Avec le ganglion inférienr.

3” Trois branches venues des paires cervicales.

4°Netf cardiaque moyen.

uibj

Ganglion cervical inférieur.

Neubaüer a parfaitement décrit le ganglion cervical infé- Mieux nom-

ieur sous le titre de premier eanelion thoracique qui lui premier • 1 • „ . . 1 1 c ^ 1 • ganglion tho-

onviendrait assez , i® a raison de la fréquence de sa conti- racique. luité avec ce dernier ganglion, 2* à cause de sa situation u-devant de l’apophyse transverse de la septième cervicale jt de la tête de la première côte. Ce ganglion est constant; il

1 i;i (i) Je crois qu’il ne faut pas considérer comme ganglion cer-^ liiii^ical moyen les nœuds ganglionnaires , sans filets afférens ni effé- Hiii^ens, qui se présentent assez souvent à des hauteurs variables sur le ,, I ordon du grand sympathique.

NJÎV1S.OLOG1E.

est placé profomléinent derrière l’origine de l’artère vertébrale qui le masque complètement fi).

Sa forme est semi lunaire, sa concavité regarde en haut et sa convexité en bas: par $on extrémité interne, il reçoit le cordon du grand sympa. hique; par son extrémité externe, il reçoit un gros nerf satellite de l’artère vertébrale et qu’on peut appeler nerf vertébral-^ par cette mêtne extrémité externe, il reçoit des branches de communication avec la cinquième, la sixième et la septième paire cervicale, et souvent la première paire dorsale. De sa convexité qui est inférieure, partent plusieurs branches: les unes passent devant, les autres derrière l’artère sous-clavière, qu’elles embrassent à la manière d’une anse. De ces rameaux inférieurs, la plupart sont des moyens de communication du ganglion cervical inférieur avec le ganglion thoracique supérieur, et ces moyens de communication existent lors même qu’il y a continuité d’ur ganglion à l’autre. Un des rameaux se rend quelquefois au nerf récurrent du pneumo-gastrique ; le plus rem.arquablt des rameaux inférieurs constitue le nerf cardiaque inférieur qui vient assez souvent du premier ganglion thoracique.

Pour compléter la description de la portion cervicale du .grand sympathique, il me reste à parler du nerf vertéhra^ et des nerfs cardiaques.

Nerf vertébral.

Fanssesitlées nerf vertébral occupe le canal que les apophyses tranS'

sur ce nerf. verses fournissent à l’artère vertébrale. On dit généralemeni que jce nerf est émané du ganglion cervical inféiâeur j qu’i| parcourt toute la longueur du canal de l’artère vertébrale el pénètre avec elle dans le crâne, s’unit à celui du côté opposü pour fonper un plexus basilaire, lequel se diviserait et sï

I I i II n’est pas rare de voir le ganglion cervical inférieur décriwi autour de l’artère vertébrale un demi-anneau que complète e)È avant un cordon gris étendu de l’une à l’autre extrémité di ganglion.

Il est couktajit.

Sa forme.

Il reçoit i" le corcloti de communication avec le ganglion cervical supérieur.

2“ I.e nerf vertébral .

Rameaux inférieurs embrassant l’artère sous-clavière.

Nerf cardiaque inférieur.

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