DES VEINES
On donne le nom de veines{^ ) à ceux des vaisseaux nguins qui rapportent le sang des extrémités vers le cœur. 'O les appelle encore vaisseaux à sang noir par opposition ,|ix artères qu’on nomme vaisseaux a sang rouge cette .•nomination est impropre, caries veines pulmonaires chai'i;nt du sang rouge, et l’artère pulmonaire du sang noir.
11 existe deux systèmes veineux correspondans aux deux «stèmes artériels, savoir :1e système veineux pulmonaire ^ c^\xi i porte le sang des poumons à l’oreillette gauche, et le sysliie veineux général qui apporte le sang de toutes les parties (1 corps à l’oreillette droite. Il est un troisième système vei- 1 ux , delà , appendice du système vei-
lux général, que nous verrons représenter à lui seul un arle circulatoire tout entier. Enfin un quatrième système tineux, celui de la veine ombilicale est particulier au Itus.
Idée générale du système veineu?.
Le système veineux général et le système veineux pulonaire, envisagés dans leur ensemble, Représentent les ra nés d un arbre dont le tronc répondrait à l’oreillette droite jur le premier, à l’oreillette gauche pour le second. Tandis < e c’est d’un seul tronc artériel, de l'aorte, que procède le Sitème artériel général, trois troncs veineux sont l’aboutsant de toutes les veines, savoir :les deux veines-caves et 1 veine coronaire ; de même dans le système veineux pulr)nalre, à un tronc artériel unique répondent quatre veines, tux pour chaque pounaon.
A cViaque artère répondent ordinairement deux veines
Dtiinllion.
11 existe trois systèmes s eiru'iix.
Un qnalrîètne est particulier an fœtus
Idée générale du systéiue eeineux.
A.NGEIOLOOIE.
Des veines satellites des artères.
Des veines superficielles.
Nombre des
Impossibilité d’apjtrécier le diamètre des veines.
Capacité du système veineux.
qu’on appelle ses satellites et qui portent le même nom qi l’artère; eu outre, il existe, pour un certain nombre de partit des veines superficielles ou sous-cutanées qui forment ij système tout-à-fait e'tranger aux artères, et qu’on peut con: dérer comme des veines suppléméntaires. |
Le nombre des veines est donc beaucoup plus considérai)!^ que celui des artères. Gette règle souffre cependant quelquî exceptions. I! n’existe, en effet, qu’une seule veine satellite po i les gros troncs artériels et même pour quelques artères d’t» moyen calibre; enfin, dans quelques cas exceptionnels, on rell contre deux artères pour une veine. Ainsi, il n’existe qu’u:' veine mésentérique, une veine rénale, une veine iliaque éf terne, qui correspondent aux artères du même nom à | veine ombilicale, répondent deux artères ombilicales; à * veine capsulaire, plusieurs artères capsulaires. '
Le diamètre des veines est impossible à apprécier d’uil manière rigoureuse, vu les variations de calibre dont les rei susceptibles leur excessive dilatabilité. — De là le défaut lï toute barrnonie entre les résultats obtenus dans cette appi; dation par les divers auteurs. Ainsi , d’après Haller, la capj cité des veines serait à celle des artères comme 2 est à d’après Borelli, comme 4 «st à i; d’après Sauvages, comp^ 9 est à 4*
Considéré sous le rapport de sa capacité.^ le système ve neux représente un cône tronqué, dont le sommet répoi drait au cœur, et dont la base répondrait aux extrémités d’, rigine. Il résulte de cette disproportion entre la capacité fl veines secondaires réunies, et celle des troncs que, dansl’û' dre de la circulation, le sang passe d’un espace plus consia rable dans un espace plus étroit; circonstance favorable à progression du liqiiide.
L’étude des veinés présente à considérer leur origine, 1er trajet, leurs anastomoses, leurs rappprts, leur terminaison leur texture.
Origine des veines.
aSg
Les veines se continuent avec les artères. Les injections ijrae les plus grossières, qui passent avec une si grande fa- |ité des artères dans les veines , établissent cette continuité «e démontre d’ailleurs d’une manière péremptoire l’exa- »:n de la circulation dans le mésentère d’une grenouille. Ins un certain nombre de parties, la continuité entre les a ères et les veines au lieu d’être directe, est établie à l’aide iin réseau vasculaire ou d’un tissu spongieux qui est lui- ■ me entièrement veineux ; exemple, le corps caverneux. |Bn,la facilité avec laquelle les injections poussées dans I veines des troncs vers les extrémités, s’échappent à tra- *‘s la surface des muqueuses, semble établir l’origine des »nes par des bouches ouvertes à la surface de ces membines. Haller admettait des veines absorbantes qui naissaient ë toutes les surfaces libres..
Trajet.
'mmédiatement après leur origine , les veines forment des «eaux desquels partent des ramqecules qui s’anastomosent ^re eux pour former des réseaux de plus en plus considésles; ces réseaux constituent des rameaux qui se réunissent » cesslvement de la même manière que les artères se sont ’iiisées ; c’est-à-dire , que les ramuscules forment par leur «nion des rameaux , les rameaux des branches et les bran-
s des troncs. Aux membres , les veines se partagent en dnx ordres : les veines superficielles et les veines profondes. r‘Les veines profondes^ satellites des artères, affectent les iUaies rapports que ces dernières avec les os, les muscles, iBnerfs, les aponévroses et la peau. Les veines profondes iC t toujours accollées aux artères et contenues dans les mên> gaines fibreuses que ces dernières. Vainement a-t-on '«lu chercher la loi qui préside aux rapports des artères UC les veines. La position relative de ces vaisseaux, quoique xstante, ne paraît soumise à aucune régie générale. Les a ports intimes des artères et des veines, intéressans pour
Les veine»
se oontinnent avec les artères.
Directement.
Par rintermédiaire d’un tissu spon- J gieuxw
Elles paraissent naître de la surfate des muqueuses.
Disposition réticulée des veines à leur origine.
Réunion en rameaux , en branches et en troncs.
Veines profondes.
Elles sont toujours accolées aux artères.
Secousses imprimées pmles artères aux veines profondes.
Les veines profondes n’accompagnent pas toujours les artères.
Veines snperlicielles.
Leur nécessité.
Elles conslimeat pour la circulation veineuse une voie collatérale.
Leur situation générale.
ANGIÎI01.06IE.
le chirurgien qui doit minutieusement .séparer les veines f l'artère dans la ligature de ce dernier ordre de vaisseaux, le sont pas moins pour le physiologiste. Les secousses imp niées par les hattemens artériels au sang des veines satelliti doivent y favoriser la circulation. J’ai vu dans quelques c constances, chez des individus dont le cœur était hypertr phié, le jet de la saignée être saccadé comme s’il proven d’une artère. !
Lorsque les veines profondes n’accompagnent pas les a tères, et il y a quelques exceptions à cet égard, il existe to' jours une raison physiologique particulière que l’observatii peut déterminer. Ainsi,. les sinus cérébraux, qui sont réel ment des veines, n’accompagnent pas les artères < les velrij sus-hépatiques , la veine ophthalmique , la veine azygos, I
sont point satellites des artères correspondantes.
2'’ Les veines superficielles ne s’observent que dans les p; lies où la circulation des veines profondes peut être plus 1 moins entravée par le fait de l’exercice des fonctions. ! .sang veineux ne circulant pas en effet, comme le sang î tériel, sous l’influence d’un agent d’impulsion immédiat, ralentit par la cause la plus légère , d’où naît la nécess d’une circulation supplémentaire. ^
Les veines superficielles constituent donc, à l’égard dl veines ^jrofon des, une voie collatérale qui est utilisée da' la conlraction des membres supérieurs et inférieurs, aii qu’on le voit chez les Individus qui exercent beaucoup ( meirtbres. J’ai constaté que la langue présentait, ainsi que l; membres, une circulation superficielle et une circulât^ profonde. Du reste, les veines superficielles sont plact' entre l’aponévrose contentive des muscles et la peau, do elles sont séparées par une lamelle aponévrotique fV* mince ; elles sont accompagnées par les nerfs et par les va: seaux lymphatiques sous-cutanés. ‘
De ce qui précède, il résulte que les veines profondé.s, s| tellites des artères, ne méritent pas dé description spécia pnisqn’elle.s affectent la même distribution et les inèni
DES VEINES EN GÉNÉRAt.
apports que les artères : la description du système veineux, îra donc limitée à celles des veines qui ont un trajet indéend an t de celui des artères. .
Anastomoses, plexus veineux.
Les ànastomoses sont bien plus multipliées dans les veines ue dans les artères : elles ont lieu par des vaisseaux bien lus considérables ; disposition qui compense les inconvéiens de l’absence d’un organe d’impulsion direct. Ainsi les lastomoses par inosculation , les anastomoses par commuicatioR latérale, transversale ou oblique, les anastomoses par jnvergence , s’observent partout et avec toutes les variétés naginajples. Les veines forment des réseaux îosangiques par ;urs rameaux ; les troncs et les branches communiquent larsment entre eux; savoir : les veines superficielles avec les eines profondes, les veines superficielles et les veines projndes entre elles, la veine-cave supérieure avec l;i veine- cave iférieure; en sorte qu’on pourrait dire que le système vei- 2UX tout entier forme un réseau vasculaire ; et c’est par-là j’il triomphe des obstacles qui ralentissent et même inter- ■. optent complètement le cours du sang dans telle ou telle mie du système veineux. Pour que l’interception du cours a sang veineux soit complète , il faut en effet qu’il y ait jlitération non-seulement du tronc principal mais encore . 3 toq,tes les voles collatérales. Un mode d’anastomose bien marquable est celui-ci : Une veine collatérale naît de l’un 3S points d’une veine et se termine, d£tns la même veine, à le distance plus ou moins considérable, à la manière d’un •mal destinéà réunir deux points éloignés d’un même fleuve. 3 canal collatéral est destiné à recueillir un certain nombre 4|3 veines qui, sans cette disposition, se rendraient dans le ilsseau principal. Une variété de cette anastomose est la suiinte: Une veine se divise en deux veines égales en calibre, li s’écartent, à angle très-aigu, ou plutôt qui marchent pallèlement entre elles et viennent se réunir à une distance U - . 16
Mnltipllcîté et utilité ûes ausstomoses.
Le système veineux tout entier constitue un réseau vasculaire.
Anastomose à l’aide d’un canal veineux collatéral.
ANG^IOLOftlK.
Les plexus yeÎDeux sont le maximum des anastomoses.
plus OU moins considérable. La saphène présente souvej cette disposition, . !
Les plexus 'veineux ^ de réseau inextricable, ne so
autre chose que le degré le plus élevé des anastomoses; |j se rencontrent autour des parties dont la circulation < susceptible de ralentissement, ou qui sont le siège de fon|l
tions dont Vexercice nécessite une fluxion sanguine consic
Direction rectiligne des veines,
Les variétés de calibre, d’anastomoses et de tecmitiaison des veines sont innombrables.
rable : Exemple, plexus vésicaux, utérins, spermatiques, e Les veines sont rarement flexueuses comme les artère elles sont au contraire rectilignes. L’absence presque coi plète de flexuosités est encore une circonstance qui attén les inconvéniens du défaut d’agent impulsif; car les flexii sités , en multipliant les frôttemens , seraient uhe car manifeste de ralentissement dans le cours du sang veineti Les flexuosités sont en quelque sorte étrangères aux grc ses veines; elles sont extrêmement prononcées dans 11 dernières radicules et dans les plexus. Les flexuosités d[ veines sont généralement regardées comme une suite de ledéveloppement exagéré. C’est ainsi que les veines hypertr phiées|, qu’elles soient variqueuses ou non variqueuse décrivent des espèces de zig-zag aussi prononcés que pc sible.
Variétés.
Les variétés de calibre, d’anastomoses et de terminaison < d’embouchure des veines sont tellement multipliées qu’il t impossible de les comprendre dans une description général il semble que ce soit une chose indifférente , pour la rég larité des fonctions, qu’une veine s’abouche avec telle ( telle partie du système veineux. On conçoit que les an: tomoses veineuses étant très-inultipliées et se faisant p|! des branches considérables, il importe peu que ce si telle ou telle branche anastomotique qui prédomine.
Terminaison. i
Les veines de toute la partie sus*- diaphragmatique i corps se rendent à la veine-cave supérieure; les veines de
élles.
Valvules.
DES VEINES EN GENÉRAt. ^43
^rtie sous-diapliragiuatique se rendent à la veine-cave in-
irieure: les veines ;du cœur se rendent isolément dans Vo- .
' ^ ^ veines - caves ,
jillettej les deus veines-caves communiquent entre elles par tenninaisonde 1 veine azygos et surtout parle sptème veineux rachidien, r telle façon qu’elles se suppléent dans le cas d’oblitération mosent entre (•l’une d’elles.
Valvules des veines.
La présence de replis membraneux ou -valvules dans l’in- Irieur des veines est un des traits les plus caractéristiques de Irganisation de cet ordre de vaisseaux. La présence des vailles se décèle à l’extérieur dans les veines injectées, par des oèces de nœuds plus ou moins développes suivant les sujets.
Si on ouvre sous l’eau une veine pourvue de valvules , on lit naître de sa surface interne des replis membraneux, esjces d’apophyses membraneuses ( suivant l’expression de Larles-E tienne, qui paraît avoir découvert les valvules) qui eat ordinairement disposées par paires, rarement solitaires, r;me dans les plus petits vaisse'aux , plus rarement encore î nombre de trois, ainsi que Haller et Morgagni disent Koir observé J toutes les valvules présentent une forme sni-lunaire comme les valvules sigmoïdes de l’aorte et de T’tère pulmonaire; leur bord adhérent convexe regarde 1' extrémités; leur bord libre droit est dirigé vers le
Elles sont disposées par paires.
cur.
De leurs deux faces qui sont libres, l’une, c’est l’inférieure, f'arde vers le centre du vaisseau; l’autre répond aux parois i:njes du vaisseau, qui présentent presque toujours àleur ni- Tm une dilatation ou sinus au niveau des valvules, dilatatn qui donne aux veines distendues un aspect noueux: 1 :ranglement répondant au bord adhétent' de la valvule, la datation répondant à la valvule elle-même.
Par une conséquence nécessaire de leur direction, les ■V vules permettent la circulation des extrémités vers le cœur, B is s’opposent à la manière de soupapes mobiles è la circulat n du cœur vers les extrémités ; et c’est d’après le fait ana-
Lear direction
Si ans de la veine , au niveau de chaque vahnle.
Conséquences de. la direction des valvules.
ANGÉIOLOCIE.
tomique de la direction des valvules que Harvey a établi mode de circulation du sang veineux, La longueur des vi vules est telle, que par leur abaissement les d(ïux valyu correspondantes oblitèrent presque complètement la lamiè| du vaisseau.
Malgré leur ténuité, les valvules sont extrêmement réi"
Résistance gg dont il est facile de se convaincre en essayant d’
et ténaité des Talvules.
Usages
Talvules.
des
jecter les veines dans un sens opposé à cèllti de la circu| tion. La disposition aréolaire ou les découpurés qu’or quelquefois observées dans les valvules veineuses, me pais sent accidentelles.
Les usages des valvules sont de prévenir dans le cours sang les mouvemens rétrogrades que tendent à détermii une foule de causes.
Toutes les veines ne sont pas pourvoies de valvules
Toutes les . ,
veines ne sont cclles qui en sont pourvues le sont dune maniéré tres-i
pas pourvues On peut dire que lepr présence et leur nombre, 1 de valvules. ^ ^ ' ...
rapprochement ou leur eloignenient sont en raison dire
des obstacles qu’éprouve le sang veineux dans saclrculatij.
C’est ainsi que les valvules sont plus multipliées dans les |'
•Loiquipvé- jjgg des membres dans lesquelles" le sang marche contrjï
side à V xisten- 1 1 i i •
ce des valvules, sens de la pesanteair que dans celles des parties ou la cui'
lation veineuse se fait dans le sens de cette même pesant!
elles ùianquent complètement dans le système de la v^
porte. Elles sont généralement plus multipliées dans
veines profondes que dans les veines superficielles.
Constamment on rencontre une paire de valvules dans
veines au moment oùi elles se jettent dans le tronc quij|
sert d’aboutissant. Les très-petites veines en sont dépourvj
J’aiii'ai soin d'indiquer à l’occasion des veines principal
nombre et la disposition de leurs valvules.
Le nombre des valvules est sujet à beaucoup de varies
11 est des valvules qui interceptent cpinplétement le cours
sang, il en est d’autres qui l’interceptent incompiéîemerii
Membrane externe ;
Membrane
interne.
Texture des veines.
Considérée sous le point de vue de la texture , une veine ^
e paraît un^s artère, moins la tunique moyenne. L’examen membra-
plus attentir ne perinet en eriet de découvrir dans les pa- texture dea lis d’une veine cpie deux tuniq^ues: l’une extérieure] dite • ’.lluleuse^ et que je regarde comme de nature ;
lutre interne^ très-mince, ayant beaucoup d'analogie avec^g^t . membrane interne des artèresq et conséquemment avec ;s membranes séreuses. La membrane interne constitue isentiellement la veine;- la membrane externe peut raanner ou être remplacée par un autre tissu ; ainsi dans les si-
i r La mern-
us delà dure-mère, dans les cellules<les corps caverneux, brane externe
ans l’épaisseur des parois de Tutérus, dans les canaux vei- pi^cée'^pa-^Qn eux des os, la membrane externe est remplacée par la autre tissu, ure-mère, lËr les parois fibreuses des cellules du corps caerneux, par le tissu même de l’utérus, par le tissu propre e l’os.
Les valvules sont constituéeTs par un repli de la membrane •
• t 1 Structure
îterne, repli dans l’épaisseur duquel se voient des filamens des valvules.
breüx , sensibles surtout au niveau du bord adhérent des alvules.
Les auteurs admettent dans la texture des veines une tu- jj j’existe
ique moyenne composée de fibres longitudinales, suivant pas de tunique , . . , . , . movenne dans
as uns, circulaires suivant les autres; mais- ces fibres n exis- p^pafsseur des ent pas ; Vésale raconte qu’ayant voulu les démontrer dans parois veUieuine leçon, il fut obligé . d’avouer qu’il ne les avait jamais ues, et qu’il ne pouvait pas les découvrir.
Les parois veineuses reçoivent des artéiioles et des veines
’ T. .1 Artérioles ,
vasa vasorum). Un ny a pas démontré de nerfs. Les irrita- et nerfs ions mécaniques ou chimiques exercées sur la membrane nterne des veines , ne déterminent aucune douleur.
Une circonstance assez remarquable dans les rapports les veines avec les nerfs, c’est que jamais les plexus nerveux l’ont pour support les veines , dont ils semblent au con-
AN6ÉIOLOGIE.
traire s’éloigner constamment. Il ny a d’exception que pot le tronc de la veine-porte. ‘
sienrs poiats a la fois.
Préparation. . !
Injection étudier la plupart des veines d’un certain calibi
des veines. sans injection préalable. Les injections sont nécessaires pot leur étüde plus approfondie. La disposition des valvules qij en général s’opposent à la transmission des liquides du coei vers les extrémités, nécessite, pour un grand nombre d' doit étrrpou° veines des injections partielles dirigées des extrémités vers l|, sée par plu- cœur. En général, pour avoir une injection aussi eoniplèl que possible , il faut pousser simultanément l’injection p plusieurs points et danS' plusieurs directions à la fois. Ain on placera des tubes , dans la veine-cave supérieure , o l’injection sera poussée du cœur vers les extrémités -, 2” dai la partie supérieure de la veine céphalique off basilique d côté droit ; 3^* dans la veine dorsale du pouce du côté gaucht 4" dans la veine crurale à droite; 5” dans la veine saphène is terne à gauche. Dans tous ceS vaisseaux, à l’exceptiou de ] veine cave l’injection sera poussée des extrémités vers.le cœu: Quant à l’injection des veines par les artères, qui a éj proposée par Jankius, elle a le double Inconvérfienf : i® d’el traîner une coloration identique pour les artères et pour 1< veines, coloration qui permet difficilement de les distinguf les unes des autres ; 2° d’exiger une injection extrêmemei; ténue et très-difficilement coagulable.
La matière la plus convenable pour l’injection est une s( lution de gélatine colorée, cà raison de la lenteur avec laquell elle se coagule. Si on se sert de suif, il est nécessaire d plonger le sujet dans un bain.
Quant à la dissection des veines, elle consiste comme cell des artères, à isoler les vaisseaux, en conservant autant q»i possible tous leurs rapports.
Ordre à suivre dans la description.
Deux ordres peuvent être suivis pour la description de
Matière
injeetîon.
DES TEIHES EH &KWÉBAL. S47
eines : i® l’ordre de la circulation, et alor^ il faut con- [uire ces veines des eitiémités vers le cœur; 2® l’ordre op- )Osé à la circulation et alors if faut etudier les veines du œur vers les extrémités. Je suivrai un ordre mixte , c’est-àlire, que je commencerai par les troncs, pour passer succesivement aux branches et aux rameaux : mais dans la desription particulière de chaque veine, je considérerai l’ori- ;ine du côté des extrémités , et la terminaison du côté dù teur.
DES VEINES EN PARTICULIER. |l