‹ Anatomie descriptive / (volume 3)Chapitre 57 sur 238 · VEINE FACIAL · texte numérisé non relu

VEINE FACIAL

’îne frontale , établissant ainsi une large communication ) tre les veines frontales et les sinus caverneux. Ainsi la ré- {on supérieure de la face , et plus particulièrement l'œil et 1 cerveau , sont liés entre eux par la circulation veineuse , 3<> Veines

î ssibien que par la' circulation artérielle. A la concavité de dorsales du ,lte arcade nasale, viennent en outre aboutir \es 'veines vrsales du nez., qui longent de chaque côté le bord anté-

liur de cet organe. Veine angu-

Veine angulaire. Des extrémités de l’arcade on volt par- laire.

!?• les 'veines angulaires , qu’on peut considérer comme la Continna-

, P 1 , . tion de la fron-

« ntinuation des veines irontales ou préparâtes, et qui occu- ,aie „„ pr^pa.

|nt, ainsi que les artères correspondantes, le sillon de sépa-

•atlon du nez et dé la loué. Aux veines ana^ulaires viennent pal-

a . pebrales.

‘ rendre, en dehors, la veine palpébrale inférieure èt la veîne du 'ine du sac et du canal nasal ; et en dedans les veines de sac et du cae.rle du nez. (belles cl méritent une description particulière.

Veines de F aile du nez. Elles forment, d’une part, entre Vemes de

, , ,, , l’aile, du ne?;.

I cartilage et la peau , d une autre part , entre le carlage et la muqueuse, un lacis veineux très - considéible, duquel partent deux branches: une supérieure qui Inge le bord convexe ; une inférieure qui longe le bord iférieur du cartilage de l’aile du nez. Ces deux branches se •unissent en un tronc commun considérable , qui se porte c bas en haut, et souvent sous un angle, obtus en haut,

2fU en bas, dans la veine angulnire.

Veine faciale. L’angulaire prend le nom de ^icicde aussitôt Veine faciale.

l’eîle a reçu les veines dû nez, se porte tres-obliqu'ement , ^ , , , . Contînnation

1 bas et en uenors, passe sous le grand zygomatique, pour l’angnkire. igner le bord antérieur du masséter, qu’elle longe, coupe îrpendiculairement la basé de la mâchoire, est reçue dans sillon de la glande maxillaire , et se termine diversement livant les sujets.

Le plus ordinairement, elle siunit avec la linguale en un . . .

^ .F . . Elle s unit a

onc commun, qui va se jeter dans la jugulaire interne: la linguale, est au tronc commun , formé par la faciaVe et là linguale,

Terminaisons diverses de la veine faciale.

Tronc alvéolaire.

Pleins alvéolaire.

Veines coronaires ,

Euccales ,

Massétérines

antéiienres.

Sons-mentale Palatine inférieure.

Plexus

tousillaire.

280 AHGtl01.0GIK.

qu'aboulisseut quelquefois la veine thyroïdienne supérieu|ï la veine pharyngienne, et le tronc des veines temporale < maxillaire interne. Dans d’autres cas, on voit la faciale cou per obliquement le sterno- cléido - mastoïdien, sur la fac externe duquel elle est placée, pour aller se jeter dans ! veine jugulaire externe, dans l’un oü l’autre point de sa loii gueur. Je l’ai vue se continuer directement, tantôt avec 1 veine jugulaire antérieure, tantôt avec la jugulaire extern du même côté ou du côté opposé, ou en6n se rendre à 1 convexité d’une arcade commune aux veines jugulaires ex terne et antérieure.

Branches veineuses collatérales. Chemin faisant, la vein faciale reçoit en dehors : 1° le tronc alvéolaire très-volu mineux, qïi’on peut considérer comme la branche pro fonde d’origine de la veine faciale, qui, en effet, auginent beaucoup, et quelquefois même double de volume aprè l’avoir reçue. Cette veine alvéolaire part d’un plexus veineti; très-remarquable, alvéolaire., dans lequel se rCnden les veines alvéolaires proprement dites, sous-orbitaires , pala Unes supérieures, vidiemies et sphéno-palatines, et qui comrau nique avec le plexus ptérygoïdien. Toutes ces veines son les satellites des branches artérielles du même nom, apparie nant à la maxillaire interne. Né du plexus, le tronc alvéolair se dirige en avant et en bas sous l’os malaire, et vients’unir angle aigu avec la faciale. La veine faciale reçoit en outre, d dedans, les veines coronaires labiales supérieure et inférieur qui se comportant comme les artères, à l’exception • de flexuosités qui leur sont étrangères; a* la veine ou les veine buccales ; 3“ les veines massétérines antérieures.

Au-dessous de la base de la mâchoire, la faciale reçoit li veine sous-mentale, la veine palatine inférieure , si remarqua ble par le plexus tousillaire qu’elle foruie en presque totalité la veine ou les veines de la glande sous-maxillaire , et enfir quelquefois la veine ranine.

Dans son trajet la veine faciale est en général plus super ficielle que l’artère du même nom ; elle n’accompagne pa^

VEIKE TEMPORO-MAXiLLAlEE.

Ictère à la face, mais est située plus en dehors et ne décrit ; cime flexuosité.

Veine ou tronc tcmporo-maxillaire.

La veine ou le tronc tempofo-niaxillaire représente tout à Ifois l’artère temporale , une partie de l’artère maxillaire i;erne, et la partie supérieure de la carotide externe; plu- 3 urs auteurs l’ont nommée, avec Walther, veine faciale Intérieure, -^2Lr opposition à la veine faciale proprement dite, c’ils appellent veine faciale antérieure. La veine temporonxillaire résulte de la réunion de la veine temporale et de iveine maxillaire interne : elle se continue le plus ordinairnent avec la veine jugulaire externe.

A. Veine temporale. Elle naît supérieurement par des Imches superficielles , par des branches moyennes , et par (jj branches profondes.

i”. Les veines temporales superfcielles commencent, i” sur ksommet de la tête par des rameaux antérieurs ou frontaux, qi communiquent largement et à plein canal avec les ra-

■ aiix d’origine de la veine frontale ou préparate ; 2“ par (i> rameaux moyens ou pariétaux , qui communiquent avec k rameaux correspondans du côté opposé ; 3® par des ra-

■ aux postérieurs ou occipitaux , qui communiquent avec les liinches de la veine occipitale. Il en résulte un réseau h kges mailles, qui couvre lapins grande partie du crâne. De c réseau partent des branches temporales antérieures et di branches temporales postérieures qui se réunissent audisus ou au niveau de l’arcade zygomatiqne. Dans ce trajet, k veines ne suivent que très-imparfaitement la direction di artères correspondantes. On pourrait dire que les veines d cuir chevelu, participent à la fois, etides veines satellites di artères et des veines sous-cutanées. Ces réseaux veineux ompent d’ailleurs l'épaisseur du cuir chevelu, et sont sit ;es comme les artères entre la peau et la couche musculoa inévrotique.

a” V sine temporale moyenne. Sous l'aponévrose temporale.

Branches artérielles anxqnelles elle répond.

Veine temporale.

Rameaux frontaux ,

Pai'iétanx , Occipitanx.

Les veines du cnir chevelu participent des veines satellites et des veinés sons-cutanées.

ANG^IOtOôlK.

Verne temporale moyenne.

Elle est formée par les veines palpébrales et orbitaires Citernes.

Elle s’nnit à la temporale saperiicielle.

Trajet nltél'iear de la veine tempor ale.

Veine maiil laire interne.

Branches artérielles aux quelles elle répond.

entre cette aponévrose et le muscle tempora-1, se voit un veine très volumineuse , souvent plus volumineuse quel branche superficielle , et qu’on peut appeler veine temporal moyenne. Elle est quelquefois formée en grande partie par 1 réunion des veines palpébrales eXdes veines orbitaires externe. lesquelles répondent aux artères du même nom, se réti iiissent en un tronc commun qui se porte d’avant en arrièr< d’abord entre les deux lames de l’aponévrose temporale puis entre le muscle temporal et l’aponévrose, se dirigée arrière et en bas, traverse de nouveau l’aponévrose, mais d dedans en dehors, au-dessus de la racine antéro-postérieut de l’apophyse zygomatique, et vient s unir à la temporal superficielle au devant du conduit auditif externe.

Le tronc qui résulte de la réunion des veines temporalt superficielles et de la veine temporale moyenne se porlj verticalement en bas, entre le conduit auditif externe et l’ai ticulation temporo-maxillaire , s’enfonce dans l’épaisseur d la glande parotide, èl, parvenu derrière le col du condyk reçoit la veine maxillaire interne, qui constitue la brancl profonde d’origine du tronc temporo-maxillaire. !

B. V eine maxillaire interne. Branche profonde d’origine d! tronc temporo-maxillaire, la maxillaire interne est appeli par Meckel veine interne et postérieure,, par oppoî^

tlon à l’alvéolaire, branche de la faciale, qu’il désigne sous ' nom de veine maxillaire interne et antérieure : elle répoft à toutes les branches artérielles que l’artère maxillaire iJ terne fournit derrière le col du condyie et dans la fos! zygomato-maxillaire, tandis que la veine alvéolaire , brai cbe profonde delà faciale, répond à toutes les branches qi l’artère maxillaire i^^rne fournit sur la tubérosité maxiilair et dans la fosse pierygo-maxillaire : ainsi elle reçoit : i“ Les veines méningées moyennes ,, satellites de l’artè: méningée moyenne , dont on a à tort nié l’existence, et q sont au nombre do deux, situées 1 une en avant, l’autre < arrière de l’artère. Ces veines méningées moyennes reçoivei souvent des veines cérébrales inférieures et antérieures qi

VEINE TEMPORO-MAIILLAIRE. 283

i3nnent se jeter au voisinage du trou sphéno-épineux : elles icoivent toujours les veines des os du crâne et de la durelàre, communiquent avec le sinus longitudinal supérieur, iquièrent quelquefois un volume si considérable, surtout t ns leur brandie antérieure, quelles impriment sur la fosse .'hénoïdale une gouttière profonde, depuis le trou spbéno- «ineux, jusqu’au sommet des apophyses d’Ingrassias. Du iste, leur distribution est la même que celle des artères corispondantes. La veine maxillaire interne reçoit en outre ; ■ la veine dentaire inférieure j 3” les veines temporales proitdesj 4“ les veines pférygoïdiennes ] 5" les massétérines posl'ieures. Toutes ces veines aboutissent à un plexus veineux t;s-considérable,/7/<?a:M^ ptérygoidien ^s\twé entre le muscle inpoîal et le ptérygoîdien externe et entre les ptérygoï- (:*ns. De .ce plexus, qui communique largement avec le |ixus alvéolaire, tellement qu’on pourrait les. considérer (mme un seul et tnême plexus, part le tronc qui vient se jer dans la veine temporale, derrière le col du condyle.

Considérablement augmenté par le concours de la veine nxillaire interne , le tronc temporo-maxillaire continue son 1 jet dans l’épaisseur de la glande parotide , reçoit directermt quelques veines parotidiennes^ la veine auriculaire posfieure, la veine auriculaire antérieure ^ et reçoit enfin les ’iines transversales de la face. Celles-ci constituent entre la [rotide et le masseter, entre le masseter et la branche de la lichoire inférieure et autour de l’articulation temporonxillaire, un plexus très-considérable , plexus ma ssétérin., l[uel communique assez largement par l’échancrure syg- DÎde avec le plexus ptérygoîdien.

Terminaison du tronc temporo-maxilldire. Le plus soudât, la veine ou le tronc temporo-maxillaire se termine en s continuant directement avec la veine jugulaire externe'., ciutrea foi^elle se jette dans la jugulaire interne ; dans ce crniep cas, la veine jugulaire externe, très-grêle, est à 1 tat de vestige et coristituée en grande partie par les brau-

Veine»

méningées

moyennes.

Plexus ptérygoidien.

Trajet du tronc veineux temporo - maxillaire dans la glande parotide.

Plexus massétérin.

Terminaisoti du tronc temporo-maxillaire.

aS4

ANGtlOLOGIE.

^ ches superficielles de la veine occipitale, et par quelque teriiiinaisoiulu rameaux- qui communiquent avec la jugulaire antérieur<| troue tempo- Dans queltpjes cas, elle se partage presque également entl|,

ro-maxîllaire. . „ , i i • > • - V

ces deux veines, enhn il nest pas rare de la voir s unir a 1 veine linguale et à la veine faciale : lorsqu’elle se continu, avec la veine jugulaire externe, elle envoie à la jugulaire iij terne une branche volumineuse de communication qui pa*j au-dessus du muscle digastrique.

Veine aurieulaire postérieure.

Elle reçoit La Veine auriculaire postérieure affecte une distributio la ''C'n® siy'o- tique à celle de l'artère du même nom, reçoit ur

mastoïdienne. . . .

veine stylo-mastoïdienne^ et se jette dans la veine jugulaii externe, ou plutôt dans la veine temporo-maxillaire, qui n prend le nom de jugulaire externe qu 'après l’avoir reçue. Veine occipitale.

La veine occipitaleüiîecte absolument la même distributio que l’artère du même nom ; elle naît de la région post< rieure du crâne, passe sous le splénius, reçoit, au niveau d

Elle reçoit |’jjpQp}jygg mastoïde. une ou plusieurs veines volumineuse les veines mas- v r J * tr

toïdiennes. veines mastoïdiennes ^ qui viennent du sinus latéral, d’a

résulte une communication directe et considérable entre | circulation veineuse de l’intérieur et celle de l’extérieur crâne. C’était sur cette donnée anatomique que Morgagi fondait sa prédilection pour les saignées des veines occipj taies dans l’apoplexie. La veine occipitale se jette dans i veine jugulaire interne et quelquefois dans la veine jugulaîi externe.

Veines linguales.

Elles sont

Les veines linguales destinées à un organe contractile

divisées en ilont la circulation doit subir de nombreuses variations

superficielles raison même de cette contractilité, se divisent, comme le et en tirofon- . , , . ^ ■ n

veines des membres, en veines superficielles ou sous-muquei

ses, et en veines profondes. ^

Les veines superficielles du dos de la langue, qui sor

généralement désignées sous le nom de linguales , occuper

TEIKES LlNGDALES, PHARYNGIENNÉ&. a85

I région dorsale de la langue, forment une couche trèsmiarquable entre la muqueuse et les fibres musculaires de perficieiles da «t organe : toutes ces veines aboutissent à un plexus dorsal *•*

^ ^ guc.

n lingual supérieur^ qui occupe la base de la langue, et au-

(lel viennent se rendre un grand nombre de veines tonsil- «n lingual

! res et de veines épiglottiques. snpeuenr.

De ce plexus, part une vîine , veine satellite du nerf lin-

qui accompagne le nerf lingual , reçoit des branches lite du nerf ni viennent de la glande sublinguale et du tissu de la lanjie, et vient se jeter dans la faciale ou dans la pharyngienne,

II directement dans la jugulaire externe, et communique li^ement avec les veines ranines.

Les veines ranines sont les veines superficielles de la face

^ ^ , Veines ra«

iférieure de la langue. Elles se voient sur les côtés du frein, nines.

U elles soulèvent la muqueuse, suivent le trajet du nerf land hypoglosse, entre le génio-glosse et l’hyo-glosse, et int sé rendre au tronc commun de la linguale et de la faille ou directement à la veine faciale.

Les veines ranines communiquent avec un plexus très-con- ^

dérable, situé sur les côtés de la langue, plexus quelque- rieur et latéral iis pourvu de valvules, ce qui rend l’injection impossible langue.

Il cœur vers les extrémités, tandis que dans d’autres cas njection faite dans un sens opposé au cours du sang, y arve avec la plus, grande facilité.

Enfin les veines linguales proprement dites sont extrême- „ .

' ■ Veines lin*

ent petites, au nombre de deux, et accompagnent l’artère gnales propreiguale dans toute l’étendue de son trajet.

Il n’est pas rare de voir les veines de la langue se rendre rectement dans la jugulaire interne j je les ai vues aboutir la veine jugulaire antérieure.

Velue pharyngienne et plexus pharyngien.

Plexus pharyngien. Si on fait la coupe qui a été indiquée Dur la préparation du pharynx, on voit autour de la partie Dstérieure de cet organe un plexus veineux considérable,

meut dites.

ANCélOLOGlB.

Plexus pharyngien.

Plexus de la muqueuse pharyngienne.

formant des anses ou anneaux qui embrassent le pharynx | ce plexus aboutissent plusieurs rameaux méningiens et pj|, sieurs branches provenant des veines vidiennes et sphéi\ palatines : de ce même plexus émanent des rameaux pt\ ryngiens ^ en nombre plus ou moins considérable, qui vc se rendre, soit par un tronc unique, soit par plusieurs bta ches distinctes à la veine lingpàle, quelquefois à la vei faciale, à la veine thyroïdienne inférieure, et souvent à veine jugulaire interne. [

Indépendamment de ce plexus pharyngien que l’on poi’t rait appeler superficiel ^ il existe sous la muqueuse un résçi veineux à mailles extrêmement serrées, duquel émanent ^ branches qui vont s’unir à celles provenant du plexus ph ryngien superficiel.

Veine thyroïdieEne supérieure ou thyro-laryngienne.

Branches naît, i“ du corps thyroïde par des branches qui co

thyroïdiennes, rfespondent exactement à celles de l’artère du même noBj 2® du larynx par des branches qui correspondent aux di»! Laryngiennes, de l’artère laryngée supérieure. Ces deux branches ré j

^ , nies viennent se rendre dans la jugulaire interne , au nivea,

Embonchn- . ^ ° '

re» diverses (le de la partie supérieure du larynx ; plus souvent peut-^^

«ette veine. elles aboutissent au tronc commun des veines faciale |

linguale. 11 n’est pas rare de voir la branche laryngée supj

rieure se rendre directement, soit à l’une ou à l’autre de q

veines, soit à la jugulaire antérieure.

Veine thyroïdienne moyenne.

La veine thyroïdienne moyenne rend raison d’une anomalie artérielle.

Elle nait de la partie inférieure du lobe latéral delà gland thyroïde, à cés rameaux viennent se joindre quelques brandit venues du larynx et de la trachée. De cette réunion résuli un tronc qui va se rendre à la partie inférieure de la veiii jugulaire interne. Cette veine qui est constante, explique € quelque sorte une anomalie artérielle assez fréquente, s? voir : l’existence d’une artère thyroïdienne moyenne veiiftj: de la carotide primitive.

VEINES DIPLOÏQUIS. 187

, [I n’est pas rare devoir deux-peines thyroïdiennes moyende chaque côté. Le calibre de ces veines, comme d’àil- ^rs celui de toutes les veines thyroïdiennes, est très eonisrahle dans le goitre.

Veines diploïques.

Pour terminer la description des veines de la tête, il me *tç à parler des veines diplolques ou veines propres des os i crâne: décrites pour la première fois par M. Dupuytren, j[is sa thèse inaugurale, sous le nom canaux veineux desos\ â\s ont été figurées plus tard par M. Chaussier {^Traité de K.céphale') et représentées dans ces derniers temps avec une Jeexaçtitude et avec leurs principales variétés par M. Bres- 0:t dans son bel ouvrage sur les veines.

* 1 règne dans l’épaisseur des os du crâne des canaux vei- <ix ramifiés, dans lesquels les veines sont réduites à leur âmbrane interne, la membrane externe se trouvant rem- P^ée parles canaux osseux eux-nrêmes. Ces canaux veineux iisont pas exclusivement propres aux os du crâne; Us exis • ït dans tous les os spongieux et même dans les os compacif, avec cette différence que dans les os spongieux les ■ aux occupent l’épaisseur de l’os, tandis que dans la partie ♦ipacte des os longs, ils avoisinent le canal médullaire.

‘ >8 canaux veineux des os du crâne présentent beaucoup de l^iétés sous le rapport de leur calibre et sous celui de l’éten- 4! de leur distribution: indépendans les uns des autres, Uidant que les os du crâne restent distincts et séparables, ils «imuniquent presque toujours entre eux lorsque ces os «t soudés par les progrès de l’âge.

r iCUT calibre est en raison directe de l âge, et en rai- « inverse du nombre de leurs ramifications; ils offrent ijplquefois des ampoules ou dilatations, d’autres fois ils fpsentent des interruptions subites, et se terminent en culsac , pour reparaître plus bas ou pour cesser compléteaiat: ces différences tiennent à ce qu’un sinus s’ouvre plu-

Leor d«coa* verte.

Canaux vei* nenx des os du ciâue.

■Variétés do calibre.

Us coDimuniquent entre eux chez les vieillards.

Ils présentent des ampoules ou des culs-de-sac.

angéiologie.

Leurs coraninnications avec les veines extérieures et les veines intérieures du crâne.

leur disposition chez les vieillards.

Chez les enfans nouveaunés.

Canaux diploïques frontaux.

Canaux diploïqncs tem- }ioro - pariétaux.

aS8

tôt ou plus tard dans les «veines méninrrées moyennes. ! reste, ces canaux veineux communiquent par une foule pertuis plus ou moins considérables, soit à l’intérieur crâne avec les veines méningiennes et les sinus, soit à 1' térieur avec les veines qui sont appliquées contre les! du crâne.

Sur certaines têtes de vieillards, on volt que ces condi sont confondus avec les sillons des artères méningiennt ces sillons méningiens eux-mêmes présentent des trous C( sldérables qui perforent le crâne de part en part. i

Chez les enfans nouveau-nés on ne rencontre pas canaux veineux proprement dits; mais toute l’épalsseur-i os est parcourue par des aréoles veineuses, ainsi qu’on le v lorsque ces os sont naturellement injectés par le sang, ai qu’on peut le voir encore par une injection au mercure, ( transforme le diploé en un réseau argenté, aussi délié q dans les injections des parties molles. A cette époque, tou les cellules des os sont remplies de sang veineux. I

Du reste, on distingue les canaux diploïques de la yoî du crâne en frontaux , temporaux , pariétaux et occipitc^ Les canaux diploïques frontaux sont au nombre de de| l’un à droite, l’autre à gauche; ils commencent par des ral fications à la partie supérieure du frontal, vont en grossissa et prennent un calibre plus considérable, à mesure qu approchent de la partie inferieure de la voûte ; ils comll niquent entre eux par des rameaux transverses; en outl ils communiquent incessamment soit avec les veines périj tiques, soit avec les veines méningiennes, s’ouvrant à l’ex] rieur par des trous vasculaires , et se jettent dans les veill sus-orbitaires et dans les veines préparâtes. ;

Les canaux diploïques temporo-pariétaux sont divisés antérieur et en postérieur, répondent aux sillons qui 1 gent les divisions de l’artère méningée, s’ouvrent dans sillons par un grand nombre de pertuis qui deviennent <

RÉSTJMé DES VEINES DE iA TÊTE.

êraement prononcés chez le vieillard , ils communiquent ailleurs à l’intérieur avec les veines temporales p|pindes.

Les canaux diplolques occipitaux^ au nombre de deux, Canaas; dlm à droite, l’autre à gauche, communiquent entre eux ir un grand nombre de rameaux, et viennent s’ouvrir en ^

:is dans les veines occipitales.

Résumé sur la distribution des veines de la tête.

A. Circulation du cerveau. Tandis que deux troncs artériels, o-

]i carotides primitives , portent le sang à la tête et au cou , ramènent le

K veines ramènent au centre de la circulation le sang de ^

<s mêmes parties : ce sont les jugulaires internes , les jugu-

Irés externes et les jugulaires antérieures. Cette disposition

£ Jour résultat d’assurer la circulation veineuse céphalique,

c e tant de causes tendent à troubler. Les veines jugulaires

«ternes et antérieures qui appartiennent au système vei- , vemes , A , . 3ngulaires ex-

luxsous-cutane, peuvent etre considérées comme des veines ternes et anté-

spplémentaires qui n’ont point d’analogue dans le système appar-

a;eriel , et suffiraient à elles seules pour la circulation vei- veines sous-

luse; d’une autre part, comme les veines du côté droit com-

tiniquent très-largement entre elles , il en résulte qu’une

8 lie de ces veines suffirait à la rigueur pour la circulation de

kête. Nous verrons plus bas, à l’occasion des veines du ra-

fe^is, que l’oblitération des six veines jugulaires ne serait pas

atessairement suivie de l’interruption de la circulation vel-

Bjse dans le crâne. Enfin , il importe de remarquer que les

jifulaires externe et antérieure s’ouvrent dans la veine

8'is-clavière, tandis que là veine jugulaire interne s’abouche aîc l’extrémité interne de la sous-clavière, pour constituer 1« ronc veineux brachio-céphalique.

yous avons vu que la veine jugulaire interne représentait I tère carotide primitive dans sa partie inférieure, et l’artère c; otlde interne dans sa portion supérieure , et que l’artère ffi otide externe était représentée par toutes les veines de la

ANGÉlOtOGIE.

Remarqnes snr le système ■veîneux cérébral.

Sinns.

Veines ventriculaires ou profondes.

Veines superficielles.

Embouchure ?es veines dans es sinns.

Situation et inextensibilité des sinus.

Circulation des parois du crâne.

Anastomoses,

face et du cou , qui viennent s’ouvrir dans la veine jugulair interne , tantôt par un tronc commun , tantôt par plusieui branches isolées.

Le système veineux cérébral est remarquable par l’exce: sive ténuité des parois des veines cérébrales, et par l’existetu des sinus qui remplacent les troncs veineux , et qui offrei une disposition si différente de celle des artères. Elles se d visent en 'veines ventriculaires , qui vont constituer les veint de Galien, et en veines superficielles àvi. cerveau, l'outes g; gnent les sinus , dans lesquels elles ;sé terminent successiv j ment à la manière des barbes jd’une plume sur leur tij commune, sans jamais acquérir un volume très-considérabl L’absence de valvules à l’cnibouchure des veines dans les sini i permet le reflux du sang des sinus dans les veines. Le tisji spongieux, comme érectile, qui se voit à l’emboucburede eij veines, joint à l’obliquité de leur trajet dans l’épaisseur dij parois du sinus, doit diminuer les effets de ce reflux 5 lacoti munication des veines cérébrales entre elles , la continu! des sinus entre eux, expliquent les ressources de la circi: lation cérébrale, qui parvient toujours à s’accomplir, à moi: (^oblitération des sinus latéraux. Du reste , la situation dj sinus principaux au niveau des grandes divisions de l’encn phale etl’inextensibilité de ces sinus préviennent les effets f nestes qui pourraient résulter de la compression du cerve^i parun obstacle à la circulation veineuse.

Circulation des pai'ois du crâne. Pour les parois du cran nous trouvons, la circulation veineuse delà dure-mèn 2° la circulation diploique; 3'’ la circulation périostlqul 4° laclrculation du cuir chevelu. Les communications nol breuses qui existent entre ces quatre couches de sang vf neux , les communications directes des sinus de la dull mère avec les veines extérieures, sont dignes de fixer l’atteil tion. Je ferai remarquer qu’il en est des veines principales < cuir chevelu comme des artères de la même partie, c’estdire quelles sont situées entre la peau et l’aponévrose épie* j

EÈSÜMÉ DES VEINES DE LA TÉTÉ. agi

ienne. J’ai constaté l’existence de leurs larges et continuelles lastomoses.

De même qu’en arrière, la veine occipitale communique ès-largement avec le sinus latéral , par l’intermédiaire une grosse veine 5 de même au niveau de la gouttière .ngitudinale supérieure, au niveau des sutures de la base (1 crâne (par la plupart des trous de cette, base) a lieu une iiimmunication non interrompue entre la circulation veij'use intérieure et la circulation veineuse extérieure du (âne.

B. Circulation 'veineuse de la Jace. Les veines de la face et «lies des parois du crâne se rendent toutes à deux grands |)ncs veineux principaux, la faciale et la temporale. La fa- 'C:le représente une partie de l’artère opbthalmique, une |rtie de l’artère maxillaire, interne , et l’artère faciale projement dite. Une des dispositions les plus remarquables que jssente la veine faciale , c’est l’existence, auprès du grand tjle de l’œil, d’une communication entre elle et le sinus fœrneux, au moyen de la veine opbthalmique , large anas- Itaose qui établit une communication veineuse directe f re l’extérieur et l’intérieur du crâne (i).

La veine ternporale qui représente l’artère temporale, partie de l’artère maxillaire interne, et la partie supéftire de l’artère carotide externe, reçoit le sang de toute la ^tie latérale de la tête.

Anastomoses entre les veines intérieures et les veines eilérieur^s des parois du crà-

Toutes les veines de la face se rendent :

1°. Dan^ la veine faciale.

Anastomose remarquable de la veine faciale.

2*. Dans la veine temporale.

r) L’étude de ces anastomoses devrait conduire à réhabiliter ■ ’iige des saignées locales, tombé en désuétude depuis la déxrerte de la circulation , et permettrait de régler, d’après des Il nées anatomiques , les points où ces saignées devraient être Dtlquées : ainsi,- la saignée de la veine angulaire pour les malali de l’œil; celle de la région mastoïdienne, et celle de la région nirépond à la suture bi-parlétale, à sa jonction avec la lambdoïde l'O*? les affections cérébrales ; la saignée de la veine ranine dans «maladies du pharynx, me paraissent devoir être introduites tv* avantage dans la pratique médicale.

angi'iologie.

Veines snperficielles de la langue.

Anastomoses des veines thyroïdiennes.

Irrégularité dans le volnme des veines jugnlaires ,

Dans la répartition des

veines de tète entre tronc.

Relativement à la veine linguale , on doit remarquer présence de deux veines sous-muqueuses, répondant aux V( nés sous-cutanées des membres, et destinées à suppléer à circulation profonde de la langue pendant les contraqtio de cet organe.

Le volume des veines thyroïdiennes , leur nombre pl considérable que celui des artères , leurs larges anastomoî avec les veines thyroïdiennes inférieures , font de ces veii: un moyen puissant de circulation dans le cas d’obstacle cours du sang de la tête , en même temps qu’un diverticuh dans les grandes gênes de la circulation.

L’irrégularité qui paraît présider au volume relatif veines jugulaires interne, externe et antérieuje, ainsi qu’a répartition des veines de la tête entre ces trois trond prouve que, pour le système veineux aussi bien que pour système artériel, la question d’origine ou de terminait des vaisseaux est peu importante, et que le système veine d’une partie étant une fois formé, son point de nexion avec les gros troncs vasculaires est une chose ] importante de sa nature.

Du reste , les larges communications qui ont lieu en* toutes ces veines établissent assez le peu d’intérêt qj

faut attacher à l’abouchement des veines dans tel ou tronc principal.

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