‹ Anatomie descriptive / (volume 3)Chapitre 60 sur 238 · VEINES DU MEMBRE THORACIQUE · texte numérisé non relu

VEINES DU MEMBRE THORACIQUE

îprésentent la corde de l’arc que décr^ l’artère sous-cla- ^

'ère. Nous avons vu, en outre, que la veine thyroïdienne rendent dans dèrieure, la veine niamrtiaire interne , la veine vertébrale, sous-davies veines scapulaires supérieure et postérieure, la veine ;rvicale' profond è , la veine intercostale supérieure gauche,

I rendaient, soit dans la veine-cave supérieure, soit dans le qnc veineux brachio-céphalique. La veine intercosta le ipérieure droite, quand elle existe, c’est-à-dire quand les ranches qui doivent la former ne vont pas se jeter isolément ans' la veine azygos , est la seule branche veineuse corresmdanle aux branches de l’artère sous-clavière qui aille auvrir dans la veine soUs-clavière.

A la veine sous-clavière ahoulissetit encore la veine iugu-

.... , . A la veine

ire externe, la veine jugulaire anterieure et une petite sons - davîère

,’anche émanée de la céphalique. Il aurait donc ' ét^ ra-

, , veines jugalai-

anrtel, sous quelques rapports, de décrire les veines jugu- res externes et lires externe et antérieure à l’occasion de la veine sous-cla- anterieures, ère au lieu d’én réunir l’histoire à celle de la jugulaire terne. Je ferai remarquer que souvent ces veines jugulaires tternes et antérieures se jettent, non dans la veine sousavière, mais dans le tronc brachial, sur la limite de la lus-clavlère et du tronc brachio-céphalique, au-devant de jugulaire interne. ^ ^ . R^ppo^sde

Rapports. I® la veine soys-clavière répond, à lata sous-da-

avicule , dont elle n’est séparée que par le muscle sousavier , en sorte que dans les fractures de la clavicule cette ïlne pourrait être lésée : une gaine fibreuse très-dense ipplique contre le muscle sous-clavier; elle perfore l’aponérose sous-claviculaire qui lui adhère et la maintient béante >rsqu’elle est divisée ; 2“ en arrière , elle répond à l’artère jus-clavière , dont elle es,t séparée en dedans par le muscle ;alène antérieur ; en has , elle est en rapport avec la plèvre t la première côte, qui présente une dépression légère ans le lieu de son passage;' 4° en haut ^ à 1 aponévrose cericale, dont la seule épaisseur la sépare de la peau : aussi

En avant,

En arrière. En bas,

En haut.

296 AKGÉIOLOGIE.

remarque-t-on up^onflement considérable dans cette r gion , dans les cas a embarras de la circulation veineuse.

B. VEINES SUPERFICIELLES OU CUTANEES DU MEMBRE THORACIQt

Les 'Veines sous - cutanées du membre thoracique appa: tiennent essentiellement à la peau et au tissu adipeux sul jacent , toutes les veines musculaires allant se rendre dai| les veines profondes. Leur volume est plus considérable qi f celui de ces dernières , avec lesquelles elles communiqueil largement et dans un grand nombre de points. Ij

Il est à remarquer qu’en général les veines superficiell ; sont plus considérables que les veines profondes, et dans toi \ les cas, leur développement est en raison inverse de celui c ^ ces dernières.

Nous allons les étudier successivement à la main , à l’i vant-bras et au bras.

1° Veines superficielles de la main.

Toutes les veines de la main qui ont un certain calibi Elles occn- occupent la face dorsale de cette partie ; il est digne de r<ii

jpent la face . . , < 1 i 1

dorsale de la marque que , par opposition , les arteres les plus voiumj main. neuses occupent la région palmaire. La présence des vein<

superficielles à la région palmaire aurait compromis la cii culation veineuse dans les fonctions de préhension de la maiij Du réseau cutané, qui est si développé à la face dorsal? Veines col- main, émanent des branches qui pour clraque doigt vor latérales des constituer les 'veînes collatérales interne et externe superf;^ «eZ/ei, lesquelles occupent l’un et l’autre bord de la fac dorsale des doigts, et communiquent fréquemment entrf elles au niveau de la face dorsale de chaque phalange^ «j[ autour des articulations pliaîanglennes , mais mon sur le|| articulations elles-mêmes. i

Ces collatérales parvenues à la partie inférieure de cbaquji Lear réunion espace interosseux, se réunissent à angle aigu, d’après lei: mêmes lois que celles qui président à la bifurcation des al^ tères digitales.

VEINES DU MEMBES THOEACIQUE. 297

Toutes ces veines digitales superficielles se portent vert alement en haut entre les articulations me'tacarpo-phalîgiennes , qu’ellés semblent éviter, pour aboutir à la conixité d’une arcade veineuse dorsale plus ou moins complète, 1 coupée à angles , comme festonnée, et recevant une veine jrla pointe de chaque dentelure.

De la concavité de cette arcade , qui est dirigée en haut, jrt un nombre plus ou moins considérable de rameaux îiendans, qui quelquefois sont directement fournis par la iimion des veines digitales , sans l’intermédiaire d’une ar- (Je. Parmi ces rameaux, nous devons mentionner d’une ïinière spéciale le rameau externe qui répond le plus au J emier métacarpien, et p.orte lé nom àe céphalique dupouce\ tlerameaule plus interne, qui répondau cinquième métacarpn, et porte on ne sait trop pourquoi, le nom de salvatelle.

2° Des veines superficielles à l’avant-bi’as.

A l’avant-bras , les veines superficielles sont beaucoup plus riltipliées à la région antérieure qu’à la région postérieure. (1 y trouve : i° la veine ou les veines radiales j 2° les culales; 3” la veine médiane.

i”. La 7)610,6 radiale superficielle est la continuation de la sine céphalique du pouce ; située le long du côté externe c carpe et du côté externe du radius, elle s’unit bientôt à es branches émanées de la salvatelle ou à la salvatelle eller;me. La veine radiale superficielle se divise souvent en psieurs branches auxquelles viennent d’ajouter d’autres rneaux veineux de l’arcade dorsale de la main. Quelquefs il existe deux veines radiales superficielles. La veine c les veines radiales superficielles , parvenues à la partie nyenne de l’avaiît-bras , se contournent d’arrière en avant sr le bord externe du radiqs, en continuant leur trajet ascidant pour se porter verticalement en haut, et occuper 1 côté externe de la face antérieure de l’avant-bras jusf au pli du coude.

Arcade dorsale.

Rameanx

ascendans.

Céphalique du pouce.

Salvatelle.

Veine radiale superficielle, '

Direction.

Trajet.

ANCÉtOLOCrE.

, 2». La •veine cubitale naît en partie de la salvatelle

Origine nml- ^

tiple de la en- d’une autre veine de la région dorsale de l’atant-bras, partie de l)ranches nées de la partie antérieure inférieu de la région postérieure de l’avant-bras, et même de petil veines qui proviennent des éminences thénar et hyp I tbénar.

Les branches émanées delà salvatelle et de la réglort dt sale du poignét se portent d’arrière en avant; d’auti branches se portent d’avant en arrière : le tronc, ou '! troncs communs qui en résultent, se dirigent d’abord ve ticalement en haut, parallèlement à la radiale superficiell

Anastomose. un peu obliquemént d’arrière en avant, pour vet

s’anastomoser avec la veine médiane basilique, au-dess^

Veine cubi- du pli du coude. Lorsqu’il existe une veine cubitale jn'' taie posteneu- ^ elle se jette plus haut dans la basilique el: même, ou bien elle s’anastomose avec la veine cubitr antérieure. ^

3". Entre la radiale et la cubitale antérieures se volt '

Veine me- médin?ie commune . ou veine médiane^ formée parlj

diane commu» ' ^ I

ne. veines antérieures du carpe et de l’avant-bras. Cette vei

est quelquefois multiple; elle manque assez souvent; e

est alors remplacée par un réseau dont les divisions vent

jeter séparément dans les veines radiales et cubitales. Da*

certains cas, elle est remplacée par une veine radiale, f

d’autres fois par les veines profondes.

3° Des veines superficielles au coude. j

Des veines An coude j toutcs Ics veines occupent la région antérieuij

superficielles p)ans l’état le plus régulier , leur disposition est la suivanté au coude. ^ . , r . y

x''. en dehors, se voit la partie supérieure d^ la radiale ou d radiales; 2° en dedans, la partie supérieure de la cubitale (j des cubitples, qui se portent au - devant de l’épitrochlé

, 3® entre ces deux veines, la médiane commune, qui se divl

Médiane ce- , '

pbaliqne. en deux branches ; l’une externe , qui va s’unir à la radia pour cçnstituer la veine céphalique : c’est la veine médita

VEINES Dü MEMBRE THORACIQUE. 299

ahalique ; l’autre interne, ordinairement plus petite, mais jjs superficielle que la préce'dente, qui va s’unir à la cubite , pour constituer la veine basilique : c’est la veine mécine basilique.

De nombreuses variétés s’observent dans la disposition des linés du coude : quelquefois la veine médiane commune imque ; mais alors ses deux divisions sont fournies par la iliale, et presque toujours alors la céphalique est à l’état de \5tige. Dans d’autres cas, on ne trouve au pli du coude que eux veines , la radiale et la cubitale, qui se continuent sans liae de démarcation avec la céphalique et la basilique. J’ai \ dans un cas la veine médiane commune remplacée par la T ne radiale antérieure et par une veine profonde émanée d la cubitale.

4° Des veinés superficielles au bras.

/iu bras , il n’y a que deux veines superficielles , l’une eerne, c’est la veine céphalique j A' autre interne, chst la l'ne basilique.

1° La céphalique résulte de la réunion de la veine radiale e de la médiane céphalique , réunion qui se fait à une biteur variable. Elle se porte verticalement en haut, le !<ig du bord externe du biceps; puis , se dirigeant un peu d dehors en dedans, elle gagne le sillon de séparation di muscles deltoïde et grand-pectoral , passe sur le snmet de l’apophyse coracoïde, au-dessus ou au-devant d laquelle elle se recourbe pour se jeter dans l’axillaire, iimédiateraent sous la clavicule. Au moment oxi elle se réc irbe , la veine céphalique donne une branche qui passe audyant de la clavicule, qu’elle croise perpendiculairement V’s sa partie moyenne, pour aller se jeter dans la veine s is-clavière. Il n’est pas rare de trouver à la place de la ohalique une petite branche très-grêle.

2° La veine interne du bras, qui porte le nom de basilique., € généralement plus volqmineuse quelacéphalique. Formée P la réunion des veines cubitales et de la médiane basi-

Veine médiane basilique.

Variétés des veines du coude.

Veine céphab'que.

Direction.

Son trajet.

Veine basilique.

Veine bas!liijiie.

3oO AJTGÉIOLpGIE.

lique, elle se dirige d’abord obliquement d’avant en arrièr puis verticalement en haut, au devant de l’aponévrose inti musculaire externe, et va se jeter tantôt dans la veine br chiale, tantôt dans la veine axillaire.

cielles.

Considérations générales sur les veiiies superficielles du raeiniir ■supérieur.

Exposé des précède , il résulte que la veine céphalique f;

veines saperü- suite à la veine radiale , qui est elle-même la continuation \

la dorsale ou céphalique, du pouce, et que la veine basiliq

fait suite à la veine cubitale, qui elle-même est lacontinuatii

delà salvatelle. Quant à la médiane commune, intermédiai'

par sa position aux veines radiale et cubitale, elle se parta,

entre ces deux veines par une espèce de bifurcation qui cor

titue une anastomose considérable-

Les anastomoses des veines sous-cutanées entre elles so

extrêmement multipliées , et leur permettent de se su

pléer mutuellement. Les anastomosés des veines sous-c, . . . . I'

tanees avec les veines profondes ne sont pas moins iior

breuses.

Ainsi, les veines collatérales superficielles des doigts cor nés digitales muniquent avec les veines collatérales profondes; on trou une communication entre les veines superficielles et îj veines profondes du carpe; les communications entre cdeux ordres de veines sont extrêmement considérables t 2". Des vel- pli du coude, en sorte qu’il y a continuité entre les un

Anaslomo-

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